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Concurrence vitale
Concurrence vitale


L'obtention d'un gaulis de châtaignier est facilitée
quand on met les sujets en compétition pour la lumière.
On parle de concurrence vitale quand des espèces animales ou végétales se livrent à une forte compétition.



Dans tout système naturel, les espèces animales ou végétales ont tendance à chercher à augmenter le nombre de leurs représentants. En général, ces augmentations sont très limitées à la fois dans le temps et dans l'espace. En tout cas, c'est ce qui se passe dans un écosystème équilibré (climax).

La concurrence que se livrent les individus pour l'espace, la nourriture, la lumière, l'eau, etc. peut être vive, mais elle est de courte durée puisque rapidement les individus les plus chétifs, les moins bien armés ou placés, etc. vont rapidement mourir ou disparaître. Cette concurrence peut être notable, par exemple, au printemps, au moment où un grand nombre de jeunes viennent de naître ou encore, en hiver, avec l'arrivée de migrateurs ou quand le niveau de ressources est descendu très bas.

Où la question de la concurrence vitale pose problème, c'est surtout sur des écosystèmes déséquilibrés ou des écosystèmes en devenir. Dans le cas des écosystèmes en devenir, la concurrence vitale est normale pour passer d'un peuplement d'espèces pionnières à celui constitué par les espèces climaciques.

Dans les écosystèmes perturbés ou déséquilibres, particulièrement des suites d'une action humaine néfaste, la concurrence vitale, au lieu d'être un facteur de régulation par rétroaction, devient un facteur de régulation en tendance. Cela revient à ce que la concurrence s'établisse pour le seul profit d'une espèce envahissante. L'introduction d'espèces étrangères, des modifications apportées à la pression de prédation, diverses pollutions et contaminations entraînent des concurrences vitales aberrantes, et autant de catastrophes écologiques, de l'échelle locale à l'échelle du biome ou pire, à l'échelle de la biosphère.

Un peu d'animosité sur la mangeoire...
Ainsi nourrir les oiseaux en hiver, même si les justificatifs en termes de bienfaits sont très nombreux, n'est pas sans conséquences.

La mésange charbonnière qui menace la mésange bleue n'aurait probablement jamais eu ce comportement dans une ronde hivernale de mésanges où chacune des espèces occupe sa niche propre.


La mise à disposition de boules de graisse et de graines perturbe certainement cette notion de niche, au moins la niche alimentaire, assez en tout cas puisque des espèces qui n'auraient jamais eu de contacts autrement sont bien obligées d'en établir.




1897 : La découverte de l'antibiose à défaut d'avoir été celle des antibiotiques (1928)Quelques exemples de concurrence vitale entre bactéries :
http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio/DOCDIV/thedch1.html

MÉCANISME DE LA CONCURRENCE VITALE ENTRE BACTÉRIES ET MOISISSURES :
http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio/DOCDIV/thedch4.html

Voir aussi l'ensemble de la thèse d'Ernest Duchesne (17 décembre 1897) :
http://lyon-sud.univ-lyon1.fr/bacterio/DOCDIV/Docdiv.html






[ Corrélats : Espace / Notion de niche / Adventices / Nomadisme / Immigration / Endémiques / Juglandacées / Cirripèdes / Parasitisme / Dynamique des écosystèmes / ...]

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