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Produits naturels interdits
Produits naturels interdits



Déformation normale pour une rétinopathie sévère
Souffrant d'une rétinopathie sévère consécutive à une poussée insidieuse de triabète (au moins), pas dépisté, il est normal que certaines figures ou images m'apparaissent différemment qu'à ceux dont la vision est moins perturbée.

Il se trouve même qu'au niveau des neurones impliqués dans les processus d'engrammation, des alternances d'hypo et d'hyperglycémie ont sûrement eu des effets déformants puisque quand on me demande le sens du sigle ÉNA, j'ai tendance à répondre École Nationale d'Acrimonie.

Mais je me rassure en constatant qu'en matière de déformations, je ne suis pas le seul qui soit gravement atteint.





Voilà donc un bel exemple, tout récent et particulièrement significatif de ce que sont nos élus nationaux : des (mauvais) commis voyageurs à la solde de quelques multinationales dont les intérêts ne sont même pas bien compris !

Le purin d'ortie interdit !! sur http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=80

Il y a quelques années, nous avions évoqué le danger (si le Peuple n'était pas vigilant) de voir un jour le jardinage familial complètement interdit pour risques bactériologiques, pour risques sociologiques, pour concurrence déloyale à l'agriculture (si lourdement subventionnée par les deniers publics), etc...

Il nous faut résister à la tentative de l'État d'éliminer les anciennes variétés potagères. Il nous faut résister à la dissémination des chimères génétiques en nos terroirs et on ne peut qu'admirer le courage des faucheurs d'OGMs qui témoignent d'un magnifique exemple de désobéissance civique (et ce ne sont pas les pleurnicheries de la FNSEA qui vont changer quelque chose au fait que 80 % du Peuple Français ne veut pas de nourriture monstrueuse dans son assiette).

Il nous faut maintenant résister à la tentative de l'État de légiférer sur la fertilité des sols dans nos jardins.

Voici le début de la lettre de Bernard Bertrand, (http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=77 ) de l'Association des Amis de l'Ortie et coauteur de l'ouvrage Purin d'Orties et Compagnie dont nous vous conseillons la lecture ( ce conseil pouvant être considéré comme un acte de désobéissance civique !)

"La nouvelle avait perturbé les ondes. Un chroniqueur horticole courageux s'insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 01 juillet 2006), qui l'empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l'eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire d'un extrait d'ortie, appelé purin ! L'information paraissait si énorme que personne n'y a cru ! L'interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d'en parler, avait beau être assortie d'une peine de 2 ans de prison et 75 000 € d'amende, elle faisait sourire!"

Le 31 août 2006, les services de la Répression des Fraudes et les services de la Protection des Végétaux (la police des plantes !) sont intervenus chez Eric Petiot, paysagiste, formateur et coauteur de l'ouvrage Purin d'Orties et Compagnie. Au cours de cette inspection (de 10h à 16h), plusieurs documents ont été saisis (papier et numérique). Eric Petiot s'est vu signifié une interdiction d'enseigner les recettes de produits naturels non homologués et même de ramasser des plantes sauvages lors de ses stages de formation.

Vous trouverez les détails de cette intervention sur le site d'Univers Nature ainsi qu'un interview de Bernard Bertrand.

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2357

Le décret sus-mentionné est le texte de loi d'orientation agricole n° 2006-11, du 5 janvier 2006:

http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=79

Est ce que tout cela veut dire que tout jardinier qui utilise ou donne ou conseille , par exemple, du purin d'ortie (non homologuable par les services de l'État) est passible de deux années de prison et de 75 000 euros d'amende ?

Comment l'État Français pense-t-il imposer une telle interdiction ? Par un système de caméras vidéos ? Par la création d'une ligne téléphonique incitant les citoyens à dénoncer tout baril suspicieux dans les jardins du voisinage (à l'image de ce que Monsanto a mis en place en Amérique du nord) ?

Tout cela est d'autant plus révoltant que le 29 juin 2006, quelques jours avant la mise en application de ce décret scandaleux, les ministres de l'agriculture, de l'écologie, de l'économie et de la santé ont publié un communiqué de presse quant à un plan interministériel de réduction des risques liés aux pesticides. Ce plan prévoit, entre autres choses "la réduction de 50 % des quantités vendues de substances actives les plus dangereuses".

Nous sommes vraiment fort aises que l'État s'aperçoive que des substances dangereuses sont utilisées en agriculture.

Cependant, nous serons enclins à penser que tout cela n'est qu'une gigantesque supercherie médiatique de plus si l'État, dans son désir de limiter les substances les plus dangereuses en agriculture, en vient à interdire les produits naturels dans le jardin!

La triste réalité est que les multinationales font la loi.

Les États se devraient de protéger leurs citoyens contre le vrai terrorisme: le terrorisme alimentaire qui s'étend comme une gangrène sur toute la planète. Tous les peuples de la Terre sont pris en otages par une poignée de multinationales qui détruisent tout : la santé des hommes et des animaux, les eaux, les sols, l'air, les insectes, les oiseaux....

Ces multinationales biocidaires, qui contrôlent les semences et la chimie, ont détourné l'agriculture à leur profit. L'humanité se meurt sous l'assaut d'aliments-poisons. En France seulement, par exemple, ce sont 150 000 personnes qui décèdent annuellement de cancers.

L'environnement se meurt sous l'assaut des poisons employés en agriculture. La France, qui est le troisième consommateur au monde d'insecticides, de fongicides et d'herbicides, a complètement contaminé ses ressources en eau. Selon l'IFEN, 96 % des eaux de surface et 61 % des eaux souterraines sont contaminées par des pesticides. L'Homme contamine ses sols ; les sols contaminent les eaux ; les eaux contaminent l'Homme. Un crime contre la Nature, un crime contre la Civilisation.

Le Titanic agricole est en train de sombrer dans l'océan de ses vanités mais il entraîne tout dans son sillage.

Alors que la mafia criminelle des multinationales de l'agrochimie détruit la Vie, l'État Français s'attaque au purin d'ortie. L'État Français envisage-t-il de détruire tous les ouvrages mentionnant la recette du purin d'ortie ou de tout autre produit naturel non homologué en de gigantesques autodafés ? L'État Français envisage-t-il également d'interdire la soupe à l'ortie qui étant un des aliments les plus concentrés en anti-oxydants pourrait être quasiment considérée comme un remède naturel au regard d'une grande partie de la nourriture moderne totalement dénuée de forces de vie ?

Nos actions doivent permettre aux générations futures de déposer plainte, pour crime contre l'humanité, à l'encontre des actuels scientistes et décideurs (leurs complices...). Ces terroristes de laboratoire ne pourront argumenter qu'ils pêchaient par ignorance : ils construisent sciemment, à l'insu du plus grand nombre, les bases d'une future dictature alimentaire.

Vandana Shiva, la célèbre physicienne et leader des mouvements paysans dans la lutte contre le terrorisme alimentaire en Inde a déclaré que la démocratie du futur sera une démocratie de la nourriture.

Nous appelons tous les jardiniers de France à leurs barils ! Faites couler le bon jus d'ortie en vos jardins à la santé de vos légumes.

La recette du purin d'ortie est disponible sur le site de l'Association Kokopelli:

http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=73

Nous invitons toutes les associations luttant pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel à disséminer symboliquement cette recette.

De plus, l'Association Kokopelli s'engage à mettre en place, pour l'année 2008, un calendrier de formations destinées aux jardiniers, afin d'enseigner toutes les techniques issues de l'agro-écologie planétaire: soins naturels aux jardins, techniques de compostage, méthodes d'amélioration de la fertilité des sols (Effective Micro-organisms, Pancha Kavya de l'Inde, etc).

Libérons l'Humus!

Dominique Guillet




Quelques jours plus tard cette même information était reprise dans Libération sous la plume de Laure Noualhat (histoire d'enfoncer, sinon le clou, au moins le dard de la cellule urticante !) :

Bio. Une aberration législative interdit aux agriculteurs de promouvoir les produits naturels.

L'engrais de mémé hors la loi

Par Laure NOUALHAT / Libération QUOTIDIEN : Vendredi 15 septembre 2006

Faut pas pousser l'agriculteur dans les orties... Une aberration législative, débusquée dans la loi d'orientation agricole entrée en vigueur en juillet 2006, empêche la diffusion de recettes et de savoirs, naturels et ancestraux, destinés à protéger les plantes par les plantes. Et les défenseurs de l'agriculture bio sont en colère. Avec cet article, vanter les mérites des pesticides naturels deviendrait hors la loi ! Haro donc sur le purin d'ortie engrais superstar, l'eau de cuisson des patates désherbante et la fougère repousse-chenille... Ces produits ne sont pas homologués par le législateur alors qu'ils sont plébiscités par les jardiniers, amateurs ou non, depuis des générations.*

Menace. On aurait pu croire à une blague, si une perquisition n'avait enflammé les esprits le 31 août. Deux fonctionnaires de la direction régionale de l'agriculture et de la forêt (Draf) et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont saisi les supports de formation d'Eric Petiot, un horticulteur de l'Ain qui dispense des stages sur la biologie végétale et les soins des arbres par les plantes. "Certaines préparations naturelles sont bien plus efficaces que des préparations chimiques, explique-t-il. On veut m'imposer un couloir de pensée, à savoir travailler avec des molécules de synthèse. Pas question de se laisser faire."

Si tout jardinier du dimanche conserve le droit d'utiliser du purin d'ortie ou de la fougère pour son potager, personne, en revanche, n'a le droit de promouvoir ces pratiques, sous forme de livre, de formation ou de chronique... "Pour nous, c'est un lobbying de l'industrie phytosanitaire, qui a toujours voulu verrouiller le marché des pesticides, dénonce Bernard Bertrand, président de l'association des Amis de l'ortie et coauteur d'un ouvrage sur le sujet (1). Ces pratiques ancestrales permettent d'affranchir les gens de cette industrie, de les rendre indépendants, et la loi nous empêche de les diffuser. C'est incroyable !"

Le ministère de l'Agriculture est très gêné par le remue-ménage provoqué par la perquisition. Car la loi d'orientation agricole exprime, même timidement, une réelle volonté de développer l'agriculture biologique en France, qui, par définition, utilise des méthodes douces. Les agriculteurs bio, ou ceux qui sont en pleine reconversion, utilisent des produits non homologués à 95 ou 98 % ! "Les produits non homologués, comme les recettes qui se transmettent de génération en génération, ne peuvent subir les mêmes exigences que des produits issus de molécules de synthèse", prévient Bernard Bertrand. L'homologation des produits phytosanitaires sera faite par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). "Il ne faut pas lire l'article 70 de façon paranoïaque, indique-t-on au ministère . Notre objectif est d'aller vers la promotion de méthodes traditionnelles et douces quand nous sommes certains qu'elles ne portent pas préjudice à l'utilisateur." C'est là que ça devient risible : depuis quand l'ortie ou l'eau de cuisson des patates constituent-elles une menace pour l'utilisateur ?

Enquête. En revanche, l'impact sanitaire des pesticides intéresse de plus en plus de monde. D'après une récente étude de la Commission européenne, près de la moitié des fruits, légumes et céréales consommés en Europe contiennent des résidus de pesticides. Et la Mutualité sociale agricole (MSA) a lancé en 2005 la première grande enquête épidémiologique française sur le lien suspecté entre pesticides et cancer**. Chaque année, l'Institut français de l'environnement (Ifen) publie ses résultats sur la qualité des eaux : 96 % des eaux de surface surveillées contiennent des pesticides ! Si ces produits chimiques contaminent nos sols, nos assiettes et nos nappes phréatiques, il est légitime de connaître leurs effets sur la santé, et le cas échéant, d'avoir le droit de ne pas les utiliser.

(1) Purin d'ortie et compagnie, éd. Terran 2003, 95 pp., 15 euros.

[* Dans cette même logique, l'utilisation du crottin de cheval, de la bouse de vache, de la crotte de poule ou du fumier de lapin devra sans doute être poursuivie pour haute trahison, non ? Quant à l'eau, ce produit n'est, que je sache, répertorié nulle part comme un produit autorisé pour l'agriculture. Alors qu'on arrête un peu d'arroser les maïs !]

[** Je fais état, ailleurs sur ce site, d'un échange que j'ai régulièrement avec mes étudiants et qui concerne le nombre de cas de cancers du sein*** (et plus généralement de cancers "endocriniens"). Quand je leur annonce que depuis ces vingt dernières années, le nombre de cancer du sein a été multiplié par deux, immanquablement, plusieurs de ces étudiants me rétorquent que c'est parce que le dépistage est mieux fait. Il me faut donc leur expliquer que le cancer du sein est aussi vieux que l'humanité et que les médecins savent depuis très longtemps le diagnostiquer et par conséquent sont parfaitement capables de l'inscrire comme cause de la mort sur un acte de décès. L'intérêt majeur d'un dépistage précoce est d'offrir plus de chances de guérison aux femmes diagnostiquées. Ce n'est pas le dépistage qui multiplie le nombre de cas dépistés.

Je ne sais pas si les pesticides ont une quelconque responsabilité dans les cancers du sein. Ce que je sais, c'est qu'à l'instar de nombreuses substances ayant de fortes affinités pour les graisses, beaucoup de pesticides, herbicides, fongicides, insecticides, etc. et pas que ces substances-là, je vous l'accorde, se retrouvent dans la glande mammaire où il est vraisemblable de penser qu'ils œuvrent insidieusement à quelque morbidité. Comment pourrait-il en être autrement puisque, jusqu'à preuve du contraire, ces molécules ne sont pas anodines, mais au contraire très affines et réactives.]

[*** En date du 16 octobre 2006, la publication des résultats d'une enquête qui montre que les agricultrices ont davantage de cancers du sein que les autres catégories professionnelles !]




Le travail à la ferme accentuerait le risque du cancer du sein
http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/faitsdivers/i/20061013:brf001/Cancer_du_sein_et_travail_a_la_ferme/

Pesticides et cancers
http://perso.orange.fr/erb/colqP13.htm

Cancer du sein et pesticides
http://www.medicms.be/nabprint.php?id=38

Pesticides et cancers
http://www.mdrgf.org/210pesticides.html">http://www.mdrgf.org/210pesticides.html">http://www.mdrgf.org/210pesticides.html

Liste HSE / Pesticides
http://www.liste-hygiene.org/arcpesticrisc.html">http://www.liste-hygiene.org/arcpesticrisc.html">http://www.liste-hygiene.org/arcpesticrisc.html

RÔLE DES ACIDES GRAS DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L'OBÉSITÉ ET DU CANCER DU SEIN
http://www.inra.fr/Internet/Unites/CRIAA/AD/fiches/140.htm

Questions sur les facteurs de risque
http://www.essentielles.net/static/news/803.htm






[ Corrélats : Lobbyisme / Pesticides / ...]

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