Entrez un mot-clé
Asphyxique
Asphyxique


Placés dans des conditions asphyxiques, les cyprès chauves
(Taxodium distichum) émettent des pneumatophores
qui permettent à leurs racines de respirer l'oxygène atmosphérique.
On dit qu’un milieu est asphyxique, ou hypoxique, quand la teneur en oxygène dans un milieu devient trop basse pour assurer la survie des espèces qui le fréquentent.






Certains milieux sont naturellement asphyxiques ou le deviennent périodiquement, ce sont les sols profonds et / ou continuellement gorgés d’eau et les sols plus superficiels, mais soumis à ce que l’on appelle la battance de la nappe phréatique. L’eau, quand elle envahit les porosités d’un sol, en chasse l’atmosphère, déjà pauvre en oxygène.

La végétation qui s’accommode de cette situation possède soit des racines ou des rhizomes très superficiels et en contact avec l’atmosphère (végétation herbacée des ceintures des lacs ou des étangs, racines aériennes des palétuviers, pneumatophores des cyprès chauves, etc.). Certains arbres, tant qu’ils sont jeunes, peuvent s’accommoder un temps de cette situation, tant que le chevelu de leurs racines restent peu profond. Mais avec l’âge, les racines atteignent les zones asphyxiques et l’arbre meurt sur pied. C’est ce que l’on observe régulièrement en bordure des zones humides où diverses espèces pionnières tentent de s’installer, comme les bouleaux dont on peut voir des sujets jeunes vaillants et des sujets âgés squelettiques. C’est aussi le cas, en populiculture, quand on essaie de planter des peupliers sur des terrains impropres à la « valorisation ».

D’autres milieux deviennent asphyxiques pour des raisons exogènes. C’est le cas des milieux aquatiques dans lesquels l’homme introduit de grandes quantités de matières organiques fermentescibles qui seront respirées, d’abord par voie aérobie, par des bactéries, lesquelles auront tôt fait de consommer tout l’oxygène dissous dans l’eau. Il s’ensuit la formation d’une zone d’anaérobiose séparée des eaux encore oxygénées par une interface qu’on appelle souvent chimiocline. C’est une des conséquences les plus graves de l’eutrophisation des eaux.




Effet de l’hydromorphie sur la croissance de quatre variétés de trèfle (Trifolium subterraneum L.)
http://www.edpsciences.org/articles/agro/pdf/2003/02/A2805.pdf

Les ulves ou laitues de mer :
http://lebrusc.chez-alice.fr/pages/ulve.html

Mangroves :
http://www2.univ-reunion.fr/~bruggema/MBPE%20-%20Mangroves%201.pdf

TAXODIUM DISTICHUM :
http://www.neuvicenperigord.com/html/cypres_chauve.html




[Corrélats : Aérobie / Anaérobie / Aération / ...]

Retour