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Les cyclones tropicaux
Les cyclones tropicaux




Les cyclones tropicaux (ouragans, typhons) se distinguent des dépressions extratropicales d'abord par leur emprise horizontale moins importante (2 à 300 kilomètres), par une chute très importante de la pression atmosphérique ce qui induit des vents très violents (jusqu'à 350 kilomètres à l'heure) et par des pluies diluviennes. Les cyclones tropicaux tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère sud et dans le sens contraire dans l'hémisphère nord.

Une belle adaptation aux vents violents
Les vents les plus violents se rencontrent autour de l'œil qui est une zone calme.


La période cyclonique va de janvier à mars pour la Nouvelle-Calédonie, la Réunion et la Polynésie et de juillet à octobre pour les Antilles.

Les cyclones tropicaux qui affectent les Antilles semblent naître dans le golfe de Guinée, puis ils traversent tout l'atlantique dans la zone des alizés et ne deviennent des cyclones, à proprement parler, qu'en abordant les côtes sud-américaines.

En effet, pour qu'un cyclone se développe, il faut qu'un certain nombre de conditions soient satisfaites. D'abord une situation dépressionnaire initiale (elles s'établissent durant la période favorable au large des côtes d'Afrique), des vents stables dont la vitesse et la direction varient peu avec l'altitude (alizés), une température de l'eau de mer supérieure à 25 - 26° C sur une lame d'eau d'au moins 50 mètres (réserve énergétique), enfin une situation météorologique favorisant les courants ascendants (divergence). La force de Coriolis fait le reste.

Une situation dépressionnaire initiale, nourrie par l'eau chaude qu'elle survole et poussée des vents stables, se creuse progressivement (la pression baisse et la rotation de la terre [forces de Coriolis] resserre le développement horizontal de la dépression). Les vents se renforcent. Lorsque leur vitesse atteint 63 km/h, on parle de tempête tropicale. On parle de cyclone quand les vents dépassent 118 km/h.

Quand le cyclone, dans son déplacement, quitte son réservoir énergétique (eaux chaudes marines pour les terres émergées plus froides), il meure. Il arrive quelquefois qu'un cyclone tropical, fortement affaibli par son passage sur le continent, se renforce sur les eaux chaudes du Gulf Stream et vienne jusqu'à toucher le continent ouest européen. On parle d'avatar de cyclone tropical. La tempête d'octobre 1987 qui toucha la Bretagne en est un exemple.

Les cyclones tropicaux ont généralement un développement horizontal dont le diamètre varie de 200 à 1000 kilomètres. Ils se déplacent relativement lentement (10 à 40 km/h) sur une trajectoire théoriquement parabolique autour de l'anticyclone associé. En réalité, souvent cette trajectoire est imprévisible et rend la prévision météorologique et l'alerte aux populations difficiles.

Au centre du cyclone, l'œil, dont le diamètre atteint 50 km, est une zone de calme avec un ciel dégagé et de très basses pressions (jusqu'à 870 hP).

Autour de l'œil, se dresse le mur de l'œil constitué d'une énorme masse de cumulo-nimbus de 20 à 50 km de largeur, siège des vents les plus violents (jusqu'à 350 km/h et des précipitations considérables, accompagnées de manifestations électriques impressionnantes).

Outre le vent très violent et qui change de sens après le passage de l'œil, les pluies diluviennes qui provoquent des inondations, des crues, des coulées de boue et des glissements de terrains, les cyclones s'accompagnent d'une marée de tempête. Il s'agit d'une élévation temporaire du niveau de la mer en une vague qui peut dépasser 12 mètres et s'avérer à la fois dévastatrice pour l'environnement et le bâti et particulièrement meurtrière pour les populations riveraines des côtes touchées.

La prévention des risques cycloniques dans les DOM passe (depuis 1987) par une obligation, pour les bâtiments publics, de respecter des règles de constructions paracycloniques. Pour les habitations privées, celles-ci doivent obtenir un permis de construire et satisfaire à un certain nombre de règles paracycloniques... en théorie... car c'est loin d'être partout appliqué ou respecté. Signalons que les règles paracycloniques imposent que les bâtiments publics résisteront à des vents de 230 km/h, alors que l'on sait que les vents peuvent atteindre 350 km/h... Mais sauf à enterrer les immeubles, personne ne peut garantir qu'une construction résistera à de telles rafales quels que soient les surcoûts de construction consentis pour le renforcement. Dans le cas de très forts cyclones prévisibles, la solution qui demeure la plus fiable est l'évacuation des populations vers des zones plus calmes, quand c'est possible et à la condition que la trajectoire capricieuse du cyclone ne déjoue pas tous les plans de protection des populations *.

Le développement des cyclones est suivi en permanence, depuis 1951, par les services de l'Organisation Météorologique Mondiale qui transmettent les informations recueillies aux services de la météo nationale. Dans les DOM, c'est au Préfet que revient la responsabilité de l'alerte et de la mise en place du plan de secours spécialisé.

[* Récemment il y a eu Katrina, alors pour ce qui est de l'évacuation des pauvres, des nègres ou des vieux, il vaut mieux voir avec GWBush.]




Puisque nous sommes en pleine période où la tsunamitié entre les peuples est à son point culminant... j'aimerais rappeler qu'en 1991, un cyclone, qui avait touché le Bengladesh, avait fait plus de 140 000 victimes dont aucune européenne et que les médias ethnocentrés sur l'Europe ou les USA n'en avaient parlé pendant plus de deux jours. Il n'y eut pas non plus d'élan de solidarité.

Le cyclone de 1970, dans la même région avait fait 300 000 victimes... Ah ! l'amnésie internationale...




Cyclone Dina à La Réunion les 22 et 23 janvier 2002
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/034000505.shtml

Cyclones Katrina et Rita / Septembre 2005 :
http://www.cafepedagogique.net/dossiers/kat/

http://www.futura-sciences.com/communiquer/g/showgallery.php/cat/572

http://www.futura-sciences.com/sinformer/b/news280b_xml.php

http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-685875,1-0,0.html

L'augmentation de l'intensité des cyclones tropicaux mise en évidence
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1769.php

[ Sites Internet et articles : http://www.prim.net \\ http://www.cemagref.fr \\ http://www.brgm.fr \\ http://www.catnat.net \\ http://www.prevention2000.org/cat_nat \\ http://www.meteo.fr \\ http://www.effet-de-serre.gouv.fr \\ http://www.ademe.fr \\... ]




[ Corrélats : Risques Naturels Majeurs / Anticyclones / ...]

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