Entrez un mot-clé
Hygiène hospitalière
Hygiène hospitalière et activités de soin
Les maladies nosocomiales, les conditions de travail, les risques psychosociaux, les conduites agressives...

Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités, définitions, germes, prévention / ICALIN / Clostridium difficile /

Surveillance des infections du site opératoire,France, 1999 à 2006 /
Surveillance des bactéries multirésistantes dans les établissements de santé en France /
Clostridium difficile /
Surveillance des bactéries multirésistantes dans les établissements de santé en France /
Méthode d’échantillonnage et d’identification de bactéries et de moisissures par la méthode de prélèvements de surface /
Réseau d’alerte, d’investigation et de surveillancedes infections nosocomiales (Raisin) /
Infections nosocomiales : bientôt un vaccin ? /
Hygiène des locaux et circuits hospitaliers /
Maladies aiguës liées à l'utilisation de pesticides et d'antimicrobiens chez les travailleurs dans les établissements de soins de santé /
Hygiène et salubrité en milieux de soins – Démarche pour le développement de stratégies d’entretien des surfaces /
Publication de directives internationales pour protéger les travailleurs de la santé contre le VIH et la tuberculose /
L'aide aux soins /
Directives conjointes OMS/OIT/ONUSIDA sur l’amélioration de l’accès des personnels de santé aux services de prévention, de traitement, de soins et desoutien pour le VIH et la tuberculose /
Soins à domicile /
« Veiller sur soi comme sur les autres » /
On en parle peu : les infections contractées en médecine de proximité /
INRS - un guide pour protéger les personnels soignants des dangers du sang /
Risque d’exposition au sang /
Pratique du signalement externe des infections nosocomiales : une étude sociologique /
Lettre du signalement des infections nosocomiales n°2 - Novembre 2011 /
Surveillance et prévention des infections nosocomiales - 10 ans du raisin. Actes de colloque. /
Expérimentation portant sur la déclaration des évènements indésirables graves (EIG) liés aux soins en établissement de santé /
Surveillance des infections du site opératoire en France en 2009-2010 /
Surveillance des bactéries multirésistantes dans les établissements de santé en France /
Surveillance des infections nosocomiales en réanimation adulte /
Enquête nationale de prévalence 2012 des infections nosocomiales et des traitements anti-infectieux en établissements de santé /
Estimation du surcoût des événements indésirables associés aux soins à l’hôpital en France /
Unité de soins critiques (USC) – Centres hospitaliers de soins de courte durée /
Prévention et contrôle des infections nosocomiales /
Étude pilote pour évaluer la contamination bactérienne des serviettes en papier non usagées et la contamination possible des mains lors du séchage /
Surveillance des infections du site opératoire France, 2011 /
Le cure et le care /
La place du care dans la transmission des savoirs professionnels entre anciens et nouveaux à l'hôpital /
Evaluation des risques en milieux de soins : guide pratique /
Surveillance des infections liées au nouveau coronavirus (MERS-CoV). /
Maladie à virus Ebola : mesures de prévention et de contrôle pour les hôpitaux /
Détection des virus respiratoires et entériques en milieu hospitalier - Une étude pilote /
L’expertise médicale du dommage imputable à une infection nosocomiale. /
Sites Internet et articles / Corrélats /


L'hygiène hospitalière doit être comprise dans son sens strict, c'est-à-dire prévention des infections nosocomiales. Une maladie nosocomiale est une infection contractée à l'hôpital par un patient qui a été admis pour une autre raison que cette infection.
Le gouvernement Raffarin, qui communique beaucoup, vient d'offrir
aux hospitaliers un indicateur qui leur permettra de mesurer exactement
les progrès qu'ils font en matière de lutte contre les maladies
nosocomiales... Il leur suffira de compter le nombre de doses
quotidiennes de savon bactériostatique utilisées pour se laver les mains !


On estime qu'environ 5 % des patients contractent une infection à l'hôpital, ce qui correspond à une prolongation de leur séjour d'en moyenne 5 jours.






En ne tenant compte que des frais directs induits par ces surinfections (prix de la journée, honoraires, médicaments, etc.), ce sont plusieurs milliards d'euros qui sont dépensés chaque année pour ces maladies. À ces frais directs, relativement facilement chiffrables, il conviendrait d'ajouter les frais indirects, plus difficilement estimables (perte de jours travaillés, invalidité plus ou moins prolongée, etc.).

La très grande majorité des infections nosocomiales sont dues à des germes présents dans l'hôpital, le plus souvent appartenant aux flores normales du corps humain et qui sont devenus pathogènes opportunistes à la fois parce qu'ils s'attaquent à des hôtes dont les défenses immunitaires sont momentanément diminuées et aussi parce qu'un bon nombre d'entre eux ont développé des résistances aux antiseptiques et aux antibiotiques.

Les agents contaminants sont rarement des protozoaires sauf pour les malades du SIDA, quelquefois des levures et des moisissures (Candida, Aspergillus, Cryptococcus), plus fréquemment des virus (hépatite, herpès, grippe, etc.), le plus souvent, ce sont des bactéries dont les plus redoutables se comptent parmi les Gram négatif munies de plasmides de résistance transférables.D'un autre côté, les bactéries d'origine extérieure, anciennement contaminantes (diphtérie, tuberculose, gangrène), les salmonelles et les germes d'origine tellurique ont beaucoup diminué, voire disparu, la stérilisation des matériels en ayant eu raison.

Les infections nosocomiales les plus fréquentes se situent au niveau des plaies opératoires (drains), au niveau des voies urinaires (sondes), au niveau des voies respiratoires (intubation) et à caractère septicémique (cathéters).

Les germes infectieux proviennent le plus souvent du malade lui-même (auto-infection) ou d'un autre malade (infection croisée). Les voies de transmission principales sont l'air, la voie orale (aliments, biberons), par contact (mains surtout, vêtements, instruments et objets hospitaliers) et par voie parentérale (aiguilles, cathéters, perfusions, etc.). La prévention des infections hospitalières se fera essentiellement en contrôlant avec le plus grand soin les voies de transmission. Pour cela, on veillera à l'hygiène des personnels soignants (lavage des mains, tenues de travail), à l'hygiène du matériel hospitalier (désinfection du matériel, stérilisation des instruments), à l'hygiène de l'environnement (contrôle de l'air, entretien et désinfection des locaux, lutte contre les insectes et autres vermines indésirables) et enfin à l'hygiène hôtelière (contrôle du linge, contrôle de l'alimentation, contrôle des déchets).

La prévention passe aussi par le contrôle des voies d'entrée sur le malade (techniques aseptiques de soins, contrôle des sondes, soins des plaies, contrôle des cathéters ou des perfusions, contrôle des respirateurs). Lorsqu'une infection nosocomiale se déclare, on procédera à l'identification du germe, lequel, s'il est hautement infectieux, conduira à prendre des mesures d'isolement du malade (absolu, entérique, cutané ou respiratoire, certaines maladies comme la varicelle ou la rougeole justifient que l'on renvoie les malades chez eux), à contrôler les portes de sortie (contrôle du linge sale, pansements et déchets divers), à procéder éventuellement à la vaccination du personnel




Il existe en France ICALIN : indice composite des activités de lutte contre les maladies nosocomiales... Bon, on en pensera ce qu'on voudra. Il y a sûrement des établissements hospitaliers où la prévention doit être améliorée, mais quid des réductions de crédits et des réductions de personnels dont on ne peut pas ignorer qu'ils font partie de la politique de santé des gouvernements libéraux de droite comme de gauche qui œuvrent dans ce domaine et tant d'autres depuis des décennies maintenant.... Faudra bien qu'on la voit l'ardoise à régler, non ?

Moi, ce que je trouve super bien dans ces classements, c'est comment les établissements publics sont surtout classés dans les merdes à éviter (et à fermer à terme, au moins à compresser le personnel inapte, incompétent et forcément paresseux, et comment les établissements privés sont Hachement Classe, SI ! De là à penser qu'il y aurait des maladies nosocomiales à deux vitesses... qui sait ?

[Icalin : http://www.sante.gouv.fr/icalin/accueil.htm]




Août - Septembre 2006 : Le clostridium difficile fait parler de lui et 14 ou 15 morts !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Clostridium_difficile

http://www.bacterio.cict.fr/bacdico/cc/difficile.html

http://www.hepatoweb.com/hepatobase/clostridium.html

http://www.microbes-edu.org/etudiant/difficile.htm

http://www.invs.sante.fr/publications/2006/guide_raisin/conduite_clostridium_difficile.pdf

http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/330-CDifficile-LignesDirectricesHopitaux-2eEdition.pdf

http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2004/rapport_sommaire_cdifficile.pdf

http://www.phac-aspc.gc.ca/msds-ftss/msds36f.html

http://msssa4.msss.gouv.qc.ca/fr/document/publication.nsf/4b1768b3f849519c852568fd0061480d/fba363a2d35ee9bd8525700c005a5f9a?OpenDocument

Émergence d’infections digestives liées à Clostridium difficile de type 027, France, janvier à août 2006
http://www.invs.sante.fr/actualite/index.htm

Émergence d’infections digestives liées à Clostridium difficile de type 027, Nord – Pas de Calais, janvier à août 2006
http://www.invs.sante.fr/actualite/index.htm

_______________


Une bactérie fait 14 morts dans les établissements de santé du Nord-Pas-de-Calais

Les établissements de santé de Lens et Valenciennes sont particulièrement touchés / La contamination bactérienne serait aujourd'hui maîtrisée.

LIBÉRATION.FR : Jeudi 31 août 2006 - 17:43

Quatorze personnes sont décédées depuis le début de l'année d'une infection nosocomiale "à clostridium difficile" (ICD), contractée dans des établissements de santé du Nord-Pas-de-Calais. En tout, 227 personnes ont été atteintes par le germe. C'est une épidémie, dont l'existence a été révélée mercredi par l'Institut national de veille sanitaire (INVS).

L'INVS avait fait état mercredi de 12 décès, avant de réévaluer ce bilan à la hausse, jeudi. Ces victimes ont succombé à la souche dite "027", particulièrement redoutable, de l'ICD. Il s'agit en majorité de "patients âgés, qui ont reçu des antibiotiques et sont en général fragilisés par une pathologie sous-jacente, une insuffisance d'un organe (le rein, le cœur, le foi…) ou qui ont un cancer", a expliqué lors d'une conférence de presse le docteur Anne Carbonne, du centre de coordination de la lutte contre les maladies nosocomiales dans l'inter région Nord.

En tout, 227 personnes ont été affectées par cette bactérie dans quinze établissements de santé (hôpitaux, maisons de retraite, établissements pour personnes dépendantes) de la région Nord-Pas-de-Calais entre janvier et août. D'après les premiers éléments révélés par l'INVS, les secteurs de Lens et de Valenciennes sont particulièrement touchés. Ils concentrent environ 60% des cas. Et c'est du côté de Lens que l'on déplore le plus de morts - neuf - "au moins partiellement imputables" à l'ICD "027". C'est la première épidémie de type "027" qui a lieu en France. C'est aussi le premier constat de cas groupés de l'ICD "027". Les premiers cas ont été signalés en mai par l'hôpital de Valenciennes, qui recense à lui seul 41 infections.

L'infection nosocomiale se manifeste par de fortes diarrhées. Le plus sûr moyen d'éviter la transmission du germe est "le nettoyage des surfaces (portes, lits, tables, toilettes…) ainsi que le lavage des mains, tant des professionnels de santé que des malades", rappelle l'association le Lien, qui lutte contre les infections nosocomiales.

Les établissements concernés disent avoir pris les mesures sanitaires indispensables pour contrer l'épidémie: isolement, renforcement des mesures d'hygiène, regroupement des patients. Voire arrêt des admissions dans certains établissements. Grâce à ces mesures, la contamination serait aujourd'hui maîtrisée, même si les établissements de santé sont incités à rester vigilants.

L'origine de cette nouvelle épidémie "pourrait être liée à la proximité du Nord-Pas-de-Calais" avec la Belgique et les Pays-Bas, déjà touchés. "Sa diffusion est très probablement liée au transfert des patients entre établissements de santé au sein d'un réseau de soins très dense", estime l'INVS qui souligne qu'"hors Nord-Pas-de-Calais, en 2006, des cas groupés d'ICD ont été signalés dans dix établissements de santé: aucun n'est de type 027".

Détectée en 2003 au Canada et aux États-Unis, où elle a été responsable d'épidémies sévères en 2004, la souche 027 de cette bactérie s'est manifestée depuis en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

Le Lien évalue à 800 000 le nombre d'infections nosocomiales qui surviennent chaque année et déplore que "seulement 2.000 [fassent] l'objet d'un signalement par les établissements de santé auprès de l'INVS".




Cours d'hygiène hospitalière :
http://www.md.ucl.ac.be/didac/hosp//cours/HH0.htm

Maladies nosocomiales : http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/

Cours de microbiologie médicale / hygiène hospitalière :
http://www.icampus.ucl.ac.be/MBLG1130/document/Microbio.pdf

Fiches santé sécurité agents infectieux :
http://www.phac-aspc.gc.ca/msds-ftss/index_f.html#menu

Cours de bactériologie médicale : http://www.microbes-edu.org/

Guide à l'usage des formateurs, formation des personnels nouvellement recrutés : lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de soins :
http://www.cclin-sudouest.com/frac_docform.htm

____________________

GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA PRÉVENTION DES INFECTIONS LIÉES AUX SOINS RÉALISÉS EN DEHORS DES ÉTABLISSEMENTS DE SANTÉ :
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/infect_soins/sommaire.htm

Surveillance microbiologique de l’environnement dans les établissements de santé / Air, eaux et surfaces :
http://www.sfhh.net/telechargement/recommandations_environnement.pdf

Lutte contre les ectoparasites et agents nuisibles en milieu hospitalier :
http://www.ccr.jussieu.fr/cclin/Guides/ECTOPARASITES.pdf

CIRCULAIRE SUR LA PRÉVENTION DE LA TRANSMISSION DES AGENTS INFECTIEUX VÉHICULÉS PAR LE SANG OU LES AUTRES LIQUIDES BIOLOGIQUES LORS DES SOINS. / (Circulaire DGS-DH No 98/249 du 20 avril 1998) /
http://www.invs.sante.fr/beh/1998/9825/index.html

Prévention des infections transmises par voie sanguine / Le travail en sécurité
http://www.prevention.ch/infvoiesanguinetb.htm

Maladies/infections transmises par transfusion :
http://www.phac-aspc.gc.ca/hcai-iamss/tti-it/ttdi_f.html

Prévention de l'infection nosocomiale en anesthésie :
http://www.sfar.org/sfar_actu/ca96/html/ca96_022/96_22.htm

Centre national d'information indépendante sur les déchets :
http://www.cniid.org/

Prévention des Risques Biologiques / Aspects législatifs et réglementaires
http://encpb.scola.ac-paris.fr/france/inrs_3rb/dechets/dechets.html

Prévention des Risques Biologiques / Santé et sécurité des travailleurs
http://encpb.scola.ac-paris.fr/france/inrs_3rb/securite/securite_travailleurs.htmlLIEN : Lutte, information et étude contre les maladies nosocomiales
http://association-lien.org/

Pourquoi et comment bien se laver les mains ?
http://www.inforisque.info/blog-inforisque/index.php?2008/06/10/943-pourquoi-et-comment-bien-se-laver-les-mains=

Les déchets liés aux soins de santé
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs253/fr/






[ Corrélats : Bactéries / Virus / Biosécurité / Maladies infectieuses / ...]

Retour