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Débit solide
Débit solide


Un charriage important a laissé des traces...
La notion de débit solide s'applique à la mesure ou à l'estimation de la masse des matières solides traversant une section donnée d'un cours d'eau par unité de temps.


Trois types de matériaux sont véhiculés par les cours d'eau : des matières en solution, des matières en suspension et des matériaux de fond. Ces matériaux obéissent à des lois de transport différentes.

On fera bien la distinction entre débit solide et charge : le débit solide correspond à un flux de matière au cours de l'unité de temps alors que la charge correspond à une teneur en matière. Ainsi, c'est sur la base de mesures de charge et de débit d'eau que le débit solide est calculé.

Les solutés ne sont pas pris en compte dans les débits solides.

La charge de fond ou en matériaux de fond correspond aux matériaux résidant sur le fond du cours d'eau (sables, galets…) qui, à l'occasion de phénomènes hydrologiques importants (crue, chasse de barrage…), sont susceptibles d'être entraînés par les eaux. On parle aussi de " charriage de fond ". La " compétence " d'un cours d'eau est la masse qu'en un lieu donné une rivière est capable de transporter. Des traceurs ou des trappes à sédiments peuvent être utilisé pour estimer cette charge mais sa mesure rigoureuse est très difficile. Pour les lacs et plans d'eau, les sédiments du fond ne font pas partie de la charge de fond dans la mesure où ils ne sont pas susceptibles de transport par les eaux courantes.

Bien qu'en théorie le débit solide soit celui de la totalité des matériaux solides (en suspension et de fond), transitant par la section, on appelle le plus souvent " débit solide " le débit des matériaux en suspension et en solution uniquement. Cela est du aux difficultés d'estimer le charriage de fond et aussi, dans la majorité des cas, à sa faible importance supposée au regard du débit solide en suspension.

Le débit solide en suspension est calculé à partir du débit liquide instantané traversant la section multiplié par la masse solide en suspension par unité de volume. Il est exprimé en gramme (ou kg) par seconde. On utilise la plupart du temps une concentration moyenne de matières en suspension établie à partir d'un échantillonnage des eaux traversant la section. Cet échantillonnage se fait souvent sur les mêmes verticales de mesure que les mesures de vitesses. Les techniques de prélèvements et de mesure des matières en suspension (filtration, précipitation ou mesures optiques) influencent les résultats.

Le débit solide d'un cours d'eau a été utilisé parfois pour estimer l'érosion de son bassin. Cette méthode est à prohiber, car elle est sujette à trop d'approximations. Le débit solide issu d'un bassin ne correspond qu'au surplus de l'érosion sur la sédimentation dans le bassin, et particulièrement dans le lit même du cours d'eau, pendant la période de référence, et non à la totalité de l'érosion. On utilise plus couramment l'apport en sédiment d'un cours d'eau pour estimer la vitesse de colmatage d'une retenue ou d'un lac.




Transport solide en hydraulique fluviale :
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/degoutte2.pdf

Dans : Hydraulique fluviale :
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/degoutte0.pdf

Transport solide :
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/2transportsolideParisTech.pdf






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