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Absurdement con... sinon pire !
Absurdement stupide, inepte...
sinon pire et parfois criminel ! ou juste connards ?


Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale

et le comble, c'est le machin gratuit facebook qui génère 47milliards de revenus, bulle !


Le prédicat simplificateur


Absurdément conne
Voir aussi l'épisode 1

Ceci n'est pas un mirage...

Les chantiers inutiles suivi des grandes arnaques à l'autoroute suivi par t'es pris pour un con et ça t'amuse...


Nouveau : la France invente la durée d’inconstitutionnalité d’un texte


Comment prendre les Français pour des cons ?




Pas besoin d'être autoproclameur pour hurler autant de conneries...


Ce qui fait que les édiles se complaisent finalement dans leur médiocrité, c’est que, celui qui aurait pu prétendre à l’excellence, aussitôt installé dans le cénacle, abandonne toute ambition.


Zemmour le bout


BIRKIN... Jane Birkin... Connard, pas BURKIN !


in memoriam !




Facebook collabore avec le gouvernement israélien pour déterminer ce qui devrait être censuré




Ceci n'est pas un guguss !



Finkielkraut n’est qu’un symptôme... et une merde, non ?


Et puis, il faut bien que l'outre tombe un jour, non ?


Pujadas : ! החוצה


Jean Tirole ou gentil rôle de criminel de bureau ?


« Le bombardement chirurgical ou tactique n’existe pas »


Parfois on s'étonne que je ne possède ni téléphone portable, ni amis sur les réseaux sociaux... Pour ce qui est du téléphone portable, c'est juste à cause de mon penchant immodéré pour l'action clandestine... Pour ce qui est de fesse bouc, de touitter ou autre, c'est parce que j'ai toujours pressenti que c'était comme à la bourse, une affaire de robots bien mal intentionnés... La preuve : Qui veut la peau d'Angela ?

L'acharnement des politiques à vouloir imposer un projet inutile, dispendieux et surtout unanimement rejeté, serait-il proportionnel à la rétribution prévaricatrice qu'ils en attendent ? Sans doute, parce que leur seule connerie ne peut pas tout expliquer.

Voter pour choisir un maître est probablement la plus indicible des conneries humaines...
Et elle explique parfaitement toutes les autres !
Les animaux sont moins cons...

Le syndrome du larbin



Acharnement judiciaro-policier : les nouveaux JeanValjean...


Après le passage d'Attali (anagramme d'Attila), c'est la pensée qui ne pousse plus ! Minc alors...



A quoi reconnaît-on des rebelles modérés formés par la France :
C'est ceux qui n'ont pas des Nike au pied !





La déliquescence rime avec adolescence...

Une journée super qui finit encore mieux :

Cette photo me fait hurler de rire surtout maintenant qu'elle n'aura pas les 15 000 euros réclamés à Bedos... Toutefois, ce qui me gêne, c'est de savoir si héréditairement, elle est conne, une connasse ou connarde. Enfin, tant qu'elle croit à la justice de son pays, comme dit Sarkozy...


L’Occident répand l’idiotie intellectuelle universelle


 
À la Une du Télégramme de ce matin, 3 juillet 2015, l’annonce que Bolloré pulsion supprimerai les guignols de l’info, feu de Greef oblige sans doute. Personnellement, je m’en cogne… Les guignols ne me font plus rire depuis que Junker, Merkel, Sarko, Hubullande et les autres guignols de UERSS veulent nous faire plier et pas de rire.

Le fin du fin, c’est Saint-Hubert Coudurier*, en chien de garde, traitant Tsipras de piteux, son ministre des finances de fou, lèchant Sarko, le bandit, Lagarde, la criminelle, Junker, le soulard , Moscovichy, l’incapable… La liste des gredins et des goinfres est longue et copieuse.

Sans doute pourrait-on rire une bonne fois s’il se trouvait un seul journaliste dans son journal à la botte capable de l’empêcher de caqueter et de lui rabaisser… Même pas !


* c'est le patron du journal cité et l'éditorigolo de service.



Valls fait de la France une république de balances







Dans la série Philippe Val n'est pas qu'un sale con : clic, reclic et terclic /



De

à
Peut-on tout oser
ou la question des limites à la liberté d'expression se pose-t-elle ?

Comme disait Brassens, les morts sont tous des braves types, Pompidou ou Cabu ? Quelles différences, pas la même émotion ? Pas les mêmes réactions ? La liberté qui s'arrête là où d'autres décident qu'elle s'arrête, ça n'est pas la liberté. L'égalité qui s'accorde des inégalités criantes et insupportables, ça n'est pas l'égalité et la fraternité qui impose que d'aucuns ne puissent jamais être ton frère, pour quelque raison que l'on avance, ça n'est pas la fraternité...

Alors si faute de réponse à ces questions sociétalement essentielles, quelque individu ne trouve pas d'autre chemin que la violence aveugle, on pourra le regretter, trop tard, on pourra le condamner, sûrement, on ne pourra pas l'excuser, sans doute... Mais on pourra aussi se demander si nous resterons encore longtemps assez lâches pour continuer à ne pas essayer de comprendre pourquoi nous avons sécrété de tels comportements, de telles folies furieuses quand les mots, les dessins, les chansons, les écrits, les cris n'ont servi à rien et que les gredins continuent à triompher.

J'aurais pu imiter Gébé et faire un portrait des Kouachi avec un plus jamais ça... mais partie comme elle est notre société, c'est devenu totalement illusoire. Il est bien probable que les terrorismes factuels aient encore de beaux jours devant eux, surtout s'ils continuent de servir ceux qui nous envient nos libertés, ceux qui dénient nos fraternités et ceux qui n'acceptent pas que l'on puisse prétendre à l'égalité : les puissants !



Moi, je ne suis personne, parce que là où je vais, j'y vais seul !


Beaucoup de gens me regardent de travers quand j’affirme que je ne suis pas Charlie …
et davantage encore quand je leur demande s’ils savent où il va !


Je ne sais pas très exactement à quelle date j'ai commencé à utiliser l'Internet, c'était aussitôt que l'Université de Bretagne Sud, où j'avais un poste, se soit dotée des moyens de le mettre à notre disposition…Quoi qu'il en soit, j'ai dû fournir un mot de passe pour pouvoir me connecter… Et comme j'avais assez rapidement remarqué que l'utilisation de ce nouveau media prédisposait les utilisateurs à des comportements de type courant dominant, je choisis donc un mot de passe ayant un rapport évident avec le panurgisme.Aujourd'hui et à la lumière d'évènements récents au moins aussi sanglants que troublants, je suis bien obligé d'admettre que j'avais dû avoir un peu raison puisque mes concitoyens faisaient, au moins pour 3.7 millions d'entre eux dans la rue et les autres 60 millions devant la télé, surtout du suivisme imbécile au nom de la liberté d'expression sans se rendre compte qu'on les avait définitivement privés de la liberté de penser.


À vouloir confondre la gauche et l’extrême droite, la presse fait d’abord dans l’extrême connerie, pour ne pas changer…

CLÉMENT, 18 ANS, MILITANT DE GAUCHE, ASSASSINE PAR UN GROUPE FASCISTE

Beaucoup de messages pour dénoncer l'amalgame fait un peu partout dans les médias entre extrême-droite et extrême gauche, renvoyés dos à dos dans une même stigmatisation.

C'est le même amalgame qui mettait les Brigades Internationales et Franco dans le même sac.

C'est le même amalgame qui mettait l'occupant nazi et la Résistance dans le même sac, c'est ce que faisait Vichy et la collaboration.

C'est le même amalgame qui met aujourd'hui Marine le Pen et le Front de gauche dans le même sac.

Cet amalgame se veut un gage d'objectivité tel qu'on l'enseigne dans les mauvais cours de journalisme.

Cet amalgame illustre la phrase fameuse de Jean-Luc Godard : "L'objectivité c'est cinq minutes pour Hitler, cinq minutes pour les Juifs".

Daniel Mermet


 
" Le pilonnage obsessionnel des musulmans auquel Charlie hebdo se livre depuis une grosse dizaine d'années a des effets tout à fait concrets. Il a puissamment contribué à répandre dans l'opinion " de gauche " l'idée que l'islam est un " problème " majeur de la société française. Que rabaisser les musulmans n'est plus un privilège de l'extrême-droite ", mais un droit à l'impertinence sanctifié par la laïcité, la république, le " vivre ensemble ". Et même, ne soyons pas pingres sur les alibis, par les femmes - étant largement admis aujourd'hui que l'exclusion d'une gamine voilée relève non d'une discrimination stupide, mais d'un féminisme de bon aloi consistant à s'acharner sur celle que l'on prétend libérer. Drapés dans ces nobles intentions qui flattent leur ignorance et les exonèrent de tout scrupule, voilà que des gens qui nous étaient proches et que l'on croyait sains d'esprit se mettent brusquement à débonder des crétineries racistes. À chacun ses références : la Journée de la Jupe, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Pascal Bruckner, Manuel Valls, Marine Le Pen ou combien d'autres, il y en a pour tous les goûts et toutes les " sensibilités ". Mais il est rare que Charlie hebdo ne soit pas cité à l'appui de la règle d'or qui autorise à dégueuler sur les musulmans. […] Ils ne manquent jamais de se récrier quand on les chope en flag : mais enfin, on a bien le droit de se moquer des religions ! Pas d'amalgame entre la critique légitime de l'islam et le racisme anti-arabes ! ".

Olivier Cyran


Sans vouloir tomber dans le plus absolu pessimisme, force m’est de constater que d’absurdités en inepties, les cons gagnent du terrain et par là même augmentent considérablement leurs capacités de nuisance…





Petite histoire de Charlie par acrimed
Hara kiri à Charlie Hedbo : La vie n’est pas une caricature /

Pathé Mbodje / 2015-01-12, Numéro 351

http://pambazuka.org/fr/category/comment/93700

Ceux qui avaient fait de la dérision leur gagne-pain sont tombés sur ceux qui ont caricaturé leur foi à l’extrême au nom d’un islamisme outrancier, loin des normes de tolérance et de cohabitation pacifiques prônées par la religion révélée par le Prophète Mohamed.

La France a vécu soixante-douze heures poignantes entre le 7 et le 9 janvier avec le massacre au siège de Charlie Hebdo et ses conséquences dramatiques du jeudi 8 et, surtout, vendredi 9. Aux douze premières pertes de mercredi se sont en effet ajoutés les morts de jeudi (une femme policier), et, suprême douleur, ceux de vendredi avec les otages liquidés en même temps que des terroristes dispersés sur le pourtour du bassin parisien (5 morts dans la prise d’otages du supermarché dont le preneur d’otages Amedy Coulibaly, allié des frères Kouachi, auteurs du massacre qui a soulevé l’humanité entière contre cette caricature de la vie basée sur une compréhension erronée de la religion).


Le choix d’un centre modeste n’avait rien d’une guerre ethnique, contrairement aux idées hâtives avancées avec l’occupation d’un hyper marché réduit, cacher, plus contrôlable que les Galeries La Fayette ; au demeurant, Coulibaly n’a liquidé aucun otage, même s’il ne savait pas que les clients étaient de confession juive dans leur très grande majorité, ce qu’il a pu deviner par la suite. Les décès sont dus à un assaut mal organisé, à la vue des images diffusées par les télévisions. Mieux, nulle part, dans ses échanges avec les otages, il n’a expressément parlé de races (« L’express.fr », mise à jour le 10 janvier à 11h33 : « Je suis Amedy Coulibaly, malien et musulman. J’appartiens à l’État islamique, nous dit-il. Puis il nous a demandé de poser nos téléphones au sol. Il marchait dans le magasin, armé, tout en justifiant son acte, parlant de la Palestine, des prisons françaises, de ses frères en Syrie et de bien d’autres choses (nous refusons de relater ici la teneur de ses propos, Ndlr) ».

Ceux qui avaient fait de la dérision leur gagne-pain sont tombés sur ceux qui ont caricaturé leur foi à l’extrême au nom d’un islamisme outrancier, loin des normes de tolérance et de cohabitation pacifiques prônées par la religion révélée par le Prophète Mohamed (Psl). La rencontre a donné naissance à un massacre épouvantable, bête et méchant si l’on ose dire, en référence au passé de certains des trépassés, le 7 janvier dernier au siège de l’hebdomadaire « Charlie Hebdo », littéralement décapité (douze morts dont deux policiers), à Paris.

Censée refléter le tréfonds de l’âme en ce qu’elle dissimule le mieux, la caricature, dans un sens comme dans un autre, a déformé le sens d’un message qui s’est voulu ambigu, étant tout à la foi(s), selon l’angle d’analyse, expression de la liberté souveraine de penser par la plume et d’agir par les armes.

Elle s’est poursuivie avec un manichéisme culturel opposant le monde judéo-chrétien au reste du monde, méprisable, nouvelle caricature des relations internationales de ces soixante dernières années avec les difficultés de cohabitation et de cohésion avec la création de l’État d’Israël. Le défilé de présidents, de chefs de partis et de gouvernements démontre la dernière grosse caricature d’une foule solitaire qui refuse de parler à l’autre moitié du monde qui étale son mal-vivre planétaire. Tout le monde semble jouer à se faire Hara Kiri.






Cécile Duflot veut utiliser les bâtiments "quasi vides" de l'Église...

Ah que c'est drôle... Les pontes de la séparation de l'état et de l'église, qui sont à la tête d'un état qui a construit son contrôle social sur l'état providence et qui participe au désengagement criminel de la nation des réseaux de solidarité, est dans l'injonction et le sermon, par la bouche de Cécile Duflot pour ordonner à l'église de faire le boulot de l'état... Je me gausse de ce gouvernement de pacotille !

Tous les gens qui pendant cent ans ont œuvré pour conquérir sur l'église une gestion laïque de l'assistance publique doivent se retourner dans leurs tombes...

Olivier Davoust


Force m’est de constater que le plus souvent les absurdités sont le fait de personnages davantage intéressés par des pots-de-vin, des avantages divers, des plans de carrière, la célébrité ou la satisfaction de leur fatuité que par le souci de l’intérêt général… Comme quoi la barbarie n’avait pas que des inconvénients…


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités et avertissement / Guadeloupe : le hold-up par Yves Thréard / Collégiens frappés par erreur, MAM condamne... les profs / Chroniques de rétention : Quand le traducteur de la préfecture est expulsable / Nutrition - Les fabricants de fromage inquiets des futures règles européennes / Mort pour la frime Sarkozienne / Pirates somaliens : à l’école des bonnes manières occidentales / Le passager indésirable / France - Des " virus " dans le corps social. Retour sur la contresubversion. / Taxe Tobin : le perpétuel concours des hypocrites / Val qui rit Sarkozy... / Iran, la quête occidentale d’une hécatombe justificatrice… / Le développement de l'autoritarisme dans le premier degré du système éducatif / Tartuffe, je te vois… Soutien d'André Ouzoulias à Alain Refalo / Une terrible leçon... de vérité ? / Tests ADN: "Un manège politique" / Afghanistan : Météo Terroriste… / Faut-il castrer Polanski ? / La Webillotine contre les Paristocrates / L'extrême-droite comme si vous y étiez / Sans aucune réserve, et c'est même un devoir, je déclare solennellement : Éric Raoult est un gros con ! / La formation des maîtres ou " ce n'est pas un stage " / Éric Raoult encore plus con que con ! / "Michèle Alliot Marie [] : Le mot rictus vient de la contraction des mots rectum et anus et du contraire de ce que je voulais dire" / Le mot con dispose maintenant d'un superlatif : Elkabbach / Revoilà Thréard Yves en chemin pour la postérité / Hadopiteux / Version améliorée d'une vieille histoire bien connue /

Sites Internet et articles / Tableau des articles archivés (.docm) / Corrélats /

Puisque les Français sont des cons... L'élection présidentielle de 2012 pourrait être invalidée par le Conseil Constitutionnel /
Un MEDEF Sur La Banquise… /
La France jugée trop timide sur la réduction du coût du travail et des dépenses publiques /
Notre-Dame-des-Landes : un projet obsolète devenu très fragile /
Faut-il lyncher Bertrand Cantat en place publique  ? /
Quel sens a la réforme des rythmes en maternelle ? /
Bonnets rouges : « Devant l’effondrement du modèle breton, quelle légitimité ont-ils à parler d’économie et d’emplois » /
Tous les Bretons ne portent pas de bonnet rouge et le Fur veut dire à viser ! /
Les idées reçues du FN ne passent pas l'examen /
De l’écotaxe aux « bonnets rouges » /
Éducation à l'environnement : la clef pour la transition écologique ? /
La Chine désigne 262 villes aux ressources « épuisées » /
Dommage que les oubliettes n'existent plus pour les signataires de ce texte... /
La fable de l’autoroute et de l’écrevisse /
Où quand on ne parle guère de religion 1 /
Où quand on ne parle guère de religion 2 /
À propos de la quenelle ! /
Critique de l’ordonnance Dieudonné du 9 janvier 2014. Par Damien Viguier, Avocat. /
Dieudonné : l’arrêt « Minority Report » du Conseil d’Etat /
Cohen est un con, basta ! Il n’a pas besoin d’ajouter qu’il serait juif : on s’en tape ! /
Ecomouv : les calculs de la haute administration /
Ça finira par se savoir : Aymeric Caron est bel et bien un branleur ! /
Dans le cadre des municipales à Hennebont : Xavier Poureau (intégriste de droite) est un con ! Il le prouve !!! /
La « McDonaldisation » est l’essence-même du capitalisme /
Quand la Sécu paie les fautes de Sanofi /
finkelkrotte succède à félicien marceau : étonnant, non ? /
T'es trop inepte, Edouard ! /
Voir aussi : Tétreau con ? /
"La machine va se bloquer. Et le système tout entier va passer par dessus bord" /
Quand l’Etat réprime les alternatives aux antibiotiques dans l’agriculture /
Absurde : pire que ça ... Une carte d'électeur délivrée sur critères ? /
Grève à la SNCF : les usagers des médias pris en otage par les éditocrates dont Yves Thréard du Firagot /
Israël/Palestine : les inepties du « spécialiste » d’i.Télé, Olivier Ravanello /
GOP Senate Candidate Thinks White People Are The Only ‘Traditional’ Americans : ben voyons ! /
Lettre à Zemmour l'israélite /
Réponse de l'UJFP : Zemmour est un métèque ! / False flag ou ça plane pour toi ? /
Les services de sécurité de l’Ukraine ont confisqué les enregistrements du contrôle de trafic aérien concernant le Jet malaisien /
Mort d'Albert Ebossé au stade de Tizi Ouzou : Faillite mortelle /
Chères, très chères autoroutes : le scandale /
"Machiavel-le-génie" confirmé dans ses fonctions /
Assassinat d’Hervé Gourdel : Le tragique et l’obscène, le veau et le frai... /
Macron illéttré con /
Ah, je ris ! Sanctions Russes : le TGV Moscou-Kazan échappera à Alstom /
Des grands projets... inutiles ? /
Apologie du terrorisme et facilitation des comportements mafieux : merci Hubullande ! /
Reconquéquette de Sarkozyzy : l'UMP part en couilles /
Éloge du terrorisme : bientôt les grenades offensives ré-autorisées /
Comble de la crédébilité : La cour européenne des droits de l'homme /
Une France intolérante et obsédée par les religions : deux mythes /
Il n'est pas Charlie et pas Dieudonné non plus. /
Le seul idéal de BHL c'est BHL /
« L’inflation négative grâce à une croissance négative et un gouvernement à la majorité minoritaire ! » /
De l'intérêt d'être donné à bouffer aux vautours quand on est crevé ! /
Plus tout va mieux moins c’est véritablement bon… /
Jean Marie Colombain : étron peur /
L'Etat fait les poches des facs les plus vertueuses /
☞ Dans la série Philippe Val n'est pas qu'un sale con : clic, reclic et terclic /
Caron, qui est assurément très con, a dû trouver jubilatoire d’en être catalogué par une imbécile notoire. /
Racoline fourrée : profond ! /
Définition même du Socialisme : c'est donner les clefs de sa cave à un sommelier alcoolique ! /
Les magistrats du parquet de Paris ou comment être aussi cons sans jamais provoquer la moindre hilarité. /
Video - Le film accablant sur le déclin organisé de la SNCF /
BHL : Botulisme Hautement Létal /


Parler des cons relève de l'apophatisme puisque à l'évidence nous sommes aussitôt confrontés à l'impossibilité de délimiter, présentement, ce qui est sans limites et même s'accroît pour ne rien arranger.

Dire que l'on reconnaît les cons au fait qu'ils ne font pas de pause ne dit rien sur le fait que des cons qui en feraient une se manifesteraient sûrement pour qu'on les reconnaisse comme tels.


Plus simplement, j'aimerais offrir à la lecture quelques beaux exemples d'absurderies et de connardises comme seuls les hommes et les femmes politiques de droite ou les journalistes qui écrivent dans des journaux où même les pages de gauche sont d'extrême droite et inversement... sont capables d'en commettre et réciproquement.

Promis si j'écris une connerie, n'étant ni de gauche, ni de droite, mais de côté, je la publierai.

Du fait de mon incommensurable vanité, j'avais oublié qu'il y avait des tas de gens très talentueux qui savaient parfaitement dénoncer les absurderies et les connardises... Pour réparer mon abyssale connerie, je vais aussi publier leurs textes… J'espère que personne ne sera assez conne pour confondre ce qui relève de la bêtise et de ce qui relève de son exégèse. Sinon faites-le-moi savoir, je mettrai de la couleur !





Puisqu'on parle de couleurs, en voilà une photo couleur qui montre à l'évidence que nous sommes bien loin en fransse de l'idée même de démocratie... sinon de république !

Boutin ! Une erreur de l'époque selon pie9 ? C'est quand même dommage que le mot avorton n'ait pas de féminin !
 
Alors comme ça, il paraitraît que le voile servirait de protection contre les pulsions masculines...

Étonnant, non ?
 
Limite mauvais genre, peut-être ?

En tout cas à ne pas montrer dans les écoles, surtout catholiques !






Et pour commencer : celui qui fait péter le déconnomètre pratiquement tous les jours, sinon plusieurs fois... dans le Figaro.

Guadeloupe : le hold-up par Yves Thréard / le 6 mars 2009

L'État va-t-il longtemps rester silencieux sur le comportement séditieux de quelques individus en Guadeloupe ? L'ordre républicain est menacé sur cette île qui, n'en déplaise à ces derniers, est encore aujourd'hui en France.

Les agissements des gros bras du collectif " contre la profitation* " (LKP) et les déclarations de leur chef relèvent du droit pénal. Sous leur tyrannie, ce département est en train d'être mis en coupe réglée. Et, hier, Élie Domota a franchi une nouvelle frontière dans l'inacceptable. Interpellant les chefs d'entreprise réticents aux conditions d'entrée en vigueur des augmentations salariales, il a déclaré : " Soit ils appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. " Ajoutant : " Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage. " Pareils propos, dignes du sinistre président du Zimbabwe**, Robert Mugabe, devraient être poursuivis en justice pour incitation à la haine raciale. Que font les tenants de la défense des droits de l'homme et le Mrap, si prompts d'ordinaire à dénoncer le moindre dérapage dans ce registre ?

Semblable discours traduit, une fois pour toutes, les vraies intentions de Domota et de sa clique : la lutte pour l'indépendance. Et rappelle la sombre période de la guerre d'Algérie, quand les militants du FLN lançaient aux pieds-noirs : la valise ou le cercueil.

Au nez et à la barbe des autorités françaises, le LKP a organisé le hold-up de la Guadeloupe. Contre le gouvernement, qui s'est montré bien timide, au moins au début, face aux événements sur place. Contre la plupart des élus locaux, qui, nonobstant leur qualité de représentants du peuple, ont brillé par leur absence - on n'ose pas dire leur incompétence. Contre - et c'est le plus grave - l'immense majorité des Guadeloupéens qui, quelles que soient leurs origines, la couleur de leur peau ou leur condition sociale, demeurent attachés à la France. Paris peut-il les abandonner davantage, alors qu'après sept semaines de crise beaucoup d'entre eux n'ont plus d'emploi et sont contraints d'obéir, sous la menace physique, aux diktats des factieux du LKP ?

L'île est aujourd'hui l'otage d'Élie Domota. Lui, le directeur adjoint de l'ANPE de Pointe-à-Pitre, payé par l'État français. Comme le gros de ses bataillons, qui émargent au budget de la fonction publique. Comble d'insolence, ils exigent en plus le paiement de leurs jours de grève.

Où va la Guadeloupe ? Si le gouvernement ne reprend pas rapidement les choses en main, le pire est à craindre pour tous ceux qui veulent y vivre en paix. Les états généraux d'avril, que Nicolas Sarkozy devrait ouvrir lui-même, s'annoncent sous de bien mauvais auspices.

Chacun en convient, c'est tout un système économique qu'il faut réformer. Là-bas comme dans l'ensemble des départements d'outre-mer, trop longtemps livrés à eux-mêmes et au climat social malsain entretenu par quelques fortes têtes. Il est urgent d'affranchir la Guadeloupe et les Guadeloupéens de la dictature de pseudo-syndicalistes se faisant passer pour des damnés de la terre.

* Même pas capable de l'écrire correctement : pwofitasyon... Je ne vois pas pourquoi ce gugusse ne respecte pas le créole ?

** Le zinbabwe, si on s'en souvient, c'était la Rhodésie, non ? Un modèle en matière d'intégration raciale de la part des colons blancs...

Promis, je ne vous infligerai plus la lecture de ce triste con, je ne voudrais pas être poursuivi pour incitation au meurtre pour cause de lectures indigestes.




Collégiens frappés par erreur, MAM condamne... les profs

Les mots ont un sens, par Napakatbra / 10 mars 2009

Des collégiens frappés par des CRS à la gare Montparnasse... par erreur.

Des collégiens et leurs enseignantes, originaires de Cenon en Gironde, portent plainte contre des CRS, les accusant de les avoir frappés... par erreur. " Pas de problème ", pour Michèle Alliot-Marie, tout s'est passé comme prévu, reportant en outre la faute sur les accompagnateurs. Si MAM n'existait pas...

Jeudi matin, une classe de troisième du collège Jean-Jaurès à Cenon débarque à Paris. Quelques visites éminemment culturelles sont au programme : l'Assemblée nationale, la tour Eiffel, le musée du Louvre et... une compagnie de CRS. À 19 heures, au moment de monter dans leur train de retour, postés sur les quais de la gare Montparnasse, les joyeux lurons voient défiler un " groupe de manifestants étudiants qui chantaient " raconte une enseignante à Sud-Ouest. Ceux-ci reviennent d'une manifestation qui s'est terminée quelques minutes plus tôt, à l'extérieur de la gare.

Pas de voyage à vide

Malheureusement, une trentaine de CRS leur colle au train, la tête baissée, la matraque au poing. En pleine gare, vers 19h, ils se mettent à charger. Les collégiens se réfugient derrière des poubelles ou des panneaux d'affichage, mais une dizaine en sont quittes pour des coups de matraque et de bouclier. Résultats de la course : une entorse cervicale pour une enseignante et des contusions, peu sévères mais réelles, conclut une femme-médecin militaire présente dans le train qui les ramène à Bordeaux. Les personnes violentées, une dizaine au total, ont porté plainte lundi.

RAS pour les CRS, selon MAM...

Interrogée cet après-midi, Michèle Alliot-Marie s'est déclarée sereine. "Les premiers rapports que j'ai eus jusqu'à présent me montrent qu'il n'y a pas eu au cours de cette manifestation de problème particulier" a-t-elle déclaré. " Avant de dire qu'ils ont été frappés, moi, je voudrais bien savoir ce qu'il en est réellement parce que j'ai entendu certaines déclarations... et j'en ai entendu d'autres dans lesquelles il s'agit de bousculade (...) Je suis moi-même enseignante de formation, quand on a la charge d'un certain nombre de jeunes et notamment de très jeunes, on évite de les mettre dans des lieux où il peut y avoir des manifestations et des mouvements de foule ", a-t-elle ajouté.

L'histoire ne dit pas si elle parlait de la gare Montparnasse ou de l'Assemblée Nationale... Complément de la ministre de l'Intérieur : " Il y aurait eu contact entre une matraque et un estomac "... vraiment pas de chance !

Autrement dit : " rien à signaler, tout s'est bien passé. J'ai entendu dire que des collégiens avaient été frappés, mais aussi qu'ils avaient simplement été bousculés. Et puis de toutes façons, c'est pas normal d'accompagner des jeunes un jeudi à 19 heures en pleine gare de Montparnasse : vraiment trop dangereux ! Moi, de mon temps, on les enfermait à 9h et on les relâchait à 18h... Merci d'avoir visité la capitale et bonjour chez vous ".

Enquête de l'IGS

La préfecture de police à Paris a aussi indiqué à l'AFP qu'elle avait saisi lundi matin l'Inspection générale des services (IGS) " pour déterminer les conditions d'interventions des forces de l'ordre ". La ministre de l'Intérieur s'est néanmoins abstenue de déclarer que " l'enquête avance vite ", comme elle avait pu le faire lors de la tentative d'attentat au Printemps-Haussmann et des sabotages SNCF de l'ultra-super gauche. Un oubli qui sera certainement réparé dans les heures qui viennent... ou pas.

Commentaire personnel : Bon sang, mais c'est bien sûr... Je comprends mieux les raisons pour lesquelles Sarkozy veut réformer à tout prix l'école et la fac. À force de fréquenter des enseignants de formation comme Alliot Marie, il a dû se dire qu'il fallait faire quelque chose pour sauver la France du désastre intellectuel dans lequel ces gens-là allaient la plonger... D'où son choix pour Pécresse et Darcos. Judicieux. Cela écrit, faire la classe à des flics qui ont probablement raté leur scolarité, ça n'est ni dépourvu d'humour, ni de bijectivité !




Chroniques de rétention : Quand le traducteur de la préfecture est expulsable.

Comme chaque semaine, voici le témoignage d'un intervenant en CRA (Centre de rétention administrative) de la Cimade. L'histoire de Monsieur O., camerounais, est simple et banale. Son interpellation s'est passée dans les règles. Il n'y a rien à faire...

"Monsieur O. est un jeune Camerounais qui finit tout juste ses études de philosophie quand il quitte la Grèce pour la France en 2005, où il vient rejoindre sa tante. Arrêté quelques jours après son arrivée, l'administration lui notifie une invitation à quitter le territoire français. Aujourd'hui, la loi n'appelle plus cette mesure : " invitation ", mais " obligation ".

Remarqué dans les couloirs de la préfecture de police de Paris par les interprètes officiels parce qu'il parle en grec au téléphone, il est orienté vers des responsables du lieu. Il parle anglais, allemand, grec moderne, et quelques langues du Cameroun : une aubaine. Alors qu'il s'apprête à repartir vers son pays d'origine, un emploi lui est proposé comme traducteur pour la préfecture de police qui fait disparaître son invitation à quitter le territoire et lui délivre une autorisation provisoire de séjour de trois mois et lui fait signer un contrat. Sans rien lui demander d'autre qu'une photo d'identité et son passeport.

Sa qualité professionnelle reconnue, le bouche à oreille fait son œuvre et une fois son contrat avec la préfecture terminé, il est orienté en 2006 vers le ministère de l'Intérieur où il est embauché comme interprète par le commissaire divisionnaire de Lognes, chef de l'office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre de la direction centrale de la police aux frontières. Des autorisations provisoires de séjour lui sont délivrées une à une.

L'État a besoin de lui semble-t-il: il enchaîne les contrats. Après le ministère, c'est à la gendarmerie de Coulommiers qu'il travaille comme traducteur: c'est le tribunal de grande instance (TGI) de Meaux qui le rémunère. Résident sur le territoire avec une autorisation et un salaire, Monsieur O. construit sa vie, comme tout un chacun. En juin 2006, il s'installe à Tours, avec son amoureuse, résidente régulière. Ensemble, ils élèvent une petite fille qui a aujourd'hui deux ans. Il n'en est pas le père biologique, mais assiste à l'accouchement, coupe le cordon ombilical, l'aime, s'en occupe au quotidien, comme un père. Elle ne connaît que lui et la famille avance.

Monsieur O. se met à travailler comme professeur de grec et d'anglais dans un collège à Tours : il bénéficie d'un contrat d'accompagnement à l'embauche de neuf mois. L'État a encore besoin de lui à ce moment, pour servir la France en matière d'immigration irrégulière comme interprète au TGI d'Évry. Il ne veut pas refuser ce travail et fait donc les allers-retours entre Évry et Tours. Il s'agit d'un emploi pour le greffe des procédures de reconduite à la frontière dans le cadre du contentieux des étrangers. Pour ne pas s'arrêter en si bon chemin, on lui demande ensuite de travailler pour la PAF de Roissy, puis pour celle de la gare du Nord en 2008. Ce contrat avec la PAF lui donne encore une fois, comme depuis trois ans, à une autorisation provisoire de séjour. Un provisoire qui dure: il ne s'agit pas de lui permettre l'installation.

Lorsque son contrat avec la PAF de la gare du Nord prend fin, les autorisations de séjour cessent. Plus besoin, on jette. Monsieur O. se rend à la préfecture de Tours, qui dit ne rien pouvoir faire pour lui, il doit se tourner vers celle de Paris. Et puis, avec un CDI, ce serait mieux, un contrat de neuf mois n'est pas suffisant pour lui accorder un titre de séjour. Monsieur O. s'exécute, il cherche un travail. Obligé de quitter provisoirement la région de Tours pour aller prospecter à Paris, il s'éloigne : la vie de famille en prend un coup, mais tout le monde tient bon, Papa doit travailler. Il trouve un emploi, mais se fait rapidement arrêter au volant de sa voiture de service. Menotté, placé en rétention, jugé. Et c'est un sacré hasard de la vie qui fait qu'il est placé, le 13 février, dans un centre de rétention qui dépend du TGI d'Évry, où il était traducteur quelques mois auparavant. Cette fois, il n'est pas là pour aider, mais pour sa propre expulsion. Le tribunal l'assigne à résidence. Au lieu d'attendre son expulsion, enfermé, il l'attendra depuis son domicile. Quelle chance !

Suite au recours déposé devant le tribunal administratif, il est entendu le 18 février à Versailles. Son employeur lui a délivré une promesse d'embauche. Il attend de voir jusqu'où la blague ira. Il attend de voir si elle lui coûtera son travail, et sa famille, et sa dignité. Dans l'après-midi, le tribunal annule l'arrêté de reconduite à la frontière et enjoint la préfecture de réexaminer la situation."






Nutrition - Les fabricants de fromage inquiets des futures règles

Les industriels du fromage ont affiché, à l'occasion du salon de l'Agriculture, leur inquiétude face aux futures règles européennes en matière de nutrition qui risquent de cataloguer les camemberts, beaufort et autres crèmes, parmi les produits mauvais pour la santé.

À partir de janvier 2010, et l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation européenne, les fromages, beurres et crèmes ne pourront plus mettre en avant leur richesse en calcium ou en vitamine A au motif qu'ils contiennent par ailleurs trop de matière grasse (mg).

" Cela aboutit à classer les fromages parmi les produits mauvais, s'insurge Olivier Picot, président de la fédération nationale des industries laitières. Même les beurres allégés (41 % MG) et très allégés (20 % MG) et même les crèmes à 12,5 % de matières grasses seront exclus de la liste des aliments qui peuvent mettre en avant des qualités nutritionnelles."

Les yaourts et la plupart des desserts lactés ne devraient pas être concernés. En fait, l'Europe remet à plat toutes les allégations de santé, du type " permet de réduire le cholestérol ", " fortifie les os ", etc., qui fleurissent sur les produits alimentaires.

L'Agence européenne de sécurité des aliments vient d'établir une liste limitative des allégations utilisables. Et il a été décidé que seuls les produits alimentaires ayant un profil nutritionnel correct -ni trop gras, ni trop salé, ni trop sucré- pourraient mettre en avant sur leur emballage une qualité nutritionnelle.

Conséquence : même si les fromages sont très riches en calcium, ils ne pourront pas s'en vanter parce qu'ils sont aussi trop riches en acides gras saturés. " Nous demandons au gouvernement de peser pour que les produits laitiers soient mis en dehors de cette réglementation ", explique encore Olivier Picot. Les industriels fromagers se sont employés à le répéter à tous les ministres et élus, qui, de passage sur le salon de l'Agriculture, se sont arrêtés sur leur stand.

En outre, selon Olivier Picot, Bruxelles se fonde " sur des connaissances en matière de nutrition qui ont plus de 20 ans ", et qui dissocient le mauvais gras (acides gras saturés, d'origine animale) et le bon gras (acides gras insaturés, d'origine végétale). Se basant sur les travaux du Pr Legrand de l'Inra, le Cniel (centre national interprofessionnel de l'économie laitière) assure qu'il existe plusieurs types d'acides gras saturés et qui ne doivent pas être tous logés à la même enseigne nutritionnelle. Or la future réglementation européenne " ne fait pas cette distinction ", déplore M. Picot. Il craint déjà que si les Français venaient à réduire leur consommation de fromage, ils n'aient " des carences en calcium ". " Après le vin " à consommer avec modération, la viande rouge qui donne le cancer, voilà le fromage classé parmi les mauvais aliments ", regrette Jean-Michel Besancenot, éleveur et membre de la confrérie du Brie de Melun. " Le gras, c'est le support du goût, c'est la base de la texture du fromage et de son onctuosité. On ne peut pas le retirer ", sourit-il.

Producteur d'Abondance, une pâte pressée mi-cuite de Haute-Savoie, Pierre Blanc estime que ce genre de réglementation va influencer le consommateur pour sa consommation de tous les jours, mais il ne craint rien pour son propre fromage, un produit qui se " déguste 2 ou 3 fois par an pour le plaisir, et dans ces cas-là, on ne fait pas attention au gras ".




Hier soir, j'apprenais la mort d'un des otages du Tanit… tué au cours de l'assaut entrepris par les militaires français contre les pirates somaliens.

J'y voyais de suite la marque de Sarkozy, d'Alliot Marie et de Morin, pas Edgar, l'autre, le Mous-Sinistre désarmé, Hervé… Tant de morgue pour la vie des autres ça ne s'invente pas, tout ça pour un petit communiqué de presse à la botte ou pour remonter dans des sondages truqués comme le sont les scènes de liesse que Minable attend des encartés UMP qu'il réquisitionne pour ses meetings. Pitoyable d'abord et criminel ensuite… Ça me rappelle HB, Human Bomb pour lequel, j'ai toujours eu un très gros doute sur les conditions de sa mort programmée puisqu'il ne fallait surtout pas qu'il survive pour qu'on sache, non ?

Ce matin, j'apprenais que c'était le skipper qui avait été abattu. Le récit officiel de l'assaut laisse largement à penser qu'avec une barbe et des cheveux longs, ce M. Lemaçon ait été confondu avec les Somaliens ? Et puis n'était-il pas un peu gauchiste tendance Tarnac, sinon franchement irresponsable de naviguer à 640 km des côtes somaliennes où croisent des hordes de pirates va-nu-pieds*...

Maintenant, il ne reste plus qu'à la presse bien pensante de fustiger l'inconséquence et l'irresponsabilité de ces " touristes " qui osent se risquer dans des eaux infestées de pirates, pires que sur Internet et la messe sera dite, le requiem aussi et Sarkozy pourra nous sortir une autre de ses perversités pour être le plus célèbre chez plus célèbre.

PS : Peu de temps après la mise en ligne de cette mauvaise humeur, je recevais un mel de Georges Stanechy qui nous offre sa manière de percevoir ce même fait dramatique : clic

* Un tel tissu de conneries : Ça ne s'invente pas !

Point de vue de Jean Guisnel / Télégramme du 12 avril 2009… qu'importe la date, à ce degré, c'est intemporel…

Le voyage de rêve se termine en drame, et la polémique démarre. On ne s'interroge pas sur le comportement irresponsable d'un skipper dûment prévenu des possibles effets de son obstination.

Mais on se demande : fallait-il que les commandos marine interviennent au risque de provoquer la mort d'un otage, ce qui s'est effectivement passé ? Qu'aurions-nous dit si la famille Lemaçon indemne s'était retrouvée captive au Puntland comme 150 autres marins durant des mois, avec un bébé sur les bras ? Et s'il avait fallu mettre en péril d'autres vies pour la retirer de ce nid de guêpes ?

La provocation lancée par les va-nu-pieds somaliens à nos démocraties exige une réponse. La différence entre les États qui méritent le respect et ceux qui n'en n'inspirent aucun, c'est que les premiers savent agir quand il le faut. La piraterie est fille de la misère, aujourd'hui comme hier ! L'une des solutions aurait pu consister, en son temps, à aider les pêcheurs à vivre de leur travail. N'épiloguons pas...

Contre le rapt, Nicolas Sarkozy a choisi la manière forte, et ce choix lui appartenait. Chef des Armées, élu par le peuple, il était en droit d'ordonner cette action, et soyons certains qu'il l'assumera. On ne réécrira pas l'histoire, et on a tort de s'interroger aujourd'hui sur le bien-fondé d'une opération, exactement semblable à celles qui n'avaient suscité que des louanges lors des libérations des otages du Ponant et du Carré d'As.

Ce qui importe désormais, c'est de savoir comment agir, maintenant. Sera-t-il possible de faire longtemps l'économie d'une action de vive force contre les sanctuaires des pirates, et contre leurs commanditaires, au Puntland ? Là encore, c'est risqué ! Et des hommes généreux et braves risqueraient leur vie. Mais quels choix possèdent nos États, s'ils veulent préserver l'une de nos libertés fondamentales : celle de la navigation ?



Voir aussi : Des révélations sur la libération des otages du Tanit : clic

ou bien la suite du propos de "Georges Stanechy" (15 avril 2009) : clicEt n'oubliez pas de lire la suite : Pirates somaliens : à l’école des bonnes manières occidentales




Passager indésirable : L'homme qui menaçait les États-Unis

Samedi 18 avril 2009. Dans cinq heures, le vol Air France 438, en provenance de Paris, atterrira à Mexico. Soudain, la voix du commandant de bord annonce que les autorités américaines interdisent à l'appareil le survol de leur territoire - où il n'est nullement prévu qu'il atterrisse. Parmi les voyageurs, figure une personne qui pose problème " pour des motifs de sécurité nationale ". Le Boeing 747 est dérouté. Son nouveau trajet étant beaucoup plus long, l'avion se pose à Fort-de-France pour refaire le plein de carburant.

Après l'escale en Martinique, le copilote aborde discrètement un passager. " Êtes-vous M. Hernando Calvo Ospina ? " Recevant une réponse affirmative, il l'entraîne à l'arrière de l'appareil et lui annonce qu'il est le " responsable " du " détournement ". Colombien exilé en France, journaliste, écrivain, collaborateur du Monde diplomatique, Calvo Ospina se rend au Nicaragua pour ce mensuel. Il a publié de nombreux ouvrages (1) et articles dénonçant la politique du président Alvaro Uribe, le paramilitarisme, le rôle des États-Unis en Amérique latine. Comme tout journaliste travaillant sérieusement sur la Colombie, il a eu l'occasion d'interviewer des membres de l'état-major des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). " Ma première réaction, témoigne-t-il, fut d'interroger le copilote : "Vous croyez que je suis un terroriste ? " Il me dit : "Non, et c'est pour cela que je vous préviens." Il me demanda de ne rien dire à personne, y compris au reste de l'équipage (2). "Lors de l'arrivée à l'aéroport de Mexico, avec six heures de retard, Calvo Ospina est intercepté, à la demande des autorités américaines, par des fonctionnaires de police mexicains. Ayant en leur possession une douzaine de feuilles sorties d'une base de données, ceux-ci l'interrogent courtoisement, lui expliquant que, depuis le 11 septembre, les États-Unis ont, dans ce domaine, multiplié leurs demandes de " collaboration ".Le journaliste doit, entre autres choses, préciser s'il est… catholique. " Je répondis que non, mais que je n'étais pas non plus musulman, connaissant la "dimension dangereuse" qu'a pris cette croyance religieuse aux yeux de certaines polices. " S'il sait utiliser des armes ? " Je n'ai même pas fait le service militaire. Mon unique arme c'est l'écriture. " Relâché le dimanche, à deux heures du matin, il pourra repartir sans problème pour Managua.Ce détournement paranoïaque, en plein ciel, d'un avion de ligne, au prétexte de la présence d'un passager ne présentant aucun danger - avec un coût faramineux pour Air France (carburant, heures supplémentaires de l'équipage et logement à Mexico des nombreux passagers ayant raté leur correspondance) - attire à nouveau l'attention sur l'accord Bruxelles-Washington qui fait obligation aux compagnies aériennes de permettre au Département à la sécurité intérieure américain un accès électronique à leurs données passagers (Passenger Name Records ; PNR). Beaucoup s'imaginent que cette surveillance ne concerne que les vols à destination des États-Unis. Il n'en est rien. Les " services " américains s'intéressent aussi, sans qu'ils le sachent, aux voyageurs de tout avion survolant - quand bien même il ne s'y pose pas - eaux territoriales et territoire américains. Big Brother is, plus que jamais, watching you !

Maurice Lemoine. Monde diplomatique, mai 2009, page 2

(1) Colombie. Derrière le rideau de fumée. Histoire du terrorisme d'État, Le Temps des cerises, Pantin, 2008.

(2) Lire le compte-rendu, en espagnol, de Calvo Ospina : " El día en que a Air France se le prohibió sobrevolar Estados Unidos ". http://www.rebelion.org/noticia.php?id=84210




Taxe Tobin : le perpétuel concours des hypocrites

Par Laurent Mauduit / Médiapart.fr

C'est le versant le plus détestable de la politique, le plus racoleur, le plus démagogique : alors que l'ambitieuse idée d'une taxation des mouvements de capitaux est en panne depuis plusieurs décennies, et qu'elle n'a guère fait de progrès malgré la crise économique historique qui a plongé la planète dans la récession, la voilà refaisant surface comme cela arrive périodiquement, surtout à l'approche d'une échéance électorale. Un petit tour et puis s'en va...

Jamais mise en œuvre alors qu'elle apparaît d'une impérieuse nécessité mais souvent au centre de promesses d'estrade, elle est donc de nouveau exhumée dans le débat français, à l'approche de l'élection européenne. Il faut prendre ce projet de réforme qui resurgit pour ce qu'il est: un révélateur. Hier, le révélateur des hypocrisies et des embarras de la gauche. Aujourd'hui, celui des hypocrisies de la droite sarkosyenne, face à la mondialisation et à la dérégulation.

C'est au ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner que l'on doit, cette fois, l'idée entachée d'arrière-pensées électorales, de ressortir des cartons le vieux projet de taxe Tobin. Jeudi 28 mai, à Paris, en ouverture dela conférence internationale consacrée aux financements innovants pour l'aide au développement. " Ma conviction est qu'il faut aujourd'hui tirer le meilleur bénéfice de l'interdépendance financière des marchés internationaux en prélevant une fraction des transactions quotidiennes sur une base volontaire, parce que le financement du développement doit devenir un impératif moral ", a déclaré le transfuge de la gauche, qui ne s'était jusqu'à ce jour jamais fait connaître comme un partisan altermondialiste.

Le secrétaire d'État à la coopération, Alain Joyandet, a aussitôt renchéri : "Nous pouvons réfléchir à un système simple, basé sur le volontariat, par exemple une taxe de 0,005 % sur chaque transaction monétaire", chiffrant entre 30 et 60 milliards de dollars la somme qui pourrait être ainsi dégagée. Somme qui serait reversée à un fonds dédié. Sur le papier, l'idée est plaisante.

Voici tellement d'années que l'idée d'une taxation des mouvements de capitaux chemine, sans jamais aboutir, qu'on se prend à rêver... En pleine crise économique, au plus fort d'une récession planétaire qui est née d'une dérégulation folle du monde de la finance, n'est-il pas temps de reconnaître qu'on a trop tardé à prendre en compte l'idée de l'économiste américain James Tobin?

Défendue dès 1972 par le prix Nobel d'économie, le projet d'une taxation des mouvements de capitaux, même faible, juste pour mettre quelques grains de sable afin de freiner sinon enrayer la spéculation, profite depuis des lustres d'une immense notoriété, mais n'a jamais connu la moindre application. Alors, pourquoi ne pas prendre la proposition de Bernard Kouchner au pied de la lettre ?

Pourquoi ? Parce qu'elle fleure bon la manœuvre de campagne électorale. Cest juste un mauvais argument électoral, qui sera remisé sitôt le scrutin européen passé.

L'aveu de Christine Lagarde

Cela fait maintenant de longs mois que Nicolas Sarkozy évoque périodiquement l'idée de réactualiser la taxe Tobin, avant d'oublier aussi vite sa suggestion. Depuis deux à trois ans, on retrouve ainsi de nombreuses déclarations du chef de l'État - par exemple celle rapportée par Le Figaro, où il qualifie d'" intéressante " l'idée d'une taxation de type Tobin des mouvements de capitaux spéculatifs, à condition qu'elle soit " portée au niveau européen ". Et puis plus rien. Exit !

Avec Bernard Kouchner, c'est le même trompe-l'œil. La ministre des finances, Christine Lagarde, qui ne participait à la conférence, l'a avoué malgré elle. " On n'a rien à l'étude pour le moment ", a-t-elle répliqué à son homologue des affaires étrangères, via l'AFP, avant d'ajouter: " On ne peut pas procéder de manière solitaire dans ce domaine (...) Ça ne peut fonctionner que si c'est étudié en profondeur et que si c'est accepté et mis en œuvre par tout le monde. "

Le caractère improvisé et démagogique de la sortie de Bernard Kouchner et d'Alain Joyandet transparaît d'ailleurs du mécanisme même de taxation qu'ils ont proposé. Comme l'idée a été subrepticement exhumée, sans que la moindre concertation n'ait eu lieu, les funambules de la taxation internationale ont pensé que le mieux était de suggérer une taxation infime. Tellement infime qu'elle en devient presque ridicule : " 0,005 % sur chaque transaction monétaire ". Et puis surtout, les deux auteurs de la proposition avouent sans même s'en rendre compte qu'ils n'ont pas travaillé sur le sujet, car, dans leur précipitation, ils suggèrent de réfléchir " à un système simple [de taxation], basé sur le volontariat ".

Or, tous les spécialistes du dossier s'accordent à penser, comme Christine Lagarde, que si la taxe Tobin devait un jour entrer en vigueur, ce ne pourrait pas être sur la base du volontariat. Pour être efficace, le dispositif doit être généralisé et donc contraignant afin que nul ne puisse passer entre ses mailles.

À peine formulée, la proposition Kouchner a été critiquée par l'association Attac, dont le fonds de commerce originel a précisément été de populariser la taxe Tobin. Dans un communiqué vengeur, l'association a dit, vendredi 29 mai, tout le mal qu'elle pensait de l'opportunisme de Bernard Kouchner: "Depuis plus de trente ans, l'idée de taxer les transactions financières était présente et Attac l'a portée pendant une décennie, mais il aura fallu attendre la crise que nous connaissons pour qu'enfin les gouvernements commencent à l'évoquer. Dans le désordre et l'instabilité sans nom des marchés financiers, cette taxation, connue sous le nom de "taxe Tobin", cette taxation est une nécessité : parce qu'elle serait une affirmation du politique sur la sphère financière qui n'a eu de cesse de s'émanciper des choix collectifs et de subordonner l'économie productive; parce que les marchés financiers sont régis par les comportements moutonniers, irrationnels et de courte vue d'opérateurs mus par l'intérêt exclusif du profit spéculatif immédiat; et enfin parce qu'elle permettrait de dégager des ressources qui manquent cruellement aux populations les plus démunies."

Révolutionnaires d'opérette

Et l'association Attac, qui à l'occasion du dernier G20 a publié un rapport intitulé "De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales", ajoute: " Évidemment, les propositions faites par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et par le secrétaire d'État à la Coopération, Alain Joyandet, aussitôt désavoués par la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, sont insuffisantes: il ne sera pas suffisant que cette taxe soit établie sur "une base volontaire", car aucune taxe ne l'est jamais; il ne sera pas suffisant de ne prévoir qu'une taxation rapportant au mieux "entre 30 et 60 milliards" de dollars lorsqu'il serait aisé d'en collecter beaucoup plus. Surtout, une taxe ne sera crédible que si les moyens de la contourner sont éradiqués: ainsi, il est indispensable de supprimer les paradis fiscaux, véritables trous noirs de la finance mondiale, par lesquels transite désormais la moitié des sommes échangées dans le monde. Or, les décisions récentes du G20 ne permettent pas l'optimisme, tant il apparaît qu'elles visent à éviter de s'y attaquer véritablement, puisque l'établissement même d'une "liste noire"n'est pas faite sérieusement, et qu'aucune mesure coercitive n'est envisagée."

Bernard Kouchner a visiblement médité les leçons politiques de son nouveau mentor, Nicolas Sarkozy, qui peut jouer à l'occasion, comme l'a raconté par le passé Mediapart, les révolutionnaires d'opérette, mais qui garde malgré tout le cap d'une politique économique très conservatrice.

Formidable partie de bonneteau fiscal: avec la taxe Tobin, qu'ils brandissent mais qu'ils oublieront bien vite, Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner prennent des accents d'ultra-gauche et font mine de croire qu'ils sont en guerre contre la spéculation internationale; mais depuis le " bouclier fiscal ", les plus riches ne tremblent plus, qui savent que tout cela est de la poudre aux yeux.

Il faut pourtant admettre que ce numéro de prestidigitation n'est pas l'apanage que de la droite. Dans le passé, les socialistes, aussi, se sont livré avec cette fameuse taxe Tobin à des galipettes peu glorieuses.

Cette histoire lointaine, sans doute n'est-il pas inutile de l'exhumer. Au cours de la campagne présidentielle de 1995, Lionel Jospin avance une idée parfaitement iconoclaste, que nul autre que lui au sein du PS ne défend. Lors d'un discours prononcé le 14 avril 1995, il affirme, en effet, sa "volonté d'agir pour la remise en ordre du système monétaire international [et] la création d'un fonds de stabilisation des changes abondé par la taxation des mouvements de capitaux". Cette suggestion vient de loin.

Sous les effets conjugués de la mondialisation, de la libération définitive des mouvements de capitaux et de la déréglementation boursière du milieu des années 80 - dont, en France, les socialistes ont été les principaux artisans - les marchés financiers ont, au fil des ans, conquis une force considérable. Instruit des crises monétaires en cascade que l'Europe a connues en 1992 et 1993, Lionel Jospin sait que la spéculation est désormais si forte que les Banques centrales, malgré leurs immenses réserves, peuvent être impuissantes à la contenir. La Livre britannique, la Lire italienne ou encore la Peseta espagnole ont été contraintes à la dévaluation, contre la volonté initiale des gouvernements respectifs.

La volte-face de Lionel Jospin

Dans la proposition de Lionel Jospin d'instaurer, dès cette époque, une taxation des mouvements de capitaux, il y a donc une arrière-pensée implicite : la déréglementation a été trop loin. La "planète finance" est devenue folle et menace de contrecarrer la puissance souveraine des États, notamment dans la détermination de leur politique monétaire. Les marchés contre la démocratie : voilà l'analyse de Lionel Jospin qui, pour mener la bataille, exhume la vieille proposition de l'économiste américain, James Tobin, le premier à avoir imaginé qu'un impôt, même modeste, sur les mouvements de capitaux freinerait leur mobilité et empêcherait l'éclosion de bulles spéculatives, régulièrement suivies par des krachs et autant de crises sociales.

Dans les rangs socialistes, cette proposition apparaît totalement incongrue. Dans la terminologie en vogue au ministère des finances, tout au long des années 80, les marchés sont les " gardes champêtres " de toute bonne gestion. Il y a, en quelque sorte, une vertu à la spéculation : elle révèle les incartades en même temps qu'elle les sanctionne. Elle fait office de garde-fou. Et plus les écarts sont grands vis-à-vis de l'orthodoxie, plus la sanction des marchés promet d'être forte. Rompant avec cette logique libérale qui fait des marchés le régulateur normal de l'économie, Lionel Jospin ouvre une autre voie.

Quand il accède à Matignon, on peut donc raisonnablement penser que cette proposition de réforme sera l'une de celles qui lui tiendront le plus à cœur. Le combat est, certes, difficile, car pour que la taxe Tobin ait une quelconque efficacité, il faut impérativement qu'elle soit mise en œuvre sur la base d'un très large accord international, faute de quoi la spéculation a peu de chances d'être encadrée. On peut donc s'attendre à ce que le nouveau gouvernement français fasse de cette suggestion l'une de ses propositions phares d'une réforme plus vaste du système monétaire international. On a, d'ailleurs, d'autant plus de raisons de le penser qu'à l'été 1998 la spéculation fait des ravages : crise en Asie du Sud-Est, faillite en Russie, effondrement de nombreux pays émergents, à commencer par le Brésil.

Et pourtant, s'il continue à plaider en faveur d'une réforme du système financier international, le gouvernement Jospin enterre cette idée de taxation sans même la soumettre à ses partenaires du G7. Durant ce même été 1998, le gouvernement publie coup sur coup deux études (le rapport économique et financier en annexe du projet de loi de finances pour 1999 et un rapport du Conseil d'analyse économique, sous la signature d'un expert, Olivier Davanne, un proche de Martine Aubry) pour accréditer l'idée que la proposition est non seulement irréaliste mais de surcroît stupide. Conclusion des experts: "Il nous semble que le crédit de la France, qui n'est pas infini, sera mieux employé à faire progresser d'autres mesures au meilleur rapport coût bénéfice."

Trente ans de combat pour une taxe Tobin à... 0%!

Au sommet de l'appareil socialiste et dans ses environs, tout le monde s'accorde à penser à l'époque, Dominique Strauss-Kahn le premier, que la proposition constitue, en réalité, une vieillerie. Ou si l'on préfère une ineptie. Passe encore qu'on y songe dans les années 70, à une époque où tous les États, même les plus développés, ont encore une mainmise sur l'économie mais, là, à l'approche du XXIe siècle, à l'heure de la mondialisation triomphante et de la déréglementation extrême, qui pense qu'un gouvernement détient encore de tels pouvoirs sur l'économie ? Le pouvoir a changé de camp : désormais, ce sont les marchés qui le détiennent.

On sait finalement ce qu'a provoqué ce tête-à-queue jospinien: la législature accoucha, en novembre 2001, d'un article formidablement courageux instillé dans une loi; un article instaurant une taxe sur les transactions financières dont le taux était dans un premier temps fixé à 0 % ! Le temps que d'autres pays suivent l'exemple de la France.

Depuis, le PS a fait amende honorable et défend mordicus depuis plusieurs années le principe d'une taxation des mouvements de capitaux. L'idée a ainsi souvent été défendue par Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle. Elle est consignée noir sur blanc sur son programme : " Le codéveloppement est notre horizon : effacement de la dette, relèvement de l'aide publique au développement, taxation des mouvements de capitaux spéculatifs, fonds structurels mondiaux, réforme du FMI et de l'OMC, organisation de flux temporaires de migration de travail. La vie internationale doit être régie par le droit. "

Il n'empêche ! Que de temps aura-t-il fallu pour que cette idée l'emporte sur l'intégrisme libéral, pour que la volonté politique l'emporte sur la force des marchés. Que de temps, de crises économiques et de dégâts sociaux... Et la taxe Tobin n'a toujours pas vu le jour. En parler toujours, ne la faire jamais: Bernard Kouchner, qui a été de tous ces combats, n'en a pas oublié les leçons.

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/300509/taxe-tobin-le-perpetuel-concours-des-hypocrites

Links:

[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/laurent-mauduit

[2] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/actions-france_830/aide-au-developpement_1060/financements-innovants-du-developpement_14483/conference-sur-les-financements-innovants-discours-ouverture-bernard-kouchner-28-mai-2009_73262.html

[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/250908/sarkozy-le-revolutionnaire-d-operette

[4] http://www.lefigaro.fr/actualite/2007/02/14/01001-20070214ARTFIG90304-nicolas_sarkozy_chiffre_son_projet_a_milliards_sur_cinq_ans.php

[5] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j-ZUj4f6JTHGU8x-tTjgAsnFMK2A

[6] http://www.france.attac.org/spip.php?article9738

[7] http://www.cae.gouv.fr/spip.php?article17

[8] http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246578918&ligneArticle=1

[9] http://www.grasset.fr/Grasset/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCatalogue&requestCode=afficherArticle&codeArticle=9782246636519&ligneArticle=0






France - Des " virus " dans le corps social. Retour sur la contresubversion.

Lundi 1er juin 2009, par Louise Renard

La doctrine de la guerre révolutionnaire, spécialité française, ne subit-elle pas un regain d'actualité ? De l'ultragauche au sans-papiers, du chômeur à l'anti-hadopiste, du gréviste au schizophrène dangereux, les stigmatisations et dénonciations de groupes sociaux rappellent cette spécialité de la police et de l'armée françaises aussi appelée doctrine de la contresubversion.

Un climat de terreur latente

Si la doctrine de la guerre révolutionnaire est de retour, au moins à titre d'arme politique, cela signifie que l'ennemi intérieur, ou plutôt les ennemis intérieurs sont l'objet d'une seule et même campagne de création d'ennemis de la société [1]. Une campagne relayée et amplifiée par la caisse de résonance médiatique. Selon la doctrine de la guerre révolutionnaire, sur laquelle nous revenons plus bas, cette campagne aurait pour effet d'activer chez les groupes non stigmatisés un réflexe de non-identification et de non-solidarité avec les groupes stigmatisés, et, par suite, de recentrement autour du discours officiel. Des attaques multiples qui pourraient n'être qu'une tentative de terrorisation et d'orientation psychologique de la " majorité silencieuse ", victime d'une manipulation destinée à servir des enjeux d'une domination politique.

Le principe marche très bien à l'échelle d'une population : pourquoi dans le cas où l'on n'appartient à aucun des groupes stigmatisés se rapprocherait-on d'eux ou adopterait-on leurs idées, à moins de vouloir se confronter aux autorités, avec ses collègues bien-pensants ou avec… son boss ? C'est ainsi que certains salariés ont refusé l'étiquette de " rouges " et ne se sont pas déclarés grévistes lors des dernières manifestations nationales. Combien serait-on si chacun pouvait débrancher ce petit système de survie ? La suggestion marche de fait très bien, comme dans l'expérience de la goutte d'huile dans l'eau, au milieu du sel et du poivre - pour ceux qui ne connaissent pas l'expérience, l'huile sépare brutalement le sel et le poivre, qui s'en vont chacun sur un bord opposé de l'assiette. Chez les esprits bien pensants, le principe d'éloigner des groupes visés par la stigmatisation ou la répression, qu'elle soit policière ou médiatique, et, corrélativement, d'identification avec les groupes non visés, est une tendance inévitable.

Dans l'hypothèse où la surenchère sécuritaire reposerait sur une stratégie de contre subversion, les attaques répétées contre les " virus " du système politico-économique actuel auraient pour but de diffuser un sentiment de terreur et, corrélativement, de passivité, au moment même où les attaques du système démocratiques se multiplient et où le citoyen ressent qu'il a perdu le pouvoir de faire entendre ses exigences [2]. Cette perte de pouvoir est précisément ce qui doit être maintenu le plus longtemps possible dans l'ombre en limitant la propagation de l'esprit de révolte, en orchestrant la désignation d'ennemis intérieurs et la stabilisation de l'opinion. Nous verrons que cette stabilisation sert, dans le même temps, à légitimer le déploiement d'une architecture du contrôle et des choix sécuritaires en vue de la répression de tous les contre-pouvoirs émergents, autrement dit le maintien d'une politique de classes.

Retour
sur une doctrine de guerre

Au Festival des résistances et alternatives à Paris (FRAP), mi-mai, Mathieu Rigouste exposait à ses auditeurs ses recherches sur les techniques de la guerre révolutionnaire, à partir notamment des archives de l'Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN). En tant que spécialité qui a valu aux Français une réputation mondiale, la doctrine de la guerre révolutionnaire tire son origine d'expériences de guerres, en Indochine puis en Algérie. Ces expériences, incluant torture, disparitions forcées, infiltrations, recensement, maillage de la population, dénonciations, visaient d'une part à maîtriser l'adversaire et d'autre part à obtenir la collaboration de la population non révolutionnaire. Ces expériences furent rassemblées dans plusieurs documents au retour de la guerre d'Indochine.

La doctrine suppose que les " virus " subversifs - révolutionnaires, communistes, de libération nationale, etc. - mettent en danger la population d'une zone, ayant des effets nocifs sur son " unité " et pouvant aussi renverser l'opinion de la partie non atteinte de la population. Ces virus subversifs sont cachés au sein de la population, sans qu'on puisse séparer les citoyens inoffensifs des révolutionnaires. Ils sont logiquement organisés autour d'une OPA (organisation politico administrative). La mission de l'armée et des services de renseignement est alors de lutter contre ces virus en identifiant et en poursuivant l'OPA dans la population globale. Pour y parvenir, il est nécessaire d'influencer celle-ci, en la persuadant de son intérêt à ne pas cacher les subversifs, à s'en éloigner, ainsi qu'à collaborer et à dénoncer les membres de l'OPA.

Constituée entre 1953 et 1960, la doctrine a fait l'expertise des renseignements et de l'armée française à l'étranger, au point que d'autres pays sont venus se former en France à ce type de tactique urbaine. Elle a été interdite officiellement en France en 1961, mais cela n'a pas empêché Mai 1968 d'en être un nouveau terrain d'application. De plus, depuis les années 1970, quoique interdite, la doctrine a sans doute contribué à façonner la grille de lecture sécuritaire face aux populations immigrées, vécues comme vecteur intérieur d'une menace globale - islamisme, terrorisme, immigration clandestine, violences urbaines… - et a entraîné la mise en place du nouvel ordre sécuritaire sur une base identitaire. C'est l'avis de Mathieu Rigouste [3], pour qui le modèle matriciel issu des guerres coloniales a imprégné la vision des politiques de sécurité intérieure et les premiers dispositifs sécuritaires.

Au sein de l'IHEDN, qui n'est autre qu'un institut créé par Pétain pour former les cadres de la nation, Mathieu Rigouste indique que la doctrine a toujours eu ses défenseurs, qu'elle y reste discutée encore aujourd'hui et continue d'influencer une élite à la fois militaire, politique et médiatique par ses principes simples et efficaces. Or cette élite de l'IHEDN, qui est, pour un tiers, composée de cadres de l'armée, pour un tiers de magistrats et pour un tiers de personnalités du privé - patrons de l'audiovisuel et de la presse, du complexe militaro-industriel… -, est-elle toujours chargée ou tentée de transmettre les représentations des subversifs et la manière de les reconnaître dans le corps social ? La doctrine peut-elle s'étendre à de nouveaux ennemis, de plus en plus imaginaires ? Et dans quel but, sachant qu'une telle stratégie se double toujours d'enjeux de domination totale ?

Les " risques gris " et la multiplication des " ennemis intérieurs "

À ces questions il est tentant de répondre par une autre : pourquoi un pays dont c'est la spécialité, qui a plusieurs fois affirmé sa supériorité dans ces techniques, y compris en 1968, et dont l'élite (militaire, médiatique, etc.) continue à être en contact avec les principes très simples de la contre subversion, bref, pourquoi l'ordre établi se priverait-il d'une telle arme ? L'on n'abandonne pas une arme qui marche, qui plus est dans un pays dont c'est devenu la spécialité en matière d'ordre social…

Plus précisément, dans un rapport des RG de 2005, au moment où la police est confrontée aux émeutes urbaines dans les banlieues, les risques " sociaux " prennent le pas sur l'islamisme, qui formait jusqu'alors le principal ennemi potentiel. Il y a une inflexion dans la façon de considérer les facteurs de risques sociaux. Le rapport de RG généralise la cause des émeutes. Il s'agit d'un " risque gris " multiple, au sein des milieux populaires, par opposition aux milieux bourgeois. Tous les milieux populaires sont considérés comme des milieux à risques. À cette période, les discutants de l'IHEDN montrent qu'il ne semble pas y avoir de récupération gauchiste ni d'animation terroriste dans les émeutes et que ces mouvements sont avant tout " sociaux ", autrement dit sans véritable OPA - l'organisation politico administrative qui caractérisait le réseau subversif. Curieusement, après les émeutes, la police française a redoré son blason de spécialiste mondial dans les combats contre les risques intérieurs. Depuis, quoiqu'il ne s'agisse pas de rechercher la " tête " de réseaux de subversion - et peut-être à cause de ce côté flou des " risques sociaux " mal définis -, l'on voit sans cesse brandir des solutions de quadrillage technologico-sécuritaire du territoire, comme ces derniers jours autour des établissements scolaires.

Cependant, il ne peut être question d'étendre ces instruments de contrôle à tous les espaces publics et parfois privés - cf. l'incitation faite aux commerçants de s'équiper de caméras de sécurité - sans créer ou orchestrer des événements qui le légitimeront. C'est là que le principe psychologique de la contre subversion pourrait s'avérer efficace, pour légitimer ces installations en s'appuyant sur la construction d'ennemis intérieurs désignés. Ainsi, la croissance du nombre d'interpellations, de violences policières, de garde-à-vue prolongée, ainsi que de stigmatisations de plus en plus multiformes de groupes sociaux présentés comme subversifs pourraient servir la logique de domination globale d'une classe dirigeante de moins en moins " soucieuse " des libertés. Cette logique globale, au-delà des intérêts que l'on pourrait qualifier d'économiques - de relance économique par l'innovation sécuritaire, puisque la recherche et l'équipement technologique sécuritaire se trouvent de fait largement stimulés - est surtout porteuse d'une intention de maintien de l'ordre. Intimider, voire terroriser l'opinion, et par là aussi et surtout : convaincre une majorité d'adhérer au renforcement de tous les contrôles et de maintenir en place un pouvoir qu'elle serait tentée de désavouer s'il n'y avait pas ces ennemis intérieurs.

Dans les faits, les dispositifs sécuritaires conquièrent des espaces où ils n'auraient pas été tolérés un an plus tôt. Installations de caméras, fichiers de renseignements, portiques de détection des métaux, fouilles des élèves, descentes de police - vecteurs d'une " bonne insécurité " selon certains, après des descentes de prévention contre la drogue -, etc., gagnent tout le système éducatif. Dans la même logique antisubversive, il faut rappeler, fin 2008, un appel d'offres du ministère de l'Éducation pour la création de fichiers répertoriant les " leaders d'opinion " à l'université, analysant " leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau ". Ce système en place depuis 2006, de l'aveu du ministère, et digne des méthodes de renseignement les plus contre subversives augure mal de la façon de considérer le milieu universitaire. Il faut dire que depuis la loi Devaquet, en 1986, et à la suite des mouvements anti-CPE en 2006, le gouvernement a fort à faire avec la lucidité d'un milieu retors aux manipulations (sans parler des prises de conscience de cette année). De fait aussi, les lieux de la criminalité désignés comme tels se multiplient, avec une focalisation particulière, ces jours-ci encore, sur le système éducatif, après le coup de poignard d'un collégien sur une prof de maths qui l'avait puni ou l'agression d'une CPE dans les couloirs d'un collège. Des faits dramatiques surexploités et où l'on se hâte de légitimer la réponse sécuritaire par l'exemple du grand frère américain. Las, l'intelligence statistico-comparative a ses limites lorsqu'on n'oublie tant d'autres paramètres et que l'on fait l'impasse sur le bilan d'un pays en proie à une crise totale… Mais certains continuent, comme le fait le gouvernement, à se servir de l'argument d'autorité du grand frère américain. Quant aux offensives médiatiques, la liste serait longue. Quelques-unes parmi les plus visibles : en janvier 2009, le JDD titrait à propos des grévistes de Saint-Lazare : " SUD, le nouvel ennemi public ", au milieu d'une campagne médiatique générale analysée par Le Plan B dans son numéro de février-mars ; des colonnes entières sont consacrées aux saccages occasionnés en marge des manifestations - anti-OTAN, anti-G20, grèves nationales… -, dont certains sont visiblement entretenus par les services de sécurité ; quant au montage de l'" ultragauche " et de la " bande à Coupat ", référence aux années 1920 dont personne ne connaît plus rien, il est l'emblème du refus de laisser émerger des alternatives critiques (aux modes de production consommation actuels, etc.) et de voir étalés au grand jour les tabous de l'ordre établi. D'une manière générale, la presse a intérêt à relayer les attaques du gouvernement, à stabiliser l'opinion et à la maintenir éloignée des " subversifs ", faisant le jeu de la contre subversion en relayant les effets d'intimidation [4]. Il faudrait ajouter, parmi d'autres, la manipulation des chiffres sur la délinquance pour modifier les principes de la justice des mineurs, les attaques aux sans-papiers pour justifier des chasses à l'homme terrorisantes, la culpabilisation des associations d'aide aux sans logement (le DAL face à la justice) ou aux sans-papiers, l'organisation de la délation, etc. Face à ce qui pourrait être des applications médiatiques du principe de contre subversion, on ne peut omettre de mentionner la grippe A, diagnostiquée comme une pandémie dès les premiers cas et elle aussi en bonne place pour maintenir l'angoisse d'une pandémie mortelle à son maximum, laisser planer la perspective d'une loi martiale prochaine - comme au Mexique début mai, où elle a favorisé des interpellations. Une situation visiblement prévue depuis mi-2007, date où un programme d'éducation récemment évoqué par le président de France Télévisions a été conçu avec l'aide de France 5, afin de poursuivre l'éducation des jeunes par des modules télévisés, dans l'hypothèse où serait prononcée l'interdiction de sortir des chaumières.

À la différence de la guerre révolutionnaire, la figure de ces ennemis est entachée d'un flou général quant à leurs revendications. Cela rappelle le " risque gris " mentionné plus haut, et l'absence d'OPA dans un certain nombre de cas. En revanche, dès qu'un simili d'OPA se présente, il devient une cible directe. Un risque gris émergeant qui plonge ses racines dans la remise en cause de l'ordre établi, la lutte contre un État mafieux ou, comme on pourrait le dire à l'ancienne : la lutte des classes… Et cela au sein des milieux populaires, mais pas seulement - Coupat dans l'interview qui précède sa remise en liberté a cette phrase : " Il y a de la plèbe dans toutes les classes" (citant Hegel)… C'est ainsi que sont visées toutes les voix discordantes qui ne servent pas la " planification " étatique en matière de développement industriel et social, les choix de l'innovation et de la croissance financière, toutes les voix discordantes qui luttent contre les choix sécuritaires et de contrôle, contre la régression du droit du travail et les choix de mise au pas du salariat par les grandes instances internationales, et enfin toutes les générations susceptibles d'apprendre et de repenser le monde autrement - d'où la focalisation sur les étudiants et la jeunesse. Tout cela doit être considéré comme des virus et il faut empêcher la collusion et le rapprochement du reste de la population avec eux, qui pense : " Plutôt ma sécurité que de moisir au poste 96 heures pour avoir barbouillé un panneau publicitaire "… (comme c'est arrivé récemment à des antipubs).

Ces " virus " peuplent les journaux, les postes de police ou les prisons, soumis à des procédures d'interpellation, de garde-à-vue et d'emprisonnement de moins en moins conformes au droit et à la justice. Les rapports récemment publiés d'Amnesty, de la LDH ou de la Commission de déontologie de la sécurité confirment la tendance, même s'ils font l'objet d'une médiatisation infime et que la classe politique s'en saisit très peu. Même, à un autre niveau, le bilan 2009 de la CNIL - qui comportait des critiques sur les atteintes au droit dans la loi Création et Internet - a subi un retard de publication jusqu'au dernier vote de la loi Hadopi afin de limiter sa médiatisation. C'est dire la transparence dans laquelle ces rapports sont publiés et accueillis par la classe politique. Sans doute les rapports sur la sécurité seront-ils eux aussi lettre morte au niveau politique, car les violences policières et les interpellations dites régulières sont, vis-à-vis des subversifs, la preuve renouvelée d'une stratégie de violence morale et d'une urgence de soumission générale de la société.

Ici, en temps de paix, les caméras, interpellations, fichiers, enregistrements divers valent pour le quadrillage des villes et les barrages filtrants dans la casbah d'Alger en pleine guerre d'Algérie. En temps de paix aussi, cette arme psychique qui consiste à faire grandir les peurs, sur fond de crise économique, s'avère être l'arme idéale pour faire admettre une politique d'inégalités contraire aux intérêts de la majorité.

L'ère de la manipulation

Voilà au final à quoi pourrait servir la multiplication des groupes stigmatisés et l'amplification du volume des attaques contre toutes sortes d'opposants :

1) Faire agir la séparation spontanée entre " ceux qui n'ont rien à se reprocher " et les personnages " dangereux pour la société " ;
2) Faire entrer en vigueur tous les dispositifs les plus impensés auparavant afin de préparer le contrôle de tous les espaces sociaux, voire privés ;
3) Maintenir un ordre de domination dont les intérêts sont classiques : la domination sans contre-pouvoir, avec de nouveaux instruments de l'ordre, y compris les techniques d'intimidation psychologique.

L'on peut considérer aujourd'hui que l'État et la classe dominante organisent la domination d'une manière technique, en abusant de leur statut officiel d'État et de dirigeants ou de professions influentes, par la dénonciation officielle d'ennemis de l'ordre intérieurs dont il s'agit d'éloigner le reste de la population. Il faut organiser la suspicion à l'égard des fauteurs de troubles afin qu'elle soit plus forte que la suspicion que peuvent engendrer le maillage des lieux d'existence par l'industrie sécuritaire ou le marketing, la destruction systématique des oppositions émergentes et les politiques d'inégalités. C'est en effet le seul biais qui s'offre à eux pour maintenir un simulacre d'adhésion. Et cela marche sur tous les esprits bien-pensants.Et si cela s'avérait ne pas être une technique de contre subversion - mais une logique auto générée par le système de gouvernementalité actuel, fondé sur des calculs de risques, et qui, selon une logique foucaldienne, génère de façon systématique des instruments d'analyse et de contrôle de ces risques pour installer ses pare-feux là où sont décelés des risques d'insécurité -, les conséquences psychologiques sont identiques : le témoin des coups de sang des ministres et des stigmatisations à l'emporte-pièce interprète que, s'il est un bon citoyen, il ne doit pas s'acoquiner ou collaborer avec les " rebelles ".

Inquiéter, terroriser ou empêcher les plus dociles de rejoindre le camp " rebelle " : cela marche sur tous les esprits bien-pensants à l'heure ou il semble que la pire des obscénités soit devenue l'exigence de liberté.

Louise Renard

Notes

[1] On pourrait ajouter d'autres axes, ils se multiplient tous les jours et convergent, sans réelles raisons, à former un ennemi global : ainsi, de l'anti-hadopiste (cf. le salarié de TF1 licencié) à l'anti-ogm, dont les premiers sont " criminels " vis-à-vis de l'industrie de la création, et dont les seconds pourraient un jour se voir accusés d'empêcher certains industriels de " nourrir l'humanité ", vu la tendance de la propagande pro-OGM à affirmer être une solution contre la faim dans le monde… Les axes seront sans doute innombrables dans quelque temps, ce qui, dans l'hypothèse de forger un ennemi global, peut avoir pour effet de faciliter la doctrine de la contre subversion, car les interpellations seront d'autant plus faciles que le chef d'accusation sera imaginaire.

[2] Emblématique de ce qu'est devenu le débat parlementaire : la campagne anti-hadopiste a montré à quel point l'Assemblée était vidée de sa fonction démocratique. Des députés de la majorité ont fait savoir en effet, entre les deux passages à l'Assemblée, tout leur mépris du processus démocratique (la loi passera, martèle l'un d'eux), avouant par là que les votes se réduisent toujours plus à une procédure formelle et que le travail parlementaire ne protège plus des effets d'une politique de domination.

[3] Cf. " L'ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l'ordre sécuritaire dans la France contemporaine ", de Mathieu Rigouste. Consultable sur le site de l'éditeur : http://www.editionsladecouverte.fr.

[4] La caisse de résonance médiatique partage une large responsabilité dans la diffusion de l'intimidation. L'effet psychologique joue d'autant mieux que la saturation d'informations empêche d'élaborer les faits et maintient l'opinion dans l'incapacité de s'interroger réellement sur ce qui s'est passé. La succession des messages semble court-circuiter les processus de réflexion. La diffusion de messages traumatisants oblige de plus chacun à brider sa sensibilité et à endommager la capacité de critique et d'engagement.




Bienvenue Philippe !

Chers Auditeurs Modestes et Géniaux,

" Comment cela est-il possible !? Dites-nous qu'il s'agit d'un cauchemar ! Si c'est une blague, elle n'est pas drôle… " Depuis des semaines, vous avez été nombreux à nous poser de questions sur l'arrivée de Philippe Val à la direction de France Inter. Soyez sans inquiétude, Philippe est un vieil ami de Là-bas si j'y suis et c'est dans la joie que toute l'équipe accueille celui que l'historien Alexandre Adler compare à Émile Zola. Et pourquoi pas à Voltaire, Spinoza, Albert Londres ou Albert Einstein ? Car Philippe c'est tout ça à la fois ; une conscience, un visionnaire, et un penseur engagé face aux grands défis de notre temps.

Et ceci à la différence de ses anciens camarades qui persistent à végéter dans un gauchisme moisi, souvent entaché d'antisémitisme et d'islamo fascisme.

En dénonçant avec courage des figures nauséabondes comme celle du dessinateur Siné ou du journaliste Denis Robert, du dessinateur Lefred-Thouron ou du négationniste américain Noam Chomsky, Val a montré qu'il avait pleinement réussi à évoluer avec pragmatisme du côté du manche sans rien perdre de cette impertinence libertaire qui est la marque de fabrique de cet homme de gauche.

Mais Philippe est aussi un chef d'entreprise avisé. C'est d'une main ferme qu'il a conduit son journal Charlie Hebdo, là où il se trouve aujourd'hui.

Et certains pensent bien qu'il pourrait faire la même chose avec France inter.

Aujourd'hui, familier des plateaux de télévision, penseur reconnu de l'élite médiatique, il tutoie nos plus brillantes personnalités, de BHL à Carla Bruni. Il a d'ailleurs élégamment révélé que c'est par l'intermédiaire de cette dernière qu'il a pu suggérer au président de la république, Nicolas Sarkozy de faire appel à son vieux copain Jean-luc Hees pour présider Radio-France. Et c'est donc ainsi, par un loyal retour d'ascenseur, que notre habile Philippe, se trouve aujourd'hui à la tête de la prestigieuse radio française.

L'ensemble des collaborateurs de France inter cherche les mots pour remercier le Président Sarkozy de leur avoir choisi un tel chef. C'est plein d'entrain et de confiance qu'ils s'apprêtent à lui faire la fête, les regards pétillent, les sourires sont partout.

Son petit bouquet de fleurs à la main, l'équipe de Là-bas ne sait plus comment dissimuler sa joie.

Là-bas, le 17 juin 2009




Le développement de l'autoritarisme dans le premier degré du système éducatif.

http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_autoritarisme.pdf

Pierre Frackowiak

Le fait est que nous assistons à un développement de l'autoritarisme dans le fonctionnement du système éducatif au niveau du premier degré, que ce phénomène inquiétant est sans précédent dans l'histoire contemporaine, que les dégâts produits sont dores et déjà considérables. Si le successeur de M. Darcos ne corrige pas la trajectoire, avec élégance et détermination, dans les meilleurs délais possibles, la situation ne pourra que se dégrader. À terme, un éventuel projet alternatif démocratique et progressiste aura bien des difficultés à remettre le système en ordre de marche, même en faisant le pari possible de la confiance et de l'intelligence et même en y mettant les moyens en terme d'accompagnement et de formation. Les dégâts sont facilement perceptibles quand on connaît bien les écoles et le métier de professeur des écoles, que l'on n'accepte ni l'infantilisation qui conduit à une docilité apparente, ni les voiles pudiques qui protègent les fonctions, ni le conformisme qui crée la démobilisation ni la neutralité qui s'identifie au conservatisme. Comme dirait Dany Boon à propos du contenu de ses célèbres fricadelles, " tout le monde le sait, mais personne ne le dit ". Conflits et révoltes sont vite étouffés. La ouate institutionnelle les absorbe et les relativise. Les apparences tentent d'être sauves mais les déceptions, les découragements, les colères contenues demeurent et pèsent sur la vie des écoles et des personnes.

En une seule année scolaire, cette année 2008/2009, les éléments du développement de l'autoritarisme se sont fortement multipliés, la pression sur tous les niveaux de la pyramide s'est fortement accrue au point de devenir insupportable.

Pyramide et tuyaux d'orgue

Ce phénomène est amplifié au niveau du terrain par l'évolution des attitudes et comportements de la hiérarchie. Il y a toujours eu des cadres plus ou moins progressistes ou conservateurs, plus ou moins zélés, plus ou moins serviles, plus ou moins ambitieux pour eux-mêmes, plus ou moins sensibles à l'air du temps. Depuis 2007, même ceux qui ne sont pas atteints par ces défauts ou ces faiblesses sont aspirés dans la spirale et exécutent. Ils se donnent bonne conscience en invoquant la loyauté, en recherchant des points positifs dans les politiques même les plus régressives, voire en contribuant à rechercher les preuves de leur pertinence et de leur efficacité. Certains accentuent le phénomène et vont bien au-delà des exigences formellement exprimées par l'institution, ajoutant de la paperasse à la paperasse, multipliant les enquêtes et les contrôles, allant au devant des attentes du pouvoir. On peu ranger dans cette catégorie, ceux qui demandent des sanctions, des retraits de salaire, des déclarations sur l'honneur alors même que leurs supérieurs conseillaient plutôt le dialogue. Ceux qui inspectent systématiquement le soutien, ceux qui exigent que chaque élève pris en soutien fasse l'objet d'un PPRE (projet personnalisé de réussite éducative de 4 pages au moins, lancé antérieurement dans un autre contexte). Le ministère interrogé par le site ToutEduc déclare qu'il n'y a pas eu d'instruction officielle formelle allant dans ce sens. C'est donc que les hiérarchies intermédiaires ont anticipé, interprété, renforcé, au-delà des instructions du sommet.

Le phénomène s'étend par les effets " tuyaux d'orgues " à tous les échelons de la pyramide. Les directeurs et directrices deviennent plus obéissants en apparence mais répercutent les ordres et consignes, parfois en les renforçant. Au nom de l'inspecteur, ils exigent. Ils filtrent les remontées de réactions pour protéger l'image de leur école, ils évitent de transmettre les protestations individuelles. Parfois, ils utilisent l'échelon supérieur pour pouvoir imposer des décisions personnelles qui n'ont pas fait l'objet d'actes formels de l'inspection ou ils menacent " de le dire au chef ". Il faut beaucoup de courage et de personnalité pour ne pas se replier dans le moule. La résignation s'installe. Les pratiques de contournement s'accentuent. On donne les réponses que l'on suppose attendues. On remplit notices et questionnaires comme on peut. On accepte, sans rechigner, d'être prévenu de la date de son inspection selon des pratiques qui scandaliseraient toutes les autres professions sans exception : " vous serez inspecté entre le 1er et le 8 ou le 15 du mois et vous m'enverrez une notice de renseignements préparatoire à l'inspection de 7 pages " avec des items que seul le rédacteur de la notice peut comprendre ". On reste sagement assis trois heures et plus, même quand les réunions qui se multiplient ne servent à rien ou sont terminées en bien moins que trois heures mais il faut " faire le temps " affiché.

Le phénomène gagne des conseillers pédagogiques qui ont parfois tendance à être encore plus exigeants que les inspecteurs et à effrayer les enseignants en décrivant les attentes du chef. Il gagne les maîtres formateurs, même ceux qui sont fraîchement intronisés, qui traitent les étudiants, les élèves professeurs, soit au cours de leur visites soit au cours des présentations de mémoires professionnels, comme des gamins, avec une assurance et des certitudes, confortées par leur certificat, que l'on aurait de la peine à imaginer si l'on n'accumulait pas les témoignages. Mais tout va bien, personne ne s'occupe de la qualité des relations entre chefs, sous-chefs, formateurs et acteurs et personne n'ose mettre en cause publiquement l'attitude du niveau immédiatement supérieur. La ouate institutionnelle absorbe et tout le monde s'en accommode en apparence mais les souffrances et parfois les humiliations demeurent prêtes à se réveiller et à éclater.

Les facettes de l'autoritarisme

On objectera qu'il ne faut pas exagérer, caricaturer, généraliser abusivement, que tout cela a toujours existé mais à la marge. Je pense que, même à l'époque où c'était peut-être à la marge, ces pratiques, auraient pour le moins, dues être mises à l'étude, que le droit à l'expression libre, au respect, à la pensée divergente, à l'indignation, devant une hiérarchie réelle ou factice, est un droit inaliénable. Et je constate, un peu partout en France, que ce qui était peut-être à la marge s'est fortement généralisé au cours de cette année. Il faut dire que bien des éléments y ont contribué, parfois sournoisement, subrepticement, parfois très clairement et fortement :

" L'obligation de dire urbi et orbi, au nom de la loyauté dont on n'avait jamais autant parlé, et de prouver que les nouveaux vieux programmes sont dans la continuité des précédents, qu'ils sont bons, plus simples, plus clairs, plus compréhensibles… Toute la pyramide a été mobilisée de l'inspection générale qui a accepté de dire tout et son contraire à quelques mois d'intervalle aux recteurs, IA, IEN, directeurs. Les sondages d'opinion aidant, l'idée que ces vieux programmes sacrifiaient l'intelligence au profit de la mécanique par exemple, est devenue incongrue. Ces programmes ont pourtant été condamnés par l'immense majorité des spécialistes et des pédagogues. Rien n'y fait.

" Les retraits de salaire importants qui ont frappé les enseignants " désobéisseurs " sont une mesure sans précédent. Elle est choquante dans la mesure où ces enseignants usant de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, n'ayant pas abandonné leur poste durant les heures affectées à l'aide personnalisée (le soutien) mais ayant pris en charge les élèves sous d'autres formes que les exercices mécaniques dont on sait qu'ils constituent l'essentiel du temps dévolu au soutien (du bled et des opérations). Ce soutien imposé qui alourdit la journée scolaire déjà trop longue, qui est placé le matin, le midi ou le soir au gré des circonstances sans le moindre regard sur l'intérêt réel des élèves, alors que les autres enfants ne sont plus dans les locaux scolaires, est un non sens. Mais les enquêtes bien orientées et les sondages diront que c'est bien. Comment dire que ce n'est pas bien alors que l'intention affichée paraît si généreuse : l'honneur de la République selon certains discours très habiles.

" Les sanctions (réprimandes, pressions, blâmes, menaces), les demandes de déclaration sur l'honneur (un comble !) pour obtenir les primes liées à la réalisation des évaluations CM2 et CE1, très contestables et contestées, ont complété un dispositif de type répressif nouveau à l'Éducation Nationale. On peut se demander si la prochaine étape ne sera pas une réduction des salaires des inspecteurs dont une partie des écoles placées sous leur responsabilité n'auraient pas fait les évaluations et répondu aux enquêtes. Il n'est pas sûr d'ailleurs que les inspecteurs zélés qui se sont mobilisés pour préparer les demandes de sanction ont bien mesuré que ce système pouvait être appelé à s'appliquer à eux-mêmes. Leurs syndicats non plus…

" L'obligation d'organiser la semaine scolaire sur quatre jours sans concertation, sans réflexion préalable collective avec les partenaires de l'école sur le temps de l'enfant, sur les possibilités de projet éducatif global, est apparue comme une mesure autoritaire. Premièrement, il a été interdit d'utiliser le samedi matin, ce que l'on pouvait comprendre dans la mesure où la décision avait été prise d'abord pour séduire l'opinion publique nonobstant l'intérêt des enfants ; Deuxièmement, tout a été fait pour éviter d'utiliser les mercredi matin. Les écoles et les communes qui ont réussi à faire accepter un projet dans ce sens ont fait preuve d'héroïsme car les pressions des IA étaient fortes et en cascade pour l'éviter. Ils ne l'ont pas fait sans consignes. Le ministre déclare aujourd'hui qu'il n'a jamais interdit d'utiliser le mercredi et que l'on peut toujours le faire, admettant à nouveau l'intérêt des projets éducatifs locaux initiés par les mairies… On sait que c'est faux… On sait même que c'est quasiment irréversible sauf à faire preuve d'un autre autoritarisme. L'habileté suprême a été de conduire les enseignants à considérer les 4 jours comme un avantage acquis et à s'opposer à toute tentative de revenir sur l'organisation de la semaine et de la journée. " Touche pas à mon mercredi ! " est devenu un slogan qui crée de vives tensions entre parents et enseignants. L'exemple du beau projet éducatif global de la ville de Lille sur quatre jours et demi est significatif et illustre bien la nocivité de la stratégie de M. Darcos. Impossible à mettre en place sur les quatre jours obligatoires et impossible de remettre en place les quatre jours et demi malgré un travail de communication et de débats dans tous les quartiers de la ville.

" Le pilotage par les résultats et l'évaluationnite galopante, les feuilles de route, les tableaux de bord, les stats, pourcentages, courbes et camemberts, etc, contribuent à déshumaniser l'acte éducatif. Il devient plus important de réussir à afficher de bonnes évaluations qu'à bien faire l'école. On évacue tous les autres paramètres de la réussite : la stabilité de l'équipe, le taux de présence de l'enseignant et la qualité du remplacement en cas d'absence, le contexte social, les accidents et incidents qui pourrissent la vie, la richesse ou la pauvreté de l'environnement… On remédie ponctuellement sans avoir d'abord médié. On se complaît dans l'apparence et l'illusion sans trop s'interroger. Bientôt surgiront à nouveau les concepts usés de handicap social, de l'égalité des chances, de l'insuffisance du travail à la maison et de l'implication des familles, avec l'idée de la fatalité, avec la culpabilisation de l'élève et de sa famille, avec la transformation douce des victimes en coupables.

" Les rappels à l'ordre incessants, les culpabilisations et les leçons de morale sur l'intérêt des élèves, la politique de la carotte et du bâton (les primes et les retraits de salaire), le renforcement de l'autorité des inspecteurs soumis à des pressions considérables (voir la nouvelle note de service à propos de leurs missions, qui veut les transformer en contrôleurs et managers ou pilotes), l'inflation de paperasse (circulaires, notes, enquêtes, demandes de comptes-rendus), tout cela a eu des effets désastreux dans les écoles : démobilisation, conflits internes, tensions avec les parents, abandon de l'esprit d'initiative, perte du goût de l'expérimentation….


Pas de précédent dans l'histoire contemporaine

Les réalités sont là, incontestables. Une véritable enquête indépendante le mettrait en évidence et serait salutaire, mais elle coûterait cher. Payée par le pouvoir, une telle enquête perdrait tout son sens. Quelques travaux universitaires sur ces questions pourraient lever des voiles s'ils ne restaient pas confidentiels. Les valets diront que, sur leur territoire, c'est bien différent et que si cela existe, cela ne peut-être que sur le territoire voisin.

Ces réalités sont sans précédent.

Lorsque le ministère a lancé le tiers temps pédagogique qui constituait à l'époque, en 1969/70, une véritable réforme de l'école, personne n'a jamais pensé sanctionner ceux qui ne l'appliquaient pas, ne faisaient pas l'éducation physique ou les activités d'éveil, continuaient à faire des leçons de choses et du b-a ba, consacraient 90 % du temps scolaire au français et aux maths et une grande partie de ce temps à des exercices d'application, d'entraînement, de mémorisation et de contrôle. Pas une seule sanction.

Lorsque le ministère a mis en place une nouvelle loi d'orientation, celle de 1989, qui instituait le projet d'école, les cycles, des programmes en termes de compétences et plus en termes de sommaires de manuels, le livret scolaire, aucun enseignant n'a été sanctionné. Personne ne l'avait envisagé. Le nombre de désobéisseurs a pourtant été considérable, même chez des cadres conservateurs qui prônaient la superposition des pratiques nouvelles (le livret scolaire) aux pratiques anciennes (notes, compositions, classements). Même ceux qui affichaient leur désaccord ou leur scepticisme n'ont pas été rappelés à l'ordre. Peut-être ces ministères de droite et de gauche ont-ils eu tort de ne pas sévir… On peut se poser la question. Mais on sait que l'autoritarisme ne peut en aucun cas garantir le progrès.

Ce qui est très préoccupant en cette période très difficile pour l'école, c'est l'absence ou la faiblesse des réactions. Les organisations syndicales sont très embarrassées. Elles ont toujours quelque chose à négocier avec le ministère, toujours des avantages à conquérir, même quand la crise et la volonté de réduire la dépense publique rendent les victoires dérisoires. Elles sont toujours en compétition entre elles et le degré de leur détermination sur les problèmes fondamentaux de l'école est lié à la concurrence au point de les conduire parfois à perdre leur âme. Les partis politiques font preuve d'une grande frilosité sur les questions éducatives depuis une vingtaine d'années et se réfugient, quasi exclusivement sur les questions quantitatives qui clivent sans aucun doute mais qui permettent d'occulter les questions fondamentales de la place de l'école dans la société, de la construction d'une école pour le XXIe siècle, des programmes, des missions et du temps de travail des enseignants, de l'évaluation, du bonheur d'apprendre et d'enseigner.

On pourrait cependant penser, en se conformant au discours officiel, que tout ayant échoué jusqu'alors, il faut bien essayer autre chose, par exemple, effectuer, comme c'est le cas, une vaste marche arrière, et, autre exemple, renforcer, comme c'est le cas, l'autoritarisme à tous les niveaux. Ces deux pistes sont condamnées à l'échec malgré toute la bonne volonté de leurs zélateurs.

Pour la première, il n'existe aucun domaine de la vie d'une société où pour résoudre un problème d'aujourd'hui ou de demain, on reprend les solutions d'hier ou d'avant-hier qui avaient d'ailleurs fait la preuve de leurs insuffisances et justifié les réformes. Cette évidence est décrite dans de nombreux ouvrages pédagogiques sérieux. Le site de Philippe Meirieu propose de nombreuses réflexions intéressantes sur ce thème. Rappelons que tout n'a pas échoué, loin de là, et que les mesures prises depuis un an sont toutes, sans exception, régressives. Pour la seconde, l'analyse n'a pas été faite, sans doute parce que le phénomène est nouveau dans l'histoire contemporaine de l'école, mais aussi, parce qu'il se développe insidieusement, que ses manifestations sont vite absorbées par la ouate institutionnelle, que chaque échelon de la hiérarchie se protège, que le niveau du terrain reste largement marqué par une infantilisation et une déférence historiques que la vague des désobéisseurs, aussi significative soit elle, ne parvient pas à occulter. La parole reste toujours descendante, les échanges horizontaux ne sont pas opératoires et sont fortement contrôlés, le chef a toujours raison, les instruments du pouvoir perdurent (inspection traumatisante, notation, jugement, autorisation d'absence, absence de possibilité de remontées authentiques et de feed back vrai des réunions…). Ces problèmes existaient avant 2007, ils étaient toutefois en voie de lente réduction, ils sont relancés et renforcés fortement depuis cette année scolaire.

Dommages et problèmes

Les conséquences sont faciles à imaginer, elles sont incontestables si l'on veut bien prendre la peine d'écouter les gens, d'observer, de comprendre, d'analyser en quittant son statut de supérieur, si l'on prend le temps d'échanger sur les représentations du métier et du système de chacun… Mais plus personne n'a le temps. Le pilotage par les résultats ne laisse aucune place à la relation humaine et à la compréhension de la condition humaine. Le climat dans et autour des écoles s'est fortement dégradé. Lassitude, désenchantement, démobilisation, perte de l'esprit d'initiative, renforcement de la tendance à l'individualisme, déresponsabilisation, défaut d'idéal… Réponse formelle aux enquêtes et questionnaires. Tendance à améliorer les résultats aux évaluations. Écœurement face à l'attitude consumériste d'un nombre croissant de parents et à la multiplication des procédures (plaintes, mains courantes) que l'on étouffe au nom d'un relativisme dévastateur et de l'obsession du "pas de vagues ". Comme l'écrivaient Emmanuel Davidenkoff et Brigitte Pérucca[1] dans leur livre passionnant qu'il faut lire et relire, " La République des enseignants ", parce que les questions qu'il traite sont aujourd'hui exacerbées :

" … L'école est avant tout en quête de sens. Pour les enseignants, la question des missions prime sur la revendication des moyens. Si les enseignants sont aujourd'hui orphelins de quelque chose, c'est bien d'un idéal politique. L'instituteur, le professeur de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle n'étaient pas des notables au sens traditionnel du terme mais par le respect qu'ils inspiraient : ils étaient porteurs d'un projet politique et social qui les dépassait et les transcendait. C'est ainsi qu'ils ont réussi à alphabétiser des millions d'enfants de paysans et d'ouvriers, et ce face à la concurrence de l'Eglise. Un siècle plus tard, la France est de nouveau confrontée à l'impérieuse nécessité de retrouver une cohésion nationale enr intégrant tous ses enfants, y compris ceux issus de l'immigration. Les situations ne sont pas comparables, mais la réponse sera forcément de même nature : il s'agit de formuler un projet politique fort susceptible d'armer les nouveaux hussards de la République. Le brassage des générations qui s'annonce ancre cette question d'actualité dans l'histoire. "


Le modèle ultralibéral autoritaire ne saurait en aucun cas répondre à ce besoin et il le prouve chaque jour.

L'autoritarisme et le pilotage par les résultats, qui sont très liés dans la perspective ultra libérale en action, peuvent peut-être être efficaces dans l'industrie ou dans les banques. Dans le domaine de l'éducation, c'est l'intelligence et la sensibilité, la compréhension et l'accompagnement, la confiance et l'optimisme qui doivent prévaloir.

À paraître aux éditions la " Chronique Sociale ", " Pour une école du futur. Du neuf et du courage " de Pierre Frackowiak avec une préface de Philippe Meirieu.

________________________________________

[1] Éditions Jacob Duverrnet 2003. Ouvrage réalisé avec l'appui de la MGEN et de la CASDEN Une relecture de ce livre remue le fer dans les plaies. Tant d'occasions ratées pour construire une école moderne, démocratique, émancipatrice, généreuse. Et cette méconnaissance des personnes, quand ce n'est pas du mépris. On relit sur la quatrième de couverture : " Derrière les débats et les remises en cause, se profilent des vies des hommes et des femmes, simples et complexes, qui lèvent souvent le voile sur des intimités émouvantes. ". Le pilotage de l'école par les résultats et l'autoritarisme, avec le snobisme du technicisme, les oublient complètement.




Une terrible leçon

http://www.maitre-eolas.fr/2009/06/30/1462-une-terrible-lecon

Par Eolas, mardi 30 juin 2009 à 11:01

:: Commentaire judiciaire :: permalien #1462

Il s'appelle Vamara Kamagaté (kamagaté est son nom de famille). Il est ivoirien, SDF, sans papiers, mais en France depuis 20 ans, il traîne à Paris. Il a établi ses pénates du côté de Bastille. Oh, ce n'est pas un SDF discret et poli. Il se fait remarquer quand il est ivre en insultant les femmes qui passent.

Elle s'appelle Alexandra G. Elle est étudiante en médecine. Son petit ami est policier à Paris, et ne s'intéresse pas assez à elle à son goût.

Un soir de février 2008, elle lui raconte qu'elle a été agressée le 6 février précédent dans la rue, par un homme noir d'une soixantaine d'années pourtant un bob sur la tête. Après l'avoir injuriée, il l'aurait saisie par le cou, aurait passé sa main sous ses vêtements pour lui pincer les seins avant de passer sa main au niveau de ses hanches en lui rentrant les doigts dans les côtes des deux côtés, en la pinçant, puis de mettre sa main dans sa culotte sous son jean et de lui frotter le sexe avec la main, et enfin de la repousser en hurlant.

Le 25 février 2008, son compagnon la conduit sur son lieu de travail pour prendre sa plainte. Munie d'une réquisition à cet effet, elle se rend aux Urgences Médico-Judiciaires pour qu'un certificat médical établissant les violences soit établi. Là, mesdames et messieurs les magistrats, j'attire votre attention : un certificat médical lui est délivré, ne relevant pas de doléances physiques mais un état de stress post-traumatique majeur avec une ITT[1] de dix jours, tout en relevant une " rumination psychologique " et des " antécédents victimologiques ".

L'enquête est rondement menée. La police fait passer l'info qu'on recherche " un SDF africain d'âge mûr ". Muni de cette description détaillée, le bureau de coordination des opérations signale qu'il a ça en magasin, au centre de rétention de Vincennes. Vous l'avez deviné, c'est Vamara Kamagaté. 46 ans, c'est moins que 60, mais il est noir et a un chapeau : son compte est bon.

On présente la photo de Monsieur Kamagaté au milieu de huit autres à Alexandra G., qui l'identifie en précisant être " pas absolument formelle " mais précisant reconnaître sa casquette rasta, " très caractéristique ". Vamara Kamagaté est extrait du centre de rétention et placé en garde-à-vue 28 heures, pendant lesquelles il nie absolument les faits.

La procédure est transmise au parquet, le rapport de synthèse précisant que le " bonnet noir " du suspect aurait été identifié par la victime et que " quelques incohérences [dans les déclarations de Monsieur Kamagaté] étaient toutefois relevées, mettant en évidence sa vision particulière de la vérité ". Retenez bien cette dernière phrase.

Le parquet estime en avoir assez pour une comparution immédiate, et notre Ivoirien est jugé le 8 mars 2008 par la 23e chambre correctionnelle du tribunal de Paris, pour agression sexuelle, violences suivies d'une incapacité totale temporaire de plus de huit jours, injures publiques envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine, et infraction à la législation sur les étrangers. Si tel est le cas, et ma source est fiable, il y avait une superbe double nullité, la procédure de comparution immédiate n'étant pas applicable à un délit puni de six mois d'emprisonnement sauf flagrance (art. 395 du CPP), et on était là un mois après les faits, ce qui exclut la flagrance (art. 53 du CPP), et elle est en tout état de cause inapplicable aux délits de presse, ce qu'est l'injure raciale (art. 397-6 du CPP).

Malgré ses dénégations à l'audience, il est déclaré coupable pour le tout et condamné à 18 mois d'emprisonnement avec placement en détention, et trois ans d'interdiction du territoire, accessoirement en violation de l'article 131-30-1, 3° du code pénal faute de motivation spéciale. La victime ne se présente pas à l'audience, mais est représentée par un avocat. Elle obtient 3000 euros de provision pour dommages-intérêts, l'affaire étant renvoyée sur intérêts civils pour qu'une expertise évalue son préjudice, susceptible d'être pris en charge par la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infraction (faits d'agression sexuelle, art. 706-3 du CPP).Monsieur Kagamaté ne fait pas appel. Justice est faite.

Sauf que.

Sauf que voilà, Alerxandra G. a tout inventé. Tout.

Le 14 mai 2008, rongée par le remord (elle croyait, naïve, que M. Kamagaté ne pouvait se faire condamner sur une accusation fantaisiste), elle écrit une lettre que son avocat transmet au tribunal exposant qu'elle avait bien été victime d'une telle agression, mais à l'âge de 13 ans, agression dont elle avait le sentiment qu'elle n'avait pas été suffisamment prise en compte par ses parents, puis à la fin de ses études secondaires, elle avait été victime d'un viol qu'elle avait gardé secret, et que, " fréquentant un policier, elle avait été touchée de sa réaction face à l'agression dont avait été victime une de ses amies " et du coup que, traversant une crise d'angoisse, elle lui avait déclaré qu'elle s'était fait agresser et lui avait en réalité décrit ses agressions antérieures.

Le parquet fait diligenter une enquête qui établit qu'en effet, tout le récit était inventé. Merveilleuse police qui à la demande, établit dans la même affaire, la culpabilité puis l'innocence. C'est la polyvalence des services. Voilà le problème : la vision particulière de la vérité de Monsieur Kamagaté, c'est juste la vérité, en fait. On dissertait hier sur " qu'est ce que la vérité ?" Voilà. C'est ça.

Problème : Monsieur Kamagaté n'a pas fait appel. On se demande d'où vient son peu de confiance dans la justice. La condamnation est donc définitive.

C'est le garde des Sceaux de l'époque, Rachida Dati (il aura fallu qu'elle parte pour que je trouve enfin une raison de lui rendre hommage…) qui débloquera la situation en saisissant la Commission de révision de la cour de cassation, seule habilitée à revenir sur une condamnation définitive. Vamara Kamagaté pouvait le faire lui-même, mais pour des raisons que j'ignore, il n'a semble-t-il pas été informé par son avocat d'alors, qui n'est pour rien dans la procédure de révision. C'est l'avocat de la partie civile et le président du tribunal qui ont lancé la procédure grâce au Garde des Sceaux. C'est la même commission qui a statué dans l'affaire Seznec. (NB : paragraphe mis à jour.)

Et le 24 juin dernier, la commission de révision a cassé le jugement du 8 mars 2008 et renvoyé l'affaire pour être à nouveau jugée devant la 23e chambre. Pourquoi juger à nouveau ? Dame ! Il reste le séjour irrégulier. Car même si eu égard à sa situation, 20 ans de séjour en France, il a droit à une carte de séjour (art. L.313-14 du CESEDA), il n'a pas demandé cette carte, ce qui suffit à constituer le délit.

Cette affaire ne doit pas être l'occasion de pointer du doigt tel ou tel magistrat. C'est facile, c'est commode, et ça ne change rien. Vous voyez à quoi je fais allusion. Dans cette affaire, le président qui a prononcé la condamnation a aidé l'avocat de mise à jour : d'Alexandra G. à lancer la procédure de révision. C'est la moindre des choses ? Mais rien ne l'y obligeait.Ce qu'il faut en tirer, c'est une grande leçon pour nous tous, du monde judiciaire.Dans cette affaire, il y avait un certificat médical des UMJ qui arrêtait 10 jours d'ITT. Sur la base d'un récit imaginaire. La religion du certificat médical est pernicieuse dans le prétoire. Il faut prendre ce document avec des pincettes : ce n'est pas une preuve, c'est un document d'un médecin, pas d'un haruspice, qui dit : " si ce récit est vrai, alors l'ITT est de… ", et même quand il constate des blessures, il ne peut garantir que ces blessures aient été causées comme le déclare la victime. À trop vivre dans une société victimaire, où on n'a pas assez de larmes à verser sur leur épaule, on oublie que les victimes mentent, calculent, ont des intérêts, ou simplement soif d'attention. Bref, elles sont terriblement humaines.

Le témoignage de la seule victime ne peut, ne doit JAMAIS être considéré comme suffisant pour emporter condamnation. Un certificat des UMJ ne peut pas suppléer à l'absence de preuves objectives ou de témoignages fiables. Et quand on est avocat, qu'on a un SDF alcoolique qui traite les femmes de salope quand Bacchus lui ouvre les bras, qui n'est peut-être pas sympathique et sent la vinasse, et qui dit qu'il est innocent et parle de victime qui ment et de police complice, il faut se demander s'il n'y a pas un fond de vérité. Je n'aurais pas la prétention d'affirmer que, si Monsieur Kagamaté était entré dans mon box de la section P12 parquet ce jour-là, j'aurais réalisé que j'avais affaire à un innocent.

Un innocent condamné, c'est une défaite pour tout le monde.

Et cette affaire sera maudite jusqu'au bout, puisque je lis dans Libération :

Pendant ce temps, Vamara Kamagate est en prison. Il y restera au total six mois, sans que personne ne l'informe de la procédure qui s'est enclenchée. "Un matin, les surveillants sont venus me chercher et ils m'ont dit : vous sortez." Seul devant les portes de Fresnes, un papier qu'il ne sait pas lire à la main, il regagne son ancien quartier, où, enfin, un travailleur social lui explique ce que "révision" veut dire.

Laissons le mot de la fin à Monsieur Kamagaté :

" La justice, c'est humain, ça peut se tromper comme tout le monde ".

Monsieur Kamagaté, je suis profondément désolé de ce qui vous est arrivé. Puisse ce modeste billet aider à rétablir votre honneur.

Notes

[1] Incapacité totale de travail, l'unité de mesure des blessures en droit pénal.




Tests ADN: "Un manège politique"

Le ministre de l'Immigration Éric Besson a annoncé dimanche qu'il ne signerait pas les décrets d'application de la loi autorisant les tests ADN pour vérifier la filiation des candidats au regroupement familial. Une stratégie de communication, analyse Jean-Pierre Dubois, juriste et président de la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Vous aviez dénoncé cette loi. Vous êtes aujourd'hui satisfait ?

Satisfait, ce n'est pas le mot. Cet abandon est un non évènement puisque le texte était enterré depuis un an. Après un débat houleux, les parlementaires avaient voté une loi que tout le monde savait inapplicable, en plus d'être scandaleuse. Même Éric Besson ne s'est jamais montré très convaincu. On ne peut pas faire des prélèvements ADN sur des gens contre leur volonté, c'est une atteinte fondamentale aux droits individuels. Officiellement, les demandeurs de visa devaient être volontaires pour se soumettre à ces tests, mais dans les faits, ils n'auraient pas eu le choix. Pour être politiquement correct, on peut dire que cette mesure relevait d'un système postcolonial. Même Carla Bruni avait fait un meeting contre ces tests. Monsieur Besson a osé dire que ceux qui ont fait de la politique en combattant la loi on sali l'image de la France… Le président et sa femme apprécieront. Mais ce n'est clairement pas pour des raisons de conscience que Monsieur Besson s'est exprimé.

D'abord car le texte était inapplicable...

Évidemment, Éric Besson "n'est pas en mesure de respecter l'esprit et la lettre de la loi", comme il l'a dit. Évidemment qu'il n'y a pas assez de médecins dans les ambassades pour pratiquer ces tests. Et heureusement que ceux qui sont en place refusent de les pratiquer. De plus, ce fichage génétique supposait une protection des données personnelles que l'État n'est pas en mesure d'assurer. Surtout, les demandes de visa devaient être signées dans les 48 heures par le président du tribunal de grande instance de Nantes. Ce qui est aberrant. Le juge n'a absolument pas les moyens de vérifier la validité de ces tests dans cette urgence.

Ce geste ne signe donc pas un infléchissement de la politique migratoire du gouvernement ?

Non. C'est de la communication ! Éric Besson cherche à prendre ses distances avec Brice Hortefeux qui n'est pas de très bonne compagnie ces jours-ci. D'ailleurs, Éric Besson n'a pas l'ombre d'un pouvoir pour dire ce que doit être la politique migratoire, dictée par Nicolas Sarkozy. C'est un exécutant, comme l'était Hortefeux, peut-être même un peu plus zélé car converti. Clairement, cette annonce a été organisée par Monsieur Sarkozy et Monsieur Guéant, qui cherchent depuis trois jours des moyens de faire oublier la polémique Hortefeux. Et ça marche ! Preuve que ce sont de très bons communicants. En 2007, avec cette loi inapplicable, ils ont réussi à faire passer un message en direction de leur électorat d'extrême droite. Aujourd'hui, avec un non événement, ils parviennent aussi à se faire entendre.

Ce matin, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée, a toutefois demandé l'application du texte voté par les parlementaires. Y-a-il une chance que ces tests soient pratiqués un jour ?

Rappelons quand même une chose essentielle : Comme le stipule l'article 21 de la constitution, ce n'est pas les ministres qui signent les décrets d'application, mais le Premier ministre ou le président. Techniquement, l'annonce d'Éric Besson n'a donc aucune valeur. Encore une fois c'est un non-événement. De la même façon, Copé n'est pas en mesure de changer la donne. Pratiquer des tests ADN sur les candidats au regroupement familial n'est pas possible aujourd'hui. Ca le sera peut-être demain si nous basculons dans une société de surveillance totale, qui fiche tous les individus. En attendant, personne n'est à sa place dans cette histoire. Jean-François Copé cherche lui aussi à faire parler de lui. Il fait de la mousse, peut-être pour faire oublier qu'il était au côté d'Hortefeux sur la vidéo… et qu'il rigole à ses propos. Ce sont de petites manœuvres. Or pendant ce manège, les vrais problèmes d'immigration persistent.

Propos recueillis par Alice Pouyat - leJDD.fr

Lundi 14 Septembre 2009

[J'ajoute que le 22 septembre, le grossier Besson jouissait devant les ruines de la jungle de Calais : pourriture !]




À contre courant : http://stanechy.over-blog.com/article-36669040.html

Afghanistan : Météo Terroriste…

La mort, toujours injuste, souvent stupide…

Quatre soldats français viennent de la rencontrer en Afghanistan. Et, les nombreux blessés de la frôler…

À 50 km de Kaboul. (1)

Je m'incline à leur mémoire et pense, avec compassion, à leurs proches.

Trois d'entre eux auraient été emportés par la foudre, un orage de grêle, de coulées de boue.

Nous dit-on.

Le quatrième aurait perdu le contrôle de son véhicule blindé, s'écrasant dans un ravin avec ses compagnons, grièvement atteints. Glissant sur une flaque boueuse, probablement.

Ou, peut-être, une plaque de verglas…

Tués par le " terrorisme météorologique ".

Waterloo, morne plaine, disait le poète…

Afghanistan, cruelles montagnes…

Mensonge.

Depuis ces dernières semaines, le temps est superbe en Afghanistan.

À Kaboul, les températures quotidiennes, minimales et maximales, de 16°C à 30°C. Avec un vent ne dépassant pas 5 kmh.

Lundi dernier, à 22h, la température était d'une douceur de 22°C, et la luminosité extraordinaire.

Pas une bourrasque, pas un nuage, pas une goutte de pluie. Sur tout le pays.

Désespérément sec.

Magnifiquement beau.

Que les incrédules consultent les images et animations satellitaires des sites "météo" (2). Ils n'y trouveront aucun nuage, ni signalement d'orage sur l'Afghanistan.

Un temps et une période idéales pour visiter ce pays, aux paysages sublimes, s'il n'était ravagé des guerres imposées par les envahisseurs, depuis des décennies.

Ainsi, pour dissimuler la perte de ses meilleures troupes dans une guerre coloniale, face à un mouvement de résistance de plus en plus déterminé, la hiérarchie militaire, encouragée par la nomenklatura, utilise le mensonge.

D'un coup de crayon.

Les zozos de la propagande ont déplacé l'ouragan qui s'est abattu, au même moment, sur les Philippines en Afghanistan. Imaginant profiter de la confusion des images télévisuelles, dans une opinion publique qui ne sait pas que les Philippines sont dans une zone tropicale, à des milliers de kilomètres de l'Afghanistan.

Coulées de boue, orages de grêle, rivières en crue…

Sacrifier ses hommes dans un combat stupide, sanguinaire, ne suffit pas à la hiérarchie militaire.

Encore faut-il, par le mensonge, les ridiculiser dans une mort d'opérette. Tout juste s'ils ne sont pas prêts à travestir la mort de leurs soldats en celle de vieilles anglaises glissant sur une peau de banane, à la sortie de leur club de bridge…

Morts au combat, face à des résistants quasiment sans armes ni équipement, défendant l'indépendance de leur nation avec pour seule énergie l'espérance ? Jamais ! N'importe quoi, mais pas ça !

L'important est de dissimuler le bourbier colonial dans lequel, par affairisme d'une oligarchie de privilégiés, on enfonce le pays. Claquant des milliards dans les poches des lobbies de l'armement et des traîneurs de sabre, pendant qu'on demande au pays de se serrer la ceinture. La crise…

Schéma classique, me direz-vous.

Sans remonter jusqu'à l'affaire Dreyfus, où la hiérarchie militaire n'hésitait pas à forger des faux pour manipuler l'opinion et la justice, on sait que les guerres d'indépendance coloniales, d'Indochine et d'Algérie, ont foisonné de mensonges militaires. Couverts par les politiques et véhiculés par les médias.

Mais, à l'époque, nombreux étaient les citoyens courageux menés par les Zola, Blum, Jaurès, puis Sartre, Genet, et tant d'autres, pour dénoncer mensonges et ignominies des castes militaires et affairistes au pouvoir.

Quand une armée ment à la nation, elle n'est plus une armée nationale mais une milice, une organisation de mercenaires, au service d'une caste.

Quand une caste au pouvoir refuse le recours au suffrage universel pour valider une expédition militaire, dont on sait que la majorité du pays la refuse, nous ne sommes plus dans une démocratie.

Nous sommes dans un " totalitarisme " pur et simple.

Certes, ce n'est plus le totalitarisme CNB (Chemises Noires & Brodequins) de citoyens embrigadés, mais un totalitarisme PST (People, String & Tong) de consommateurs anesthésiés.

À la mode romaine : Panem et Circenses, du Pain et des Jeux…

Oubliant ces soldats disparus dans une mort injuste, stupide et tragique.

Tragique, du mensonge de leurs chefs.

1) http://www.ladepeche.fr/article/2009/09/28/681977-Afghanistan-Quatre-soldats-francais-tues.html

2) Parmi les sites " météo ", consulter par exemple :

http://fr.weather.yahoo.com/AFXX/AFXX0003/index_c.html

ou encore :

http://monde.meteofrance.com/monde/previsions?MONDE_PORTLET.path=previsionsvilleMonde%2F40948

À titre personnel je propose aussi ce lien : Morts en Ahghanistan : la météo n'avait pas prévu d'orage... et pour cause ! /




Faut-il castrer Polanski ?

Si Frédéric Lefebvre n'était pas décérébré, c'est une question (idiote) qu'on aurait pu lui poser.

L'intolérable injure que nous ont faite les défenseurs de Polanski, c'est d'avoir dit que son appartenance à la classe dominante impliquait un pardon automatique de la faute commise trente ans plus tôt… et depuis ?

Les défenseurs de Polanski ont-ils aussi des choses imprescriptibles à se faire pardonner… en Thaïlande ?

Il se peut qu'une petite fille de treize ans fasse plus que son âge, il se peut qu'elle fasse des photos (qui l'oblige ?), il se peut aussi que certains de ses comportements singent ceux qu'une adulte serait en mesure de manifester(même ivre ou droguée ?), il n'en reste pas moins qu'elle reste âgée de treize ans et en a la maturité.

Tout adulte, autre que pervers, devrait savoir quelle attitude doit être la sienne.

Ça n'est pas par hasard s'il n'y a pas de miroirs dans les prisons et les cellules des pédophiles : comment pourraient-ils se regarder dedans ?

Post-scriptum :

J'ai écouté M. Finkielkraut sur France Inter ce matin (vendredi 9 octobre 2009) nous marteler qu'il avait peur de la France quand bon nombre de ses ressortissants ne partageaient pas son point de vue sur Polanski ou Frédéric Mitterrand… Rien ne l'empêche, en effet, de rejoindre d'autre pays où, à défaut de violer des enfants, on les tue.

Cela écrit, il a bien raison d'avoir peur de la France qu'il regarde d'en haut et pour laquelle il appuie de toutes ses forces pour davantage de sécuritaire et de pénitentiaire.

Il a bien raison de craindre pour lui et ses amis de l'élite proclamée, cette nouvelle aristocratie, pour laquelle tout serait possible. Il a bien raison de pressentir que ceux qu'il qualifie de populistes ne l'accepteront plus longtemps.

Au final, j'en viendrais presque à remercier ce pantin de défendre, à tout va, ceux qui font bouger ses ficelles. Il est assez convaincant pour que l'on comprenne enfin qu'il est temps qu'on les vire, violemment, à la mesure des violances qu'ils font subir.




Le web, moteur de l'affaire Jean Sarkozy

Comment ce qui était une mobilisation jubilatoire et potache a tourné à l'échec politique.

Jeudi soir, sobre prestation médiatique sur France 2, pour clore le feuilleton. Après sa prestation piteuse sur France 3 Île-de-France, lunettes irréelles, mobilisant tout l'argumentaire pondu à la va-vite, plein de "j'irai jusqu'au bout" et "je serai élu", voilà que le fils de abandonne au 20h de France 2, sans lunettes, et en disant qu'il y avait du vrai (mais on ne sait pas quoi).

Que nous a appris cet épisode sur le rôle du web dans cette folle semaine où Jean Sarkozy était partout ?

Il a joué un rôle variable, selon les séquences.

1. La révélation

Première phase. La future nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD est annoncée. Dès réception, l'annonce fait mouche : les commentaires d'articles sont éloquents. On râle, on s'émeut, on s'étonne. Le volume, sous les articles de presse, était fort, mais enfin, dès que Nicolas Sarkozy sort de l'habituel, c'est le cas. Jusqu'ici, rien de spécial. Côté média, on se contente d'annoncer. Les politiques, eux, oscillent entre une absence de commentaires, d'un côté, et des réactions indignées de l'opposition, peu nombreuses le jour-même. Jusqu'ici, la séquence est classique. En deux jours, ça peut retomber, comme la plupart des affaires.

C'est dans le week-end qu'il va se passer quelque chose.

Tout le week-end, c'est un déferlement sur le web. Déferlement ludique, d'abord. Dans une belle mécanique typique, les internautes reprennent à leur compte la créativité du voisin, se l'approprient, et se gaussent tous en chœur de la nomination, des facultés du fiston. Le volume est inhabituel : ce sont des milliers de productions qui débarquent sur le web, se propagent très vite. La mécanique est logique : l'affaire est tellement énorme que les bras nous en tombent. Après des séquences difficiles, tendues (l'affaire Frédéric Mitterrand était délicate), nous voilà avec quelque chose de tellement ridicule qu'il vaut mieux en rire.

C'est sur Twitter qu'on va rire. Deux rôles, pour Twitter : centrifugeuse d'attention, circulation énorme, d'une part ; espace de micro-création, plus inhabituelle, d'autre part. Tout le week-end, un peu plus d'un millier d'utilisateurs vont participer au jeu initié par Florent Latrive (il ne s'y attendait pas), de délire autour des facultés extraordinaires de Jean Sarkozy : #jeansarkozypartout.

Twitter, en France, est un espace de jeu des rédactions de presse en ligne. Tout ce délire attire leur attention. Le dimanche soir, quand elles se remettent au boulot, elles ne peuvent que constater que le week-end a été fructueux, que le terrain d'opinion est là : le web, comme indicateur pour les médias, est sans équivoque.

Le web, joue de plus en plus ce rôle, pour les passeurs d'opinion, et les faiseurs d'agenda : thermomètre de réactivité des Français, indicateur malaisé des tendances de l'opinion. Indicateur partiel, mais très tangible, pour les journalistes, pour lesquels c'est le seul disponible en temps réel et en permanence. Autorisés par "le web", ou ce qu'ils en perçoivent, ils se sentent des ailes pour entretenir un sujet qui plaît.

2. L'argumentation

Dès le lundi, branle-bas de combat ! La majorité mobilise tous ses ténors pour diffuser un argumentaire construit en urgence sur les plateaux télé et radio. Celui-ci est connu, répétitif, asséné en masse. L'objectif est simple : arrêter l'hémorragie initiale, qui s'est partiellement faite sur des termes exagérés (on était dans l'émotion, et dans l'annonce partielle). De fait, sur la plupart des plateaux, quand il est dit avec vigueur que Jean Sarkozy sera élu, qu'il a l'onction du suffrage universel, etc. aucune objection n'est faite en direct aux politiques de la majorité.

Le web va jouer ici un rôle essentiel. Toute la journée de lundi, ces prises de position ministérielles sont disséquées, les internautes cherchent, et partagent en masse les textes de lois encadrant la gouvernance de l'Epad, fouillent le web et déminent un à un les arguments du gouvernement. Le fond d'humour, et de créativité débordante crée de l'attention, et force à construire le discours, la riposte, à creuser le sujet. En quelques heures, plusieurs centaines (des milliers ?) d'internautes deviennent des experts en management d'établissement public.

La presse en ligne, et particulièrement les purs players (comme Rue89, Slate, ou Le Post), participent, et reprennent. Ce faisant, ils créent une pression sur les médias traditionnels, qui n'en resteront pas là. De même, l'opposition entre en résonance avec ce travail des internautes. Le déminage entre en route : les articles reprenant et corrigeant l'argumentaire de la majorité vont être inhabituellement nombreux, dans la presse. Le web a contribué à nourrir et faire pression pour qu'on n'en reste pas à ce niveau, a entretenu le feuilleton.

3. La mobilisation

Les parties prenantes entrent en route, autorisées par le formidable volume d'expressions. La pétition lancée par Christophe Grébert, directement impliqué à Puteaux, et fin connaisseur du web, va connaitre un succès notable (93.000 signataires). Seule, elle n'aurait rien donné (combien de pétitions à 100.000 signataires n'ont jamais été évoquées dans les media, ou auprès des pouvoirs publics ?). C'est l'effet de résonance, avec les autres formes de mobilisation, qui vont activer la pression sur le pouvoir, et nourrir les médias. Ainsi, par exemple, la micro-manif des militants MJS demandant à être adoptés par Nicolas Sarkozy a-t-elle connu un succès fort.

La mobilisation est créative. Elle n'est pas que le fait d'opposants structurés, aux intérêts évidents, mais souvent issue de geeks, d'internautes qui partent d'une logique d'humour pour entrer dans un combat politique. Ainsi en est-il, par exemple, la flash-mob lancée par Olivier Auber et Jérôme Bourreau-Guggenheim.

Ces mobilisations ont eu un rôle : nourrir les médias d'histoires, de contenus adaptés à leur fonctionnement, pour qu'ils tiennent le sujet, ne le laissent pas retomber. Cela a marché, essentiellement parce que ces mobilisations créatives ont surfé sur la vague d'humour et de créativité sans précédent qui s'est initiée en ligne. Tous les ressorts créatifs du web ont été transposés sous une forme de manifestation, drôle, sympathique, et outrée, aussi.

4. L'effet

Au final, le web a agi comme un moteur. Moteur public et visible de l'opinion, révélateur à chacun que son voisin, lui aussi, trouvait cette nomination intolérable, inadmissible, et moteur pour l'action, légère, facile, et valorisante socialement : prendre part à l'action contre la nomination de Jean Sarkozy à l'EPAD était cool, heureux, amusant, et répondait à une envie profonde. L'envie de révolte contre une goutte d'eau a trouvé des moyens simples de s'exprimer.

Le web n'a pas gagné cette bataille. Les internautes qui y ont participé n'ont pas tous eu l'impression de mener une bataille, d'ailleurs : ils se sont amusés, dans une forme de défaitisme pleine de dérision. Et le web, seul, n'y aurait rien pu. Mais le web s'y est révélé comme une force motrice incroyable du petit monde politique. Quand 100.000 internautes participent à la plus grande potacherie qui soit sur le dos d'un politique qui va trop loin, ça ne passe pas inaperçu. Les effets, eux, dépendent du reste du contexte politico-médiatique.

Cette séquence ne sera pas forcément renouvelable. Peu de sujets prêtent autant à rire, se gausser, que l'ubuesque du népotisme assumé. Ceci dit, bien des acteurs politiques feraient bien d'en prendre de la graine : dans un monde où l'économie de l'attention est clé, il faut apprendre à mettre les rieurs de son côté, c'est un levier fantastique pour amener à soi les masses picoreuses de l'Internet.

Nicolas Vanbremeersch

http://www.slate.fr/story/12053/le-web-moteur-de-laffaire-jean-sarkozy




L'extrême-droite comme si vous y étiez

Le blog de Serge Portelli, magistrat et vice-président du Tribunal de Paris

http://chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com/tag/eric%20besson



Que le combat pour la démocratie passe d'abord par les mots; qu'il faille, inlassablement, mener cette lutte, dérisoire, dirait-on, pour conserver son sens au langage que nous partageons et leur réalité à ces valeurs que nous défendons: les jours sombres que nous traversons et qui nous attendent nous rappellent à ce devoir essentiel. Avant de brûler les livres on commence toujours par brûler les mots. *

Le sarkozysme n'est pas la droite classique. L'idéologie qui l'anime n'est pas celle que nous connaissions. Le discours qu'il développe n'est en rien celui que nous entendions, avec tant de variantes pourtant, de De Gaulle à Chirac, en passant par Pompidou ou Giscard d'Estaing. Le vocabulaire qu'il utilise - avec soin - n'est pas celui de la droite républicaine. Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l'extrême droite et ce langage - qui s'impose insidieusement grâce à l'empire et l'emprise médiatique du système - nous habitue progressivement au pire.

Même si les livres d'histoire et de sciences politiques ne le présente pas ainsi, l'un des actes fondateurs de notre démocratie est, en 1981, la suppression de la peine de mort. Nous avons abandonné pour de bon l'un des derniers oripeaux de la barbarie. Dans sa course éperdue à l'électorat et aux idées lepénistes, Nicolas Sarkozy n'arrête pas de tutoyer cette peine de mort et de jouer avec cette abolition fondatrice. Dans la stratégie ordinaire du discours paradoxal, tout est dit pour nous rapprocher de l'idée que cette peine est envisageable, quitte au dernier moment à se draper vertueusement dans un discours abolitionniste auquel plus personne ne croit. L'utilisation permanente du mot "monstre" pour désigner les auteurs des crimes les plus graves fait partie de cette dérive perverse du vocabulaire. On exclut ainsi ces hommes de l'humanité ordinaire: inutile de chercher à les ramener un jour parmi nous - ce qui, au-delà de la nécessaire sanction, est la mission première de la justice -, nous sommes dans la logique de l'élimination. Dire d'un homme qu'il est un "monstre", c'est tuer l'homme en lui.

Le traitement de la délinquance sexuelle offre à présent l'occasion d'une nouvelle et très grave dérive. Là aussi, tout commence par les mots. Il existe, parmi toutes les possibilités de traitement de cette criminalité, une option médicale à base de traitement hormonal. Un médecin, peut, dans certains cas bien précis et avec un luxe de précaution - notamment dans le respect absolu du secret médical - le prescrire avec l'accord du patient. Que le patient soit un condamné ne change rien à ces principes. Nicolas Sarkozy se bat depuis des années - bien avant d'être nommé président de la République - pour que ce traitement soit imposé de force à ceux que l'on nomme les délinquants sexuels. Il a été puissamment aidé par ces termes, employés à dessein, de "castration chimique". Ces mots sont faux. Le traitement est évidemment réversible. Mais le mot "castration" permet de faire le lien immédiat avec la castration dans son sens propre, à savoir l'ablation physique. À la répéter inlassablement, l'idée germe insensiblement qu'une atteinte physique est possible. Et tous ceux qui, en public, essaient de rectifier cette dénomination impropre et dangereuse passent pour des puristes inconséquents. Il n'a pas fallu longtemps pour que Michel Alliot-Marie, le nouveau garde des sceaux, franchisse le pas et évoque franchement la castration physique. "Pour l'instant, reconnaît-elle, la castration physique est interdite en France, mais elle existe ailleurs. Je pense que cela mérite une analyse et qu'aujourd'hui la question de la castration physique peut se poser et être débattue, y compris au Parlement". Combien de dizaines de milliers de bulletins de vote seront-ils gagnés par ces propos qui donnent la nausée ? Dans ce concours d'inhumanité, quelle sera la prochaine idée qui permettrait de satisfaire nos pulsions primaires de vengeance et de mort ? Non, rassurez-vous, la peine de mort n'est pas encore là. Pas tout à fait. Nous aurons droit à des dénégations indignées - mais brèves - pour tenter de gagner sur tous les tableaux. Mais l'essentiel est là: l'idée que l'on peut toucher au corps du condamné. Que l'on peut le punir dans sa chair. Qu'il doit expier physiquement. Un germe malsain de plus est déposé dans notre démocratie. Il produira ses effets plus tard, si nous ne réagissons pas vigoureusement en refusant avec la dernière vigueur toute idée de "castration", en dénonçant le subterfuge des mots et cette noire démagogie.

Éric Besson, lui, avec le zèle touchant des ultimes convertis, tentant de faire oublier ses anciennes et virulentes dénonciations du sarkozysme, avoue sans pudeur qu'en exécution des consignes du président de la République, il cherche à récupérer les voix de l'extrême-droite. Il veut, dit-il, "la mort" du Front National. Le paradoxe est que cet homme qui se disait de gauche et se dit à présent de droite, patauge dorénavant non seulement dans les idées mais les pratiques de l'extrême droite. Enfermer des enfants dans des centres de rétention, expulser des jeunes scolarisés, détruire des familles, faire vivre dans l'angoisse des dizaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants, simplement "coupables" de n'avoir pas de papiers, mobiliser en permanence et pervertir l'appareil d'État dans des tâches purement électoralistes, renvoyer des étrangers par charters dans des pays en guerre.... voici la réalité de cette politique nauséabonde. Utiliser la souffrance d'êtres humains pour asseoir son pouvoir aujourd'hui et le conserver demain. Dévoyer les valeurs de la République pour fortifier un clan. Mais il faut, là encore, tordre le cou aux mots pour légitimer ce combat déloyal. L'appellation de ce ministère d'identité nationale est une honte permanente, une opération de grossière propagande qu'il nous faut dénoncer chaque jour. Sans que jamais ne s'installe le renoncement. La dernière trouvaille est d'engager un vaste débat sur ce qu'est l'identité nationale. Les préfets, qui ont pourtant d'autres chats à fouetter, vont être requis pour cette opération de campagne électorale. Il n'est d'autre réponse que de refuser catégoriquement cette dérisoire opération de marketing politique, refuser le piège de ces mots détournés.

Le plus triste est qu'Éric Besson lui-même avait, il y a si peu de temps, en janvier 2007, parfaitement analysé cette imposture qu'il met aujourd'hui en œuvre. Son livre, "Les inquiétantes ruptures de M. Sarkozy", était, et reste, une des meilleures descriptions de ce qu'est le sarkozysme. Disséquant le nouveau nationalisme prôné par son adversaire de l'époque, il écrivait: "En fait, sous la fausse bonne idée (reprendre les voix du Front National), les propos de Nicolas Sarkozy renvoient à une période que l'on croyait révolue, celle où la droite républicaine n'était pas au clair avec l'extrême droite".

Éric Besson veut un débat où l'on ne se paye pas de mots ? Qu'il commence par s'y inviter lui-même, qu'il nous explique et nous commente ces pages lumineuses où il dénonçait un populisme inquiétant qui flatte le peuple et attise ses peurs en dérivant chaque jour un peu plus vers la droite extrême. Ou si cette image lui fait trop honte, qu'il parle réellement de ce qu'est et sera l'immigration. Qu'il parte par exemple du rapport 2009 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui vient d'être publié: "Lever les barrières : mobilité et développement humains". Qu'il explique à l'opinion publique que l'immigration profite non seulement au migrant, mais aussi aux pays de départ et d'accueil. Ou qu'il évoque les migrations climatiques qui vont radicalement changer la donne de tous ces problèmes. Ou qu'il parle honnêtement de sa politique en matière d'asile en expliquant que les chiffres qu'il avance pour vanter la générosité de la France ne sont pas de son fait: ils résultent de la jurisprudence des juges de cour nationale du droit d'asile. Chaque année, infirmant les décisions de l'OFPRA, ces juges courageux et consciencieux accordent, à eux seuls, plus d'asiles que l'administration !

Cessons de mêler le mot "France", les couleurs du drapeau ou le chant d'un hymne de liberté, à ce qui fait chaque jour notre honte et notre souffrance. Si débat il doit y avoir, qu'il soit sur les valeurs de notre démocratie, sur le glissement progressif vers un État-limite dans lequel l'appareil d'État est mis au service d'une idéologie mortelle pour nos libertés.





Sans aucune réserve, et c'est même un devoir, je déclare solennellement : Éric Raoult est un gros con !





J'étais très contre une participation au forum sur l'identité nationale, parce qu'il ne pouvait pas être question de légitimer ce type d'action compte-tenu des objectifs politiques sous-jacents. Mais au vu et surtout aux dires sur les messages censurés, j'ai voulu en tester quelques-uns :

- " Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment de sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible: le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune ".- Ernest Renan. J'ajoutais : " Mon grand père est mort, en 1914, à Thun l'évêque, pour le groupe militaro-sidérurgiste Vandel ; mon père a été oublié avec bon nombre de ses camarades par De Gaulle et ses officiers en 1940, en partance pour Londres, quelque part dans les Ardennes… ; Mon frère est revenu d'Algérie en 61, comment dire " plus atteint qu'il y était parti " ; pour ce qui me concerne, je voudrais clairement exprimer que je n'ai aucune envie de l'avenir que nous prépare Sarkozy, Hortefeux, Besson et l'UMP en matière d'identité nationale ou plus généralement de société, tout sauf solidaire, fraternelle, égalitaire ou libertaire ! CENSURÉ !

- J'avais aussi reposté cette lettre : " Sur le Web http://terra.rezo.net/article602.html

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l'histoire de l'immigration mais aussi de l'antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d'un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration " s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ". Nous approuvons également l'Association française des anthropologues lorsqu'elle rappelle que " lorsque l'État s'empare du thème de l'identité nationale, c'est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d'origines différentes. "

L'invention d'un nouveau Ministère n'est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s'y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l'action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l'État, de l'identité nationale face à l'immigration, mais aussi face à l'intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au co-développement ainsi officiellement réduit à un dispositif anti migratoire ? Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l'opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d'un nationalisme d'État et d'une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l'intégrité ou l'identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d'examiner l'hypothèse d'une problématique inversée : s'il y a un problème entre l'immigration et l'identité nationale, il provient de la place qu'occupe aujourd'hui, au terme d'une évolution de plusieurs décennies déjà, l'enjeu national dans les débats politiques. De même que l'antisémitisme ne résultait pas d'un "problème juif " la xénophobie qui s'exprime aujourd'hui ne résulte pas d'un "problème migratoire" mais d'une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l'ensemble des institutions d'enseignement et de recherche, y compris les professeurs d'écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique. Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les origines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l'histoire de l'humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d'analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l'exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA (Travaux Études et Recherches sur les Réfugiés et l'Asile) "

CENSURE !

Je vous fais grâce d'autres messages comme : Les français sont des veaux (De Gaulle) Je les conduis à l'abattoir (Sarkozy)…

Au fait, pourquoi Diable, Éric Raoult est-il un gros con : Voilà ce qu'il écrit :

Éric Raoult s'attaque à Marie Ndiaye et invente un " devoir de réserve " pour les prix Goncourt

Irrité par une interview de Marie Ndiaye publiée dans Les Inrockuptibles, dans laquelle elle critiquait " la France de Sarkozy ", Éric Raoult a demandé au prix Goncourt de se tenir au " devoir de réserve ".

Le 09 novembre 2009

- par Service Actu

Éric Raoult, maire UMP du Raincy et député de Seine-Saint-Denis, veut faire taire Marie Ndiaye. Dans une question écrite transmise au ministère de la Culture la semaine dernière, le député UMP réagit violemment à un entretien publié par Les Inrockuptibles au mois d'août et en appelle au " devoir de réserve dû aux lauréats du prix Goncourt " :



" Monsieur Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays.

Les prises de position de Marie Ndiaye, Prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu'elle trouve "cette France [de Sarkozy] monstrueuse", et d'ajouter "Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux", sont inacceptables. Ces propos d'une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du Chef de l'État. Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me parait utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu'il compte entreprendre en la matière ?
"

Dans l'entretien, à la question " Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ? ", l'écrivain répondait :

" Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l'écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants - ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.

Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus. "

Corinne Raoult, épouse du député, explique avoir " découvert l'article sur le site de France Antilles " et prévenu son mari, qu'elle dit " très choqué " parce que " le prix Goncourt représente la France
".

On attend désormais la réaction de Marie Ndiaye, qui, jointe par téléphone, n'avait pas encore pris connaissance des propos d'Éric Raoult.

Camille Polloni et Pierre Siankowski

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1257794160/article/eric-raoult-sattaque-a-marie-ndiaye-et-invente-un-devoir-de-reserve-pour-les-prix-goncourt/




Éric Raoult encore plus con que con ! Et y'a pas de vaccin...

Voilà ce qu'on peut lire dans le JO du 10 novembre 2009 :

Question N° 63344 de M. Raoult Éric (Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis)au Ministère de la Coopération et francophonie

Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l’attention de M. le secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie sur l’intérêt que représenterait la création d’un label « Pays amis de la France ». En effet, il peut paraître assez singulier voire très surprenant que l’on puisse constater régulièrement que les médias et certains responsables politiques français s’ingénient à dénigrer certains pays pourtant amis de la France. Cette méthode regrettable est ainsi couramment utilisée à l’encontre de pays comme la Tunisie ou le Gabon par exemple. Alors même que ces « droits de l’hommistes » impénitents voire professionnels oublient les mêmes réclamations pour de nombreux autres pays. Cette action systématique de critique à l’égard de certains pays suscitent parfois tant l’indignation de leur population, que le doute de nos compatriotes sur la réalité politique de ces pays. Une incompréhension peut donc jaillir entre la France et ces états décriés. Dès lors, il pourrait s’avérer intéressant de créer puis de décerner un label « Pays amis de la France » pour les nations étrangères avec lesquelles nous entretenons des relations privilégiées d’amitié et qui sont des clients attitrés pour notre commerce extérieur. Ce label pourrait ainsi symboliser des pays desquels nous voulons défendre la réputation, au regard de la population française, mais aussi pour prouver l’importance que nous attachons aux échanges commerciaux avec ces pays. Il lui demande donc de lui préciser sa position sur cette proposition.

Ne me demandez plus pourquoi je n'ai plus aucune envie de partager mes identités avec ce guignol ou avec ceux qui votent pour de pareils imbéciles quand ils confondent l'amitié que l'on pourrait manifester pour des peuples et le mépris que l'on éprouve pour leurs dirigeants, dictateurs avides et corrompus, que, Raoult et ses criminels complices, de droite comme de gauche, ont placé afin de s'assurer, à bon compte, des échanges commerciaux que l'on devrait qualifier de pillages éhontés.

Ça n'est pas de rayonnement de la France dont on devrait parler, mais d'irradiation !

Je n'aime pas cette France-là et je n'aime pas ces français-là. Ils ne sont dignes que notre passé le moins glorieux , ils nous gâchent notre présent et n'augurent rien de bon pour l'avenir de nos enfants.




Michèle Alliot Marie : "Le mot rictus vient de la contraction des mots rectum et anus et du contraire de ce que je voulais dire"


Rictus
Michèle Alliot-Marie réforme les codes de la communication politique

Alfred-Georges, /Brave Patrie / mardi 18 janvier 2011 -

Tout le monde a bien compris que le parti majoritaire est résolument décidé à faire bouger les lignes, y compris en matière de communication politique.

Les internautes sont d’ailleurs aux premières loges, puisqu’ils peuvent admirer les derniers résultats de la vivacité créative des web-communicants de l’UMP avec l’Observatoire des mensonges de la gauche.

Souhaitons-lui longue vie. Enfin, plus longue que celle des Créateurs de Possibles, malheureusement décédés dans des circonstances qui n’ont pas encore été élucidées.

Mais cette bande de jeunes échevelés qui font leurs armes sur le web ont encore beaucoup à apprendre de leurs aînés, notamment de Michèle Alliot-Marie, qui nous a servi aujourd’hui une prestation inoubliable devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.



Revenons brièvement sur l’objet du prétendu délit. Mardi 12 janvier, Michèle Alliot-Marie, envoûtée par l’odeur du jasmin, se laisse emporter par sa fougue révolutionnaire en suggérant aux députés que le Président Ben Ali pourrait avoir besoin de « l’artisanat » du « savoir-faire » français en matière de maintien de l’ordre.

En effet, la France, pays des droits de l’Homme, a toujours fait en sorte de concilier tranquillité publique et exercice du droit de manifester librement dans la direction indiquée par les lance-grenades lacrymogènes.Interrogée sur cette sortie par la Commission, la ministre des affaires étrangères a fait part de son « désarroi »quant à la mauvaise interprétation qui a été faite de ses propos, manifestement sortis de leur contexte par des journalistes aux intentions polémiques. En réalité, ce qui a été rapporté est l’exact « contraire de ce [qu’elle] voulait dire ». Il fallait entendre : « Je suis profondément touchée par le sort réservé aux Tunisiens et je soutiens pleinement leur aspiration à la liberté ».

Notez que l’exercice n’est pas forcément évident pour une oreille normalement constituée.

La France ne sait pas encore comment elle va appeler sa révolution, mais on a un indice.

La révolution tunisienne s’accompagne donc d’une révolution conceptuelle dans l’art de la communication politique française. Une nouvelle grille de lecture est proposée à tous les commentateurs, que l’on pourrait résumer ainsi : « Ah, au fait, j’ai dit le contraire de ce que je voulais dire ». On aurait presque envie de répondre : « Mais t’es con ou quoi ? ». Ce serait faire maladroitement abstraction de l’extrême sophistication dont procède ce new deal dans les relations publiques : il s’agit ni plus ni moins de prendre l’auditoire à revers dans son intimité.

Le commentateur avisé doit désormais savoir pratiquer l’exégèse du discours pour éviter de l’interpréter de manière incorrecte, notamment dans le sens où il est prononcé, ce qui serait quand même dommage. Un exemple précis : il se pourrait que ce que vous lisiez en ce moment signifie le contraire de ce que vous CROYEZ qu’il signifie.

Et une image pour les moins avancés intellectuellement de nos lecteurs : lorsque je fais des avances à une donzelle dans un bar et qu’elle me répond « non », il n’est pas impossible qu’elle ait follement envie de mon corps, auquel cas je dois immédiatement m’en assurer en insistant lourdement dans les toilettes.

Étonnant, non ?

Certes, les journalistes auront un peu de mal à s’habituer et la couverture des prochaines échéances électorales promet d’être un peu chaotique, mais la rédaction de Brave Patrie est tout à fait disposée à leur donner un coup de main.




Le mot con a maintenant un superlatif : Elkabbach

Jeudi 19 mai, Elkabbach transforme sur Europe 1ce qui devait être une interview de Jean-Luc Mélenchon, même pas en débat, mais en tribune de sa propre personne, mêlant l’arrogance et l’insulte : « vous dites des bêtises ». Il faut le comprendre ses amis, la droite et les sociaux libéraux viennent de perdre leur candidat, celui qui devait, sondages faisant règle de loi, écraser tous ses adversaires. Mais il ose dire c’est vous Mélenchon qui devez être ennuyé. En gros : “DSK était votre bête noire, comment allez vous faire maintenant ?” Argument d’une mauvaise foi insigne repris encore ce vendredi dans le Parisien. Mauvaise foi insigne car jamais le Front de Gauche n’a réduit son combat pour le socialisme à DSK mais bien à tous ceux qui soutiennent la politique du FMI et de l’Union européenne au service de la finance internationale. Ce sont les journalistes à leur solde comme Elkabbach qui n’ont cessé de poser en particulier à Jean-Luc Mélenchon la question récitée par cœur pour justifier le vote utile : “mais que ferez vous au deuxième tour, assurés que nous sommes que DSK arrivera en tête ?” La réponse évidente ,toujours la même puisque c’était toujours la même question: “même si je le voulais comment les salariés, les gens de gauche iraient voter pour celui qui est à la tête de la machine à broyer les peuples qu’est le FMI ?

La belle opération DSK, un personnage à la stature internationale, certes archi-millionnaire, mais ayant sa carte du parti socialiste en poche, participant — rentrez bien cela dans votre tête — au « sauvetage » de l’Irlande, de la Grèce… et rempart contre le front national qu’on gonfle à longueur de colonnes et d’images télé, tombe à l’eau. Alors bas les masques. De Sarkozy à Merkel, la même affirmation pour se rassurer : on a plein de remplaçants potentiels, en Europe et en France, pour le premier, et on apprend que Christine Lagarde ancien pivot du plus grand cabinet d’affaires américain, sous la menace d’être plombée par l’affaire Tapie1 remplacerait à merveille DSK. Mais n’est-ce pas pour reprendre une terminologie à la mode chez ces politiciens, le même job. Alors le job de DSK, c’était bien celui que dénonce le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon. Oui, l’oligarchie perd son meilleur cheval et en plus elle est obligée d’avouer plus qu’implicitement le rôle véritable du FMI.




Version améliorée d'une vieille histoire bien connue :

Le génie humain / mardi 26 novembre 2013 / Par Gaëtan Pelletier

Un fermier surveillait ses animaux dans un pâturage éloigné, quelque part au nord de Québec, quand soudain une rutilante BMW s’avança vers lui dans un nuage de poussière. Le conducteur, un jeune homme portant un complet Armani, des chaussures Gucci, des lunettes de soleil Ray-Ban, et une cravate Yves St-Laurent, s’étira le cou par la fenêtre et demanda au fermier : "Si je te dis exactement combien de vaches et de veaux il y a dans ton troupeau, me donneras-tu un veau ?" Andrew regarda l’homme, définitivement un Yuppie, puis jeta un regard vers son troupeau en train de brouter tranquillement, et répondit avec calme : "Oui, et pourquoi pas ?"

Le Yuppie stationne son auto et s’empare de son mini ordinateur Dell, le branche à son cellulaire, et navigue sur Internet vers un site de la NASA, contacte ensuite un satellite GPS pour obtenir un positionnement exact de l’endroit, puis fournit les coordonnées à un autre satellite de la NASA qui numérise le secteur en une photo ultra haute résolution. Le jeune homme accède ensuite au site de photographie digitale Adobe et exporte l’image vers un site d’analyse d’image à Hambourg en Allemagne.

Quelques secondes après, il reçoit un courriel sur son Palm Pilot mentionnant que l’image a été analysée et que les données ont été conservées. Il accède ensuite à une base de données MS–SQL via un OBDC connecté à une feuille de calcul Excel avec courriel sur son BlackBerry et après quelques minutes, reçoit une réponse. Finalement, il imprime en couleurs un rapport de 150 pages via sa mini imprimante HP Laser jet, se tourne vers le fermier et lui dit :— "Tu as exactement 1586 vaches et veaux.— C’est bien vrai. Bien, c’est O.K., tu peux prendre l’un de mes veaux, dit le fermier.Il observe donc le jeune Yuppie qui choisit un des animaux et le regarde amusé pendant que le jeune homme installe l’animal dans le coffre arrière de sa BMW. Alors le fermier dit au jeune homme :— "Hep ! Si je te dis exactement dans quel secteur d’activités tu travailles, me redonneras-tu mon veau ?"Le jeune homme réfléchit un instant et dit :— "O.K. Pourquoi pas ?— T’es un membre du gouvernement, dit le fermier.— Wow ! C’est exact, dit le Yuppie, mais comment as-tu deviné cela ?

— J’ai pas eu besoin de deviner. T’es arrivé ici sans que personne t’invite, tu veux te faire payer pour une réponse que je connaissais déjà, à une question que je n’avais pas posée. Tu t’es servi d’un équipement valant des millions de dollars pour essayer de me prouver que tu es plus intelligent que moi, alors que tu ne connais rien des travailleurs et de ce qu’ils font pour gagner leur vie. De plus, tu ne connais rien aux vaches. Ce que tu as devant toi, c’est un troupeau de moutons !… Maintenant, redonne-moi mon chien’’.






Articles :


Une ONG refuse de compenser les émissions de CO2 du Dakar /
Manuel VALLS est un con /
L'absurdité des quotas d'expulsion : arrêter des étrangers... /
Philippe Val, "un sacré paquet de sales cons" à lui tout seul /
Siné relaxé : à la niche, la Licra et les Asko, BHL, Joffrin, Adler ! /
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Borloo débourse 190 000 € pour... treize huttes de chasse ! /
Souvenir de Michel Droit ou le KO /
La loi Hadopi votée à la sauvette par 16 députés /
Les chroniqueurs /
Fabius et Proglio écartent un empêcheur de pistonner en rond /
Coupat : l’affaire dans l’affaire /
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☞ Carla Bruni aux militaires de la junte birmane : ça gaze, totalement ? /
Farid de blé noir /
Filmer un écran de cinéma est un délit /
Philippe Val commence à faire le ménage /
Fous (pas) ta cagoule /
Visite de Sarkozy : Récit d’une garde à vue arbitraire... /
Triste France /
Il faut sauver la scientologie /
Scientologie : des manœuvres au parlement ? /
Quand le ministère de la Justice demande aux magistrats de... /
Ancien combattant /
Un monument de conneries : Sur le notion d'espèces nuisibles !!! /
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Hénin Baumont, 62, PS vermoulu ! /
Les ternes vitres de la République /
Les faux médicaments de la fondation de Jacques Chirac /
Des travailleurs d’Europe de l’est à bas prix dans les champs français ? /
AUTOUR DE LA QUESTION DE L’IDENTITÉ COLLECTIVE /
La police accusée de montage dans l'affaire de Tarnac /
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Laissez Marc Bloch tranquille, M. Sarkozy /
Faut-il avoir peur d'Internet ? /
France Télécom doit payer un milliard d'euros. Pourquoi déjà ? /
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La cité de la peur se rebiffe contre TF1 /
"Mariages gris" et matins bruns /
Tarnac : la marmite du diable /
Nadine Morano n'est pas que sotte, elle est inepte ! /
Mosquée profanée : l'omission de TF1 était volontaire /
Petites querelles de minarets /
Gadin boursier pour Pasteur /
Mort en prison, Justin, 77 ans, ne savait plus pourquoi il était là /
L'UMP préfère nourrir la SACEM qu'une association caritative ! /
Quand Besson rime avec couillon, sans référence aucune avec sa virilité supposée... vantard ! /
Quand Sexe, identité et trahison rime avec Besson /
À la recherche de l'alinéa perdu /
Voile Intégral : Laurel & Hardy… /
Dans la gueule du lion : récit d’un "retenu" qui ne voulait plus l’être /
Larmes de crocodile /
Rions un peu avec l’Hadopi /
Les évaluations mystérieuses /
Travail du sexe : Mais que nous prépare l’UMP ? /
Un médicament dangereux à nouveau commercialisé... pour favoriser la rentabilité de son fabricant ! /
☞ loppsi 2 : Le commerce de la pédopornographie sur Internet de 2000 à 2010 /
LOPPSI 2 : Combattre la cybercriminalité dans le respect des droits et libertés /
La Loppsi fera la fortune des réseaux de pornographie infantile /
Identité nationale : bourrage des urnes sur internet /
Quand un politologue est assigné par un conseiller de Sarkozy (Buisson, déjà signalé comme réaclure fasciste) /
Églises d’Orient : Mascarades et Cordes de Chanvre… /
Les professeurs de Vitry-sur-Seine connaissent-ils leur nouveau recteur, M. William Marois ? /
Le coup de gueule de Bernard Accoyer contre le gouvernement /
Les pédophiles n’ont rien à craindre de la LOPPSI. Les internautes, si /
Allègre attaque Politis * /
Le magistrat Marc Bourragué ne garnira pas son compte en banque à mes dépens /
Plan Banlieue, des sous pour les cathos /
Botul n’existe pas, je l’ai rencontré ! /
Selon que vous serez Cubain ou Colombien /
Mort suspecte d'un détenu en Suisse /
Tissu de conneries /
Les suites Buisson - Carrigou /
Luc Chatel présente son plan de lutte contre l’illettrisme /
Suite et fin Guillon Besson : l'appel du Zebra@@@ /
Zemmour est un con /
Comment rendre l’État inefficace : le cas de l’école /
Complices des inégalités - Comment la profession médicale contribue aux iniquités du système de santé français /
Chatel n'est pas que très con, il est très très con /
Des remplacements d'enseignants titulaires confiés à des étudiants /
Travail, mensonges et vidéo /
La conférence sur les espèces menacées n'a pas réussi à protéger l'ours polaire et les requins /
Un système fiscal de plus en plus injuste /
Dérapages et glissement de terrain /
L’islamophobie déconstruite /
Strabisme /
Ce n'est pas un poisson d'avril ! /
Propose stages (payants) pour instits débutants /
"Dégraisser le mammouth", mode d’emploi : instructions du MEN aux recteurs, 5 mai 2010 /
La planification de la destruction du service public d’éducation /
“Le formateur n’est pas un informateur” /
Des sondages : pour faire dire ou accréditer n'importe quoi /
Coupe du monde de football : fric immonde - Carton rouge et noir pour la FIFA /
Le député Marc Le Fur totalement irresponsable, voire criminel ? /
Coupe du Monde : Alain Finkielkraut moralise le football /
École de la magistrature : Combien de connards diplômés ? /
Prix Busiris pour eMAM /
La couleur vive des « mariages gris » /
L'islamophobie : le Cancer de l'Europe... /
Trente paradoxes , Anatomie de l’opération « burqa » /
L’aggravation du larbinisme néo-libéral me force à un rigoureux boycott du Monde /
HADOPI : l'opération Usine à gaz continue /
☞ * À propos de la fondation Allègre /
Comment l’UMP organise la faillite de l’État / La complaisance de David Pujadas mérite d’être récompensée /
La garde à vue est inconstitutionnelle ! /
Afghanistan : La Paix … Le Pet … /
Supporters du PSG : « présumés coupables » et « stigmatisés » /
L'experte de la souffrance au travail « discriminée » puis virée /
Sécurité : les biais linguistiques du sondage Ifop/Le Figaro /
« Burqa » : une histoire belge /
Un seul visa vous manque et la tournée est annulée /
Montreuil-Bellay, joli pied de nez à l’actualité /
Pourquoi tant de si belles voitures, alors qu’il y a si peu de gens qui travaillent /
L’IFOP invente le sondage à charge /
La tragédie russe des jardins où brûlent les provisions de l’hiver /
Trente paradoxes , anatomie de l’opération « burqa » /
Il faut sauver le soldat Chatel, qui est "extrêmement choqué par la comparaison entre Roms et Juifs!" /
Transmission du VIH : ni coupable, ni victime /
La dangerosité des gens du voyage : une vieille histoire /
Le problème, ce n'est pas [Bettencourt], c'est le traître qu'il faut éliminer"... /
Macabre Comédie et Mentalité de Horde /
Chiffres invérifiables, amalgames et contre-vérités sur les Roms : un scandale d’État ? /
La LDH et le Gisti ont déposé plainte contre Brice Hortefeux et ses collaborateurs pour discrimination raciale et attentat à la liberté individuelle /
Retraites : Les émois des éditorialistes de la presse quotidienne régionale /
Circulaires : État de droit ou république bananière ? /
Immigration, une nouvelle loi de circonstances, un régime d'exception renforcé /
Non ! "Le ciel ne va pas nous tomber sur la tête" /
Lettre de l’au-delà : Émile Zola répond à Frédéric Lefèbvre /
Proposer de l’argent à des indicateurs dans le cadre d’une procédure judiciaire ? /
Full Metal Sarkozie /
Menace démagogique : alerte maximale /
Livraisons sondagières sur un septembre social : petites et grosses arnaques /
Grève ou cessation concertée du travail ? /
À propos de Sakineh et de Teresa : L’imposture scandaleuse de BHL /
Misère du culturalisme ou la culture du déni ? /
Rire jaune ou le syndrome du larbin@@@@ /
Le jour de gloire est arrivé /
Ficher les enfants dès 3 ans : la grande peur du ministre Bockel /
Il faut refuser cette dérive sécuritaire dont les enfants sont les prétextes /
L’AVENIR RADIEUX DE LA FLICHIATRIE /
La Constitution à géométrie variable /
☞ Arrêtez de nous enfumer et de nous prendre pour des andouilles : Ben Laden est mort depuis 2001... Tout le monde le sait, connards, sauf vous ! clic et clic sans oublier des tas d'autres clics /
La France Doit-elle Contacter Ben Laden ou Le Père Noël ?… /
Plus con qu'un consul tu meurs /
L’affaire Refalo : Ubu survit là-bas /
Un procès pour intimider les chercheurs ou les comptes déjà truqués de la présidentielle de 2012 ? /
En matière de casse, les saloparkozystes font vraiment dans l'excellence ! /
Une loi LRU II votée en catimini. Diplômes, chercheurs, bâtiments, tout est à vendre ! /
Les imbéciles prétentieux
Notation, évaluation, certitudes : Ike Antkare : le chercheur renommé… qui n'existe pas /
Marine Le Pen n’est pas le problème... /
La genèse du discours identitaire sur l’islam, non plus ? /
Une nouvelle ânerie de Bernard-Henri Lévy /
De la même façon qu'on parle d'islamistes, je propose qu'on parle aussi des catholistes et des juifistes. /
Les stagiaires du second degré sont bien "en difficultés" estime un rapport du ministère /
Ben Ali au secours de Alliot Marie ? ou l'affaire Tarnac: un «simulacre de reconstitution» pour les avocats / /
Un système pervers de notation des salariés : le "forced ranking" ou comment les patrons qui sont tellement cons voudraient aussi qu'on les aime !/
Non, le peuple n’est pas une masse brutale et ignorante /
S'il te plaît, Ben Ali revient : Profs-formateurs: qui veut un mi-temps à 573 euros par mois ? /
M. Chatel et les évaluations CM2 2011 : l’art policé de la contre-vérité ou quand l'absurdité se drape de la malhonnêté /
Chatel, parangon de sottise reconnu, invente l’ineptie ou l’art de stériliser les intelligences… /
Ciotti fait l'unanimité au CSE /
Bénalisation de la société francXVI : Dîner du Siècle: les contre-manifestants et Les Inrocks au commissariat /
La vie ne peut être un mensonge /
Pas de carte, pas de car… l'enfant rejoint l'école à pied dans la nuit /
740 000 € de pure absurdité : Breteuil : suppression du BTS CIM, le coût pour la région /
Hospitalisation sous contrainte : un projet de loi infame /
☞ Deux articles pour le prix d'un :
La leçon d'économie du professeur Mignard /
Redoublements : le chantage de l'inspecteur Huchet à la mode de Caen /
"Expérimenter" le paiement des chambres individuelles dans les Hôpitaux de Paris : un régal ! /
«Don Mohamed et Ali» ou au Luxembourg, il y a un grand duc et plein de trous ducs /
Le gouvernement rétablit les restrictions au droit de séjour pour soins /
Jubilatoire : Éric Besson grand croix dans l'ordre des Grands Cons, suivi de peu par el kabach ! /
«L'affaire Cassez» vue de Mexico /
Les rapports dans l'affaire Meilhon ou Sarko récidive /
Des fous en imposent aux psys /
Il faut protéger la petite enfance du sécuritaire /
Victoire des chercheurs dans l'Opinion Gate ou Buisson ardent est consummé ! /
J'ai défié Facebook avec Courbet, mon compte a été désactivé /
☞ Diplomatie française : Sarkozy est un sot sans fond clic1, clic2, clic3 et réponse à clic3 : clic4 /
Courrier de Jean Arthuis à Luc Chatel ou comment creuser plus profond dans l'insondable connerie /
L'École peut-elle participer à la campagne anti-musulmane du président ? /
☞ Les chroniqueurs clic 1 et clic 2 /
Sarkozy élu roi des cons est promu roi des cons /
« La justice est laxiste » : pour en finir avec le populisme pénal /
Logement : la justice condamne huit étudiants à payer 80.666,52 € à une millionnaire /
Justice absurde : prison ferme pour de la récup’ /
Protestation contre la composition du Groupe européen d’éthique /
Halte au totalitarisme linguistique de M. Copé /
Quand l'ignominie le dispute au crétinisme /
Compétences (sentiment de) ou une belle manière de suggérer que les ministres de l'E.N n'en n'ont guère ! /
Nora Berra : La santé par l'exclusion /
Orwell, l’OTAN et la guerre contre la Libye /
N’y a-t-il pas trop de Guéant en France ? /
Des « minorités visibles » aux néostéréotypes /
Les travailleur-se-s ne sont pas à vendre ! Réflexions sur la Marque Bretagne /
Ces cinglés qui veulent nous soigner sans notre consentement /
Afrique : Nous exportons des denrées alimentaires pour importer de la nourriture /
Sauvegarde de la concurrence dans le secteur de la livraison de colis /
Le nouveau bouc émissaire, les assistés /
On donne trop aux pauvres, on prend trop aux riches /
Guerres, Invasions et Exterminations Humanitaires. /
Colloque Antibi : Combien de leviers pour soulever la constante macabre ? /
Intégration en France : les mécomptes de Claude Guéant /
Non au tout-à-l’anglais ! Ne laissons pas tuer la langue française ! /
Pas davantage que les langues régionales /
Qui veut juger des larrons : la foire ! /
Monsieur Bernard JAVAUDIN, Inspecteur d’académie de Loire-Atlantique est un très très gros CON ! /
Des collégiens en stage dans l'armée : retour sur un fiasco /
Ânerie : Il y a un truc qui m’échappe dans l’affaire DSK /
Ma journée dans le grand marché aux profs de Pôle emploi /
Guéant est une sous-merde I /
Euro 2012 : la Pologne organise, la Chine construit /
Guéant est une sous-merde II /
Marie Reynier lui sert de papier Q /
Quand l’usine à cases sévit… /
Plus con, tu meurs : Ségolène prône un encadrement militaire pour les mineurs délinquants /
Leçon de morale faite au peuple /
C’est la justice des mineurs qu’on assassine /
Votez Libérez DSK : Mon client est innocent /
Guéant (SM III) recalé par l’Insee /
Délicieux : Attac félicite Terra Nova pour son prix de think tank français de l'année 2011 /
Guéant n'est pas la seule sous-merde française... /
Sur fond de discussion au sujet de l’immigration au sein de son parti, Jean-François Copé en visite à Alger /
Guerres étasuniennes : le coût ou comment le complexe militaro-militaire fait son beurre ! /
Lefebvre : foutage de gueule ... manifeste ! /
Décadence au programme (Lauvergeon à Libération) /
Vieux, vieux, vieux et très cons à la fois... /
Pour les vaniteux promis (promus) aux poubelles de l'histoire /
Coucou, revoilà Thréard /
Pécresse est une p. de s. de bourrique /
Logorrhée n'est pas chiasse et vice versa ! /
« Il leur faudrait une bonne guerre » /
Petit condensé d'absurdités proférés par nos médiavedettes ! /
Dégoûtée : Chronique d’une exclusion /
Liste (non exhaustive) des délits moins sévèrement condamnés que l'échange de films et de musique sur Internet. /
Lefebvre : triste con ! /
La-belle-fable-de-Nissan-pour-vendre-sa-bagnole-électrique /
Abruti : Bruno Le Maire trouve que les chômeurs coûtent trop cher /
Rentrée scolaire (dé)moralisante : « La patience coûte peu à qui travaille beaucoup »… /
Italie : exactement ce qu’il ne faut pas faire… /
L'italien se meurt à l'école car aucun prof ne peut résister (au pire ?) /
Primaire ou qui c'est-y qu'est le plus con ??? /
Luc Chatel ou le makrout /
Éducation nationale : le vote électronique rime avec panique ou incurie ? /
Les susceptibilités de Georges Forrest /
Georges Forrest : une crapule flamboyante ? /
Féminisme et laïcité : sur le détournement des idéaux - Le cas de Michèle Vianès /
Serment d’allégeance aux armes ? Un concept archaïque et dangereux (Une connerie d'abord) /
Drôles de contrats (presque'aussi con que le fichage en maternelle) /
Yue Yue, ou “L’homo economicus est-il encore un animal” ? /
Une Américaine : « Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter l'expulsion ? » /
60 000 postes en plus dans l'Éducation (2): combien ça coûte ? /
Les sots périlleux / Mayotte est dans l'impasse de la consommation sans production organisée ni emplois suffisants /
Flic ? Le français, langue d'une intégration contrôlée /
T'es vraiment très conne et je vous encumpe ! /
(Ar)Éva Joly vacille, les cons plastronnent /
Pourquoi Alain Juppé aurait dû rester inéligible ! /
Fonction publique : l'impossible bilan de la réforme /
Avec moins peut-on encore faire bien ? /
La réforme de la taxe professionnelle va coûter plus cher que prévu ! /
Fondapol : Des propositions qui ne valent pas grand chose /
Congrès sur la violence: l'art de l'esquive ou comment " communiquer" sans agir sur le réel /
Conesse ou pécrasse ? /
Quand on pense qu'il y a des écoles supérieures pour former des cons pareils ! /
L'être et le guéant /
Laïcité : de la liberté d'être con ? /
La mort annoncée du service public hospitalier /
La folle spirale /
Le RSA, « absurdité » et « torture morale » /
Le Gouvernement entend lutter contre la résidentialisation des terrains de campings (Tadkons) /
Laforêt qui cache l'arbre /
Un crime contre la planète /
Ouverture de la chasse à l'UMP et au FN à des fins scientifiques. /
Adoption définitive de la proposition de loi reconnaissant la chasse comme "instrument efficace de gestion de la biodiversité" /
On peut être juif et très con, l'un n'empêche pas l'autre et réciproquement /
Le principe industriel est-il criminel ?@@@@ /
L’urbanisme selon Valérie Pécresse /
Guéant est une pourriture : Réflexions sur le relativisme et le suprémacisme /
Jean-Michel Aphatie, meilleur cuisinier de la campagne présidentielle /
Saucisson pour tout le monde ! L’édito de Politis /
Imposture à double titre (croissance verte et oubli du programme du Front de gauche !) /
Base élèves : alors, tout va bien ? Non, pas vraiment ! /
Procès BDS à Bobigny : le procureur requiert de la prison pour l’exemple ! /
Bientôt placés dans le train selon le prix de son billet /
Évaluation environnementale : un projet de décret contraire au droit européen... ou carrément stupide ? /
Certains juges peuvent sembler anormalement cons... /
Tout arrive : Antoine de Montpellier passe pour un con, ce qu'il n'avait pas voulu entendre quand je le lui avais dit ! /
Dans la série Onfray est un con, on le prouve /
Une ferme de 1 000 vaches !!! /
Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ? /
Dialogue presque imaginaire entre Aurélie Filippetti et son double /
Hollande ouille (!) : L’écrivain Gilbert Gatore se voit refuser la nationalité française /
Antennes relais : le Tribunal des conflits rend une décision favorable aux opérateurs /
Trop de fric pour les nuls /
Lagarde : Elle en impôtse vraiment ! /
Quelques remarques sur le sort des professeurs débutants /
La cosmétique diversité /
Sainte Caroline (barabegouine) passe aux aveux... /
Morano n'est pas raciste, mais peut-être est-elle juste très très con pour une blonde ? /
Mme Figaro donne son nom à son blog, Madame Figaro menace /
Réflexion sur Noam Chomsky, la liberté d’expression et les impostures intellectuelles /
Pneus usagés : vers une réduction de la valorisation énergétique en cimenterie ? /
Les éthylotests, un déchet dangereux pour l’ONG Robin des Bois /
23, v'la la calotte ! /
La bétise est comme l'univers : incommensurable ! /
Laïcité : Pas de sermons à l’école, davantage d’instruction, M. Peillon ! /
L’ONU épingle les énergies renouvelables européennes /
3 417 000 logements vacants en Espagne… /
L’obscurantisme beauf /
Pas vu, pas pris, pas dit, pas su... Ah oui, et pourquoi je ne regarde plus le vélo depuis 20 ans ? /
Dopage, diffamation et gros sous : le combat d'un journaliste contre les dirigeants du cyclisme /
L’art des grands projets inutiles /
Levée de fonds in extremis, par Dmitry Orlov /
Prison ferme pour des scientifiques incapables de prévoir un séisme /
Nouveau scénario pour les rythmes scolaires, avec 3 heures à la charge des collectivités (on dirait du Hollande) /
Français, vos papiers ! /
Quand un député connard UMP fait rimer terrorisme avec histoire à l’école /
Laurent Mauduit. Les Imposteurs de l’économie. /
« El País » : enquête sur un grand quotidien torpillé par Minc, le déjà exécuteur de Moulinex /
Si Mittal finit par les enculer, qu'ils ne viennent pas se plaindre qu'ils avaient des hémorroïdes /
Notre Dame des Landes : un film /
France 3, bourreau de la Révolution Française ? /
"Le coeur de mission de la BPI n’est pas de sauver un outil industriel obsolète" /
La fermeture de l'aciérie de Florange rapportera des millions à ArcelorMittal grâce aux quotas CO2 /
Pour en finir avec l’affaire Florence Cassez /
Lyon-Turin : comment Hollande s’apprête à gaspiller 11 milliards d’euros /
Scandale : ArcelorMittal engrange des millions d’euros de profits grâce à la fermeture de Florange /
De porc en porc, une belle ballade en tout cas... /
Au Cons Cons, c'est des cons ! /
Mariage et homosexualité: l’inversion rhétorique de la droite catholique /
Projet de loi Fioraso : un projet ultra libéral, un projet de précarisation, un projet de destruction de la langue française /
Non au projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur /
Avec la fin de l’universalité des allocations familiales, c’est la protection sociale solidaire qui est mise en danger /
NDDL: Ayrault doit revoir sa copie /
Hydroélectricité : deux parlementaires pointent les risques de la mise en concurrence /
Tout droit vers la poêle à frire /
Le coup du mépris /
Du mur des arriérés à celui des indifférents /
Pas perdus pour tout le monde... suivez mon regard : Plus d'un million de dollars de bijoux volés dans un hôtel à Cannes /
LE MYTHE NÉFASTE D'UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE /
L'Espagne enregistre son premier excédent commercial en 42 ans grâce à... l'austérité /
Passe le mot : La machine à abrutir ne connaît pas la crise / Une tripotée d'andouilles I, II et III /
Le journal Tire-Monde accouche de conneries sans nom /
Difficile de faire mieux en termes de connerie...sarkolandouillerie /
Poliment, on dit connasse ! /
“La fin d’un monde” – Entretien à Avant-Garde Économique /
La presse s'étonne qu'un juge d'instruction connaisse le médecin légiste de sa ville : Quelle bande de connards ! /
Éducation nationale : quelques remèdes de cheval pour dégraisser (publiquement)le mammouth /
Après le Vert dans le fruit, le Vert con ! /
Le seul rôle qui convient à Depardieu, celui de grossier personnage ! /
Éducation nationale : quelques remèdes de cheval pour dégraisser le mammouth /
Connards : OGM insecticides : face aux résistances des ravageurs, les semenciers innovent /
Guide pour réaliser un plan de continuité d’activité ou comment vous prendre pour une con, poliment ! /
Couac qui se passe ? /
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