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Chiroptères
Chiroptères




Pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus)
Les chiroptères ou chauves-souris sont des petits mammifères, les seuls capables de voler et, qui plus est, de nuit.



Il est d’ailleurs probable que le mot chauve-souris soit une altération du mot chouette-souris (c'est bat aussi !)

Ce sont des animaux qui restent toujours très difficiles à identifier dans la nature, un peu moins sur les lieux où ils hibernent. Ce n’est souvent que lorsque l’on tient l’animal dans la main qu’on peut les identifier… et encore. Depuis quelques années, de petits appareils appelés transducteurs d’ultrasons permettent de mesurer les émissions sonores que produisent ces animaux pour se diriger et pour chasser. La lecture de la fréquence reçue permet parfois de déterminer quelques espèces seulement.

Sinon, et comme c’est le cas pour les chauves-souris qui pénètrent dans ma maison, puisque je les connais, car elles hibernent dans les combles, il m’est facile de les reconnaître !

Pipistrelle au vol dans la maison
Vespertilion murin au vol dans la maison (Myotis myotis)


Un oreillards roux (Plecotus auritus)
chasse les noctuelles au-dessus du jardin.
Vespertilion à moustaches (Myotis mystacinus)
;





Les Chiroptères ou Chauves-souris sont des euthériens doués pour le vol. Le plus souvent, ces animaux ont des mœurs nocturnes ou crépusculaires. Quelques espèces frugivores sont diurnes. Le plus souvent, les chauves-souris sont des petits animaux. Les roussettes sont de taille moyenne à grande. La plus grande chauve-souris (Pteropus vampyrus) habite Java, elle fait près d'un mètre cinquante d'envergure.

Beaucoup de chauves-souris entrent en léthargie hivernale. D'une manière remarquable, les chauves-souris qui hibernent le plus longtemps sont aussi celles qui sortent le plus tard. Au contraire, les chauves-souris qui sortent tôt dans la soirée ont un sommeil hivernal bref, quelquefois interrompu et même suivi de sorties quand le temps est très doux. C'est le cas pour des pipistrelles (bretonnes) que je vois sortir brièvement pour un petit tour au-dessus du jardin avant de regagner leur abri, parfois jusqu'en mi-décembre et dès le mois de février.

Les régimes alimentaires des chauves-souris traduisent parfaitement ce qui se passe à chaque fois qu'une classe d'animaux occupent un espace qu'aucune autre classe comparable ne sait occuper. L'espace aérien n'est fréquenté par aucun mammifère autre que les chauves-souris. La seule concurrence qui pourrait exister serait celles des oiseaux, s'ils étaient nocturnes. Toutes les niches sont donc libres, sauf celle occupée par les strigiformes (chouettes et hiboux). Il est donc logique de faire l'hypothèse qu'il ne peut pas y avoir beaucoup de chauves-souris rapaces, ce qui se confirme, mais que beaucoup d'autres régimes alimentaires peuvent être adoptés et que les chauves-souris ont pu évoluer ou s'adapter à ces régimes. Ce raisonnement ne vaut pas seulement pour les chauves-souris, mais pour n'importe quel groupe systématique. C'est ainsi que les requins (poissons cartilagineux), contrairement à ce que l'on pense généralement, ne sont pas que de redoutables prédateurs, mais peuvent, selon les espèces, occuper des niches diverses : planctonivores, malacophages, ichtyophages, détritiphages, etc. sans entrer véritablement en compétition avec les poissons osseux, même s'ils occupent des niches très proches. L'évolution des espèces, c'est-à-dire la différenciation formidable qui sépare sans ambiguïté une classe systématique d'une autre, en augmentant la biodiversité, offre également un plus grand choix de niches écologiques et contribue ainsi à une plus fine régulation homéostasique de la biosphère, par exemple, en complexifiant les transferts d'énergie et de matière. Les espèces sont autant de cellules composant des organes " écosystèmes " dans l'organisme biosphère. Si l'on admet que la multiplication des neurones et des " centres nerveux " dans le cerveau le rend plus performant, on pourrait aussi admettre qu'un nombre toujours plus grand d'espèces ferait une biosphère plus performante. Alors que penser des actions de l'homme dont on constate qu'elles tendent au contraire à diminuer cette diversité ? L'homme n'est peut-être qu'une erreur évolutive puisqu'il ne comprend désespérément pas quelle place aurait dû être la sienne dans l'homéostasie de la biosphère.

Quelques exemples de régimes alimentaires chez les chauves-souris :

Régime
Genres / Répartition
Commentaires
Entomophage Rhinolophus (Paléarctique)
Vespertilio (Paléarctique)
Pipistrellus (Paléarctique)
Myotis (Cosmopolite)
Hipposideros (Afrique tropicale)
Emballonura (Asie du Sud Est, Madagascar)
La grande majorité des chauves-souris capture des insectes
soit au vol, soit quand ils sont posés sur les feuilles et
même à la surface de l'eau. Les chauves-souris européennes
sont toutes entomophages
Mixtes dont Carnivore Phyllostomus (Amérique)
Lyroderma lyra (Amérique)
Vampyrum (Amérique du Sud)
En dehors du genre Lyroderma quasi exclusivement rapace
(oiseaux, mammifères, chauves-souris), les autres genres
comprennent des chauves-souris frugivores et insectivores,
accessoirement carnivores. Les Phyllostomus savent parfaitement
éplucher des bananes.
Piscivore Noctilio (Amérique du Sud et centrale)
Pizonyx
Les chauves-souris piscivores possèdent de longues pattes
et des pieds armés de longues griffes à l'aide desquels elles
cueillent les poissons qui viennent près de la surface
Frugivore Roussettus, Pteropus, Megaloglossus Roussettes ;
Phyllonycteris (Antilles)
Carollia (Amérique du Sud)
Les roussettes (Mégachiroptères) possèdent souvent une
langue longue et râpeuse adaptée à ce régime frugivore.
Nectarivore
Pollénivore
Glossophage
Choenonycteris (Mexique, Ouest USA)
Glossophaga
Cynopterus
Ces chauves souris, à très longue langue, jouent un rôle actif
dans la pollinisation de certaines plantes (Saguaro).
Hématophage Desmodus (Amérique du Sud) Ces chauves-souris sont communément appelées vampires.
Elles sont équipées d'incisives et de canines extrêmement
tranchantes avec lesquelles elles découpent un fragment de peau,
puis lèche le sang qui s'écoule de la blessure. Leur salive contient
un anticoagulant. Ces chauves-souris peuvent être des vecteurs de la rage.


La classification des Chiroptères :

La silhouette de la noctule (Nyctalus noctula)
La classification des Chiroptères reste encore très artificielle. Elle fait mention de deux sous-ordres : les microchiroptères (petites chauves-souris) et les mégachiroptères (grosses chauves-souris).

Or certaines chauves-souris classées parmi les petites peuvent être beaucoup plus grandes que certaines classées parmi les grosses.


Quelques chauves-souris du paléarctique occidental :

Familles
Caractéristiques
Genre / Espèces
Nyctéridés Longue queue / grandes oreilles /
face creusée d'un sillon avec excroissances foliacées
Nycteris thebaica
(Afrique du Nord, Palestine)
Rhinolophidés Museau portant des appendices foliacés (feuille nasale). On y reconnaît trois parties distinctes : en avant le fer à cheval, au milieu, verticalement dans le plan sagittal, la selle et en arrière une lame dressée, la lancette./ oreilles sans tragus / queue courte incluse dans la membrane interfémorale Rhinolophus ferrumequinum Grand rhinolophe fer à cheval
Rhinolophus hipposideros Petit rhinolophe
Ces deux espèces se rencontrent en Europe de l'Ouest et méditerranéenne au-dessous d'une ligne qui irait de la Belgique à la Crimée.Trois autres espèces (Rhinolophe de Euryale, de Blasius et de Mehely) sont propres aux régions méditerranéennes ou aux Balkans.
Vespertilionidés Museau sans feuille nasale / oreille avec tragus souvent pointu ou quelquefois arrondi / la queue ne dépasse pas la membrane alaire / (Seules quelques espèces communes dans le grand Ouest de la France sont citées) Myotis daubentonii Vespertilion de Daubenton (souvent en nombre près de l'eau)
Myotis mystacinus Vespertilion à moustaches (très répandue / sort tôt et vole plutôt près et dans les feuillages)
Myotis myotis grand murin(commun, souvent dans les greniers / sort tard / vole haut)
Myotis nattereri Vespertilion de Naterrer (cri fréquent à ininterrompu pendant le vol)
Myotis bechsteinii Vespertilion de Bechstein (vol plutôt lent, voire lourd)
Plecotus auritus et Plecotus austriacus Oreillards commun et gris (surplace fréquent) / chauves-souris peu farouches / chassent autour des branches
Barbastella barbastella Barbastelle (vol bas, rapide et papillonnant / peu commune)
Pipistrella pipistrellus Pipistrelle (vol rapide et capricieux souvent près des maisons, les cours ou les jardins)
Eptesicus serotinus Sérotine (souvent proche des habitations / vole moyennement haut / piqués fréquents / battements d'ailes perceptibles pendant le vol)
Nyctalus noctula Noctule (sort tôt, même en plein jour / vole haut, voire très haut, vite et en ligne droite / ailes longues et étroites / lisières forestières)
Molossidés Très grande chauve-souris / ailes longues et étroites / très grandes oreilles se touchant vers l'avant / queue dépassant la membrane interfémorale, du tiers et plus de sa longueur / vol élevé et rapide / souvent dans les villes Tadarida teniotis Molosse de Cestoni
Cette espèce fréquente à peu près la même aire que celle qu'occuperait l'olivier (espèces sténothermes chaudes).





Chiroptères : http://environnement.ecoles.fr/chiropteres.htm

Chauves-souris de la Sarthe : http://photosinsectes.fr/chauves/chauves.html

La protection des chauves souris : ses enjeux écologiques et sanitaires :
http://www.inma.fr/

http://perso.wanadoo.fr/spitaker/Chauve_souris/Liste.htm

http://www.onf.fr/foret/faune/chauves-souris/especes.htm

http://www.onf.fr/foret/faune/chauves-souris/index.htm





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