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Cœlentérés
Cœlentérés



Anemonia sulcata dans une cuvette de l'étage médiolittoral
Les cœlentérés sont des animaux qui ont en commun de posséder, sur la surface de leur épiderme, diverses cellules spécialisées dans la capture de leurs proies.


Selon la nature de ces cellules, les cœlentérés sont divisés en deux embranchements : les Cnidaires et les Cténaires.

I / Les Cnidaires comprennent les hydres, les physalies, les méduses, les coraux, les anémones de mer, etc. Parmi les Cténaires, on compte les béroés, les groseilles de mer, les ceintures de Vénus, etc.


Les Cnidaires sont des animaux relativement simples, en forme de sac, avec une seule ouverture autour de laquelle est disposée une couronne de tentacules. Les Cnidaires comme les éponges sont des animaux diploblastiques, c’est-à-dire qu’ils ne possèdent que deux types de feuillets cellulaires : l’ectoderme et l’endoderme. Entre ces deux feuillets, l’espace est rempli par une mésoglée.

Les Cnidaires sont des animaux carnassiers qui paralysent leurs proies quand celles-ci viennent se frotter à leurs tentacules. Ceux-ci possèdent des cellules urticantes ou cnidocystes qui, au moindre contact, se dévaginent en projetant une épine dont le venin (histamine) paralyse la proie laquelle est ensuite portée à la bouche au moyen des tentacules.

Si le premier contact avec l’histamine des méduses et d’autres Cnidaires ne provoque généralement qu’un urticaire plus ou moins grave (comparable à celui provoqué par une piqûre d’ortie), les contacts répétés peuvent provoquer, chez des personnes sensibilisées, des réactions de type allergique, extrêmement graves, voire mortelles, appelées choc anaphylactique.

Il est des méduses qui ne nous donnent guère de chance de mourir d’un choc anaphylactique, pour la raison qu’elles sont mortelles au premier contact. C’est le cas de Chiromex fleckeri, minuscule méduse australienne de la grande ceinture de corail, qui a probablement tué, en quelques minutes, plus de baigneurs qui sont malencontreusement entrés à son contact, que le grand requin blanc qui croise aussi dans ces parages.

La classification des Cnidaires s’appuie essentiellement sur le temps que passe l’animal sous la forme libre, pélagique et planctonique, c’est-à-dire comme méduse ou sous la forme benthique, fixée ou polype.

On distingue trois classes de Cnidaires : les Hydrozoaires, les Scyphozoaires et les Anthozoaires.

» Les Hydrozoaires s’observent le plus souvent sous la forme polype. Au cours d’une reproduction asexuée, le polype bourgeonne et donne naissance à une méduse, sexuée. Les méduses produisent des œufs qui donneront des polypes.
Parmi les hydrozoaires, on peut citer l’hydre d’eau douce (qui n’est observée que sous sa forme polype) et diverses méduses à voile comme les physalies ou les vélelles (siphonophores).

» Les Scyphozoaires sont les méduses vraies ou sans voile. Ces animaux passent la majorité du temps de leur cycle sous la forme méduse. Les œufs, après éclosion donnent une larve, nageuse (planula) qui se fixe rapidement et forme un petit polype portant 16 tentacules (scyphistome). Ce polype subit des sortes d’étranglements au niveau desquels il se découpe en strobiles dont chacun formera une nouvelle méduse.


» Les Anthozoaires ne forment jamais de méduses. Certaines espèces sont solitaires, ce sont les anémones, d’autres sont coloniales et érigent un squelette calcaire, ce sont les coraux.
Le corps des anthozoaires est cloisonné. Le nombre de cloisons peut être égal à 6 ou un multiple de 6 : ce sont les Hexacoralliaires. Il peut être égal à 8 ou un multiple de 8 chez les Octocoralliaires.

Les Hexacoralliaires comprennent les anémones de mer et divers coraux des récifs. On distingue généralement 5 ordres d’hexacoralliaires :

»» Les Actiniaires (actinies ou anémones de mer). Ce sont des animaux solitaires, ayant l’allure d’un gros polype disposant d’une seule rangée de tentacules. Certaines anémones peuvent atteindre des tailles respectables (plus de 30 cm de diamètre) et vivre plus d’un demi-siècle. Les actinies possèdent le plus souvent un nombre important de cloisons sur lesquelles sont insérés de longs filaments urticants (aconties) qui participent, en même temps que les tentacules, à la capture des proies. Les actinies sont d’assez redoutables prédateurs, capables de retenir des proies relativement volumineuses au regard de leur taille.

»» Les Cérianthaires comprennent de grosses espèces solitaires plantées dans le sable et disposant de deux rangées de nombreux tentacules.

»» Les Antipathaires sont des hexacoralliaires coloniaux à allure de gorgones, mais possédant un squelette corné recouvert d’épines noires (coraux épineux).

»» Les Zoanthaires comprennent des formes coloniales et des formes solitaires. L’espèce Epizoanthus parasiticus, contrairement à ce que son nom suggère, est une espèce commensale des pagures dont elle entoure complètement la coquille du gastéropode qui lui sert de refuge.

»» Les Madréporaires (Scléractinides) principaux responsables de l’édification des récifs coralliens (récifs frangeants, récifs barrières et atolls). Le squelette calcaire de ces animaux englobe le pied des polypes. Divers madréporaires sont solitaires (Fungia, dont le squelette ressemble à un champignon), mais la plupart sont coloniaux.

Les Octocoralliaires possèdent 8 tentacules portant sur le côté des excroissances appelées pinnules et qui les font ressembler à des plumes. Les octocoralliaires sont tous coloniaux. On les trouve depuis le littoral jusqu’aux abysses. On compte six ordres d’octocoralliaires :

»» Les Corallides dont le représentant le plus connu est le corail rouge (Corallium rubrum) que l’on trouve en Méditerranée, entre 50 et 100 m de profondeur et dont le squelette sert à la confection de bijoux.

»» Les Gorgonides forment des colonies buissonnantes ou en forme d’éventail. Le squelette des gorgones est une protéine proche de la corne.

»» Les Pennatulides forment des colonies non fixées. Le plus souvent le pédoncule du polypier est simplement enfoncé dans la vase. Certaines espèces émettent une luminescence rouge orangé quand on les frôle.

Alcyonium sp.
Gorgonia sp.


»» Les Alcyonides sont aussi appelés coraux mous. Les polypes sont insérés dans une mésoglée. Le plus souvent plusieurs polypiers poussent côte à côte et donnent l’impression de former un bouquet.

»» Les Stolonifères sont le groupe le plus simple des octocoralliaires. Les polypes sont reliés les uns aux autres soit des stolons horizontaux, soit par des lames stolonifères. Les tubipores ou orgues de mer participent à la formation des récifs coralliens.

»» Les Hélioporides ou corail bleu, connus surtout pour leurs formes fossiles et dont il ne reste qu’un seul genre vivant à notre époque.

II / Les Cténaires sont aussi des animaux diploblastiques.


Autrefois classés avec les cœlentérés, les cténaires forment maintenant un embranchement à part comptant une centaine d’espèces d’animaux toujours solitaires et planctoniques. Les cténaires ont un corps transparent et capturent leurs proies à l’aide de cellules spécialisées disposées sur des tentacules ou autour de la bouche. Ces animaux assurent certains de leurs déplacements à l’aide de cellules ciliées disposées sur des palettes réparties sur certaines parties de leur corps.

Chez les ceintures de Vénus (Cestus veneris) qui mesurent jusqu’à 1.5 mètre de longueur pour une largeur de 8 cm, les palettes ciliées sont réparties sur les bords de la ceinture. La bouche de cet animal se trouve au niveau d’une dépression située au milieu du corps.

Chez les béroés (Beroe ovata, Ctenophora nucla), dépourvus de tentacules, les palettes ciliées au nombre de 8 convergent vers leur énorme bouche avec laquelle ces animaux aspirent des proies presque aussi grosses qu’eux.
Beroe ovata


Chez les groseilles de mer ou Cydippes (Hormiphora plumosa), les palettes ciliées sont en plusieurs rangées sur leur corps sphérique de 2 cm de diamètre. Ce corps est prolongé par deux tentacules de 15 à 20 cm de longueur avec lesquels l’animal capture des petites proies du plancton, des larves de poissons, des œufs flottant entre deux eaux, etc.

Les cténaires sont des animaux qui ont des affinités avec les vers turbellariés (planaires).




Divers articles, dossiers et cours sur la toile :

ÉPIDÉMIOLOGIE DES ENVENIMATIONS MARINES :
http://www.chu-rouen.fr/cap/dossier1.html#dossier

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Cours de zoologie :
http://www.univ-lehavre.fr/cybernat/pages/homepage.htm

LE RÈGNE ANIMAL CLASSIFICATION :
http://www.ustboniface.mb.ca/cusb/abernier/Animaux/Classif.html

Animaux: structures et fonctions :
http://simulium.bio.uottawa.ca/bio2521/Cours/Notes/bio2521.htm

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Les cténophores : http://cgdc3.igmors.u-psud.fr/microbiologie/ctenaires.html

Les Cnidaires : http://membres.lycos.fr/mad8/EvolVie/Animaux/cnid1.htm

Coraux constructeurs de récifs :
http://www.ac-orleans-tours.fr/svt/ressourc/Loiret/museum/R%E9cif2.doc

Cladocore formant des touffes :
http://perso.wanadoo.fr/gonzales.manuel/textes/cladocor.html

Les cnidaires :
http://www.la-plongee-sous-marine.com/forums/showthread.php?t=19152
http://www1.instit-st-jo.asso.fr/cd/bigbang/cnid1.htm

Les Diploblastiques (Spongiaires / Cnidaires) :
http://www.biodeug.com/cours/balic20.php

Cnidaires et cténaires :
http://perso.wanadoo.fr/brunopicart/Textes/cnidaria.htm

http://perso.wanadoo.fr/brunopicart/Textes/ctenaria.htm






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