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Girolles
Girolles


Cantharellus cibarius, girolle ou chanterelle
Les girolles sont des champignons comestibles très recherchés.

Les champignons du genre Cantharellus, c'est-à-dire les chanterelles en tube (C. tubaeformis), jaunissante (C. lutescens), la trompette de la mort (Craterellus cornucopioides) ou la girolle (C. cibarius) sont de bons, voire d'excellents comestibles.



J'ai le souvenir de mon premier voyage en Laponie et des girolles dans la taïga qui nous avaient bien des fois évité les rollmops et autres pâtés sucrés des "U-markets ou autres Konsum" suédois ou norvégiens (les œufs en omelette, ça allait encore)... À cette époque-là, les indigènes ne ramassaient pas ou guère les champignons, ni les girolles, ni même les cèpes de Bordeaux pourtant nombreux dans leurs bois. Les choses ont bien changé et en trente ans, les scandinaves ont appris à reconnaître et apprécier les champignons...

La société scandinave, aussi, a bien changé si j'en juge par les impressions que j'en ai retirées de mes derniers séjours dans ces contrées, et particulièrement la Suède dont je disais que je m'y serai installé volontiers en 1980 et plus du tout en 2000 ! Je suis aussi assidûment les enquêtes du policier Kurt Wallander dans les romans de Henning Mankell. À mesure des nouvelles publications, l'auteur se laisse aller à toujours plus de critiques de la société suédoise. Il est même franchement devenu pessimiste, presque autant que moi quand je mesure ce que devient la société française que je quitterai bientôt, pour un pied d'épicéa, puisqu'elle ne me laissera sans doute pas d'autre choix.

Finalement, l'appropriation de la nature est bien tout ce qui manquait pour que la bêtise culmine dans nos sociétés humaines. Le rapport entre la cueillette des champignons par un toujours plus grand nombre, de façon fortement compulsive, et quelquefois pour un profit pécunier, est peut-être bien un autre signe de la dégradation sociétale dont je suis témoin et qui incite, sans le moindre remords, cinq millions d'individus, à vendre EDF à deux ou trois gros opérateurs, banques et fonds de pension de Floride ou du Texas. Parce que c'est bien ce qui va se passer, sur un plus ou moins court terme. Point besoin d'être devin pour cela. C'est vraiment à faire Pythié, non ?

À la même époque, les bretons ignoraient les pieds de moutons ou les girolles en tube, prétendant se régaler avec des bolets rudes (Leccinum scabrum)... Fort heureusement, ils continuent à négliger les Boletus erythropus.

Tout comme nos paysans mayennais, dans les années cinquante, qui n'auraient jamais ramassé les agarics des prés ou rosés, alors que mon père, mon frère et moi, les ramenions à pleins paniers dits à coimes* et que ma mère en faisait des conserves.

Il est devenu évident qu'il faudra bien (et sans doute rapidement) que l'on tienne compte de la pression de cueillette grandissante à laquelle on assiste si l'on ne veut pas voir certaines espèces mises davantage en difficulté.

[* les paniers à coimes étaient des grands paniers avec lesquels, à l'époque où il y avait des chevaux, les gens de la Mayenne et d'ailleurs aussi, probablement, ramassaient le crottin de cheval (en patois : les coimes) pour amender le jardin, pour allumer le feu et un certain nombre d'autres usages que j'ignore... Dans les années 1950, les gens ne ramassaient plus autant les coimes parce que les chevaux étaient progressivement remplacés par des tracteurs d'abord, des automobiles ensuite.]





De l'efficacité sociale d'une réglementation.
Le cas du ramassage de l'Escargot de Bourgogne, Helix pomatia :
http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/fortiec38.htm




[ Corrélats : Champignons / Appropriation / ...]

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