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Développement durable
Développement durable


C'est assez marrant, Jacques Ellul et Bernard Charbonneau,
après une trop longue période d'éclipse réapparaissent...
Ellul : renaît !

À découvrir / À lire ou à relire / Jacques Ellul et Bernard Charbonneau


Il est probablement criminel de faire croire que le développement durable peut se réaliser à travers des comportements individuels visant à économiser l'eau en se lavant les dents ou l'énergie en éteignant ses appareils électriques. D'abord, parce que, dans bien des pays, la ressource en eau ou en énergie n'est même pas satisfaite et surtout parce que le développement durable ne relève pas d'une démarche individuelle, mais d'une action politique collective.

On parle souvent de gouvernance, sinon de nouvelle gouvernance. Peu importe les vocables. Un des aspects fondamentaux du développement durable est de s'interroger collectivement sur le bien-fondé de nos productions industrielles, agricoles, de service ou culturelles et plus encore sur les moyens mis en œuvre pour ces productions. Sans ces réflexions, parler du développement durable, c'est pipi de chat dans le stradivarius de contre façon.

Et après le déluge : MOI !



Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Préambule / Définition / Ancienne et nouvelle gouvernance / Le concept de développement durable / Qui veut vraiment du développement durable ? / Xiditou " village du cancer " sacrifié à la croissance chinoise / Toujours plus de pollution en Chine malgré les prises de conscience / Contamination radioactive au Tibet : le militant écologiste Sun Xiaodi à nouveau mis en détention / La balle dans le pied ne met pas du plomb dans la tête ! / Mise en œuvre de la STRATÉGIE NATIONALE de DÉVELOPPEMENT DURABLE 2010  2013 / Indicateurs de développement durable territoriaux / Indicateurs de développement durable nationaux /

Consomm'action /
82 % des entreprises en France estiment que le développement durable est un facteur de compétitivité /
Quels leviers pour gérer les biens publics /
Guides et outils de certification développement durable /
Indicateurs de développement durable /
DESCOLONGES M. & SAINCY B. : Les entreprises seront-elles un jour responsables ? /
Projet de norme PR NF ISO 26000 pour le développement durable : Consultation publique /
TERRITOIRE RESPONSABLE : L’ EMPREINTE DÉVELOPPEMENT DURABLE DU MORBIHAN /
Grenelle II : les enjeux /
Comment et avec qui innover… Pour les systèmes agricoles et agroalimentaires de demain ? /
Autour de la notion de "développement durable" /
L’obsolescence programmée remet en cause les politiques de prévention des déchets /
Thèse de Bruno Kestemont : Les indicateurs de développement durable, Fondements et applications /
La crise n’est plus seulement économique : danger mémoire courte /
Le Finistère dans tous ses états : 21 regards pour un Finistère durable /
« Les Chinois copient nos savoir-faire, mais ne s’encombrent pas de détails » /
Le développement provisoirement durable /
Projet d’aéroport de Notre Dame des Landes : 10 questions et 10 réponses dans Nantes Passion ou quand le « magazine de l’information municipale » désinforme ses lecteurs. /
Le Bilan Sociétal© : de la prise en compte des intérêts contradictoires des parties prenantes à la responsabilité sociétale /
Du concept à la mise en œuvre du développement durable : théorie et pratique autour de guide SD 21000 /
Petite excursion dans l’imposture durable ! /
Deux ans après le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi : quelles mesures du bien-être et de la soutenabilité ? /
Developpement durable et territoire /
L’obsolescence programmée, un gaspillage de masse ou du banditisme pur et simple ? /
Les fous de la vitesse doivent mourir /
Les prélèvements d’eau en France en 2009 et leurs évolutions depuis dix ans /
Redéfinir ce qui est réellement durable /
- Ré-intégrer la nature
- Abolir la pauvreté
- Porter la croissance de la démocratie
- Insuffler la justice écologique
- Renforcer les instances écologiques multilatérales

Le développement durable en Bretagne : UN GRAND ENJEU : LA QUALITÉ DE L’EAU /
Déclaration du Collectif RIO+20 en vue du Sommet de Rio 2012 /
Le contenu carbone du panier de consommation courante /
« Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger » /
La croissance mondiale va s’arrêter”, par Dennis Meadows /
« Personne n'est propriétaire de l'entreprise » /
L'huile d'argan ou l'envers du développement durable /
Équipements électriques : malgré des gains d'efficacité, la facture augmente /
13 solutions concrètes à l'obsolescence programmée des produits high-tech /
L'Assemblée résolue à une fiscalité écologique et à faire payer les pauvres... /
La sensorialité, dimension cachée de la ville durable /
“ Rémunérer aussi les agriculteurs en tant que producteurs d'eau de qualité ” /
Cese : un avis sur l’usage de l’eau en agriculture qui va faire couler de l’encre /
Les projets industriels de plus en plus confrontés à l'acceptabilité sociale /
Obsolescence programmée : les mesures du projet de loi Hamon /
Entretien avec Ragemag Pièces et Main d’Œuvre : « L’humain c’est l’erreur » /
Laissez-nous faire ! /
Notre-Dame-des-Landes « L'analyse économique du projet est partielle et fragile » /
Vers une gestion écoresponsable du désastre ? /
L'innovation peut-elle sauver la planète ? /
Le giec, c'est comme le réchauffé, c'est souvent dégueulasse ! /
L’humanité est-elle proche d’un effondrement systémique ? /
Sites Internet et articles / Corrélats /

Durable, soutenable, supportable, acceptable, ce sont-là quelques-uns des mots censés traduire le terme anglais « sustainable ».


On ne peut pas passer sous silence, et l’ambiguïté, et la confusion conceptuelles qu’ils introduisent, essentiellement parce que ces mots sont utilisés dans leurs significations les plus réductrices, couvrant bien hypocritement les arrières pensées corporatistes, catégorielles ou politiques des lobbies qui les préconisent (durable, par exemple, à la condition que la croissance le soit aussi, pourquoi pas la pollution ?).



Il serait sans doute préférable de parler de « développement susceptible d’être conservé, maintenu, voire poursuivi ». Mais dans la mesure où l’efficacité d’un concept ne se mesure maintenant qu’à la facilité de mémorisation de l’acronyme ou du sigle qui en découle, cette proposition n’a strictement aucune chance d’être retenue.

La définition la plus souvent proposée est : « le développement durable est un développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. ». Cette définition a une double connotation patrimoniale et notariale comme si le mode de transmission du patrimoine culturel, économique, social, etc. allait de soi, comme si les États, les pouvoirs publics ou privés, les différents acteurs de la société civile devaient gérer leurs activités en bons pères de famille. Je lui préfère le dicton kényan qui énonce que « la terre, nous ne la transmettons pas à nos enfants, ce sont eux qui nous la prêtent ».

Par-delà les querelles de mots ou de définition, la notion de développement durable me semble surtout porteuse aujourd’hui d’une belle utopie dont on peut espérer qu’elle sera une réalité dans une ou deux générations. Cette utopie est portée par l’idée que le développement durable pourrait annoncer la mise en place d’un nouveau rapport (on dit gouvernance) entre les trois pôles de toute société, développée, comme primitive, ou dans un pays inscrit au G8 comme dans un pays émergeant (!) à savoir

1) l’État, les pouvoirs publics, le chef tribal, etc.

2) la société civile, les consommateurs, etc.

3) les intérêts privés, les entreprises, les producteurs, etc.

C’est d’ailleurs à l’idée que ces nouveaux rapports émergent dans la conscience citoyenne que les tenants des pouvoirs dans le système de rapport actuel manifestent autant leurs peurs de les perdre et leurs conservatismes de façon brutale. La répression des mouvements sociaux (marchandisation des services, altermondialisation) ou syndicaux (OGM) est d’autant plus dure que les revendications sont moins corporatistes ou catégorielles que sociétales.

C’est d’ailleurs ces réactions (en France, on pourrait les qualifier de sarkostiques) qui me laissent à penser que les tenants des pouvoirs ont déjà perdu cette bataille et que l’utopie dont je parle est en cours de réalisation (l’arrestation de Bové ou les retenues salariales faites aux instits n’y changeront rien, pas davantage que les contre manifestations des tenants d'un poujadisme social (mon métro, mon avion, mon bac, etc.) ou de ceux qui prétendent être les seuls à travailler).


____________________

L’ancienne (actuelle) gouvernance est faite de rapports monojectifs entre la demande sociale des consommateurs qui porte à la fois sur la mise à disposition de ses besoins élémentaires et des salaires pour se les procurer en direction des entreprises qui fabriquent les produits réclamés et offrent les emplois rémunérateurs.

Les entreprises pèsent de tout leur poids sur l’État qui réglemente afin d’obtenir que les contraintes réglementaires soient le moins possible des freins à leur compétitivité dans un contexte de marché mondialisé.

La philosophie dominante restant le nivellement par le bas des salaires, un code du travail réduit à sa plus simple expression, des conditions de travail déshumanisantes, une lutte contre les pollutions remise aux calendes grecques, etc. -

L’influence des entreprises se faisant « apolitiquement », soit par le lobbying, soit par le biais d’instances supranationales, non démocratiquement contrôlées, d’ailleurs incontrôlables, mais dotées de solides pouvoirs de police économique, que sont le FMI, l’OMC et son corollaire l’AGCS, l’OCDE, les banques mondiales ou européennes, etc. -
L'ancienne gouvernance (en rouge) et la nouvelle (en rouge ET bleu)


La nouvelle (future) gouvernance propose que les rapports entre les trois pôles deviennent bijectifs.

La flèche bleue de la relation « État – Entreprises », est un relais de la demande citoyenne en matière, par exemple, de protection de l’environnement, de qualité et d’innocuité des produits fabriqués et des conditions dans lesquelles ils sont produits, de conditions de travail, de respect des engagements et de contrat de travail, de santé et de protection des travailleurs, d’assurances quant à la prise en charge des salaires différés que sont les retraites ou des indemnités au titre des maladies professionnelles à déclenchement tardif, etc.

C'est la demande, d'une manière générale, que l'État exerce le seul rôle qui lui est fondamentalement dévolu, c'est-à-dire un rôle de régulateur et non point comme on voudrait nous le faire avaler, les seules fonctions régaliennes, puisque si le peuple est souverain, c'est à lui de les assumer et à lui seul de décider comment elles le seront, par qui et dans quelles conditions. Aucun homme seul, fût-il Ministre de la rupture ne peut s'arroger le droit d'exercer ces fonctions. Il est vrai que dans les démocraties dites modernes, le dévoiement est maintenant de rigueur… Un journaliste africain disait sur Éclectique / France-Inter / 25.11.05 / : " Avant, c'est-à-dire à l'époque, somme toute récente, où nous venions tout juste de descendre de l'arbre, lorsque on parlait de démocratie, on se tournait naturellement vers les démocratie occidentales dont on pensait qu'elles seraient de bons modèles… Les temps ont bien changé. Maintenant, on regarde plutôt du côté des démocraties en Iraq ou en Afghanistan tant les démocraties occidentales sont devenues des singeries, pires probablement que les pires exemples de parodies que nous avons connues en Afrique… "

Il ne s'agit pas d'un État providence... providence pour qui d'ailleurs. Le gouvernement Villepin apparaît pour le moins providentiel pour les riches. Curieuse gouvernance ! Il ne s'agit pas non plus de favoriser par des déréglementations judicieusement choisies et quelque subtile propagande de laisser faire, sous entendu le marché, quand ce n'est que laissons faire les spéculateurs. L'exemple de la politique de logement sous le gouvernement Villepin / Sarkosy / marchands de biens / incendies juste à point / polygamie / ... en est un bonne illustration. Le développement durable ne peut exister que si l'accès aux ressources communes (eau, air, sol, aliments, espace, etc.) et aux ressources pour l'accession à la citoyenneté (logement -c'est le plus important, même avant le - travail, soins, éducation, formation professionnelle, sécurité civile, justice, etc.) sont garantis à tous du fait de l'exercice de régulation de l'État, c'est-à-dire des mandataires élus.

La flèche bleue de la relation « Consommateurs - État » est un relais constitué pour l’essentiel par un nouveau comportement citoyen, lequel ne peut plus (ne doit plus) se contenter de ce que l’État légifère à tout va, puisqu’il est notoire que pléthore de textes n’a pas l’heur d’apporter des solutions (manque de moyens humains et financiers pour les contrôles ou les poursuites, au bout du compte, c’est le laxisme de fait qui est remarquable), non plus qu’il faille que le citoyen attende que les agents ou les commis de l’État proposent des solutions à sa place. Cela écrit, certaines dispositions vont dans le bon sens (document unique pour l’évaluation des risques, normes ISO qualité ou environnement, etc.).

La flèche bleue de la relation « Entreprises – Consommateurs » est un relais, sous contrôle de l’État, de la «citoyenneté d’entreprise» dont on parle quelquefois, et qui pourrait se traduire, par exemple, par des recherches et des innovations pour améliorer les techniques de productions pour que celles-ci soient moins polluantes, à charge pour le consommateur d’en accepter une part du coût… quoique, tout bien calculé, le consommateur doit probablement en payer la totalité y compris quand la production pollue (c’est comme pour la publicité).


Prenons un exemple : imaginons que les citoyens dans leur très grande majorité décident de bouder les emballages plastiques pour les bouteilles de lait, aux prétextes qu’ils obligent à des importations massives de pétrole, que le transport de ce produit se fait dans des bateaux poubelles sous pavillon de complaisance ou dans des conditions de travail des marins inacceptables, qu’ils dégazent sauvagement ou coulent prestigieusement, que l’acquisition des marchés ou des contrats de prospection se fait au terme de guerres « illégales », de soutien à des gouvernements peu recommandables (Birmanie, Gabon, etc.) ou à des enveloppes dessous de table ou plus prosaïquement, parce que les citoyens trouvent plus facile de jeter le carton du tétrapack carton dans la poubelle jaune du tri sélectif que de faire 245 mètres pour jeter l'emballage plastique dans le container prévu à cet effet, mais qui n’accepte pas les bouchons… Ce sont plusieurs pans de l’économie qui sont brutalement touchés (industrie pétrolière, laitière, élevage, stocks, etc.) avec le risque de restructurations brutales, d’augmentation du chômage face auquel l’État pourra (devra) réagir, soit comme il le fait le plus souvent, de façon arbitraire, (ab)usant des pouvoirs qui lui sont conférés… en proposant un avantage fiscal pour les acheteurs de lait en bouteilles plastiques. Il pourrait aussi réagir autrement, en répondant aux demandes citoyennes (alternatives énergétiques ou matérielles au pétrole, réglementation plus drastique du transport maritime, abandon des pavillons de complaisance des Kerguelen, pour donner l’exemple, adéquation entre les discours de politique extérieure et les réalités du terrain…).

Cela suppose que certaines conditions soient remplies. D’abord que les pouvoirs publics et plus particulièrement les élus cessent de croire que la délégation de pouvoir dont ils sont mandataires est un blanc-seing les autorisant à prendre des mauvaises décisions au prétexte que c’est mieux que de ne pas en prendre. Puis que les entreprises acceptent de jouer au grand jour le rôle politique qu’elles jouent en catimini. La plus difficile restant de convaincre le citoyen de prendre ses responsabilités en temps que réel détenteur du pouvoir et ne le délègue pas comme on se débarrasse d’un kleenex usagé. Vaste programme au terme duquel le mot démocratie cessera d'être un synonyme de canular ?




Le concept de développement durable.

1970 : Un rapport du Club de Rome analyse le rapport qui existe entre la croissance économique et les limites écosystémiques que l'écologie révèle.

1972 : Au cours de la Conférence internationale de Stockholm sur l'environnement, le concept d'écodéveloppement est proposé pour définir un modèle de développement respectueux de l'environnement et de l'équité sociale.

1987 : Le concept de développement durable (sustainable) apparaît dans le rapport Brundtland. On y définit le développement durable comme " un développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ".

En théorie, ce concept se voudrait être une approche du développement fondée sur l'équilibre entre croissance économique et écosystèmes. Plus particulièrement, un geste est fait en direction des pays en voie de développement pour lesquels on accorderait une place plus équitable dans l'économie mondiale et des accès " démocratiques (sic) " à la santé et à l'éducation. Le rapport défend également l'idée d'une consommation maîtrisée des énergies et des ressources naturelles… Tout cela est souvent traduit comme la possibilité de piller et de polluer la planète plus longtemps, en maintenant les rapports Nord Sud en l'état.

1992 : Sommet de la Terre (Rio). À l'issue de cette conférence, cinq textes sont cosignés par 173 chefs d'État. Ce sont :

- La Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement ;

- La Convention sur les changements climatiques ;

- La Convention sur la biodiversité ;

- La Déclaration des principes relatifs aux forêts ;

- L'Agenda 21, un programme d'action international fixant des objectifs en matière d'environnement et de développement.

Enfin, le Sommet de la terre consacre l'importance et le rôle des Organisations non-gouvernementales (ONG) et de la société civile dans la réalisation des objectifs de l'Agenda 21.

L'économie, l'environnement et le social, avec une bonne gouvernance, sont les assises du développement durable :

_____L'économie au travers

__________La mise en place d'une coopération internationale avec les pays en voie de développement,

__________La lutte contre la pauvreté,

__________La modification des modes de production et de consommation,

__________Les encouragements en direction du commerce équitable entre le Nord et le Sud,

__________L'intégration des paramètres du développement durable dans les processus de décisions.

._____L'environnement par

__________La diminution des rejets polluants l'atmosphère,

__________La lutte contre le déboisement, la désertification et la sécheresse,

__________La protection de la biodiversité, des forêts et des montagnes,

__________La promotion d'une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé,

__________La protection des océans et des ressources halieutiques,

__________La promotion pour les énergies renouvelables.

_____Le social en

__________Garantissant l'accès à la santé et de l'éducation,

__________Luttant contre la pauvreté et la faim,

__________Améliorant les conditions de vie,

__________Luttant contre l'exploitation des enfants,

__________Renforçant les groupes sociaux à travers les syndicats, les associations et les ONG (populations locales, femmes, enfants, travailleurs…)

La bonne gouvernance (voir ci-dessus) est définie par le Programme des Nations-unies pour le développement comme " La gouvernance peut être considérée comme l'exercice des pouvoirs économiques, politique et administratif pour gérer les affaires des pays à tous les niveaux. La bonne gouvernance est participative, transparente et responsable. Elle est aussi efficace et équitable. Elle assure que les priorités politiques, sociales et économiques sont fondées sur un large consensus dans la société et que les voix des plus pauvres et des plus vulnérables sont au cœur du processus de décision sur l'allocation des ressources pour le développement ".

1995 : La Commission du développement durable dès Nations-Unies définit 134 indicateurs qui prennent en compte les activités et les processus humains ayant une incidence sur le développement durable. Ces indicateurs mondiaux ont été définis d'après les engagements pris à Rio dans le cadre de l'Agenda 21.

Parmi les 134 indicateurs mondiaux du développement durable :

_____Lutte contre la pauvreté :

__________Taux de chômage,

__________Indice numérique de pauvreté,

__________Indice de l'inégalité du revenu,

__________Différence entre le salaire moyen des femmes et celui des hommes

_____Dynamique démographique et durabilité

__________Taux de croissance démographique,

__________Taux net de migration,

__________Indice synthétique de fécondité,

__________Densité de la population.

_____Promotion de l'éducation, de la sensibilisation du public et de la formation

__________Taux de scolarisation,

__________Taux d'alphabétisation des adultes,

__________Nombre moyen d'années d'études

__________Différence entre les taux de scolarisation masculin et féminin,

__________Nombre de femmes actives pour 100 hommes actifs,

__________Produit intérieur brut consacré à l'éducation.

_____Protection et promotion de la santé

__________Pourcentage de la population ayant accès à des installations correctes d'assainissement,

__________Accès à l'eau potable,

__________Espérance de vie à la naissance,

__________Vaccination contre les maladies infectieuses de l'enfance,

__________Pourcentage de produits chimiques potentiellement dangereux décelés dans les produits alimentaires,

__________Pourcentage du PNB représenté par les dépenses nationales totales de santé.

_____Promotion d'un modèle viable d'établissements humains

__________Taux de croissance de la population urbaine,

__________Consommation de carburant d'origine fossile pour véhicule à moteur par habitant,

__________Surface de plancher par personne,

__________Rapport entre le prix de l'habitation et le revenu,

__________Dépenses d'équipement par habitant.

_____Développement économique

__________PIB par habitant,

__________Rapport entre l'aide au développement et le PNB,

__________Rapport entre la dette et le PNB,

__________Investissements étrangers,

__________Somme des exportations,

__________Indice de production de produits manufacturés.

_____Protection de l'atmosphère

__________Émissions de gaz à effet de serre,

__________Émissions de dioxyde de soufre et d'azote,

__________Consommation de substance contribuant à la destruction de l'ozone,

__________Concentration de polluants atmosphériques dans les zones urbaines.

_____Protection des océans, des mers et des zones côtières

__________Accroissement démographique dans les zones côtières,

__________Rejets de pétrole, d'azote et de phosphore dans les zones côtières,

__________Rendement de la pêche,

__________Indice de la concentration d'algues.




Rebonds / Qui veut vraiment du développement durable ?

Les mentalités changent, les initiatives se multiplient, mais les changements dans nos modes de vie sont encore insuffisants pour être efficaces.

Par Gilles ROTILLON / QUOTIDIEN Libération: Mardi 25 juillet 2006

Gilles Rotillon est professeur de sciences économiques à l'université Paris-X.

Le développement durable est à l'ordre du jour. Il est difficile aujourd'hui de trouver une décision publique ou privée qui ne s'y réfère pas, de près ou de loin. Les gouvernements, les entreprises, les institutions internationales, les médias, tous protestent de leur implication dans cet enjeu majeur du siècle. Tous rivalisent d'initiatives, les traités prolifèrent, les commissions fleurissent, les discours s'enflamment, les peuples s'éduquent, bref, toutes les énergies se mobilisent.

Qui peut douter de son succès devant un tel déploiement d'efforts ? Ce sera sans doute difficile, il faudra changer quelques-uns de nos comportements, faire quelques économies, mais nous n'avons pas le choix, et nous saurons nous adapter comme nous l'avons toujours fait dans le passé. Nous venons d'ailleurs de vivre la Semaine du développement durable, quatrième édition du nom, qui a vu "au moins 1 400 initiatives labellisées par le ministère de l'Écologie et du Développement durable" ( Libération du 29 mai). Eurostat vient de publier un rapport à propos de la "Mesure des progrès accomplis sur la voie d'une Europe plus durable", où il présente une batterie d'indicateurs de développement durable (155 dont 110 effectivement calculés pour l'instant), véritables thermomètres pour suivre et évaluer la stratégie européenne sur la question. Si le nombre de thermomètres laisse augurer de l'importance du mal, il est aussi signe d'espoir par la vigilance qu'il révèle. Bref, qui ne voudrait croire Stephen L. Johnson, l'administrateur de l'Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis l'équivalent de notre ministre de l'Écologie , qui, lors d'une visite récente à Paris, proclamait son espoir de "progresser vers un futur plus radieux et plus sain" ?

Hélas, ce n'est pas si simple. Si le développement durable envahit les discours, c'est bien parce qu'il ne va pas soi et qu'il semble nécessaire d'en rappeler constamment l'ardente nécessité. Durant les trente dernières années, de multiples signes ont fait prendre conscience des bouleversements que nos modes de production et de consommation faisaient subir à notre environnement : effet de serre, déforestation, accès à l'eau, épuisement des ressources naturelles, "trou" dans la couche d'ozone... Voilà, sans chercher à être exhaustif, quelques événements qui ne cessent de nous avertir que notre développement actuel risque bien, justement, de ne pas pouvoir se poursuivre de la même manière. Autrement dit, de ne pas être durable. Encore n'est-ce ici que le "pilier environnemental" du sujet, puisque, comme nous l'indique la vulgate du développement durable, celui-ci possède trois piliers, les deux autres étant le pilier social et le pilier économique.

Malheureusement, la situation sur les deux autres dimensions n'est guère plus brillante. Si l'on se penche, par exemple, sur le volet social, dont un des préceptes revendique une solidarité entre pays riches et pays pauvres et entre générations actuelles et futures, on ne peut pas dire qu'il est en très bon état. De même, le niveau des aides publiques au développement, données par les pays riches, est en moyenne depuis plus de vingt ans autour de 0,4 % du PIB alors même que l'objectif fixé par l'ONU est de 0,7 % (objectif dépassé seulement par le Danemark, la Norvège et les Pays-Bas). Enfin, le pilier économique, dont le PIB est le principal indicateur de bonne santé (bien qu'on sache qu'il n'est pas un indicateur de bien-être ou de développement), ne peut guère se satisfaire d'une croissance américaine construite à crédit sur un endettement colossal ou d'une croissance asiatique grosse de dégradations environnementales futures. Quant à l'Europe, comme le dit si bien la conclusion du rapport d'Eurostat cité plus haut, "il est clair que le développement de l'UE ne peut pas encore être considéré comme durable ni même en voie de le devenir. Très peu des objectifs fixés dans la stratégie en faveur du développement durable de l'UE en 2001 sont en passe d'être atteints".

Pour avancer, on ne peut guère imaginer imposer aux pays en développement de freiner leur croissance actuelle (pour ceux qui en ont une) quand ils commencent à en voir les fruits. Même si ceux-ci risquent de devenir amers, pour l'instant ils leur semblent justifier leurs choix. Il revient donc aux pays développés de montrer l'exemple. Et là encore, malheureusement, la situation est inquiétante. On sait que notre économie est très fortement dépendante du pétrole. Que deviendraient les échanges de marchandises, le tourisme en pleine expansion, l'agriculture grosse consommatrice d'engrais (tirés du pétrole), l'industrie utilisant le plastique pour tant d'objets de consommation... si le pétrole devenait beaucoup plus cher ? Sans parler de son épuisement, qui arrivera bien un jour, et pas aux calendes grecques. On s'entête à maintenir un coût du pétrole trop bas pour que se déclenchent les comportements de substitution qu'impliquerait son renchérissement. Comme le notent Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean dans leur récent livre Le plein s'il vous plaît !, le litre d'essence coûtait une demi-heure de Smic en 1974, il en coûte dix minutes aujourd'hui. Dès lors, comment s'étonner que l'utilisation de l'automobile se développe au détriment des transports en communs ? Et que les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent leur progression ? À quoi sert de calculer des indicateurs quand on voit que, en France, depuis plus de vingt ans, la proportion de nitrates dans l'eau augmente régulièrement du fait des pratiques agricoles (et pas à cause des agriculteurs, qui ne font bien souvent que répondre à la demande qui leur impose des rendements élevés, il n'y a pas de jugement moral dans cette histoire) alors que la toute récente loi sur l'eau ne taxe pratiquement pas les agriculteurs, ne leur donnant aucune incitation à modifier leurs pratiques ? On pourrait malheureusement allonger la liste d'exemples montrant que les politiques mises en place s'apparentent plus à des placebos ou à des effets d'annonce qu'à un début de solution. Si les indicateurs sont sans doute nécessaires à l'élaboration de politiques efficaces et évaluables, ils n'en sont pas une à eux tout seuls. Et on a parfois un peu l'impression que, comme quand Clemenceau suggérait de créer une commission pour régler un problème, on crée des indicateurs pour résoudre les problèmes du développement durable.

Il ne faut pas non plus fonder trop d'espoir sur une prise de conscience individuelle qui viendrait d'une éducation mieux faite et plus sensible à ces questions. Comment sinon expliquer que c'est justement dans les pays développés, qui ont un niveau d'éducation jamais atteint par le passé, que les comportements nuisibles à notre environnement se sont eux aussi multipliés et aggravés ? Descartes nous voulait "maîtres et possesseurs de la nature", nous ne le sommes peut-être plus pour très longtemps ! Il ne s'agit pas de dire que tous ces discours, toutes ces initiatives, ne servent à rien. Elles sont sans doute pour la plupart nécessaires, mais en aucun cas suffisantes et en rien à la hauteur des problèmes que nous devons résoudre dans les trente ou quarante prochaines années. En fait, elles donnent surtout bonne conscience, donnant ainsi le "droit", puisqu'on a trié ses déchets, d'aller prendre un billet d'avion pour faire le tour du monde !

Il ne s'agit pas non plus d'appeler aux comportements responsables sur une base morale ou de nier la montée des préoccupations environnementales dans l'opinion. Ces dernières n'existaient pas il y a quelques décennies, et elles seules expliquent aujourd'hui l'intérêt des politiques sur les problèmes écologiques et de développement. Mais la pression ainsi exercée sera-t-elle suffisamment forte pour que les adaptations indispensables se fassent à temps, sans crises majeures ?

George Bush père avait déclaré en 1992, justifiant par anticipation la position de retrait des États-Unis sur le protocole de Kyoto, que le mode de vie des Américains ne se négociait pas. Il avait ainsi suscité de nombreuses réactions scandalisées, en particulier en Europe. Sans doute parce que la vérité est souvent scandaleuse quand elle ne fait pas plaisir (comme la déclaration du président de TF1 expliquant que la nature profonde de son métier était de vendre du temps de cerveau humain disponible pour Coca-Cola). Malheureusement, Bush a sans doute raison, et il met l'accent sur le fond de la difficulté. Car la solution réside certainement dans la "négociation" de notre mode de vie, non seulement celui des Américains, mais celui de beaucoup de pays développés. Si nous pensons vraiment que nous ne pourrons pas continuer longtemps à produire et consommer comme nous le faisons, il faut le faire autrement. Et pour l'instant il n'y a pas de forces sociales suffisamment puissantes, porteuses de cette exigence, pour entraîner nos politiques à s'attaquer vraiment aux problèmes.




Xiditou " village du cancer " sacrifié à la croissance chinoise

Un article de PHILIPPE GRANGEREAU paru dans Libération du 11 avril 2006

Comme des dizaines de villages cernés par l'industrie chimique, Xiditou voit sa population décimée par la maladie.

Un "village du cancer" comme il en existe des dizaines à travers toute la Chine. Celui-là s'appelle Xiditou. Il est situé à une quinzaine de kilomètres du stade de Tianjin, qui accueillera les épreuves de football des Jeux Olympiques de 2008. La pollution intense produite par les 180 usines chimiques de Xiditou a vicié l'air depuis plus de vingt ans, réduit les deux cours d'eau à Tétât d'immondes égouts de teinte rougeâtre, ravagé les cultures alentour, et contaminé les puits jusqu'à 400 mètres de profondeur. Au moins 300 habitants, sur les 7000 que compte Xiditou, ont péri d'un cancer du foie, des intestins ou des poumons depuis 1999. Le plus jeune était un écolier de 7 ans. "Au cours des deux derniers mois, une dizaine de personnes déplus sont mortes du cancer", rapporte Li Bao-qi, un négociant en produits agricoles qui réside dans ce bourg où l'air et l'eau sont empoisonnés. Tous les jours, à l'heure des visites de l'hôpital de Tianjin, Li Baoqi se rend au chevet de sa femme atteinte d'un cancer du foie. Pour s'acquitter des factures élevées de l'hôpital, tout ce qu'il possède y est passé : frigo, télé, moto, jusqu'à sa maison. D'ici peu, il sera à court d'argent, et l'hôpital expulsera son épouse. Il ne pourra même pas l'amener mourir dans la petite pièce qu'il loue désormais pour se loger, car le propriétaire refuse que quelqu'un trépasse chez lui. "Il dit que cela porte malheur", annonce Li Baoqi d'un air résigné. "Nous n'aurons alors nulle part où aller. " Li Baoqi, qui a déj à dépensé une fortune (150000 yuans, soit 15 000 euros) pour payer l'hôpital, est à bien des égards une exception. En raison de l'absence de sécurité sociale en Chine et des coûts prohibitifs des soins, l'immense majorité des cancéreux de Xiditou expirent pratiquement sans traitements, chez eux, à petit feu. Li Baoqi, lui, a décidé de se battre.



Muselé. Il fait partie des onze plaignants de Xiditou et du village voisin de Liukai - où les taux de cancer sont des dizaines de fois plus élevés que la moyenne nationale - qui attaquent en justice les usines de produits chimiques, peinture et pesticides, qui déciment la population. Ils sont assistés bénévolement par le centre d'aide juridique aux victimes de la pollution de l'université de politique et de droit de Pékin. Ce centre gère, en ce moment, pas moins de 97 autres dossiers du même ordre à travers le pays. ÀXiditou, les avocats du centre enquêtent depuis 2003 sur les ravages de la pollution. Depuis lors, les autorités locales n'ont cessé de mettre des obstacles sur leur chemin afin d'éviter à tout prix un procès. "En Chine, explique un avocat du centre requérant l'anonymat, les fonctionnaires locaux sont promus sur la base du montant des impôts qu'ils perçoivent des industries. Ils ont donc intérêt à ce qu'elles subsistent et, dé fait, ils les protègent"

Le tribunal de la sous-préfecture de Beichen, dont dépend directement Xiditou, a refusé en janvier dernier la demande de procès qui lui était soumise. "Le magistrat exigeait des certificats médicaux attestant l'origine du cancer des plaignants, explique XuKez-hu, une juriste du centre. Or c'est impossible!" Une nouvelle requête, soumise le 1er mars, cette fois-ci auprès du tribunal intermédiaire de Tianjin, a elle aussi été repoussée. "S'il s'en tenait à la loi, le tribunal aurait dû accepter!", tonne l'avocat des plaignants, Gao Shangtao. Le problème est que, en Chine, les tribunaux sont aux ordres des "comités politico-légaux", qui eux-mêmes dépendent des autorités locales. Tout comme les "bureaux de protection de l'environnement".



Falsification. En 2004, les autorités locales sont allées jusqu'à fabriquer un "rapport d'expert" attestant que le taux de cancer n'avait rien d'anormal à Xiditou. Rapport difficile à contredire car, en Chine, les chiffres du cancer sont officiellement classés "secret d'État". Néanmoins, plusieurs articles dans la presse chinoise faisant état d'une fréquence du cancer de 178 cas pour 10 000 habitants, soit 25 fois plus que la normale, ont conduit le maire de Tianjin d'ordonner, en 2005, une nouvelle enquête, et la fermeture des usines. Aujourd'hui, la plupart ont déménagé, grâce une aide substantielle de la municipalité se chiffrant en millions d'euros. Paradoxalement, la mairie n consacre à l'ensemble des victimes qu'un ridicule fond compensatoire de 150000 yuans (15000 euros)^ Quelque 300 habitants, représentant les familles de morts du cancer et les malades, étaient volontaire pour se porter partie civile voilà deux ans. Leur nombre est tombé à onze en raison des pressions d tous ordres de la municipalité de Beichen et de Tianjin. Les victimes se sont ainsi vues proposer un remboursement de l'ordre de 35 % de leurs frais médicaux. En échange, celles-ci devaient remettre tous les documents médicaux aux autorités. Privées de ces preuves essentielles, les victimes ne pouvaient dès lors plus porter plainte. Une dizaine d'usines polluantes de Xiditou continuent aujourd'hui de produire clandestinement, dès la nuit tombée. Les ouvriers sont originaires de provinces éloignées, et résident à l'intérieur des ateliers invisibles. Le taux de cancers chez ces migrants; n'est nulle part comptabilisé. La municipalité laisse ces usines fonctionner et continue de les protéger, accuse Li Baoqi, qui dit en vouloir moins aux entreprises qu'aux officiels. La logique des autorités est finalement très simple. Il y a 1,3 milliard de Chinois, et qu'importe s'il en meurt une petite partie si c'est pour industrialiser le pays et gagner de l'argent."

À sa femme malade, Li a dit que son cancer n'en était qu'au tout début, et que l'espoir de la sauver était grand. Il veut y croire. "Quand je n'aurai plus d'économies pour payer l'hôpital, j'irai implorer le maire de Tianjin, à genoux s'il le faut."




Toujours plus de pollution en Chine malgré les prises de conscience

Date 17/8/2005 5:20:00 | Sujet : Environnement
http://www.casacom/modules/news/print.php?storyid=3492

La Chine du 21ème siècle, ce n'est pas seulement une croissance économique remarquable. Ce sont aussi 400.000 décès par an et une amputation d'environ 10% de ses revenus, causés par la pollution.

Les défenseurs de l'environnement jugent la situation très préoccupante mais pas totalement irréversible. Si les autorités s'en donnent les moyens.

"On ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien, c'est juste qu'il ne fait pas assez", estime ainsi Szeping Lo, le porte-parole de Greenpeace Chine."Il y a vraiment des raisons d'être inquiets. L'une des clés du problème réside dans la capacité du gouvernement central à faire appliquer ses décisions localement", ajoute le militant écologiste.

ÀPékin, ville olympique dans trois ans, où l'air est souvent irrespirable et la visibilité angoissante, certains hauts responsables sont conscients qu'ils ont du mal à se faire entendre dans les provinces où le développement économique est la priorité, quelles qu'en soient les conséquences pour la santé humaine.

La Banque mondiale estime que 400.000 personnes meurent chaque année en Chine de maladies cardiaques ou pulmonaires, liées à la pollution atmosphérique.

Le charbon, qui assure plus de 70% des énormes besoins en énergie du pays, est l'une des plus importantes sources de pollution.

Dans un récent rapport officiel, l'Administration d'État pour la protection de l'environnement dressait un sombre tableau, insistant sur le fait que le nombre de villes affectées par les pluies acides avait encore augmenté l'an passé.

La plupart des voies d'eau sont extrêmement polluées, y compris cinq des sept plus longs fleuves ou rivières et 25 des 27 plus grands lacs. Les déchets ménagers s'amoncellent dans les villes qui n'en retraitent que la moitié.

"Le processus d'urbanisation en Chine a atteint un point critique", admet Yang Weimin, directeur du développement à la Commission nationale pour la réforme et le développement (ministère).

"Si on ne rectifie pas le tir, les conséquences seront très graves", avertissait récemment M. Yang à l'agence officielle Chine Nouvelle.

Economiquement, le prix de la pollution est élevé, selon la Banque mondiale qui évalue les dégâts à un niveau compris entre 8% à 12% des 1.400 milliards de dollars du Produit intérieur brut (PIB) chinois.

Le gouvernement compte désormais sur son ambitieux programme nucléaire des 20 prochaines années pour enrayer la destruction de l'environnement.

Les autorités tentent aussi de mettre en place des programmes de développement d'énergie propre, éolienne et solaire.

Greenpeace juge qu'une partie des mesures décidées vont dans la bonne direction, mais exhorte le gouvernement à ne pas perdre de temps.

"Il faut investir beaucoup dans le secteur des énergies renouvelables. Il y a encore trop d'investissements dans le charbon. La situation est suffisamment mauvaise comme cela, il faut que le gouvernement mette tout en oeuvre", estime M. Lo.

Si la partie est loin d'être gagnée, les autorités peuvent au moins compter sur un début de prise de conscience de la population. Un récent sondage auprès de quatre millions de Chinois révélait que la qualité de l'eau et de l'air était devenue sujet de préoccupation.

Quelques 98% des personnes interrogées se disaient en faveur de taxes spéciales destinées à protéger l'environnement.

Cette enquête devrait être utilisée par le gouvernement qui prépare une nouvelle loi pour que les Chinois respirent mieux dans les cinq prochaines années.

Illustration : Pollution générée par une centrale électrique dans le nord-est de la Chine le 19 juin 2005

Source : AFP




Contamination radioactive au Tibet : le militant écologiste Sun Xiaodi à nouveau mis en détention

ARTICLE RÉDIGÉ PAR FRANCE-TIBET ÎLE-DE-FRANCE

En août 2005, Human Rights in China (HRIC) révélait l'arrestation de Sun Xiaodi (cf. Article Agoravox), ancien employé de la mine d'uranium du Gansu, alors qu'il allait dénoncer à Pékin de graves empoisonnements nucléaires. Solidaire de HRIC, France-Tibet demandait aux autorités chinoises de libérer Sun Xiaodi et de remédier aux risques sanitaires graves à proximité de la mine. A l'occasion de la visite en France du Premier ministre chinois Wen Jiabao, en décembre 2005, le réseau Sortir du nucléaire avait écrit au président Jacques Chirac, ainsi qu'aux PDG d'Areva et d'EDF, pour demander la libération du militant écologiste chinois. HRIC nous informe que Sun Xiaodi vient d'être à nouveau arrêté. Il avait été libéré de prison le 27 décembre 2005, mais était resté en résidence surveillée jusqu'en mars 2006. Le réseau Sortir du nucléaire et France-Tibet réitèrent leur demande pour obtenir et la libération de Sun Xiaodi, et des mesures pour remédier aux risques environnementaux liés à la continuation de l'exploitation nucléaire dans des conditions dangereuses.

L'ONG de défense des Droits de l'Homme en Chine HRIC a appris que Sun Xiaodi, détenu l'année dernière pendant 8 mois pour avoir tenté d'adresser une pétition au gouvernement central concernant la contamination à l'uranium dans la province du Gansu (au Tibet), est de nouveau détenu pour avoir adressé une pétition à Pékin concernant le même problème.

Sun Xiaodi, un ancien employé de la mine d'uranium n° 792 du Gansu, a été enlevé à Pékin le 28 avril 2005 après avoir été interviewé par un journaliste de l'AFP sur ses allégations de graves contaminations de l'environnement par la mine.

Sun avait interpelé les autorités pendant plus de 10 ans au sujet de la mine. Cette mine a été officiellement fermée en 2002, mais l'administration locale aurait continué à exploiter le minerai radioactif à des fins de profits personnels. Pendant 8 mois, on n'a pas su où se trouvait Sun, jusqu'à ce qu'il soit soudainement libéré de la prison de Lanzhou, le 27 décembre 2005. Il est resté en résidence surveillée jusqu'au 12 mars, date à laquelle on lui a notifié qu'il serait totalement libéré le 20 mars. L'avis précisait qu'après sa libération, Sun ne devrait pas quitter son village, dans le comté de Diebu.

HRIC a été informé par des sources chinoises que, alors qu'il était toujours en résidence surveillée, Sun et ses anciens collègues avaient appris que du minerai continuait d'être extrait de la mine d'uranium n°792 et vendu à l'étranger sur le marché noir, générant un profit énorme, alors que la contamination de l'environnement se poursuivait. Après avoir été libéré de sa résidence surveillée, Sun est parti pour Pékin le 29 mars, dans l'intention de remettre de nouveau une pétition au gouvernement central.

Selon certaines sources, après son arrivée à Pékin le 30 mars, Sun a remis sa pétition, puis il s'est rendu à Shenyang, dans la province de Liaoning, le 1er avril, pour rendre visite à Liu Hua, l'ancienne chef du village de Zhangliangbao qui venait d'être relâchée après plus d'un mois de détention pour avoir pétitionné le gouvernement central au sujet de la corruption dans son village. Le mari de Liu, Yue Yongjin, ancien président du village, était toujours en détention, et le 4 avril, Sun Xiaodi est allé lui rendre visite au centre de détention du district de Sujiatun. Sun aurait trouvé Yue Yongjin émacié, forcé de travailler plus de 10 heures par jour à fabriquer des fleurs artificielles destinées à l'exportation vers la Corée du Sud, moyennant l'allocation quotidienne en nourriture de seulement trois pains de farine vapeur, et l'autorisation de se rendre aux toilettes seulement 2 fois par jour.

Ce même jour, Sun Xiaodi a participé à une manifestation dans le village de Zhangliangbao réclamant la libération de Yue Yongjin. Le 6 avril, la police pour la sécurité publique du centre local de détention a placé Sun en garde à vue, et on n'a pas eu de nouvelles de lui depuis cette date. Des sources indiquent que la police pour la sécurité publique a visité à plusieurs reprises la maison de Sun dans le comté de Diebu après qu'il fut parti pour Pékin, et il est possible que sa détention la plus récente soit liée à sa violation des conditions applicables à la fin de sa résidence surveillée.

HRIC condamne la nouvelle détention de Sun Xiaodi après son enlèvement et sa disparition pendant 8 mois, en violation du droit chinois et international. C'est la deuxième fois que les autorités exercent des représailles contre les efforts inlassables de Sun de voir s'appliquer la justice pour sa communauté en faisant des pétitions, ce qui est tout à fait légal pour un citoyen chinois. Bien que Sun ait prétendument violé les conditions applicables à la fin de sa résidence surveillée, il n'est inculpé d'aucun délit, la privation de sa liberté de déplacement est donc illégale. HRIC demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

HRIC est également préoccupé au sujet des révélations selon lesquelles Yue Yongjin serait forcé de travailler en prison en étant privé d'une alimentation adéquate et des normes minimales pour le traitement des prisonniers, comme l'exige le droit international. Yue n'a été reconnu coupable d'aucun délit, son travail forcé est de toute évidence illégal au regard du droit chinois et du droit international.

HRIC fait appel aux autorités afin qu'elles enquêtent au sujet des allégations de travail forcé illégal au centre de détention de Sujiatun et qu'elles s'assurent que les mauvais traitements dont Yue fait l'objet soient arrêtés immédiatement.

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* HRIC (Human Rights in China) est une organisation non gouvernementale internationale de surveillance et de soutien basée à New York et à Hong Kong. Fondé en mars 1989 par des scientifiques et des intellectuels chinois, il effectue des recherches, de l'éducation et des programmes afin de promouvoir les Droits de l'Homme reconnus universellement et de faire avancer la protection institutionnelle de ces droits dans la République populaire de Chine.

* Réseau Sortir du nucléaire

* France-Tibet




La balle dans le pied ne met pas du plomb dans la tête :

Ce que j'aime par-dessus tout avec le capitalisme, le libéralisme et quelques autres systèmes économiques auxquels nous sommes censés ne rien comprendre, parce que ça n'est pas dans nos gènes, sinon, évidemment nous aurions fait fortune, c'est qu'au final, comme n'importe quel système thermodynamique, ils sécrètent leur propre mort au grand dam de ceux qui les vénèrent.

Je prendrai quatre exemples pour illustrer ce propos : la voiture, les fraises, le squelette de mammouth et le service aux personnes.

1) La voiture.

L'usine PSA de Rennes serait menacée du fait de la mévente des automobiles en France : c'est le titre de bon nombre de nos quotidiens en cette fin d'avril 2007. Avec mon salaire de maître de conférence en fin de vie, c'est-à-dire un peu moins de 2700 € mensuels, j'effare à l'idée de devoir remplacer ma camionnette basique à 7000 € par une autre aussi basique, tout simplement parce qu'elle n'existe pas.

Elles sont toutes équipées maintenant de fermetures centralisées des portes, quand je n'ai jamais besoin de fermer mon véhicule, il n'y a rien à voler, même pas le véhicule vu la façon dont il a été repeint (voir la photo). Elles ont toutes un ordinateur centralisé pour nous avertir de la position des radars ou des dépassements de vitesse, quand depuis 30 ans pour des raisons d'évidente sécurité, j'ai pris l'habitude de conduire ma machine 10 à 20 km/h de moins que la vitesse limite, sans jamais dépasser le 100 km/h, même pas sur autoroute que je n'emprunte jamais. Elles ont toutes un GPS en série, quand je ne me suis jamais perdu, pas même sur des pistes oubliées en Suède ou en Turquie et que je ne risque pas que cela m'arrive puisque je ne vais jamais sur les autoroutes.

En fait, quand il m'avait fallu trois mois de salaire pour m'acheter un Partner en 1998, je constate qu'il m'en faudrait plus de 7 en 2007.

Les raisons pour lesquelles les voitures sont toujours plus chères sont les mêmes que celles qui permettent d'expliquer pourquoi le prix des réfrigérateurs n'a jamais vraiment baissé alors que les coûts de production l'avaient fait. C'est tout simplement qu'on a rajouté des gadgets, des bidules, des trucs et des machins, tous plus indispensables les uns que les autres, c'est-à-dire parfaitement inutiles. Cela relève du progrès. Il paraît même que les consommateurs sont demandeurs. Je n'en suis pas convaincu. D'ailleurs les voitures actuelles avec tous ces gadgets deviennent tellement difficiles à piloter qu'à moins d'être familier du poste d'un Boeing, la plupart des conducteurs n'arrivent plus jamais à temps à déclancher leurs clignotants quand ils décident de changer de direction.

Évidemment, cela arrange aussi l'INSEE et son indice des prix. Fi de la hausse des prix et de l'inflation qui voudrait que le SMIG augmentât en parallèle. Du moment que le frigo ait des températures bien basses !

Je le regrette (enfin, ce n'est pas sûr), mais je ne participe pas vraiment à la croissance de mon beau pays, laquelle est surtout boostée par les acheteurs de 4x4 allemands. Les 407 et autres PSA haute gamme, ne le sont sans doute pas assez pour l'infime proportion des très riches français.

Évidemment, les hautes gammes sont inaccessibles, même à ceux qui les construisent, pour 0.9 SMIG, temps partiel et chômage technique obligent ! Naturellement, comme ces gens-pauvres-là ne font aucun effort, il n'y a aucune raison que la production ne soit pas délocalisée en Roumanie ou en Chine puisque de toutes les façons, les Roumains et les Chinois n'achèteront que des Logan ou des Trabans d'occase !

Sauf qu'à ne pas vendre ses bagnoles aux ouvriers parce qu'ils n'ont plus les moyens, pas plus qu'à ceux qui auraient les moyens, mais préfèrent les BM parce que ça fait plus classe, on finit bien par s'apercevoir qu'une balle dans le pied, ça fait mal. Bon, ce n'est pas très grave puisque le pied dans lequel le capitaliste tire, c'est dans le pied de ses ouvriers. Pas fou !

2) Les fraises.

Ah, les fraises en hiver ! À 6 € la barquette, sans sucre et tellement mauvaises qu'elles donnent mauvais goût au Pétrus qui vous sert pour faire les fraises au vin.

Bon, les fraises à 60 € le kilo, c'est presque aussi inaccessible qu'un château Pétrus, même en cubitainer. Ça veut dire que c'est donc réservé aux très riches lesquels ne savent pas que pour produire des fraises en Andalousie, du côté du Coto Doñana, les Espagnols utilisent des quantités phénoménales d'eau souterraine qui épuisent les nappes et menacent très fortement le parc national de Doñana. Les Espagnols utilisent aussi des quantités phénoménales de pesticides dont il doit bien rester quelques résidus sur les fraises (c'est peut-être ces pesticides qui gâchent le Pétrus ?). Bon tout cela n'est pas très grave puisque ce sont quelques oiseaux, sangliers, lynx et tortues qui disparaîtront sur la réserve du parc et ce sont des marocains qui répandent les pesticides et en meurent.

La balle dans le pied de la biodiversité ou dans la tête des immigrés, ça n'est pas cela qui va beaucoup attrister le parti populaire espagnol (PPE) d'extrême droite dont notre exécré Sicolas Narkozy est un fervent admirateur… et il ne boit pas de vin !

3) Les squelettes de mammouth.

Il y a quelques jours, Christie's a mis en vente un squelette de mammouth et quelques autres fossiles. Tous ces objets, dont je voudrais nier qu'ils puissent être considérés autrement qu'appartenant au patrimoine scientifique, ont été vendus pour des sommes telles qu'elles empêcheront dorénavant la communauté scientifique d'en acquérir. De plus, ces sommes vont créer, davantage encore, un marché dans lequel vont s'engouffrer un peu les scientifiques et les chercheurs, mais surtout tous les " garimpeiros " que la pauvreté et la faim vont jeter sur cette nouvelle fièvre de l'or. D'ici à ce que pour faire plaisir à Bush, on découvre les fossiles d'Adam et Ève, je ne serai pas plus étonné que cela. On saura enfin s'ils ont un nombril.

La balle dans le pied du vivant, c'est encore celle des OGM, de la brevetabilité, de l'appropriation des savoirs et techniques traditionnelles, etc.

4) Les services à la personne.

Aujourd'hui, M. Borloo nous parle volontiers d'une formidable perspective d'emplois par le biais de l'aide à la personne. C'est vrai que la demande va être forte compte tenu des besoins prévisibles d'une population vieillissante. Mais les emplois que ce personnage envisage de voir se mettre en place, ce sont des emplois à temps très partiels, en moyenne 15 heures par semaine, en horaires contraignants (toilette et soins le matin et le soir, repas, coucher, aides au ménage et à l'approvisionnement, etc.), précaires, n'exigeant pas vraiment une grande formation, dévolus principalement à des femmes. Ce sont de véritables emplois pour pauvres maintenus très pauvres !

Naturellement, ces emplois s'inscriront parfaitement dans une politique décomptable du chômage en France, comme c'est déjà le cas en cette période d'élections, assez en tout cas pour provoquer des réactions marquées des employés de l'INSEE peu en phase avec les magouilles du gouvernement UMP.

On est en plein dans la logique sarkosyenne du travailler plus tôt pour gagner insuffisamment, pour à la fois ne pas pouvoir s'acheter un bagnole française même de basse gamme, des fraises avec un vin " Mélange Communautaire et Chili réuni ", passer pour des mauvais français, habiter des quartiers racailleux, inspirer la haine policière et finir malade, pas remboursé.

Il y avait une autre solution estampillée "développement durable" : c'était celle de la création d'un service public d'aide à la personne. Mais qui a jamais accepté que la création de richesse puisse profiter aussi à ceux qui en sont à l'origine et pas seulement à ceux qui s'approprient le travail social ?Vive la Sous France ! Alors à défaut de se tirer une balle dans la tête…






La Chine s'est réveillée (?), mais le cauchemar continue !

Visite du 1er ministre Chinois : Le Réseau "Sortir du nucléaire" exige des informations sur un chinois disparu après avoir révélé
http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=128

Un activiste chinois disparaît après avoir rapporté une contamination nucléaire au Tibet
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/act_chine.html

En Chine, pollution et accidents industriels sont le prix de la croissance
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=97147

Le "coût-pollution" de la croissance chinoise est très élevé
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=89264

Pékin : objectif ciel bleu en 2008
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=40518

"L'ouverture de la Chine a surtout renforcé les inégalités"
http://management.journaldunet.com/imprimer/0603/0603126chat-cohen.shtml

La longue marche du nucléaire chinois
http://www.latribune.fr/Dossiers/energie.nsf/DocsWeb/IDC1256F480049C237C1256F360011097B?OpenDocument

Pollution en Chine : des millions d’habitants privés d’eau potable (Article revue de presse)
http://www.agrobiosciences.org/imprime.php3?id_article=1577

La pollution atmosphérique sur Pékin / Impact potentiel sur l’agriculture péri-urbaine
http://www.inra.fr/internet/Produits/dpenv/garrec46.htm






Quelques liens :

Développement durable :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable

La gestion durable : mythe ou réalité ? :
http://ced.u-bordeaux4.fr/SIMARTRES.pdf

L’imposture du développement durable
http://www.revue-ddt.org/seminaires_doc/CR_seance_02_03/SIDD_latouche_30_05_03.pdf

LA PAUVRETÉ ET L'ÉCONOMIE MONDIALE :
http://www.un.org/french/events/rio92/rioissue.htm

LE DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE: UN ANCRAGE SOLIDE POUR PORTER L'AGENDA 21
http://www.amisdelaterre.org/publications/publications_11/pub_11.html

TABLE DES MATIÈRES ACTION 21 :
http://www.un.org/french/ga/special/sids/agenda21/action0.htm

Dossier Rio : http://www.inra.fr/dpenv/so.htm#s5

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Évaluation économique et environnement dans les décisions publiques :
http://www.inra.fr/dpenv/cohenc33.htm

45 indicateurs de développement durable : une contribution de l'Ifen :
http://www.ifen.fr/publications/ET/et41.htm#

LA MESURE DU DÉVELOPPEMENT :
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Enseignements/Cours/Ecodev/mesure.pdf

Matières premières : la grande flambée des prix
http://www.alternatives-economiques.fr/site/236_004_matieres_premieres.html

Développement durable sur Actu-environnement
http://www.actu-environnement.com/ae/recherche.php4?words=le+D%E9veloppement+durable

CROISSANCE ET ENVIRONNEMENT
http://www.x-environnement.org/jr/JR07/conclusion.htm






[Corrélats : Ressources naturelles / Décroissance soutenable / Conférence de Rio / Conférence de Johannesburg / Croissance économique / Éco-conception / Urbanisation / REACH / Reboisement / Corail / Principe de précaution / Jetable / Recyclage / Anguille / Transports / Notion de niche / Biodiversité / Culture du risque / Insecticides / Loi "littoral" / Pêche / Ressources en eau / Zones tropicales et équatoriales / Feux de forêt / Gaz carbonique / Biosécurité / Espaces protégés / Abeille / Haies / ISO 14001 / Marais / Plantes médicinales / Agrobiologie / Adventices / Agriculture / Directive "Habitat" / Avalanches / Altermondialisme / Dumping économique / Cindynique / Risques technologiques majeurs / Platine / Empreinte écologique / ... ]

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