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Appropriation
Appropriation


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) :

Sécurité alimentaire, agrocarburants, spéculation… le marché des terres à vendre ou à louer bat son plein depuis deux ans... /
L'(auto)-extermination de la classe ouvrière /
Polémique sur la privatisation des espaces naturels /
Petit par la taille, grand par le banditisme, proche de la haute trahison ? /
Provocation sur fond de contrefaçon !! Baumaux - Kokopelli /
Du vol et des voleurs… /
Bouclier Fiscal : Ubu en Talons Aiguilles… /
L’Eau : Bien commun de l’humanité ? /
Appropriation des ressources naturelles dans une forêt andine équatorienne : vers la gestion patrimoniale des ressources /
Théorie de la Classe de loisir /
Comment Laurence Parisot mise sur l'industrie pour sa réforme sur le coût du travail /
Du piratage à l’œuvre collaborative : émergence d’une culture de l’appropriation /
Aux racines de la crise économique mondiale /
Catastroika /
Entretien avec Bernard Friot : La révolution du salaire à vie /
Parisot fait la loi, Hollande la signe /
Terre brûlée - voix de la nouvelle frontière de la colonisation (vidéo) /
La Côte d'Ivoire et Louis Dreyfus signent pour des terres mais quid des paysans ? /


Sites Internet et articles / Corrélats /


Si le terme de propriété privée est inscrit dans la déclaration des droits de l’homme de 1789, article 17 : « droit inviolable et sacré… nul ne saurait en être privé… sauf… », la notion de propriété privée recouvre, en fait, plusieurs réalités non comparables, la rendant finalement source de confusions.

Usus, fructus, abusus
ou quand les chasseurs s'approprient le gibier ;
les naturalistes, les réserves ;
les photographes, leurs images ;
les banques, les forêts ;
les riches, l'argent des pauvres ;
les banques, celui des Grecs ; etc.
La première confusion est celle qui consiste à mettre au même niveau les biens à usage personnel et les biens de rapport (terres, forêts, entreprises, magasins, etc.).


La seconde résulte de la nature de l’appropriation. Posséder des biens à usage personnel résulte, le plus souvent, de moyens financiers dégagés du travail personnel. La possession de biens de rapport résulte, quant à elle, bien plus souvent, de l’appropriation du travail du personnel, plus ou moins bien rémunéré pour qu’il fasse en sorte que le bien rapporte.

L’appropriation privative de tout ou partie du travail social a toujours eu des conséquences à la fois sur l’usage et la mise en valeur du bien, voire sur son abus d’usage.

Que l’eau ou l’air soit devenus des marchandises, appropriées, privatisées, vendues quand même elles n’auraient pas été achetées, polluées puisque leur dépollution devient une marchandise, passe maintenant comme « dans l’ordre des choses » !

Que les végétaux ou les animaux, leurs organes, leurs tissus, leurs fluides physiologiques, etc. puissent être brevetés sera bientôt « naturel » !

Comment alors ne pas s’étonner qu’aujourd’hui, l’appropriation privative des services publics de santé, d’éducation ou encore de protection sociale ne s’inscrive dans de « nécessaires réformes au nom du progrès » ?

Il est presque dans l'ordre des choses aujourd'hui, quand on ne peut pas avoir d'enfants, de se les approprier.

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Sans commentaire, juste une interrogation sur la baisse du taux du livret A !


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Depuis quelques temps, on parle beaucoup de mariage des homosexuels. Je n'ai personnellement aucun avis sur cette question qui, par ailleurs, m'indiffère totalement, puisque je n'ai aucun besoin de reconnaissance sociale, ou autre, puisque je suis mâle, blanc, athée, occidental, disons à l'aise financièrement (enfin, je le croyais encore jusqu'à aujourd'hui), fonctionnaire, sans pratiquement d'obligation professionnelle de rendre des comptes, risquant peu le harcèlement ou le stress, etc. en un mot, je domine... Monsieur Chien qui s'en tape !

Mais on associe aussi la question de la parentalité à cette éventualité contractuelle. Je ne sais pas si j'ai un avis sur la question, mais au moins une approche qui me conduit à dire que, désespérément, les enfants sont devenus un bien de consommation comme les autres. Dans le cas des homosexuels (pas seulement eux) dont on sait qu'ils ne peuvent pas avoir d'enfants, la proposition qui leur est faite, c'est qu'ils s'en approprient.

Je pense, qu'à la manière des agences immobilières dont les devantures sont couvertes des fiches et des photographies des immeubles, maisons et autres châteaux proposés à la vente ou à location, nous verrons bientôt des agences d'adoption, avec la photo et la fiche des enfants proposés à l'adoption. On pourra les acheter ou seulement les louer, par exemple, pendant le temps et aux âges qui conviennent : bébés pour materner ou jeunes adolescents pour pédophiles ? Il faudra bien s'y résoudre ou que Bruxelles se penche sur la question, non ?




L'(auto)-extermination de la classe ouvrière

par Jacques Broda

http://www.gaucherepublicaine.org/combat-social/l%E2%80%99auto-extermination-de-la-classe-ouvriere/1155Il y a vingt ans, à Marseille nous inaugurions un colloque : "Travail et Santé Mentale", nous pointions déjà à l'époque les atteintes à la santé psychique dans un article : "Pression, répression, dépression"1 . Nous étions au début de la grande opération d'(auto)-extermination salariale, via le chômage, la (sur)charge de travail, la mobilisation psychique, la précarisation de tous les rapports sociaux, la régression des organisations de classe, et du parti communiste comme vecteur identitaire.

Vingt ans de recherches dans les quartiers populaires, les cités, le Secours Populaire, les jeunes étudiants, vingt ans de quêtes et d'enquêtes me conduisent au concept d'auto-extermination. Il me semble supérieur à la notion de santé mentale, ô combien dépassée, à la notion de souffrance au travail, cette dernière évacue dans son énoncé les rapports sociaux, se contente des relations salariales. Aucune analyse ne saurait évacuer la violence de l'exploitation de l'homme par l'homme ; c'est à partir de ce rapport qu'il faut interroger la déferlante actuelle. Le sens du travail ne se confine pas à la sphère limitée de l'atelier, du bureau, du groupe des pairs, du collectif, des petits chefs et des pressions hiérarchiques. La spoliation généralisée - jusqu'à l'extermination - c'est le travail du capital.L'extermination par le travail et dans le travail est mise en jeu à partir des trois formes d'extraction de la plus value : plus-value absolue, plus-value relative, plus-value extra. Dans la mondialisation, ces trois formes d'extraction sont mises simultanément à l'œuvre à partir des modes de management essentiellement basés sur l'évaluation et le contrôle des activités humaines, insupportables aux sujets vivants.

J'ajouterai une quatrième plus-value, la plus-value intégrale, celle qui totalise les trois classiques plus une plus-value qui s'obtient par l'appropriation de toutes les capacités humaines : physiques, cognitives, psychiques, voire inconscientes. Le travailleur sollicité corps et âme, s'engage à fond sous les fourches caudines du capital, avec la capacité d'intégrer toutes les formes d'exploitation en une seule, jusqu'à son intégrité singulière. La plus-value intégrale c'est l'exploitation jusqu'à la mort du désir.

Quand la mort du sujet et du collectif sont le cœur du rapport social, nous parlerons d'(auto)-extermination.

Depuis trente ans les stratégies capitalistes ont visé à la destruction des organisations et des syndicats de classe, des partis révolutionnaires porteurs d'un projet d'émancipation. Sans utopie, sans idéal, sans une transcendance politique du travail et de l'acte au travail, le travailleur se retrouve seul, nu. On assiste alors à un long processus de dégradation, de découragement, de renoncement, de trahisons voire de corruptions quant aux idéaux et aux projets universels qui dépassent très largement la question de la maîtrise de son espace de travail, de sa ligne de profit. Cette contradiction qui se loge au sein de la valeur, Marx la désigne comme travail abstrait. La distorsion cosmique entre travail concret et travail abstrait signe la crise du travail.

La perte de sens, de dignité, la soumission aux pressions ne peuvent être combattues qu'en liquidant le Capital comme forme de domination généralisée du travail et du travailleur. Quand plus rien ne fait sens, quand le sens de son existence surinvestie dans le travail s'effondre, quand les adhésions imaginaires aux logiques managériales se dévoilent dans leurs cruautés, le sujet s'effondre, dans un face à face mélancolique avec la seule instance qui ne le trahit pas : la mort.

Les suicides au travail, sont la face immergée d'un iceberg. Ils signent un mal universel : au Japon tous les matins des travailleurs se jettent sous les trains2 .

Dénoncer d'un côté la crise financière et de l'autre la souffrance au travail sans les mettre en rapport pour le coup est suicidaire de la politique. Il ne s'agit pas de réguler le capital d'un côté et de changer le travail de l'autre, il s'agit de construire la totalité inédite du sens humain de nos actes. Trop de morts, trop de souffrances, trop de désespoirs, trop de vies gâchées à l'autel du profit capitaliste ! Le moment est venu de rassembler toutes les forces de résistances. Si nous voulons changer le monde, il faut le nommer, et comme nous l'enseigne Freud, remonter aux causes, appeler un chat un chat !

1. Broda, J ; " Pression, Répression, Dépression ", Perspectives psychiatriques, 1990, n°22 [?]

2. "Stress, surmenage, la mort en silence de milliers de travailleurs japonais" (AFP) - 11 janv. 2009 [?]






Développement et biodiversité durables : une approche par les droits de propriété / Michel Trommetter / chercheur à l’INRA / Laboratoire d’Economie Appliquée de Grenoble (UMR GAEL)Laboratoire d’Econométrie de l’Ecole Polytechnique, Paris
http://www.x-environnement.org/jr/JR06/trommetter.htm

L'appropriation du vivant : de la biologie au débat social :
http://www.inra.fr/dpenv/chevac40.htm

La France est-elle un pays féodal ?
http://www.inra.fr/dpenv/fornac22.htm

L'homme étant l'aléa naturel le plus capable d'infliger des dommages considérables à ses alter ego, surtout s'ils sont momentanément plus faibles, on ne manquera pas d'inscrire le site de Gérard Verna parmi ses favoris :

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/

L'environnement hostile :
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/deff/plan_général_du_site.htm

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/PUB/GT1.html : LA GRANDE TRICHE / Corruption, éthique et affaires Internationales / avec Jean-Claude Usunier / voir aussi GT2.html et GT3.html

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S’ATTAQUER AU TABOU DES TABOUS : À bas la propriété privée !
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/BIHR/10606

Réflexions sur l'abolition de la propriété privée :
http://www.genevapunkska.com/textes/proprieteprive.html

La propriété " intellectuelle " :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_intellectuelle

Propriété intellectuelle :
http://www.freescape.eu.org/biblio/IMG/pdf/rapport_cae_41.pdf

PLAIDOYER POUR L’ABOLITION DES DROITS D’AUTEUR /
La propriété intellectuelle, c’est le vol !
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/SMIERS/15604

Droit d'auteur et copyright :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Copyright

Gauche d'auteur et copyleft :
http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.fr.html

Copyleft :
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Parce que rien n'est jamais ni simple, ni blanc, ni noir et que tout se complique :
Copyright et Copyleft :
http://barthes.ens.fr/scpo/Presentations00-01/Dalloz_CopyR_Left.html






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