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Principe d'Allee
Principe d'Allee




Si le nombre de locuteurs qui meurent reste très supérieur
au nombre d'apprenants, le breton ne sera bientôt plus qu'un
souvenir...sauf sur les panneaux indicateurs bilingues*.
Le principe énoncé par Allee précise que dans une population, il existe à la fois un nombre d’individus minimum et un nombre d’individus maximum, entre lesquels la population a le plus de chance de vivre dans les meilleures conditions.




Le nombre minimum peut être associé à la notion d’effet de groupe : nombre minimum d’abeilles dans une ruche pour assurer le meilleur confort thermique pendant la période hivernale : nombre minimum d’individus dans une population de mammifères pour que la rencontre avec un partenaire sexuel soit probable et que les risques de consanguinité soient réduits ; nombre minimum de grands cormorans sur un site de nidification pour qu’il y ait des accouplements, des pontes et que l’élevage des jeunes soit conduit à terme ; etc.

Le nombre maximum d’individus qu’il vaut mieux ne pas dépasser pour ne pas risquer les effets néfastes dudépassement des capacités du milieu peut être associé à la notion d’effet de masse : trop d’abeilles dans une ruche pendant la période hivernale compte tenu des réserves alimentaires disponibles ; trop d’individus dans une population de mammifères entraînant de troubles comportementaux, souvent liés à la promiscuité, et des troubles sanitaires liés à une surexploitation des ressources ; etc.

On n’oubliera pas que si le surpeuplement, comme le sous-peuplement sont des facteurs limitants chez les espèces végétales, comme animales, ils le sont aussi, et souvent de manière dramatique, pour les populations humaines ou des subdivisions de ces populations (groupes socio-économiques, ethniques, religieux, culturels, etc.)




* À mon avis, c'est déjà trop tard ! L'attitude jacobine de l'État français, qui perdure d'ailleurs, a parfaitement réussi son projet de casser les cultures traditionnelles, en Bretagne et ailleurs. Que l'État soit assez hypocrite pour tenter d'accréditer l'idée qu'il pourrait se faire pardonner la disparition de facto de la langue bretonne en favorisant l'implantation d'un lycée Diwân (la faute d'orthographe est intentionnelle) ne résiste pas, en réalité, aux faits.

Quand les partisans de l'hypothèse selon laquelle la langue bretonne aurait disparu avec la ruralité, je leur ferais bien remarquer, qu'à l'heure actuelle, la très grande majorité des nouveaux locuteurs sont formés à l'école et sont essentiellement de culture urbaine.

Pire, le breton qu'on leur enseigne n'est même pas toujours compris par les anciens. J'en veux pour preuve ce que j'observe régulièrement chez des personnes qui me sont proches et qui, bretonnants actifs, en vannetais, certes, ne comprennent rien du KLT parlé sur FR3, ni non plus les enfants d'une école bilingue proche et néoformés à la langue bretonne (laquelle ?).

Pour ma part, j'ai abandonné depuis longtemps cet apprentissage puisque le breton que l'on m'enseignait avait toutes les apparences d'une langue étrangère pour des gens qui le parlait quotidiennement.

Vous avez dit intégration ? Finalement, heureusement que les bretons ne le parle plus, j'aurais fini par brûler des bagnoles ! Je me contente maintenant d'écrire à qui veut bien me lire que je suis breton " brenottant ", ce qui ne manque pas d'interpeller...




Le déni de légitimité dont le mouvement palestinien est l'objet freine la marche vers la paix.

Non au boycott du Hamas

LIBÉRATION lundi 05 juin 2006 / par Esther Benbassa et François Burgat

Esther Benbassa est directrice d'études à l'École pratique des hautes études. François Burgat est directeur de recherche au CNRS.

Où passe la frontière entre l'islam et le terrorisme, le musulman fréquentable et l'agent de Ben Laden, le bon " citoyen " et le vilain " communautariste ", le Palestinien résistant à une impitoyable occupation militaire et le " suppôt des intégristes " ? À la lecture des discours dominants en Europe et en France, il devient de plus en plus difficile de le dire : pour rester un interlocuteur acceptable, il semble qu'un musulman ne doive plus être seulement " laïque ", mais aussi abdiquer, le verre de vin à la main, les marqueurs de son appartenance religieuse et/ou culturelle. À défaut, les peurs qu'il suscite sont capables de déstabiliser certains éléments de l'intelligentsia française, d'ébranler leurs sacro-saints principes (République, citoyenneté, laïcité, etc.) ou de les conduire à en user de manière peu rigoureuse et biaisée.

La longue liste des raisons d'ordre humanitaire en faveur de la reprise du soutien à l'économie agonisante de la Palestine occupée a déjà été dressée. Faut-il encore en réaffirmer le bien-fondé et secouer l'hypocrisie et l'immobilisme de la France et de l'Europe ? Mais la seule démarche " humanitaire " demeure parfaitement insuffisante et, à terme, contre-productive. Elle exige des contorsions diplomatiques et juridiques intolérables : contourner le résultat de l'un des rares scrutins en pays arabe (qui s'est pourtant déroulé sous étroite surveillance internationale) à ne pas être contesté.

Le Hamas " refuse de reconnaître Israël ". Mais près de dix ans après celle de l'OLP, où en sommes-nous de la reconnaissance réciproque d'un État palestinien par Israël, dont les frontières fluctuent au gré de ses majorités électorales et des annexions en Cisjordanie ? Le Hamas refuse d'abandonner la violence, nous assène-t-on quotidiennement en guise d'analyse. Celui-ci a pourtant, depuis dix-huit mois, déclaré une trêve explicite et s'y est tenu. Que dire en revanche du recours systématique aux assassinats " ciblés " (exécutions extrajudiciaires), des maisons détruites par centaines, de la canonnade incessante de la grande prison " bouclée " de Gaza ? Le Hamas, enfin, " ne veut pas reconnaître les traités de paix " ? Mais qu'en est-il d'Israël qui, de la Feuille de route au plan saoudien de 2002 (approuvé par l'Autorité palestinienne, l'Union européenne, les États-Unis et l'ONU), ne les respecte pas depuis des années ? Tout cela ne signifie certes pas qu'il ne faille pas inciter le Hamas (dont le développement aurait autrefois été encouragé par Israël pour, déjà, diviser le camp palestinien) à quitter définitivement les habits du terrorisme pour ceux de la négociation et à reconnaître Israël. Mais il y a sans doute pour cela d'autres voies que le pur et simple déni de sa légitimité.

Comment parvient-on avec une telle inconscience à justifier le boycottage des urnes et, par là même, à escamoter (entre autres) le droit international ? Comment un tel unilatéralisme de l'action occidentale parvient-il à triompher aussi facilement ? A bien y regarder, si le déni de justice que nous faisons à " leurs " urnes et à " nos " principes démocratiques ne suscite pas davantage de protestations, c'est qu'il mobilise une nouvelle fois la magie des peurs instinctives de l'autre qui " parle musulman ", et serait donc théocrate. En Israël non plus, il n'y a pas de séparation absolue entre l'État et la religion. Cela suffirait-il à le déclarer non démocratique ? Sa fondation aussi fut précédée par des actes terroristes juifs contre l'occupant britannique. Cela a-t-il disqualifié à tout jamais les Israéliens pour créer un État moderne ? Et que dire du poids de ces partis orthodoxes et ultra-orthodoxes (pas spécialement féministes ni tolérants envers les lesbiennes-gays-bisexuels-transsexuels) sans lesquels toute coalition parlementaire est souvent impossible ?

Lorsqu'il s'agit des musulmans, principes éthiques et politiques n'opèrent pas de la même manière. " Peut-il être des nôtres, celui qui refuse de boire son verre comme les autres ? " A cette question, de Philippe de Villiers à Charlie Hebdo, en passant par des pans entiers de la droite et de la gauche parlementaire, un vaste " front national " répond énergiquement non. En fait, le Hamas ne menacerait donc pas seulement l'existence de l'État le plus puissant de la région, soutenu par la première puissance mondiale. Il mettrait aussi en péril la " modernité ", la rationalité des " Lumières " et, argument suprême sans cesse réitéré, les droits des femmes et ceux de toutes les minorités ! Là résident les motifs non avoués des mesures prises contre le nouveau gouvernement palestinien. Tout cela sans se demander pourquoi les Palestiniens ont voté pour le Hamas. Et sans mesurer les risques d'une guerre civile qui plongerait le pays dans la détresse et l'impasse.

Notre intérêt passionné pour la " libération des femmes musulmanes ", menacées par les " intégristes ", en vient insensiblement, dans le cas de la Palestine, à prendre le pas sur la défense de leur humanité la plus élémentaire. Elles ne méritent en effet notre sollicitude humaniste qu'à cause de la nature de la menace identifiée : la violence machiste de ces hommes barbus qu'elles ont pourtant massivement élus, et non celle des bulldozers ou des balles de l'armée qui perpétue son occupation. Ces femmes et leurs proches sont-ils asphyxiés économiquement et financièrement, expropriés de leurs habitations ou éliminés par les balles de l'armée d'occupation ? Peu importe : conservons intact notre émoi pour " lutter contre l'intégrisme " du Hamas. Quitte à cautionner l'humiliation et la misère qui résultent de la suspension de l'aide internationale et de la confiscation des taxes douanières par Israël, et qui ne sont clairement pas de nature à faire reculer l'intégrisme ni le terrorisme mais, au contraire, à les nourrir.

Les projecteurs de quelques-uns de nos " journalistes d'investigation " et les " Lumières " de nos grands philosophes médiatiques se garderont bien d'éclaircir ce côté-là des ténèbres de notre temps. Depuis que, dans l'Algérie en guerre, l'épouse du général français Jacques Massu expliquait aux Algériennes que la France se devait de rester chez elles pour les " dévoiler " et donc les libérer, cette " tribalisation de l'universel " que constituent le détournement et l'instrumentalisation du combat des femmes au service de logiques de domination se poursuit avec la même ardeur et, malheureusement, la même efficacité.

À coups de canon, sans pain et, surtout, sans respect, on ne " modernise " personne. Nos idées " éclairées " ont besoin de pragmatisme, plus que de ces fantômes qu'on agite pour justifier des politiques dont l'Occident a été si friand au XXe siècle ? et qu'il continue d'affectionner au XXIe ?, susceptibles de mener à l'impasse de la confrontation sans fin.




Les effets de groupe ou les effets de masse prennent de multiples facettes, les Sites Internet et articles qui suivent en donneront une toute petite idée, et très incomplète !

Faut-il avoir peur des langues régionales ?
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=301

Le français contemporain
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HIST_FR_s9_Fr-contemporain.htm

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Pensées de groupe / GroupThink :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_groupe

Expérience de Milgram :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soumission_%C3%A0_l%27autorit%C3%A9

Lavage de cerveau :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lavage_de_cerveau

EXTENSION DU DOMAINE DE LA FUITE :
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/socio13.htm

Le comportement en temps de GUERRE :
http://www.redcross.int/fr/mag/magazine2004_2/24-25.html

Françoise Sironi : COMMENT DEVIENT-ON UN BOURREAU ? @@@@ :
http://www.ethnopsychiatrie.net/actu/collegedeF.htm

LE JOUG DE LA REPENTANCE par Jean LECHACZINSKY (why not !) :
http://www.geopolitis.net/geopol/geo/article/opinions/arti1066756549479A2513D0805D4C1E.html

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Les sectes :
http://www.prevensectes.com/home.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sectes

http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp
http://www.assemblee-nationale.fr/dossiers/sectes/sommaire.asp

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Discipline et autorité à l'école :
http://www.chez.com/b105/themes/violence/discipli.htm

Le rapport de l'enseignant à l'autorité :
http://www.cndp.fr/RevueVEI/houssaye.htm

Dans : LES SCIENCES DE L'ÉDUCATION / Faculté d'Aix en Provence
http://jm.perez.waika9.com/

Signes d'appel de la maltraitance :
http://www.chez.com/sylviecastaing/maltraitance.htm

Faire autorité :
http://www.ac-versailles.fr/caaee/fichiers%20PDF/Contribution%20Autorit%E9%20et%20Normativit%E9.pdf

CONSTRUIRE SON AUTORITÉ PAR L'ANALYSE DE PRATIQUES
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/edu24.htm

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La peur panique :
http://www.redpsy.com/guide/panique.html

Trouble panique et comportements d’adaptation :
http://www.statcan.ca/francais/freepub/82-003-SIF/2004000/pdf/82-003-SIF20040007445.pdf

Conduite à tenir devant une crise d’angoisse aiguë et un trouble panique :
http://perso.wanadoo.fr/senon/Documentation/telechargement/2cycle/csct/CAT%20AP.pdf

Crises d’angoisse/de panique :
http://www.ahsc.health.nb.ca/Patients/HealthInformation/EmergencyHealthServices/anxietyfr.shtml

TROUBLES ANXIEUX ET TROUBLES DE L’ADAPTATION :
http://www.univ-rouen.fr/servlet/com.univ.utils.LectureFichierJoint?CODE=1095860693871&LANGUE=0

PSYCHOSES COLLECTIVES, PHÉNOMÈNES DE PANIQUE ET SUICIDES DE MASSE :
http://psyfontevraud.fr/psyangevine/publications/psychoses-collectives.htm

COMMENT "ÇA" TIENT, LA SOCIÉTÉ ? (intéressant surtout dans le contexte des banlieues !)
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/socio16.htm






[Corrélats : Populations / Stratégies adaptatives / Les oiseaux en breton vannetais / ...]

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