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Les bactéries pathogènes
Les bactéries pathogènes

Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Définitions / Virulence / Toxicogenèse / Les mécanismes de défense de l'hôte / Bactéries responsables de maladies hydriques / Les tissus épithéliaux. / Les vaccins, alliés du système immunitaire / Vaccins à l’aluminium: un débat loin d’être tranché / Les Adjuvants immunologiques /

Des bactéries pour lutter contre les bactéries ! /
Analyse des endotoxines /
Découverte d'une stratégie insoupçonnée utilisée par la bactérie Listeria lors de l'infection /
Des microbes et des hommes. Guerre et Paix aux surfaces muqueuses /
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Épidémie d’infections à Escherichia coli entéro-hémorragique O104:H4 liée à la consommation de graines germées /
Xylella fastidiosa /


Corrélats /

Il arrive parfois que les agents pathogènes offrent
des signes cliniques reconnaissables...
Les bactéries pathogènes sont des bactéries qui provoquent un ensemble de troubles spécifiques chez un hôte infecté.



Toutes les bactéries sont potentiellement pathogènes. Quand un hôte voit ses défenses immunitaires affectées, même leurs bactéries commensales peuvent provoquer des troubles. C'est le cas, bien sûr, chez les immunodéprimés ou les malades du SIDA, mais aussi à la suite d'une infection virale, au cours du développement de maladies métaboliques (diabète) ou plus simplement pendant des périodes de fatigue ou de stress.

La pathologie infectieuse dépend à la fois du germe et du terrain sur lequel elle se fixe et se développe.

Les bactéries pathogènes spécifiques désignent des germes qui déclenchent une primo-infection caractéristique chez un sujet sain. Un traitement approprié, appliqué à temps, entraîne une guérison définitive. C'est le cas pour la peste, le choléra, la tuberculose, la syphilis, le tétanos, la diphtérie, la typhoïde, etc.

Les bactéries pathogènes opportunistes sont celles qui peuvent entraîner des troubles chez un hôte dont les défenses sont compromises.

Une bactérie pathogène, même redoutable, comme le bacille diphtérique, le méningocoque ou Salmonella typhi, peut être hébergée par un hôte sans lui occasionner le moindre trouble. Ces hôtes sont dits porteurs sains. Quelquefois ces bactéries résident sur leur hôte après qu'elles l'aient infecté et après guérison (porteurs chroniques), mais souvent, ces bactéries se contentent de se comporter en saprophytes sur leur hôte et font partie de sa microflore "normale".

A contrario, certaines bactéries saprophytes profitent d'une faiblesse passagère de leur hôte pour lui occasionner des troubles. C'est souvent le cas des bactéries intestinales (Proteus, Clostridium difficile, Escherichia coli, etc.), mais aussi des bactéries de la bouche ou de l'oro-pharynx (Haemophilus influenzae, Neisseria meningitidis) ou de la peau (Staphylococcus divers). Ces bactéries peuvent provoquer des troubles caractéristiques ou encore migrer sur des tissus sur lesquels elles ne sont pas naturellement présentes (cystites par E. coli).

Virulence


La virulence d'un germe se définit comme ses propriétés à se répandre et à se multiplier sur ou dans un hôte, malgré les défenses que celui-ci opposera.

Certains germes sont particulièrement virulents (Yersinia pestis, Bacillus anthracis, Streptococcus pneumoniae). Ces germes possèdent des structures et des constituants qui les protègent contre les défenses de l'hôte, en particulier contre la phagocytose.

Une infection débute généralement par la fixation du germe sur les muqueuses respiratoires, uro-génitales ou intestinales. Cette fixation permet au germe d'éviter l'expulsion par des phénomènes mécaniques tels le flux urinaire, la toux ou les mouvements péristaltiques de l'intestin.

Les phénomènes d'adhésion sont dépendants, selon les germes, des pilis ou fimbriae (entérobactéries hémagglutinantes), des adhésines (antigènes d'adhésion codés par des plasmides (Escherichia coli entéropathogènes) ou le glycocalix (longues fibres polysaccharidiques).

Les bactéries doivent alors se protéger des défenses naturelles de l'hôte. Le rôle de la capsule doit être souligné comme défense contre la phagocytose. Cette dernière n'est pas efficace contre certains germes comme les Mycoplasma, Brucella ou Pasteurella. Les cellules phagocytaires ne disposent pas des enzymes nécessaires à leur digestion. Les mycobactéries responsables de la tuberculose, par exemple, après avoir été phagocytées par des macrophages, sont transportées par ceux-ci jusqu'au sang où elles peuvent se multiplier.

Les bactéries virulentes possèdent souvent un équipement enzymatique particulier qui favorise leur envahissement. Les staphylocoques, par exemple, disposent d'une coagulase qui entraîne la formation d'un caillot veineux dans lequel, protégé de la phagocytose, le germe peut se multiplier. Lorsque les germes sont nombreux, une enzyme (fibrolysine) dissout le caillot. Les germes sont libérés et sécrètent une hyaluronidase (facteur de diffusion) qui attaque le tissu conjonctif et enfin une désoxyribonucléase qui intervient dans la formation des lésions tissulaires.

La virulence d'un germe est largement conditionnée par le nombre de germes infectants auxquels est confronté l'hôte au début de l'infection. 10 5, 10 6 germes constituent généralement ce que l'on appelle une dose infectieuse. Au-dessous de ce nombre, une infection a peu de chance de réussir.

La virulence d'un germe s'atténue avec le temps, le nombre d'hôtes successifs visités ou le nombre de repiquage sur des cultures (BCG), etc.

À l'inverse, la virulence de certains germes s'accroît lorsqu'ils sont souvent au contact d'hôtes aux défenses immunitaires diminuées (infections iatrogènes en milieu hospitalier).

Toxicogenèse


Un certain nombre de bactéries libèrent des substances toxiques pour les êtres vivants qui les ingèrent ou qui entrent à leur contact.

Ces toxines sont soit des protéines solubles, thermolabiles, à fort pouvoir toxique, antigénique et vaccinant et qui sont libérées en dehors de la cellule bactérienne, essentiellement par des bacilles Gram positif (exotoxines), soit des complexes glucido-lipido-polypeptidiques, insolubles, thermostables, de toxicité modérée, peu antigéniques et peu vaccinantes et qui restent partie intégrante du germe qui les élabore (endotoxines des bacilles Gram négatif).

Les principales exotoxines sont la toxine diphtérique (Corynebacterium diphteriae, toxine nécrosante), la toxine botulique (Clostridium botulinum, toxine neurotoxique), la toxine tétanique (Clostridium tetani, toxine neurotoxique), la toxine gangreneuse (Clostridium perfringens, toxine cytolytique), la toxine charbonneuse (Bacillus anthracis, toxine nécrosante), la toxine staphylococcique (Staphylococcus aureus, toxine thermostable, neurotrope et entérotoxique), la toxine pesteuse (Yersinia pestis), la toxine dysentérique (Shigella dysenteriae) et les entérotoxines (Bordetella pertussis, Escherichia coli).

La plupart de ces toxines sont des centaines de milliers de fois plus toxiques que les plus dangereux poisons minéraux ou organiques (Arsenic, Strychnine, venins de serpents, etc.). Toutefois, ces toxines peuvent être facilement dénaturées. Cette dénaturation conduit à la formation d'anatoxines, dépourvues de toxicité, mais gardant leur pouvoir antigénique. Ces anatoxines servent à la préparation des vaccins (anti-diphtérique, anti-tétanique, etc.) ou de sérums thérapeutiques (anti-botulique, anti-tétaniques, etc.).

Les endotoxines sont des complexes lipo-glucido-protéiques. Toutefois, seule une fraction de ce complexe est réellement active (lipopolysaccharide ou LPS). Le LPS est responsable d'effets physiopathologiques caractéristiques (leucopénie, réaction fébrile, voire choc anaphylactique et collapsus). Ces deux derniers effets sont toujours à craindre en cas de septicémies à bacilles Gram négatif. Ces troubles sont particulièrement sévères lorsqu'ils sont provoqués par Salmonella typhi (tuphos).

Les mécanismes de défense de l'hôte


Les organismes ne restent pas sans réaction face à une agression bactérienne. Divers moyens de défense sont mis successivement ou parallèlement en jeu.

L'organisme met d'abord en jeu des défenses non spécifiques (c'est-à-dire indépendantes de l'espèce bactérienne).

L'organisme s'oppose d'abord à la fixation et à la pénétration du germe en lui opposant une barrière cutanéo-muqueuse intègre. La kératine constitutive des cellules épithéliales, les sécrétions sébacées (acides gras), les sécrétions sudoripares (acide lactique), l'élimination des couches superficielles de l'épiderme (desquamation, toilette, etc.) assurent la protection de la peau. Les cellules ciliées et les cellules à mucus, le péristaltisme intestinal, le flux urinaire, les larmes, les sécrétions nasales assurent la protection des muqueuses. La peau et les muqueuses sont en outre protégées par leurs microflores normales qui jouent un rôle de barrière souvent efficace.

Lorsque la barrière cutanéo-muqueuse perd son intégrité (blessure, plaies diverses, brûlure, piqûre, etc.), les bactéries arrivent au niveau du tissu conjonctif où se déclenche une réaction caractérisée par des rougeurs, douleurs et indurations, connue sous le nom de réaction inflammatoire.

La réaction inflammatoire est une étape nécessaire pour assurer la mobilité des cellules phagocytaires (polynucléaires neutrophiles, monocytes et macrophages) qui assureront (s'ils le peuvent) la destruction physique du germe.

Très souvent, la phagocytose permet d'enrayer le processus infectieux. Mais certains germes résistent à cette phagocytose et même, l'utilisent pour se propager dans l'organisme (Mycobactéries, Brucella, Listeria, Chlamydia, etc.).

L'organisme met aussi en jeu des défenses spécifiques (c'est-à-dire dépendantes de l'espèce bactérienne infectante). Ces défenses sont humorales ou cellulaires et relèvent des processus de l'immunité acquise, lesquels mettent en jeu des cellules spécialisées (lymphocytes) impliquées dans les réactions immunitaires de type antigène-anticorps.




Surveillance nationale des maladies infectieuses :
http://www.invs.sante.fr/publications/2003/snmi/index.html

Relations Hôte-Pathogène : http://www.microbes-edu.org/etudiant/pathogene.html

Immunologie : http://nte-serveur.univ-lyon1.fr/immuno/

Liste des bactéries pathogènes pour l'homme :
http://www.123bio.net/cours/bacterio/

Pathogène :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pathog%C3%A8ne

Relations hôte - pathogènes :
http://www.microbes-edu.org/etudiant/pathogene.html

Les bactéries entéroinvasives et la barrière intestinale
http://www.spectrosciences.com/article.php3?id_article=34

La virulence des bactéries pathogènes :
http://www.academie-sciences.fr/conferences/seances_publiques/pdf/debat_27_01_04_programme.pdf

Pouvoir pathogène :
http://perso.wanadoo.fr/francois.dart/pagbac/pouvpaba.htm

COMMENT LE STRESS AUGMENTE LA VIRULENCE BACTÉRIENNE ET DÉCLENCHE DES MUTATIONS D'ADAPTATION :
http://www.cbb-developpement.com/00/.%5C7%5C788.htm

APPLICATION DE L'ANALYSE DES RISQUES DANS LE DOMAINE DES NORMES ALIMENTAIRES / 3. L'ÉVALUATION DES DANGERS BIOLOGIQUES :
http://www.cbb-developpement.com/00/.%5C5%5C560.htm






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