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Cétacés


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités / Les sciences japonaises (la paille... pas vraiment ?) / Les filets dérivants (la poutre... on n'en est pas loin !) /

Pas de traitement de faveur pour la France et l’utilisation de filets dérivants /
La Commission baleinière peine à freiner la chasse aux cétacés /
Les bruits sous-marins font peser de sérieuses menaces sur les mammifères marins /
Les cétacés : nos cousins des mers /
Le trafic de baleine mis à mal par l’ADN /
Protection des baleines : un an de réflexion, donc de chasse /
La pollution sonore affecte la vie marine /
Dossier : les cétacés, nos voisins des mers /
Détournement par le Japon des fonds d’aide reçus suite au tsunami et au séisme pour financer la chasse illégale à la baleine /
La communauté internationale peine (toujours) à protéger les baleines /
Pêche et grands bateaux meurtriers pour les baleines en Atlantique nord /


Sites Internet et articles / Corrélats /


Les cétacés sont des mammifères remarquablement adaptés au milieu aquatique. Les cétacés ont probablement évolué à partir de mammifères piscivores terrestres (à l'époque éocène ?).

Grand cachalot ou cachalot macrocéphale (Physeter catodon)
On distingue généralement les mysticètes ou cétacés à fanons (baleines, rorquals) et les odontocètes ou cétacés à dents (dauphins, orques).



Les principales espèces de mysticètes susceptibles d'être observées en Europe sont le rorqual bleu (Balenoptera musculus), le petit rorqual (B. physalus), la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), la baleine des Basques (Eubalaena glacialis) et la baleine franche (Balena mysticetus).

Les principales espèces d'odontocètes susceptibles d'être observées en Europe sont le grand cachalot (Physeter catodon), le cachalot pygmée (Kogia breviceps), le bélouga (Delphinapterus leucas), le narval (Monodon monoceros), divers dauphins dont le dauphin commun (Delphinus delphis), le globicéphale (Globicephala melaena), le marsouin (Phocoena phocoena) et l'orque épaulard (Orcinus orca).

Beaucoup d'espèces de cétacés sont actuellement en grand danger de disparition.
Bélouga (Delphinapterus leucas)


C'est particulièrement le cas pour la baleine bleue dont les populations sont passées de plus de 5 000 000 individus au début du XXe siècle àmoins de 2 000 à l'heure actuelle. Certes, un moratoire sur la chasse aux baleines avait été signé en 1990, mais celui-ci est sans cesse remis en question, par exemple, par le Japon qui justifie la continuation des prises au nom dela recherche scientifique ! (baleine ou bas de laine, puisque en réalité la viande de ces animaux est serviesur la table des grands restaurants pour amateurs fortunés et... dans les cantines, sans doute pour initier les jeunes Japonais à cette "tradition" dès leur plus jeune âge).

D'autres pays invoquent la tradition... un peu comme nos chasseurs...À quand un grand parti politique qui pourrait s'appeler "chasse, pêche, nature, traditions, beuveries,violences conjugales, viol sur mineurs par ascendants, mutilations sexuelles et autres joyeusetés" ?...

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Lettre officielle de protestation au gouvernement japonais contre la chasse à la baleine

Déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay (Paris, le 07 mai 2002)

Avec 17 autres pays, la France a envoyé une lettre officielle de protestation au gouvernement japonais, aujourd'hui, pour lui demander de mettre fin à ses campagnes de chasse scientifique des baleines et à son extension à de nouvelles espèces. Nous considérons que ces chasses à la baleine n'ont aucun intérêt scientifique, aucune justification et que l'abattage de cétacés à des fins scientifiques devrait être interdit, dans le cadre de la convention de 1946 par la commission baleinière internationale (CBI).

Comment justifient-ils le caractère scientifique de cette chasse ? Est-ce que c'est la chasse qui est scientifique ou bien est-ce l'objet de la chasse ?

C'est l'objet de la chasse qui se prétend scientifique.

Mais à quoi ça sert ?

D'après nous, à rien. Les explications fournies par les Japonais sur les résultats scientifiques de leur chasse ne sont pas convaincantes.

Quels sont ces résultats ?

Pour l'instant, les Japonais présentent chaque année les résultats de leurs programmes de chasse, les conditions dans lesquelles ils ont chassé la baleine, et ce qu'ils estiment en avoir appris...

Ils apprennent les mœurs des baleines en les tuant ?

Nous estimons qu'il n'y a pas besoin de tuer les baleines pour obtenir les résultats scientifiques que présente le Japon. Cette année, en particulier, le Japon souhaite pouvoir pêcher à des fins scientifiques le rorqual boréal qui est une espèce rare et nous sommes évidemment opposés à cette initiative.

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Un dauphin ou un marsouin (?), décapité, éventré
et la caudale coupée (Étel, avril 2003)
Quelques années plus tôt, le ministre de la mer Louis le Pensec s'était, quant à lui, fortement opposéà l'interdiction des filets dérivants et des filets pélagiques dont on connaît le manque de spécificité.


Les filets dérivants, par exemple (les Italiens en déployaient plus de 8 000 km et les Français plus de 25 000 km)capturent 15 % d'espadons (pour les premiers) et moins de 20 % de thons (pour les seconds), le reste étant constitué d'espèces invendables parce que trop petites ou inconsommables ou encore protégées comme les dauphins,les cachalots ou les tortues marines... Tous ces animaux étant rejetés à l'eau, les dauphins sans la caudaleou bien éventrés pour que les gaz de fermentation ne les fassent pas flotter et dériver vers les côtes où on pourrait mieux les décompter !

En ce qui concerne les dauphins et bien que les chiffresavancés étaient très certainement sous-estimés, la pêche française aux filets dérivants se rendait responsable de la mortde plus de 2000 d'entre eux chaque année !

L'Europe a finalement adopté une résolution pour interdire les filets dérivants à partir du 1er janvier 2002*.

En ce qui concerne les filets pélagiques, aussi peu sélectifs, leur utilisation n'est pas remise en question.

Comment pourrait-il en être autrement, quand on regarde à quel type de pêche vont les subventions européennes ?

[* Seulement la France en a décidé autrement (au nom de Son Exception) et va même aller jusqu'à subventionner les bateaux qui s'en équiperont pour pêcher le thon rouge en Méditerranée : comprenne qui peut !]





Science sans conscience... n'est que foutage de gueule !
http://www.lesbaleines.net/infos/6.php
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_198.php
http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=114
http://www.humanite.fr/journal/2005-06-25/2005-06-25-809403

CÉTACÉS ET PÊCHE AU CHALUT PÉLAGIQUE EN MANCHE OUEST :
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/cetaces-et-p-che-au-chalut-pel.pdf






[ Corrélats : Mammifères / ...]

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