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Les maladies infectieuses
Les maladies infectieuses
Notion d'épidémiologie


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités / Brève histoire de l’épidémiologie avant le XXe siècle / Les modes de transmission / Les facteurs influant sur la propagation d'une épidémie / L'évolution des maladies infectieuses / Typologie des infections / Les infections virales / Les infections bactériennes / Les mycoses / Les parasitoses à protozoaires / Les zoonoses bactériennes / Les zoonoses virales / Fiches agents infectieux / Le Sud, pas solvable donc pas soigné / Un quiz sur l’étude des maladies infectieuses / Le rôle insoupçonné des cellules dendritiques pour les vaisseaux HEV / BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire consacré à l'amiante /

Émergence de Tuberculoses ultrarésistantes /
Inégalités et comportements de santé des 18-75 ans /
Environnement : Santé et Hygiène, les nouveaux risques /
Les maladies non transmissibles : le fléau de demain ? /
Les pathologies chroniques principales causes de décès dans le monde /
Le changement climatique pourrait bouleverser la biologie des maladies infectieuses /
L’épidémiologie ne répond pas à toutes les questions de santé environnementale /
Changement climatique: « se préparer à affronter les impacts sanitaires » /
La tuberculose en "progrès" /
Le programme élargi de vaccination : succès et problèmes /
Tuberculose : une maladie à combattre /
Épidémiologie et prévention des maladies transmissibles /
Infectiologie générale /
Bilan de la surveillance des infections à Campylobacter chez l'homme en France en 2009 /
Rougeole : des chercheurs révèlent le processus de contagion /
Grippe : un nouveau pas vers un vaccin universel ? /
Pertinence d’une surveillance régionale de la psittacose. Pays de la Loire-Bretagne. /
Le changement climatique favorise les migrations de maladies /
Sites Internet et articles / Corrélats /

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L'épidémiologie peut se définir comme étant l'étude des relations entre les maladies et divers facteurs intervenant dans leur apparition et leur développement.


Les maladies infectieuses peuvent se manifester sous forme de poussées soudaines et brutales appelées épidémies. Elles touchent alors une part importante de la population, puis disparaissent, quelquefois pendant très longtemps. Au contraire, seule une très faible proportion de la population est atteinte, maintenant en permanence un foyer infectieux. On dit que la maladie est endémique.

C'est le cas de la plupart des maladies infantiles qui sévissent dans les pays développés (rougeole, scarlatine, coqueluche, etc.). À noter que certaines maladies endémiques dans certaines régions du globe peuvent donner lieu à des épidémies en d'autres régions où elles seraient transportées. Enfin, une maladie infectieuse peut ne se manifester qu'au travers de cas isolés (sporadisme).

Les raisons de ces différents comportements des maladies infectieuses ne tiennent pas qu'au type de germe impliqué et de la population avec laquelle il est mis en contact, mais aussi de tout un ensemble de facteurs environnementaux tels le climat, la saison, la région géographique, etc.

Les modes de transmission


Les maladies infectieuses sont transmises de différentes façons :

Par contact direct : C'est le cas des maladies vénériennes (contact sexuel) telles la syphilis, la blennorragie, le SIDA ; de diverses zoonoses dont la tularémie ou la maladie charbonneuse (contact manuel) ; des maladies consécutives à la souillure d'une plaie (tétanos, gangrène) ; des maladies contractées au contact des eaux polluées ou contaminées (diverses parasitoses dont les bilharzioses).

Par les voies respiratoires : Un grand nombre de maladies se transmettent d'individus à individus par le biais des microgouttes muco-protéiques (gouttelettes de Pflügge) provenant des sécrétions buccales et émises en permanence en toussant, en éternuant ou simplement en parlant. Ces microgouttes abritent un très grand nombre de bactéries ou de virus. En outre la taille, extrêmement faible, de ces gouttelettes favorise leur pénétration jusque dans les voies respiratoires profondes de ceux qui les inspirent. La tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, la peste, la méningite, la grippe, les oreillons ou la rougeole sont fréquemment transmises par cette voie. Il en va de même pour la transmission de certaines affections par l'intermédiaire de micropoussières contaminées ou de spores de champignons (diverses zoonoses comme la fièvre Q, la chorioméningite lymphocytaire, les candidoses, les aspergilloses, etc.).

Par les voies digestives : De très nombreuses affections se déclarent à la suite de l'ingestion de microorganismes infectieux contenus dans les aliments ou l'eau souillés (fièvre typhoïde, dysenterie, choléra, diverses intoxications alimentaires, amibiases, téniasis et ascaridioses, hydatidoses, échinococcoses, etc.) Parfois l'affection est déterminée simplement par l'ingestion des toxines produites par les germes (botulisme).

Par morsures ou piqûres animales : Certaines maladies sont transmises par la morsure ou la piqûre d'un animal (hôte vecteur), lequel souvent ne joue qu'un rôle intermédiaire entre une espèce (réservoir) et l'homme ou l'animal infecté. C'est le cas pour la peste ou la rage, la fièvre jaune, le typhus épidémique, les fièvres pourprées, le paludisme, les trypanosomiases, les leishmanioses, etc. Les puces, poux, tiques et moustiques divers sont les principaux vecteurs de toutes ces maladies.

Les facteurs influant sur la propagation d'une épidémie


Le développement d'une maladie infectieuse en épidémie ou son maintien en endémie dépend à la fois du germe infectieux, de la population en contact et de leur environnement.

Pour qu'une maladie se développe au sein d'une population, il est nécessaire qu'une partie des individus la composant soient sensibles aux germes infectieux. La rougeole qui frappe les enfants des pays développés, tous les ans ou tous les deux ans, n'a aucune chance de produire une épidémie. Par contre, lorsque la rougeole frappe des populations isolées géographiquement, elle a toute chance de se manifester comme une épidémie. Ce sont de telles épidémies de rougeole qui frappèrent durement les populations des îles Féroé en 1846 où toute la population fut frappée, sauf les individus âgés de plus de soixante ans, lesquels avaient été vaccinés par la précédente épidémie qui avait frappé l'île soixante ans plus tôt.

Ce sont aussi des épidémies (grippe, syphilis, etc.) qui entraînèrent la plus ou moins complète éradication de certaines populations natives du continent américain après sa découverte.

L'état d'immunité dans lequel se trouve une population est important.

C'est le cas pour la poliomyélite qui est de nature endémique dans les pays où l'hygiène est peu développée, car toute la population, dès son plus jeune âge se trouve au contact du virus et développe la maladie. Les individus qui survivent sont immunisés. A contrario, dans les pays où l'hygiène est développée, l'auto vaccination naturelle ne se faisant pas, le seul moyen d'éviter une épidémie de poliomyélite est la vaccination obligatoire.

C'est aussi le cas pour le virus de la grippe dont une mutation, survenue en 1918, avait causé une grave épidémie à l'échelle mondiale (probablement plusieurs millions de morts). Depuis cette date, les populations sont plus ou moins bien immunisées, même si des variations annuelles du virus rendent cette immunité aléatoire et justifient les campagnes de vaccination auprès des individus fragiles.

De nombreuses maladies sont mondialement répandues (fièvre typhoïde, coqueluche, tuberculose, grippe, rougeole, etc.). D'autres au contraire sont plus localisées, quelquefois après avoir disparu de nombreuses régions (choléra, paludisme, peste). De très nombreuses maladies spécifiques ne se rencontrent que dans les zones intertropicales (lèpre, trachome, amibiases, etc.) Quelquefois, certaines d'entre elles n'ont pas les mêmes effets sur les populations. C'est le cas de la dengue qui reste relativement bénigne en Nouvelle-Calédonie, mais, qui d'apparition récente aux Caraïbes et en Floride, peut s'avérer mortelle.

Naturellement, des maladies transmises par certains vecteurs demeurent localisées aux zones géographiques où vit le vecteur (trypanosomiases, bilharzioses, leishmanioses, rickettsioses, etc.).

Les facilitations apportées aux voyages internationaux ont favorisé l'apparition de cas de maladies nouvelles, importées, fort heureusement le plus souvent sporadiques.

L'évolution des maladies infectieuses


Le développement d'une maladie infectieuse se déroule en plusieurs étapes.

Une période d'incubation : généralement silencieuse, elle correspond à la période qui sépare le moment où le germe se fixe sur l'hôte et le moment où celui-ci manifeste les premiers signes cliniques de l'infection.

Cette période est plus ou moins longue : quelques heures (grippe, Ebola), quelques jours (scarlatine), deux à trois semaines (oreillons, varicelle), jusqu'à douze semaines pour la rage.

Une période d'invasion : presque toujours de courte durée, elle est marquée surtout par des signes généraux aux infections (fièvre, courbatures, etc.).

Une période d'état : caractéristique de la maladie, le plus souvent elle fait apparaître des signes cliniques spécifiques qui conduisent au diagnostic.

L'infection peut rester locale, par exemple limitée au revêtement cutanéo-muqueux. Elle se caractérise par une réaction inflammatoire, tuméfiante, chaude, plus ou moins douloureuse (impétigo, furoncles, anthrax, orgelet, érysipèle, etc.).

L'infection est dite locorégionale lorsque les germes atteignent les relais lymphatiques lesquels constituent la deuxième ligne de défense après que celles des barrières cutanéo-muqueuses aient été franchies. Ainsi un furoncle peut conduire à des complications régionales telles adénopathies, abcès, lymphangites. Un panaris peut se compliquer en phlegmon, tuméfaction extrêmement douloureuse.

L'infection peut se généraliser et conduire à une septicémie, c'est-à-dire à un envahissement, par voie veineuse, des germes dans tout l'organisme. Généralement, les septicémies s'accompagnent de signes généraux graves.

Certains germes, souvent peu virulents, peuvent à partir d'un foyer d'infection primaire (carie, angine, etc.) migrer et coloniser les végétations endocardiaques. Certains germes peuvent même provoquer des endocardites aiguës (Streptococcus viridans).

Typologie des infections

On classe les infections en fonction de la nature des germes impliqués :

L'infection virulente : elle est provoquée par des germes qui agissent par leur seul pouvoir virulent (Yersinia pestis, Streptococcus pneumoniae)

L'infection spécifique : elle est caractérisée par les effets de la toxine libérée dans l'organisme (tétanos).

L'infection mixte : elle est à la fois virulente et toxigène. C'est le cas de la gangrène gazeuse (Clostridium perfringens).

La toxi-infection : elle est le plus souvent d'origine alimentaire. les bactéries ingérées libèrent dans la lumière intestinale des toxines. La dysenterie bacillaire, provoquée par Shigella dysenteriae commence toujours par des diarrhées, puis se poursuit par les signes généraux d'une intoxication (asthénie, anorexie, tuphos, etc.) Les germes restent localisés dans le gros intestin. il n'y a jamais de septicémie.

L'intoxination : elle se définit comme l'ingestion de la seule toxine bactérienne. La maladie peur se développer ultérieurement, même sans la présence du germe responsable. Les intoxinations alimentaires avec les entérotoxines des staphylocoques entérotoxiques en sont un bon exemple.

Les infections virales


On connaît plus de 400 virus différents susceptibles de causer des maladies chez l'homme. Beaucoup de celles-ci entraînent des pathologies graves et sont souvent mortelles.

Transmission par voie aérienne : la varicelle et sa forme réactivée ou zona, la rubéole, la rougeole, la grippe, les oreillons, les pneumonies virales, la variole en sont les principaux exemples.

Transmission par piqûres d'arthropodes : Les virus transportés par des arthropodes sont des arbovirus. Ils se multiplient dans les tissus du vecteur sans lui occasionner de maladies. Le vecteur reste infecté toute son existence. Les principales maladies à arbovirus sont la fièvre jaune (moustique vecteur : Aedes aegypti), les encéphalites équines (diverses formes avec des moustiques vecteurs) et les fièvres à tiques.

Transmission par contact direct : Parmi les maladies virales contractées par contact direct, le SIDA est, sans conteste, celle qui reste la plus préoccupante pour l'humanité à l'heure actuelle. Des prévisions de plus de 60 millions de morts pour les cinq ans à venir sont avancées. Le continent africain paie un lourd tribut à cette maladie. Les autres maladies virales à transmission par contact direct sont l'herpès labial, l'herpès génital, les leucémies à HTVL, la mononucléose infectieuse, la rage, l'hépatite B ou hépatite sérique et l'hépatite non A, non B ou hépatite C.

Transmission par les aliments ou l'eau : Parmi les infections virales transmises par les aliments et l'eau, citons les gastro-entérites virales (plusieurs sortes de virus sont responsables de ces affections), l'hépatite infectieuse ou hépatite A et la poliomyélite.

Les autres maladies virales : L'exemple type d'une maladie virale n'entrant pas dans les catégories précédentes est l'apparition de verrues ordinaires, planes, plantaire ou vénériennes.

On fait, depuis quelques temps, l'hypothèse que certaines maladies métaboliques seraient à l'instar des zonas (réactivation du virus de la varicelle), des manifestations tardives de virus. Ainsi, le diabète de la maturité (non insulino dépendant) pourrait être une réactivation du virus de la chorioméningite lymphocytaire.

Les infections bactériennes


Les maladies à bactéries GRAM positif et à bactéries Gram négatif.

Transmission par l'air : Les maladies bactériennes transmises par l'air impliquent le plus souvent le système respiratoire. Parmi ces maladies, on peut citer la diphtérie (Corynebacterium diphteriae) ; la légionellose (Legionella pneumophila) ; les méningites bactériennes septiques (nombreuses espèces dont Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis, Listeria monocytogenes, Mycobacterium tuberculosis, etc.) ; les pneumonies à Mycobacterium aviae ; la coqueluche (Bordetella pertussis) ; les streptococcies beta hémolytiques du groupe A (Streptococcus pyogenes) : angines, scarlatine, fièvre rhumatismale, etc. ; la tuberculose (Mycobacterium tuberculosis).

Transmission par piqûres d'arthropodes : Ce sont principalement la peste (Yersinia pestis) et la borelliose de Lyme (Borellia burgdorferi).

Transmission par contact direct : La plupart des maladies transmises par contact direct concernent principalement la peau et les tissus sous-jacents. Parmi ces maladies, on peut citer la maladie charbonneuse (Bacillus anthracis) ; la gangrène gazeuse (Clostridium perfringens, C. novyi, C. septicum) ; la blennorragie (Neisseria gonorrhoeae) ; la lèpre (Mycobacterium lepreae) ; l'ulcère gastrique (Helicobacter pylori) ; les diverses affections provoquées par le staphylocoque doré ; la syphilis (Treponema pallidum) ; le tétanos (Clostridium tetani) ; la tularémie (Francisella tularensis).

Transmission par les aliments et l'eau : De nombreux germes peuvent contaminer l'eau ou les aliments et provoquer des gastro-entérites aiguës plus ou moins graves, ce sont le choléra (Vibrio cholerae) ; le botulisme (Clostridium botulinum) ; les gastro-entérites à Campylobacter jejuni ; les salmonelloses (diverses Salmonella) ; l'intoxination staphylococcique (S. aureus) ; les gastroentérites à Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC) ; la fièvre typhoïde (Salmonella typhi).

Les maladies dues à des chlamydies, des rickettsies et à des mycoplasmes.

Les maladies à chlamydies sont essentiellement la conjonctivite à inclusion, la lymphogranulomatose vénérienne (LGV), l'urétrite non gonococcique, l'ornithose-psittacose et le trachome.

Les maladies à rickettsies les plus graves sont le typhus épidémique ou exanthématique, le typhus endémique ou murin, la fièvre Q, la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses.

Les principales maladies à mycoplasmes sont des inflammations uro-génitales (Ureaplasma urealitycum, Mycoplasma hominis, hôtes fréquents, voire normaux des voies génitales) et la pneumonie atypique primaire (Mycoplasma pneumoniae).

Les mycoses


Parmi les centaines de milliers d'espèces de mycètes qui vivent dans la nature, moins d'une centaine d'espèces sont responsables de maladies fongiques ou mycoses. Ces maladies sont extrêmement longues et difficiles à soigner et à guérir.

On distingue classiquement cinq catégories de mycoses :

Les mycoses superficielles, surtout fréquentes en climat tropical. Les "piedras" affectent surtout les poils et les cheveux. Le pityriasis versicolor causé par une levure (Malassezia furfur) se manifeste par des nodules squameux, diversement colorés, sur la peau du cou, de la face ou du tronc. Une bonne hygiène corporelle prévient de ces affections.

Les mycoses cutanées ou dermatophytoses sont cosmopolites. Les plus connues sont la teigne de la barbe, la teigne tondante, l'herpès circiné, l'intertrigo, l'onychomycose, etc. Ces mycoses sont provoquées par trois genres de mycètes : Epidermophyton, Microsporum et Trichophyton. Ces espèces trouvent des conditions favorables de développement sur les aisselles, entre les doigts de pieds, dans les chaussures, plus généralement partout où l'espace confiné reste chaud et humide.

Les mycoses sous-cutanées sont causées par des dermatophytes normaux du sol et des végétaux en décomposition avec lesquels un hôte est en contact, le plus souvent par l'intermédiaire d'une plaie, car ces mycètes sont incapables de franchir les barrières cutanéo-muqueuses. La chromomycose et la sporotrichose sont les mycoses sous-cutanées les plus répandues. La sporotrichose est une maladie professionnelle des fleuristes, des agriculteurs et des forestiers. Le mycète (Sporothrix) qui vit sur les végétaux vivants et sur les débris végétaux, pénètre sous la peau à la faveur d'une piqûre d'épine ou d'une écharde.

Les mycoses systémiques ou profondes se présentent comme des mycoses dimorphes. La première phase de la maladie est de type parasitaire (levure), la seconde, de type saprophytique (moisissure). Les mycoses systémiques sont extrêmement graves. Parmi celles-ci, on peut citer la coccidioïdomycose, la cryptococcose et l'histoplasmose. Cette dernière se contracte au contact des fientes d'oiseaux où le mycète (Histoplasma capsulatum) se développe.

Les mycoses opportunistes sont provoquées habituellement par des mycètes non pathogènes, mais qui profitent d'un hôte dont les défenses sont momentanément compromises pour s'y développer. La malnutrition, l'alcoolisme, le cancer, le diabète, le SIDA, la leucémie, une maladie infectieuse virale ou bactérienne, un traumatisme, une microflore altérée, la prise de médicaments, un dérèglement hormonal, des déficiences génétiques, etc. sont des causes fréquentes de l'affaiblissement des défenses d'un hôte. Les mycoses opportunistes les plus fréquentes sont les aspergilloses broncho-pulmonaires par inhalation des conidiospores (Aspergillus) et les candidoses (Candida). Parmi les candidoses les plus connues, citons le muguet (Candida albicans), l'onychomycose à Candida, la vulvo-vaginite et sa forme masculine, la balanite.

Les parasitoses à protozoaires


Chaque année dans le monde, 150 millions de cas de malaria, plus d'un million de morts rien qu'en Afrique tropicale ; 8 millions de cas de trypanosomiase ; 12 millions de cas de leishmaniose et plus de 500 millions de cas d'amibiase, indiquent quel impact considérable peuvent avoir les maladies à protozoaires sur les populations. Mais ces affections frappent essentiellement les pays pauvres. À l'époque des "colonies", il y avait en France de très nombreux services hospitaliers qui se consacraient à la recherche sur ces maladies. Avec la décolonisation, la plupart de ces services ont été fermés.

La dysenterie amibienne est la maladie la plus répandue. Elle est provoquée à la suite de l'ingestion des kystes de l'amibe Entamoeba histolytica. Les trophozoïtes issus du kyste provoquent de graves ulcérations de l'épithélium intestinal provoquant d'abord des diarrhées épuisantes. De là, le protozoaire peut gagner le foie, les poumons et même le cerveau en y installant des abcès. Les kystes sont évacués dans les selles. Certains porteurs ne sont pas affectés par l'amibe et en constituent le réservoir principal dans la population.

D'autres amibes (Naegleria, Acanthamoeba) sont responsables de méningo-encéphalites amibiennes primaires chez l'homme ou d'affections ulcérative de la cornée (porteurs de lentilles nettoyées avec de l'eau contaminée).

La giardiase est une maladie intestinale causée par un protozoaire flagellé Giardia lamblia. La maladie peut prendre la forme aiguë de diarrhées importantes, de douleurs épigastriques, de flatulence, etc. ou une forme chronique caractérisée par des diarrhées intermittentes. La toxine libérée par Giardia est proche de celle libérée par le Vibrio cholerae.

La malaria ou paludisme est une maladie provoquée par un sporozoaire (Plasmodium). On connaît quatre formes de paludisme, chacune déclenchée par une espèce différente de Plasmodium (P. falciparum, P. malariae, P. vivax et P. ovale).

Les leishmanioses sont des maladies provoquées par des hémoflagellés (Leishmania braziliensis, L. donovani (Kala-azar), L. tropica et L. mexicana) transmis à l'hôte par un moustique.

Les trypanosomiases sont des maladies provoquées par des hémoflagellés du genre Trypanosoma. Les réservoirs de ces parasites sont le sang des bovidés sauvages et domestiques chez lesquels ils provoquent de troubles de la nutrition. Trypanosoma brucei gambiense et T. brucei rhodesiense sont responsables de la maladie du sommeil (vecteur : mouche tsé-tsé). T. cruzi est responsable de la maladie de Chagas qui affecte les régions tropicales du continent américain.

La toxoplasmose est due au Toxoplasma gondii. Ce parasite se rencontre sur les chats, les chiens, les bovins et les humains qui éliminent les kystes dans leurs excréments. Les kystes aboutissent aux hôtes par l'intermédiaire des poussières ou en contaminant les aliments mal cuits. La toxoplasmose passe le plus souvent inaperçue. Elle est surtout une maladie redoutable pour les femmes enceintes et leur fœtus.

Les trichomonases sont des maladies sexuellement transmissibles déterminées par un protozoaire flagellé Trichomonas vaginalis. Chez les femmes contaminées, il provoque des écoulements vaginaux malodorants et purulents. Transmis à l'homme, le parasite passe quelquefois inaperçu, son développement étant inhibé par les sécrétions prostatiques. L'homme contaminé devient porteur sain et peut contaminer ses partenaires.

Les zoonoses bactériennes

Les zoonoses virales




Le Sud, pas solvable donc pas soigné

Florent Latrive pour Libération / Le 05-04-2006 (Publié sur internet le 05-04-2006 )
http://www.planete-urgence.org/planete-info/article.php?ID=448



L'OMS explique pourquoi la recherche néglige les maladies spécifiques aux pays pauvres.

C'est une exigence morale pour la communauté internationale de s'occuper des centaines de millions de personnes quasi abandonnées par le système mondial de recherche et développement de médicaments. Publié lundi (1) pour le compte de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un rapport très attendu pointe ainsi les défaillances de l'innovation pharmaceutique dans le monde et avance plusieurs préconisations aux États pour faire mentir le slogan approximatif mais frappant : 90 % de la recherche mondiale ne concerne que 10 % de la population, selon Ruth Dreifuss, la présidente de la commission chargée de ce document.

Sans espoir.

En ligne de mire, le système international de recherche et développement (R & D), largement fondé sur le marché : les firmes pharmaceutiques investissent dans la mise au point de traitements et reçoivent un monopole de vingt ans sur leur commercialisation, via le système des brevets. Avec la signature de l'accord sur les droits de propriété intellectuelle liés au commerce (Adpic), dans le cadre de l'OMC, cette organisation de l'innovation, typique des pays riches, a été étendue à chacun des pays du monde et, progressivement, tous les États, mme les plus pauvres, doivent reconnaître les brevets dans leur législation. Un résultat obtenu sous la pression des laboratoires, qui assurent qu'avec des brevets solides la recherche sera florissante, même dans les pays pauvres.

Selon le rapport, c'est sans espoir pour les pays du Sud, car Les mécanismes de marché [E] ont pour résultat d'acheminer des ressources insuffisantes aux activités de R & D spécifiquement axées sur les besoins des pays en développement.

Paludisme, dengue, leishmaniose, cécité des rivières : autant de maladies négligées, faute de populations solvables. Le document cite l'exemple des laboratoires indiens, qui se préparent depuis dix ans à reconnaître les brevets et préfèrent se concentrer sur les produits offrant les perspectives les plus lucratives, qui se situent sur les marchés des pays développés.

Croire que la recherche de nouveaux médicaments ne peut reposer que sur les brevets et l'espoir d'un retour sur investissements, c'est totalement faux, précise à Libération Ruth Dreifuss. Même dans les pays développés, les laboratoires ont pu faire des avancées majeures avec la propriété intellectuelle, mais aussi grâce aux recherches fondamentales financées par les États, et grâce à l'organisation d'un système de soins et d'assurance maladie qui assure une large demande solvable. Sans ces éléments, il n'y aurait pas cette innovation.

Profil inhabituel.

Le rapport ne propose pas de big bang du système des brevets (lire encadré), comme l'espéraient notamment certaines ONG. Il propose plutôt de s'appuyer sur la dynamique des partenariats public-privé, ces organisations à but non lucratif qui planchent sur les maladies du Sud en mêlant les ressources de donateurs privés, de laboratoires publics et d'entreprises privées. En dix ans, plus de 1 milliard de dollars a été versé à des structures comme l'Alliance mondiale contre la tuberculose. Mais le rapport critique le profil pour le moins inhabituel de leur financement : 60 % du total provient d'une seule fondation, celle de Bill et Melinda Gates, à comparer aux 21 % donnés par les États. C'est admirable que de tels efforts soient faits par des donateurs privés, mais cela n'assure pas une pérennité. Les États doivent contribuer et inclure dans leurs programmes de recherche les maladies du tiers-monde, commente Ruth Dreifuss, qui désigne l'insuffisance des ressources actuelles de ces programmes. Le rapport préconise que l'OMS coordonne ces mécanismes, et recommande aux gouvernements, du Nord et du Sud, de ne pas rester passifs. L'assemblée générale de l'OMS devra plancher sur ces propositions fin mai.

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(1) Santé publique, innovation et droits de propriété intellectuelle. www.who.int/intellectualproperty


État stationnaire sur les brevets



En interdisant de fabriquer des génériques à bas coûts, les brevets déposés sur les médicaments sont accusés par les ONG de restreindre l'accès aux soins pour les plus pauvres. Le rapport remis à l'OMS reste, lui, très prudent sur cette question. Il incite plutôt à utiliser toutes les flexibilités existant dans le droit international, dont les licences obligatoires qui permettent d'ignorer un brevet en cas d'urgence sanitaire. De fait, la commission qui a rédigé le rapport opposait en son sein des pro brevets et des anti brevets impossibles à mettre d'accord, dès lors qu'on évoque les conséquences des brevets sur les prix, indique sa présidente, Ruth Dreifuss. Pourtant, ces précautions n'ont pas suffi à calmer les esprits. Les brevets ne sont pas le problème, a précisé, en annexe du rapport, le patron de l'industrie pharmaceutique britannique Trevor Jones, membre de cette commission. Le juriste argentin Carlos Correa déplore, lui, l'absence d'analyse sur le coût des brevets pour les pays en développement, sans bénéfice aucun pour les populations.





Émergence de Tuberculoses ultrarésistantes :
http://pntrdc.canalblog.com/archives/2006/09/27/2620112.html






Arrêté du 18 juillet 1994 fixant la liste des agents biologiques pathogènes :
http://encpb.scola.ac-paris.fr/france/inrs_3rb/agents_biologiques/arrete_du_18_juillet_1994.html

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CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES
http://www.cepidc.vesinet.inserm.fr/inserm/html/pages/CIMa.htm

MALADIES INFECTIEUSES ET PARASITAIRES (001-139)
http://www.cepidc.vesinet.inserm.fr/inserm/html/pages/ICD-9FR/I001_139.htm

Les maladies infectieuses des animaux sauvages / détection, diagnostic et gestion :
http://www.oie.int/fr/publicat/RT/F_RT21_1_et_2.htm

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Hygiène :
http://www.hygiene-educ.com/fr/profs/sommaire.htm

Maladies infectieuses :

http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/malinfectieuses/
http://www.pasteur.fr/actu/presse/documentation/
http://www.vet-alfort.fr/ENSV/index.htm
http://www.chu-rouen.fr/ssf/metas/meta_infectiologie.html
http://www.who.int/topics/infectious_diseases/fr/
http://www.science-generation.com/biotkit.php?biokit_id=22&i=6
http://www.chups.jussieu.fr/polys/nivA/MalinfNivA.html
http://usinfo.state.gov/journals/itgic/1196/ijgf/ijgf1196.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_infectieuse

Germes pathogènes, Virus et microbiologie
http://formateur69.fr/securite/TIAC.html

Surveillance sanitaire :
http://www.invs.sante.fr/publications/2003/snmi/ (surveillance jusqu'en 2000)

Dossiers thématiques :
http://www.invs.sante.fr/surveillance/index.htm

Nombreux liens sur :
http://www.cyes.info/liens/maladies_infectieuses.php

Sites Internet et articles recommandés par la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française :
http://www.infectiologie.com/public/sites-infectiologie.htm

Voir aussi : http://www.infectiologie.com/public/enseignement.htm (Nombreux dossiers)
Plan du site :http://www.infectiologie.com/public/plan_du_site.htm

Maladies infectieuses et grossesse :
http://www.gyneweb.fr/portail/dossiers_st.asp?spe=3&sspe=40

Maladies infectieuses en Suisse :
http://www.bag.admin.ch/infekt/f/

Maladies infectieuses dans le monde (précaution / voyage) :
http://mit.ap-hm.fr/
http://www.bag.admin.ch/infekt/reise/f/

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PRÉCIS DES MALADIES INFECTIEUSES ET DES PARASITES DES FRUITS DE MER* EXPLOITÉS COMMERCIALEMENT :
http://www.pac.dfo-mpo.gc.ca/sci/shelldis/title_f.htm

Quantifier les liens entre le climat et les maladies infectieuses et parasitaires :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb17/06_maladie.htm

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RECUEIL DES PRINCIPAUX PROBLÈMES DE SANTÉ EN FRANCE
http://hcsp.ensp.fr/hcspi/docspdf/hcsp/hc001409.pdf

Maladies infectieuses
http://www.phac-aspc.gc.ca/id-mi/index_f.html

Les maladies infectieuses profiteraient du déclin environnemental, selon une publication du PNUE.
http://www.actu-environnement.com/ae/news/968.php4

Pandémie grippale et entreprises :
http://www.inrs.fr/dossiers/pandemiegrippale.html

ÉPIDÉMIOLOGIE, ÉCONOMIE DE LA SANTÉ ET SCIENCES SOCIALES / Cours en ligne
http://www-ulpmed.u-strasbg.fr/medecine/cours_en_ligne/e_cours/epidemiologie.htm

Epidémiologie générale et prophylaxie : (2A) S
http://www2.vet-lyon.fr/ens/epid/cours.html




[ Corrélats : Armes de destruction massive / Sénescence / Zoonoses / Mollusques / Cœlentérés / Ophidiens / ...]

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