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Armes de destruction massive
Armes de destruction massive




La preuve qui manquait à M. Doublevébush :
le président irakien faisant la démonstration
d'une arme de destruction massive contre Aedes aegyptii...
Comme atomiques... Se souvient-on encore que la première bombe A fut expérimentée dans le désert du Nouveau-Mexique à moins de 80 kilomètres de la ville de Alamogordo et à moins de 35 km de l'agglomération la plus proche du site !


Se souvient-on encore que plusieurs milliers de tonnes de munitions fabriquées avec de l'uranium 235 furent utilisées pendant la première (et souhaitons-le, la dernière ?) guerre du Golfe. Uranium 235 dont sur France 3,en date du 16 janvier 2003, un reportage (?) mettait en doute sa double toxicité pourtant avérée sur les GI'sautant au cours de la première guerre du golfe qu'au Kosovo...


Comme chimiques... Se souvient-on que les États-Unis ont utilisé, à raison de 50 kg / ha, sur les forêts du Viet-Nam un mélange de 2,4 D et de 2, 4, 5 T, appelé agent orange lequel est responsable de la destruction quasi définitive des forêts pluvieuses tropicales de ce pays et d'un nombre effarant de pathologies sur les populations touchées.

Se souvient-on de qui a fourni à Saddam les bombes au gaz innervant qu'il utilisa contre les Kurdes à une époque où ceux-ci lorgnaient d'un peu trop près, au goût de M. Bush père, sur le pétrole de Mossoul et de Kirkuk ? Je ne crois pas pour autant que Saddam ait jamais cru que les bombes ne contenaient que des tracts !


Erratum :

  Le round upL'agent orange de Monsanto n'est pas une arme de destruction massive chimique... Nuance
  Le phosphore blanc utilisé par Israël contre les civils à Gaza non plus !





Une campagne récente de Médecins sans frontières rappelait que certaines armes de destruction massive, comme les anophèles moustiques vecteurs du paludisme (plusieurs millions de morts chaque année) laissaient Georges Bush et la très grande majorité de ses collègues chefs d'État parfaitement indifférents... Il n'y a probablement pas beaucoup entre une association de malfaisants à une association de malfaiteurs.





Sida. Le désengagement financier des États-Unis va bloquer nombre de programmes. / L'élan brisé du Fonds mondial /

Par Christian LOSSON / jeudi 18 novembre 2004 (Libération - 06:00) /

La traditionnelle bagarre financière fait rage autour du Fonds mondial contre les pandémies (sida, tuberculose, paludisme). Et risque bien de se solder par une cinglante désillusion pour les malades. Les 23 membres du conseil d'administration du fonds, qui se réunissent jusqu'à demain pour la première fois en neuf réunions en Afrique (à Arusha, Tanzanie), pourraient différer le lancement d'un 5e cycle d'appels à projets pour 2005. Le lobbying de l'administration Bush a été, selon plusieurs sources, d'une rare intensité. "Mettons de l'ordre dans la maison avant de prendre de nouvelles obligations", justifie-t-on à Washington. En fait, les États-Unis souhaitent surtout pousser son propre plan antisida, le Pepfar. Un outil bilatéral très idéologique (qui finance notamment des programmes sur l'abstinence sexuelle) et décrié par les ONG.

"Bien qu'il ait fait du sida l'une de ses six priorités pour son second mandat, Bush s'apprête à miner le fonds mondial, assure David Bryden, de la Global Aids Alliance. Pendant qu'à Arusha le président américain du fonds va dire qu'on manque d'argent pour lancer un 5e cycle, sa propre administration s'apprête à amputer de 150 millions de dollars ses engagements, pour ne lâcher, au final, que 350 millions de dollars." On est loin du pacte non écrit qui veut qu'États-Unis, Europe et reste du monde paient chacun un milliard de dollars par an. Du coup, la France, deuxième contributeur (150 millions de dollars) après les États-Unis, souhaite aussi "une pause". "Il n'y a pas assez d'argent pour lancer de nouveaux projets, confie Mireille Guigaz, ambassadrice sida de la France. Il faut faire preuve de prudence, sinon on court le risque de ne pas pouvoir financer des programmes et décevoir les attentes." Dans l'entourage de Chirac, on assure que la France "fait déjà beaucoup", qu'il n'est "pas question de se lancer dans la cavalerie budgétaire". Paris plaide donc pour un 5e cycle, mais après avoir dressé un bilan, lors d'une conférence de "reconstitution" des fonds du fonds... Plus de 3 milliards de dollars ont été investis dans 120 pays depuis sa création, en 2002.

La réunion d'Arusha inversera-t-elle la donne ? En sapant les financements, "l'administration Bush condamnerait à mort des milliers de personnes en Afrique, en Asie, aux Caraïbes ou en Amérique latine", souffle Zachie Achmat, de TAC, association de malades sud-africaine. "C'est de la folie de couper le robinet aujourd'hui, au moment où une dynamique se crée, où on investit dans les ressources humaines, où on met des gens sous traitement", se désespère Gaëlle Krikorian, d'Act up. Paradoxe : au moment où ONG et pays donateurs se félicitent (tous ou presque) du déclic créé par le fonds, celui-ci n'a jamais été aussi menacé...







L'autisme de George Bush

Le plus grand déficit du XXe siècle aura été celui de la conscience, distancée par la science et pulvérisée par ses applications. Pour être plus exact, sans doute est-ce l'ivresse ou l'euphorie générée par cette profusion de changements et de découvertes qui a rendu inaudible l'expression de celle-ci. À décharge des uns et des autres la fulgurance des mutations rendait délicate l'appréciation de l'immédiateté et simultanément la lecture du futur.

Sur le plan écologique, la dernière décennie laissait poindre quelques indices d'espoir. La convention sur les changements climatiques de Rio, en 1992, et le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en 1997, étaient les frémissements d'une conscience revenue. Même si sa traduction en acte restait dérisoire, on pouvait espérer que le pire était derrière nous et que l'on allait enfin cesser de faire payer à la nature un tribut sans fin. Surtout on se prenait à croire que l'humanité avait enfin réalisé que son sort n'était pas distinct de celui du reste des êtres vivants. Nous allions peut-être basculer du siècle des vanités à celui de l'humilité. Naïveté, utopie ou illusion c'était sans compter sur l'arrivée au sommet de la pyramide de la suffisance de George W. Bush junior qui fait reculer la réflexion écologique au néolithique et encore, nul doute qu'à cette époque les hommes avaient avec leur environnement des liens plus étroits donc plus sensés.

Depuis peu, l'on sentait poindre la "mise en cause" et "en doute" par Bush et son entourage des conclusions du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat et sur ses causes anthropiques. Après de longues hésitations et atermoiements, la communauté scientifique nous alertait enfin sur les dangers de l'effet de serre amplifié par l'homme et sur les conséquences dramatiques d'un réchauffement climatique rapide. L'humanité réalisait enfin l'impact de ses activités et prenait la mesure des dégâts passés et à venir. Non seulement de nombreux écosystèmes avaient été détruits ou étaient menacés, mais les grands équilibres écologiques eux aussi étaient perturbés de notre fait. Le message était enfin clair et perceptible : il y a péril en la demeure, car affecter la Nature c'est compromettre l'Homme. Le monde par la simple proclamation de cette évidence, avait fait un petit pas précieux vers la sagesse.

Monsieur Bush lui, avec le même aplomb qu'une cartomancienne, nous affirmait le contraire et que, quand bien même, son arsenal technologique lui permettrait de toute façon de faire face aux effets de tout cela. Le cynisme en habit de président ; la vanité au paroxysme, auréolée d'une stupidité absolue. Dans la foulée, la non ratification annoncée du protocole de Kyoto est lamentable autant que désastreuse. Lamentable parce que son effet psychologique réduit à néant les efforts des uns et des autres sur cette prise de conscience indispensable aux pays industrialisés et anéantit les petits succès récents sur le front écologique. La Chine et l'Inde entre autres, auront beau jeu de ne pas faire d'effort en matière de réduction d'émission de gaz à effets de serre. Sans compter la résistance rampante et hypocrite de l'Union européenne à tenir ses engagements qui trouvera là un bouc émissaire commode. Cette attitude américaine risque fort de combler la brèche faite dans ce mur d'indifférence dressé au siècle passé.

Désastreuse parce qu'elle rapproche l'humanité de ces seuils d'irréversibilité que tous les esprits lucides redoutent. Voilà le futur sacrifié sur l'autel de l'économie et de la croissance à tout prix. Et même dans un raisonnement purement économique et démagogique où le dollar est la seule icône, ces choix ou ces entêtements sont d'une affligeante stupidité tant les expertises récentes montrent que l'écologie a certes un coût mais que l'ignorer en génère d'une toute autre échelle. Il n'a échappé à personne sauf au "Bush band", que les aberrations climatiques que nous subissons et leurs impacts, que les catastrophes écologiques et sanitaires qui se succèdent et qui nous sautent en permanence à la gueule, tous ces petits signes en début de siècle qui sont les prémices des effets de nos inconséquences passées, occasionnent quelques "menues" dépenses. Mais il n'y a de leçons de l'expérience que pour les visionnaires...

Ceci dit peut-on s'étonner d'une telle désinvolture d'un homme qui fait fonctionner la chaise électrique comme la planche à billets. Un homme qui fait si peu de cas de l'existence ne peut pas être fondamentalement humain. Tout cela procède de la même logique. D'un côté le partisan sans faille de la peine de mort, ôte la vie des uns sans sourciller, de l'autre il compromet celle de tous les autres sans plus d'émotion. Monsieur Bush vous serez coupable devant l'histoire de non assistance à planète en danger ! Vous volez la Terre de nos enfants !


Nicolas Hulot,

Président de la Fondation pour la Nature et l'Homme


Avril 2001 (à cette date, on ne savait pas encore qui commanditerait (vraiment) les attentats du 11 septembre lesquels justifieraient d'autres crimes contre l'humanité… à suivre et à Fallouja aussi ! En attendant les Irakiens marinent dans leur jus...)

Katerina et Rita n'étaient encore que des jolis prénoms, pas encore de redoutables cyclones ... Encore que Rita ne fait qu'arriver (vendredi 23 septembre 2005 : 18 h 25)




À gerber, comme dirait le soldat inconnu (ce n'est pas mon grand père, je sais où est sa tombe, mais c'est peut être un de mes oncles puisque trois au moins n'ont jamais été retrouvés !)

Comment l'armée française a préparé la guerre biologique :

Dans le plus grand secret, la France a mené un programme d'armes biologiques jusqu'au début des années 70. Pour la toute première fois, un jeune chercheur, Olivier Lepick, lève le voile sur ces recherches qui se sont arrêtées... faute de crédits ! Absolument rien n'avait été publié sur le sujet avant les travaux de ce polytechnicien, également docteur en histoire, qui a eu accès-aux archives militaires du château de Vincennes. "On savait confusément qu'il y avait un programme biologique. Mais, pour le reste, on n'avait rien de rien. Cela a été très difficile de se faire ouvrir les archives par le ministère de la Défense", raconte l'auteur, qui vient de publier un article sur ce sujet dans un ouvrage collectif, patronné par l'université de Harvard, aux États-Unis (1). Les programmes français d'armes biologiques ont connu une histoire en dents de scie. S'étalant sur un demi-siècle " (1921-1972), elle est marquée par une série de coups d'accélérateur et d'enlisements, jusqu'à l'arrêt des recherches après la signature par la France, en 1972, de la convention d'interdiction des armes biologiques.

Plusieurs sites. Contrairement aux États-Unis et à l'Union soviétique, la France n'a jamais produit d'armes de manière industrielle, et l'armée n'en a donc pas été équipée. En revanche, d'importants travaux de recherche et de développement ont été effectués sur plusieurs sites. Habilité au secret-défense, le chercheur n'a pas eu le droit de rendre publics les lieux où, après la Seconde Guerre mondiale, se sont déroulés les essais en milieu naturel. Mais, avant 1940, on en sait un peu plus.

De 1921 à 1940, des équipes françaises avaient déjà travaillé sur cette question, en collaboration - et c'est la première fois que c'est souligné - avec l'Institut Pasteur. Au début de 1940, des essais avaient ainsi eu lieu sur des bancs de sable de la baie de Somme. "La désinfection était assurée par les mouvements de la marée", raconte Olivier Lepick. En 1938, déjà, des expériences de dispersion d'une bactérie inoffensive (Bacillus prodigiosus) ont été menées secrètement dans le métro parisien, sur deux lignes : paradoxalement£ "les résultats se révélèrent positifs sur la 7 (Porte de la Villette - Porte d'Italie) et négatifs sur la 1 (Pont de Neuilly - Vincennes)".

L'année 1947 a marqué "une reprise volontariste d'un programme à large spectre, qui comprend la mise au point de systèmes d'armes", constate Olivier Lepick L'intérêt pour ce type d'armes est alors relancé par les documents saisis en Allemagne après la défaite des nazis. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs laboratoires vont être impliqués dans les recherches : les laboratoires vétérinaires del'armée de Tarbes (Hautes-Pyrénées) et Maisons-Alfort (Val-de-Marne), ceux du Service technique de l'armée à Aubervilliers (Seine Saint-Denis) et le Centre d'études du Bouchet à Vert-le-Petit (Essonne). Le programme français, placé sous la responsabilité du médecin général Costedoat, n'impliqua jamais plus d'une quinzaine de chercheurs, essentiellement des vétérinaires militaires. "Dans la phase initiale, les agents biologiques retenus furent la toxine botulinique, la ricine et l'anthrax>>, précise Olivier Lepick. Une campagne d'essais, conduite de 1948 à 1952, donne des résultats "mitigés", selon le médecin général Costedoat Toutefois, "les essais ont permis de valider l'infection grave de plaies de guerre par utilisation d'engins contaminés, l'infection à porte d'entrée pulmonaire, ainsi que la création d'enzooties [épidémies animales] par dissémination de germes pathogènes". Un rapport de 1954 sur les "orientations à donner aux recherches sur la guerre microbienne" précisait ce à quoi ces armes secrètes pourraient servir. Sur le champ de bataille, il s'agirait par exemple d'"augmenter la gravité des blessures et provoquer par voie de conséquence l'encombrement des hôpitaux". Au plan stratégique, les cibles auraient été "les zones sensibles militaires et civiles, camps d'instruction, bases maritimes, villes importantes, centres de ravitaillement, régions d'élevage et centres industriels". L'armée prévoyait alors de développer différents obus (105 mm, 120 mm, 155 mm), des bombes d'aviation de 250 et 50 kg, des mines bondissantes et des moyens d'épandage aériens.

Veille scientifique. Ces systèmes d'armes ne verront jamais le jour... grâce à l'arme nucléaire. En 1956, la France prend la décision de se doter de la bombe atomique. Immédiatement, ce choix provoque "une réduction drastique des crédits des programmes chimiques et biologiques". Une simple veille scientifique sera assurée jusqu''en 1962, lorsque est prise "la décision de relancer un vigoureux programme militaire biologique". La tension internationale est alors très forte, avec l'édification du mur de Berlin et la crise des missiles de Cuba. Les militaires français découvrent l'état d'avancement des programmes américain et russe. D'où la relance : pendant quelques mois, l'armée va développer un programme d'"incapacitants" à base d'entérotoxine staphylococcique et de Brucella arbotis. Il s'agit de rendre les soldats ennemis malades, pas de les tuer. Mais, dès 1964, le programme "tombe en déshérence", là encore pour des raisons budgétaires. Ainsi, "la France abandonne progressivement le volet offensif de son programme et ne conserve que des activités strictement défensives", note Olivier Lepick. En 1972, la signature du traité de Washington d'interdiction des armes biologiques "ne fit qu'entériner juridiquement une décision implicite" d'abandon. Depuis lors, des recherches "défensives" se poursuivent au Centre d'études du Bouchet. Malgré les demandes répétées de Libération, le ministère de la Défense y refuse tout reportage. Comme s'il y avait encore quelque chose à cacher. ^

JEAN-DOMINIQUE MERCHET

(1) Deadly Cultures. Biological Weapons since 1945, Harvard University Press.

© Libération / 22 mars 2006





L'homme étant l'aléa naturel le plus capable d'infliger des dommages considérables à ses alter ego, surtout s'ils sont momentanément plus faibles, on ne manquera pas d'inscrire le site de Gérard Verna parmi ses favoris :

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/

L'environnement hostile :
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/EH/F/deff/plan_général_du_site.htm

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Rapport sur le bioterrorisme : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/034000441.shtml

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Enjeux de la géopolitique du pétrole
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=685

Pourquoi diable, sont-ils si pauvres ? Enquête sur le sous-développement
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=75

Washington en guerre contre la Cour pénale internationale :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/028/article_14043.asp

Tortures perpétrées par les USA ou pourquoi Bush ne reconnaît pas la CPI (le TPI au choix) :
http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Kiosque/Kiosque_TortureUSA.html

http://www.voltairenet.org/article14005.html

http://citoyen.eu.org/index.php/torture/Iraq

Caractéristiques socio-psychologiques des pouvoirs proliférants émergents
http://www.afri-ct.org/article.php3?id_article=115






[Corrélats : Infection microbienne / Résolution de l'ONU / Amnésie internationale / Agent orange / Centrales nucléaires / Surpopulation / Céréales / Uranium / Énergie / L'eau, une marchandise ? / Les organomercuriels / Déforestation / Bois précieux / Industries / Le SIDA / Les moustiques / ...]

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