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Bécassines
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Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Réseau bécassines - Letre d'information n° 6 - Octobre 2009 / Sites Internet et articles / Corrélats /


Bécassine des marais (Gallinago gallinago)
Les bécassines sont des limicoles apparentés à la famille des scolopacidés.

Trois espèces sont susceptibles d’être observées en Europe. La plus commune est sans conteste la bécassine des marais. En France, cet oiseau est surtout un visiteur d’hiver et un nicheur de plus en plus rare sur notre territoire.



Pourtant, il y a une cinquantaine d’années, cet oiseau faisait encore partie de ceux dont j’observais les pariades nuptiales sur des prairies marécageuses du Nord de la Mayenne. Mais la chasse, sans doute un peu, mais surtout la destruction de ses habitats les en ont chassé et maintenant pour observer les piqués des mâles au-dessus de leur territoire et entendre les chevrotements que leurs plumes caudales font au cours de ces piqués, il faut remonter de plus en plus loin vers le nord de l’Europe.

La seconde espèce, sans doute la plus discrète, est la bécassine sourde (Lymnocryptes minimus), appelée ainsi parce qu’elle ne s’envole souvent qu’au dernier moment, sous les pieds, comme si elle n’avait pas entendu notre approche. L’observation de la bécassine sourde est difficile, sauf de nuit (si tant est que les observations de nuit soient faciles). Mais cet oiseau accepte bien l’éclairage de la lampe (je fis mes premières observations avec une lampe à acétylène !) et, remarquablement, se montre très actif sur les vasières des bords de ruisseaux ou d’étangs qu’il fréquente. Ses comportements de chasse, alors, sont à comparer à ceux du bécasseau minute (Calidris minuta).

La troisième espèce est la plus rare. C’est la bécassine double (Gallinago media). Je n’ai jamais observé cette espèce en migration, ni en Bretagne, ni d’ailleurs nulle part en France. Je ne connais cette espèce que sur le Dövre Fjell, en Norvège où j’eus la chance de trouver son nid, ou plus exactement, d’observer un oiseau qui voulut bien me montrer où il l’avait caché, au beau milieu des tapis de lichens à rennes (Cladonia rangiferina) qui tapissaient tout un plateau qui fut aussi, ce jour-là, pendant un moment bien trop court, survolé par la chouette harfang.

Le plus souvent, les bécassines des marais n’ont pas de propension au grégarisme. Toutefois, il arrive, en quelques lieux, rares, où ces oiseaux ne sont pas chassés, qu’on en puisse en observer plusieurs dizaines ensemble. Remarquablement aussi, ces oiseaux, d’habitude très farouches, sont capables alors d’une familiarité surprenante. C’est le cas depuis quelque temps déjà, sur un étier, en plein village de Riantec (Morbihan) qui me rappelle, non sans nostalgie, certains parcs dans des villes suédoises des bords de la Baltique et d'autres dans des villes du nord de l'Allemagne.

(Récemment, les pieux qui empêchaient que cet étier soit ennoyé ont été enlevés. Quelques mauvaises langues prétendent que c'est à la demande des chasseurs locaux qui enrageaient de ne pouvoir tirer jusqu'à 20 bécassines et plus, qui vermillaient en pleine ville, au vu et au su de tous et surtout des enfants qui venaient les observer.)




Bécassines :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/charadriiformes/becassine.des.marais.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/charadriiformes/becassine.double.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/charadriiformes/becassine.sourde.html

Trois histoires de bécassines :
http://www.ecritsdesbetes.fr/sourde.html
http://www.ecritsdesbetes.fr/desmarais.html
http://www.ecritsdesbetes.fr/double.html





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