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Burnout
Syndromes d'épuisement professionnel
Burnout et Bore-out



Syndrome d'épuisement politique : Urne out


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Cadres : les causes du malaise /
THEVENET M. : Le plaisir de travailler /
"Chaque semaine, je fais hospitaliser 2 ou 3 cadres noyés sous l’information" /
Psychopathologie du travail /
Santé physique et psychique, stress et fatigue chronique chez les salariés /
La société française en burnout /
Le terreau du Front National /
Burnout, attention danger ! /
Médecins : stress, burnout, tentatives de suicide, us et abus de drogues, d’alcool et de médicaments /
Collèges et lycées : 17% des profs en «burn-out» /
Rapport Fotinos : La Qualité de vie au travail doit être au coeur des projets d'établissement /
Le « burnout » des enseignants /
☞ Pour mémoire : Le travail disséqué et "Le stress trouve son origine dans la mutation du système" /
« Pourquoi j’ai démissionné de l’Éducation nationale » ou l'évaluation en de bonnes mains ! /
À deux doigts de péter les plombs, j'ai quitté mon travail d'éducateur /
L’École à bout de souffle (ou la pression scolaire) /
Dans l'Éducation nationale, un agent sur sept en épuisement professionnel /
Burnout, tension au travail : L'évolution du métier d'enseignant interrogée /
Ancien libéral, écœuré par le monde du travail, je voterai Mélenchon /
« Il fallait bien finir ce que les gars n’avaient pas eu le temps de faire » /
Salariés français : risque de décrochage par rapport à nos voisins d’Europe du Nord /
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Hypocrisie socialiste, nouveau droit du travail et étude sur le burn-out… Absurde ! /
Burn out : les droits et obligations du salarié et de l’employeur.


Le burnout est un état de fatigue et de dépression intense qui apparaît quand un individu présente un comportement addictif à un travail sans en tirer de véritables satisfactions, ce qui le conduit à une régulation en tendance dont les conséquences sont de graves ennuis de santé et la mort subite.


Cela n'a donc rien à voir avec le " faire suer le burnous " même si cela pouvait aboutir à de graves problèmes de santé ou la mort pour la raison que les indigènes n'avaient pas le choix de ne pas goûter aux bienfaits de la colonisation.




À l'origine (Bradley 1969, Fredenberger 1974, Malash 1976), le burnout était considéré comme une manifestation d'usure professionnelle touchant plutôt les travailleurs sociaux, les professions médicales, les enseignants, les éducateurs, etc. c'est-à-dire des professions où les individus qui les exercent ont un fort engagement personnel (voir aussi traumatisme vicariant ou post-compassionnel).

Aujourd'hui, force est de constater que le burnout peut toucher n'importe quelle catégorie de travailleur exerçant n'importe quel type de métier. Les raisons de cette généralisation sont multiples. Sans doute, la question du burnout n'avait-elle pas été assez bien étudiée dans diverses professions où l'on constate qu'il sévit aussi… Mais il est patent que les méthodes de management brutal qui font loi dans de nombreuses entreprises aujourd'hui sont aussi pour beaucoup dans cette généralisation.

L'apparentement du burnout au stress est dû à Perlman et Hartman (1982) qui définissent le burnout comme une triple réponse au stress émotionnel : épuisement physique et émotionnel, diminution de l'efficacité professionnelle (productivité, créativité, etc.) et intense dépersonnalisation.

D'autres auteurs vont aussi décrire le burnout selon un modèle à trois composantes. Malslach reprend les composantes d'épuisement émotionnel et de dépersonnalisation et ajoute une composante accomplissement personnel. Celle-ci est largement liée à la mésestime de soi qui grandit avec le sentiment d'inefficacité dans le travail qui prend corps dans les schémas du travailleur qui s'épuise. Maslach (1986) va d'ailleurs proposer un outil de mesure : le MBI ou Maslach Burnout Inventory qui reste encore maintenant très largement utilisé.

Une approche plus " moderne " est due à Cherniss (1980) qui propose que le burnout résulte d'un déséquilibre entre les ressources d'un individu (estime de soi, efficacité professionnelle, soutien social des collègues, collaborateurs et hiérarchie) et les exigences du travail (voir évaluation de la charge de travail : contraintes de tâches, degrés de liberté et d'autonomie, latitudes décisionnelles, etc.).

On décompte un nombre conséquent de définitions pour le burnout et presqu'autant de méthodes d'évaluation (Voir BMS 10 et le questionnaire de Shirom). Chacune de ces définitions revient presque toujours à définir le burnout comme on peut définir le stress, c'est-à-dire comme " un état qui survient quand il y a inadéquation entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a des ressources dont elle dispose pour y faire face ".

Mais si les conditions de travail sont une cause essentielle de burnout, on s'est aussi rendu compte, ces toutes dernières années, que l'environnement de travail jouait un rôle important dans l'apparition de ce trouble.

L'insécurité de l'emploi, la flexibilité imposée, le travail en horaires décalés et particulièrement pour les temps partiels, les travaux dans les secteurs de services particulièrement en direction d'usagers ou de clients potentiellement hostiles, l'externalisation des tâches et les menaces de délocalisations, la perte d'autorité, la surveillance électronique des employés, la féminisation accrue de certains métiers sont quelques-unes des causes souvent avancées pour expliquer la fréquence des burnout dans certaines entreprises.

[Voir : Une application du modèle de déséquilibre " effort-récompense " à la compréhension des comportements de retrait des commerciaux
http:// www.univ-paris12.fr/irg/cahiers/WP_Hollet_Mars_2006.doc

[Voir Thèse : ÉTUDE DU BURN OUT CHEZ LES MÉDECINS GÉNÉRALISTES LUXEMBOURGEOIS]

[Voir aussi ÉTUDE DE L'ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL ET DES FACTEURS ASSOCIÉS CHEZ DES INTERVENANTS ET INTERVENANTES DE RESSOURCES COMMUNAUTAIRES EN SANTÉ MENTALE
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/intro.pdf
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/chap1.pdf
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/chap2.pdf
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/chap3.pdf
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/chap4.pdf
http://rsmq.cam.org/smq/thesedoc/vanier/chap5.pdf

PRÉDICTEURS DE L'ÉPUISEMENT i PROFESSIONNEL DES INFIRMIÈRES : UNE ÉTUDE DANS UN HÔPITAL UNIVERSITAIRE
http://www.souffrance-du-soignant.fr/_uses/lib/6521/pr_dicteur_de_l___puisement.pdf

QUAND LE CŒUR N'Y EST PLUS : DE L'ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL À L'AGRESSIVITÉ ENVERS LE CLIENT.
http://www.reims-ms.fr/events/agrh2006/pdf/NEVEU01.pdf

Gestion par projets et risques pour la santé psychologique au travail dans la nouvelle économie@@@.
http://www.pistes.uqam.ca/v8n1/articles/v8n1a8.htm]






Depuis les années 2000 environ, pratiquement plus personne ne distingue vraiment stress et burnout.

Plusieurs raisons à cela.

D'abord parce que ces deux affections ont les mêmes effets destructeurs et pathogènes sur les individus qui en souffrent.

Les atteintes physiques et psychologiques sont les mêmes : fatigue chronique, troubles du sommeil, somatisation, troubles musculosquelettiques, troubles gastro-intestinaux, maux de ventre, bouffées de chaleur et hypersudation, angoisses subites, immunodépression, hypercholestérolémie, diabète de type 2, accidents cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux.

Les troubles comportementaux sont aussi assez semblables dans les deux cas. Après une période initiale de grande activité doublée d'une augmentation des pratiques addictives habituelles (tabac, alcool, drogues diverses, café, médicaments psychotropes, tranquillisants, amphétamines, etc.), on voit le plus souvent s'installer une phase d'activité réduite jusqu'à la prostration qui est d'autant plus marquée que le stress ou le burnout sont plus sévères. Mais plus graves sont les manifestations d'irritabilité, d'agressivité, voire de violence qui se mettent en place progressivement. Parallèlement, la personne stressée s'enfonce dans la déprime et le désespoir. Elle perd son estime de soi et manifeste des signes de dépersonnalisation marquée. Si ces troubles sont patents au travail, ils le deviennent aussi dans la sphère privée. Il arrive ainsi que des couples se détruisent du fait du burnout d'un des deux époux et cela d'autant plus que les enfants sont parfois eux-mêmes victimes par redirection de l'agressivité du malade.

Les conséquences individuelles et sociales du burnout ou du stress ne sont donc pas à négliger et peuvent rejaillir sur toute la structure entrepreneuriale : perte de clientèle pour une entreprise de service, mauvaise image d'un service hospitalier, désaffection pour un médecin, perte d'autorité aggravée pour une équipe enseignante. En effet, le burnout n'a pas des effets que sur la personne atteinte, mais il en a en réalité sur tout l'entourage professionnel et privé du malade.

C'est ce côté proliférant, à l'instar des métastases cancéreuses qui justifient que le traitement du burnout soit élargi à la sphère professionnelle et privée du malade et pas seulement au seul malade.

Les stratégies du " faire face " (coping) sont significatives de ce point de vue [Voir aussi : Coping et Stratégies d’adaptation].

Dans ces stratégies, on relève le plus souvent huit façons d'opérer :

La stratégie de confrontation, par exemple, affronter la personne jugée responsable du problème jusqu'à la colère si besoin ;

La stratégie de distanciation, par exemple, ignorer la situation conflictuelle, faire comme si de rien n'était ;

La stratégie du renforcement du contrôle de soi, par exemple, ne pas s'exprimer sur ses sentiments ou ses angoisses afin qu'ils n'interfèrent pas sur la situation professionnelle ;

La stratégie de recherche du renforcement social, par exemple, auprès des collègues auxquels on peut demander des conseils ;

La stratégie d'acceptation de ses responsabilités quant à la situation présente, par exemple, faire son autocritique ;

La stratégie d'évitement des substituts médicamenteux ou des addictions comme moyens de retrouver ses équilibres, par exemple, accepter l'idée qu'on n'ira pas mieux en buvant, en étant boulimique, en fumant ou en consommant des drogues ;

La stratégie de résolution du problème, par exemple, accepter une thérapie et s'y tenir ;

La stratégie de réévaluation afin de reprendre goût aux plaisirs de la vie.




Burnout et vicariance : l'usure de compassion

On parle de stress vicariant pour désigner les troubles d'usure compassionnelle qui affectent souvent les professionnels de santé, les travailleurs sociaux, les sapeurs pompiers, les policiers dès lors que le côtoiement avec des victimes de stress post traumatique leur devient insupportable.

En effet, rares sont les personnes capables de se détacher totalement des affects et des émotions engendrés par le récit d'accidents, d'attentats, de viols, de violences conjugales, d'incestes, de braquages, de tortures, etc.

Généralement, les personnes les plus capables d'empathie pour les personnes traumatisées sont aussi les plus fragilisées vis-à-vis de l'usure compassionnelle et cela d'autant plus que les possibilités de venir au secours sont parfois extrêmement réduites, sinon inefficaces.

Les troubles de l'usure compassionnelle s'apparentent à ceux qui sont observés dans le burnout. On notera toutefois que beaucoup de chercheurs et d'observateurs conviennent que ce type de burnout, s'il arrive plus vite, se règle plus facilement que celui qui est engendré par l'usure professionnelle.

Il est vrai aussi que si le burnout professionnel procède de l'isolement de la victime, les troubles compassionnels sont rapidement perçus par l'entourage de la victime et suscite de sa part diverses interventions altruistes. Il est rare que la victime d'un traumatisme vicariant ne trouve pas de soutien social de la part de sa hiérarchie ou de ses collègues, a contrario, de ce qui se passe souvent dans le burnout professionnel.

Cela écrit, les traumatismes vicariants peuvent être redoutables, et pas seulement chez les personnes les plus sensibles ou celles qui sont de véritables éponges face aux malheurs des autres. Car comme n'importe quel stress, la somatisation peut avoir de réels impacts sur la santé physique et psychique.

Voir aussi :

L’usure de compassion frappe les intervenants en toxicomanie
http://www.reseaufranco.com/fr/meilleurs_de_crosscurrents/quand_ca_fait_mal.html

Intervenants psychosociaux face aux victimes - Processus psychodynamique de la traumatisation indirecte
http://www.jidv.com/njidv/index.php?option=com_content&view=article&id=227:intervenants-psychosociaux-face-aux-victimes-processus-psychodynamique-de-la-traumatisation-indirecte&catid=108:jidv-2&Itemid=390

Test d'Usure de Compassion (Tuc)
http://www.redpsy.com/pro/tuc.html

GUIDE DE FORMATION CONCERNANT LES VICTIMES DE TORTURE
http://www.irb-cisr.gc.ca/fr/ausujet/tribunaux/spr/victorture/

Guide sur le traumatisme vicariant : Solutions recommandées pour les personnes luttant contre la violence
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/pdfs/trauma_f.pdf




Dissonance émotionnelle

On parle de burnout de dissonance émotionnelle lorsque qu'une personne n'est plus capable de jouer le rôle qu'on attend d'elle en conformité avec la profession exercée. Par exemple, on attend plutôt d'une infirmière qu'elle manifeste de l'empathie pour les malades dont elle s'occupe ou d'un garçon de café qu'il soit aimable avec sa clientèle… Mais il y a des malades impossibles, même parmi les enfants. Il y a aussi des clients exécrables, des usagers agressifs, des élèves arrogants vis-à-vis desquels personne ne peut vraiment manifester des comportements conformes aux normes sociales convenues. On parle de conflit de rôle.

Lorsqu'un employé est obligé d'avoir des comportements qui lui sont insupportables ou de manifester des émotions qu'il ne ressent pas, il entre en dissonance émotionnelle laquelle conduit rapidement à une forme de stress - burnout proche du stress - burnout d'épuisement professionnel.

MESURE DE LA DISSONANCE ÉMOTIONNELLE AU TRAVAIL : UN PROBLÈME ETHNOMÉTHODOLOGIQUE
http://www.agrh2004-esg.uqam.ca/pdf/Tome2/Van_hoorebeke.pdf

Les stratégies de régulation de l’activité émotionnelle de conseillers clientèle
http://www.sfpsy.org/IMG/ppt/diaporama-C.Ribert.ppt

Emotion work and psychological well-being
http://www.asso-etud.unige.ch/adepsy/doc/texte3.doc

Travailler avec le cœur : la santé mentale et les émotions au travail
http://cbcsq.qc.net/sites/1687/documents/sante/SantementaleCSQconfpresse1.ppt

Travail et émotions
http://www.unil.ch/webdav/site/cerpsa/shared/support_de_cours/TravailEmot0607.pdf

Chercher l’équilibre / Les émotions, le stress et l’adaptation
http://zonecours.hec.ca/documents/A2008-1-1773989.Chap-4-adaptation_A2006.ppt




Échapper au burnout :

Échapper au burnout relève assez largement d'une démarche behavioriste d'action - récompense, c'est ce qui se dégage de biens des travaux sur cette question.

Cela ne devrait étonner personne. Chacun sait, parce qu'il a probablement eu l'occasion de le vivre, que plus on nous laisse d'autonomie dans la réalisation d'une tâche, c'est-à-dire du temps, des latitudes décisionnelles, des libertés organisationnelles, etc. et plus on tend vers deux des récompenses essentielles que procure le travail : l'obtention de résultats conformes à l'attente et le sentiment d'efficacité / compétence / estime de soi. C'est très au-delà de la formule simplette du travailler plus pour gagner plus. Il est fort probable que le tenant de cette formulation n'a jamais rien su faire de ses dix doigts que les agiter avec le reste de son organisme donnant ainsi l'illusion d'un activisme débridé quand ce n'est rien d'autre que des grimaces et de la gesticulation.

Toute contrainte organisationnelle qui s'oppose à cette nécessaire autonomie conduit automatiquement au burnout.

Il y a sûrement des personnes dans des entreprises ou des services qui l'on compris… Mais on fait malheureusement le constat que trop souvent dans les entreprises ou les services, bon nombre d'imbéciles sont aux commandes et cela au plus haut niveau, y compris de l'État, et que leurs postures conduisent à l'inverse de ce qu'elles disent qu'elles attendent que ce soit en termes de gain de productivité, de motivation, d'efficacité, de progrès, etc.

S'il devait y avoir une révolution qui vaudrait la peine qu'elle fût menée, ce serait de faire en sorte que le travail devienne un acte social… ce que l'on s'acharne à lui dénier, et pas seulement de la part des patrons.

Aujourd'hui ce qui prévaut dans les relations de travail, ce sont les injustices flagrantes qui caractérisent les niveaux de récompenses que l'on accorde aux différents acteurs du système " entreprise ". L'extrême faiblesse des salaires par rapport aux dividendes des actionnaires ou des parachutes dorés de patrons incapables est un élément qui concoure à créer de la lassitude et de la démotivation. Ça n'est peut-être pas la cause la plus importante. Il ne fait aucun doute que les causes managériales et entreprenariales sont très durement vécues. Les nombreux cas de suicides au travail que l'on a constaté, ces dernières années, ne sont pas motivés par des considérations salariales ou thermodynamiques.

Voir les liens :

Stress au travail
http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Dossier%20Stress/$FILE/Visu.html

Les facteurs psychosociaux et la violence psychologique au travail
http://www.hcsp.fr/hcspi/docspdf/adsp/adsp-57/ad575052.pdf

Stress et risques psychosociaux : concepts et prévention
http://www.dmt-prevention.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/TC%20108/$File/TC108.pdf

ENQUÊTE RÉGIONALE SUR LE VÉCU DU TRAVAIL
http://perso.orange.fr/christian.crouzet/smpmp/images-SMT/Memoire_Castro.pdf

Mieux comprendre le stress l’apport de 3 modèles
http://snpst.org/downloads/forumsantetravailmn1.ppt

Une application du modèle de déséquilibre " effort-récompense " à la compréhension des comportements de retrait des commerciaux
http://www.univ-paris12.fr/irg/cahiers/WP_Hollet_Mars_2006.doc

La santé des téléopérateurs en centre d’appels téléphoniques
http://jp08.inpes.sante.fr/docs/11_Valerie%20CHARMOIS.pdf

Les conditions de travail : le stress dans les organisations
http://www.creg.ac-versailles.fr/spip.php?article236

L'équité et la santé dans les milieux de travail
http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/occup-travail/fairness-equite/work-travail-fra.php

Méthodes d'évaluation de la charge psychique en entreprise
http://www.metrabrest.com/StressAG.pdf

STRESS ET INFIRMIÈRES : UNE RUPTURE INÉVITABLE
http://www.cerog.org/fileadmin/files/cerog/wp/788.pdf

Le stress au travail
http://www.la-fac.org/IMG/ppt/Le_stress_au_travail_FAC.ppt

MALAISE AU TRAVAIL / Point de vue de la médecine du travail
http://www.amedoc.net/Documents/caillard.ppt

Tension au travail et consommation de médicaments psychotropes
http://archimede.bibl.ulaval.ca/archimede/files/6fe0e035-5309-4aa6-a469-aeae41104c59/21070.html

L’INFLUENCE DE L’ÉTHIQUE DES MANAGERS SUR LES COMPORTEMENTS AU TRAVAIL ET LA PERFORMANCE ORGANISATIONNELLE : ESQUISSE D’UN MODÈLE CONCEPTUEL
http://www.agrh2004-esg.uqam.ca/pdf/Tome4/Hireche_Lorea.pdf

La citoyenneté au travail ?
http://www.erudit.org/revue/ri/2005/v60/n4/012337ar.html




Chacun est-il pareillement vulnérable vis-à-vis du burnout ?

L'envie que l'on aurait de répondre par la négative est évidemment très grande ! Quiconque n'a jamais été en situation de développer un stress ou pire un stress chronique conduisant au burnout est évidemment au-dessus de ces tracasseries et parfaitement en mesure d'y répondre avec le meilleur comportement adapté qui convient.

À ceci près que le burnout est un mécanisme de déconstruction psychologique progressif dont on ne se rend compte que lorsque les atteintes sont parfaitement installées et ont déjà produit des effets somatiques mesurables.

La raison à cela est que les causes d'un burnout ne sont pas attachées à un individu ou à un groupe d'individus dans le cas d'un burnout collectif, mais résident dans une situation de travail.

Si la raison était propre à un individu, cela voudrait dire que cet individu présenterait, dès l'origine, une inaptitude au travail qui lui vaudrait d'être reclassé selon cet handicap. Or, on sait parfaitement que des personnes parfaitement aptes peuvent développer cette inaptitude peu après que l'on aura changé les conditions de travail auxquelles elles étaient parfaitement adaptées.

Cela précisé, on conviendra qu'il existe des différences individuelles qui feront que certains individus seront plus vite affectés que d'autres. C'est également vrai pour le stress dont on sait qu'il sera fonction des ressources individuelles dont chacun dispose pour venir à bout des contraintes que lui oppose son environnement.

Mais si l'on devait chercher à caractériser lesquels seraient plus vulnérables, outre le fait que l'on se heurterait à des questions d'éthique, de morale, de légalité et de déontologie scientifique, on se rendrait surtout vite compte que tous les individus sont vulnérables à un moment ou à un autre de leur vie professionnelle pour de multiples raisons professionnelles sans doute, mais aussi parce que leur vie privée et familiale, leur état physiologique et psychologique influent très fortement sur les capacités de " faire face " (coping) que les individus peuvent opposer à un début de burnout.

Davantage que des questions de genre, d'âge, d'ancienneté professionnelle, de facteurs de personnalité, d'engagement professionnel, d'efficacité réelle ou supposée ou d'estime de soi, ce sont surtout les individus qui ont des ambitions sociales les plus élevées et par là même, le besoin le plus fort de reconnaissance et de soutien social qui semblent les plus exposés au burnout.

Il est fréquent aussi que ce soient ces mêmes individus qui soient les plus enclins à exposer certains de leurs collaborateurs, surtout de rang inférieur, à des stresseurs de nature à déclancher de l'usure professionnelle.

Il n'y a probablement pas plus de prédispositions biologiques qui permettraient de repérer des individus sensibles au burnout qu'il n'y en a pour repérer des personnes susceptibles d'avoir un accident ou diverses autres inaptitudes " innées " vis-à-vis d'une tâche.

Diminuer la fréquence et la gravité des accidents relève de mesures techniques et organisationnelles lesquelles vont influer sur les comportements individuels de prise en compte des risques, de vigilance au travail et de respect des consignes de sécurité.

Lutter contre le burnout relève aussi de mesures techniques et organisationnelles, principalement dans le domaine du management, afin d'en extraire toutes les déviances comportementales susceptibles d'altérer la cohésion du groupe de travail. C'est en supprimant ou en abaissant les niveaux de nuisance des stresseurs qu'on évite l'usure professionnelle. Si cela vaut pour créer un climat et des relations de travail sains, cela vaut aussi pour rechercher à favoriser la mise en place d'un environnement physicochimique moins menaçant.

Enfin lutter contre le burnout suppose que la formation des employés, autant que celles des employeurs sur ces questions de ravages professionnels, soit véritablement entreprise. On verra peut-être les choses évoluer le jour où les employeurs comprendront qu'amener des employés à développer du burnout est tout aussi contre productif et coûteux que de les exposer à des maladies professionnelles ou des accidents du travail

Sentiment d’auto-efficacité
http://edutechwiki.unige.ch/fr/Sentiment_d%E2%80%99auto-efficacit%C3%A9

LE COPING ET LES STRATÉGIES D’AJUSTEMENT FACE AU STRESS
http://catalogue.iugm.qc.ca/GEIDEFile/coping.PDF?Archive=194294691247&File=coping_PDF

FACTEURS PRÉDICTIFS DE SOUFFRANCE PSYCHIQUE ET DE QUALITÉ DE VIE...
http://www.med.univ-angers.fr/discipline/psychiatrie_adulte/theses/2008TRZEPIZUR.pdf

Les cinq traits centraux de la personnalité ou big five
http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_five






Autres Sites Internet et articles :

RESUME-TRADUCTION / Zapf, D., Emotion work and psychological well-being. A review of the literature and some conceptual considerations, Human Resource Management Review, 12 (2002), 237-268, Pergamon
http://www.asso-etud.unige.ch/adepsy/doc/texte3.doc

Épuisement professionnel, Usure, burn out, stress, dépression...
http://pagesperso-orange.fr/creai.lorraine/Textes/48epuisement.htm






[ Corrélats : Charge de travail / Travail en milieu hostile / Vicariance / ...]



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