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Incubation
Incubation


Une femelle python auprès de ses œufs
L'incubation correspond au temps et aux conditions nécessaires qu'il convient d'accorder à des œufs pour que le développement des embryons qu'ils contiennent se fasse dans des conditions optimales jusqu'à l'éclosion des jeunes.


Très fréquemment, l'incubation des œufs implique la participation d'un ou des deux parents. C'est le cas chez presque tous les oiseaux dont on sait qu'ils couvent leurs œufs en se couchant dessus pour les maintenir à la température requise.

Les mégapodes, qui sont des oiseaux que l'on rencontre en Australie ou en Nouvelle Guinée, ne couvent pas, mais confient leurs œufs, soit au bon soin du sable volcanique chauffé au soleil, soit à la chaleur issue de la décomposition des matières organiques qu'ils auront accumulée dans un grand dôme. Ce comportement est, comme l'acte de couver, un processus éco-éthologique complexe et remarquable.

En fait, et même si la complexité du processus éco-éthologique développé par les parents n'est pas toujours évidente à comprendre ou à percevoir, par exemple, chez les invertébrés, le rôle des parents est toujours déterminant pour la réussite de la reproduction. On pourra lire, par exemple, la manière dont les nécrophores assurent au mieux la survie de leur espèce (cf. planning familial / nécrophores).

D'autres exemples sont tout aussi intéressants à observer, comme la manière dont des insectes choisissent l'orientation d'un tronc d'arbre couché pour y pondre sous l'écorce. Ceux qui le feront judicieusement, c'est-à-dire qui pondront aux endroits où le dessous de l'écorce sera à la température et l'hygrométrie les plus favorables, ceux-là auront une descendance. Cet exemple illustre plutôt le rôle de la chance et du hasard. En effet, l'insecte quand il pond ne peut pas prévoir quelles seront les conditions météorologiques à venir qui détermineront les conditions micro climatologiques régnant sous l'écorce à l'endroit où auront été pondus les œufs. En outre, on pourrait penser que si seuls les insectes choisissant à coup sûr les bons emplacements se reproduisaient, il n'y aurait plus depuis longtemps d'insectes pondant en dépit du bon sens et n'importe où.

[ Hypothèse non encore vérifiée : j'ai déjà, dans une autre note (Relation d'intersubsistance), fait état que je pensais que les mésanges charbonnières déclenchaient leur ponte, mais surtout l'incubation de leurs œufs à partir de critères extérieurs qui leur donneraient l'assurance que leurs jeunes bénéficieraient des meilleures conditions d'approvisionnement en chenilles souhaitables. J'ai pu constater que les mésanges commencent à pondre quand les œufs de certains papillons (tordeuses) commençaient à brunir, ce qui, compte tenu du temps d'incubation respectif des œufs de papillon et des œufs de mésanges, offrirait aux oisillons de bonnes becquées de chenilles déjà bien développées. Cet exemple est aussi un bon exemple d'efficacité thermodynamique, surtout si l'on mesure que les mésanges auront sept ou huit jeunes et qu'il faudra que chaque parent trouve une chenille toutes les cinq à dix minutes, à la condition que cette chenille soit déjà belle (chaque jeune reçoit ainsi une chenille par heure et huit à dix chenilles par jour). Si les jeunes naissaient trop tôt, les chenilles seraient trop petites pour contenter les oisillons.]




L'incubation se définit aussi comme le temps compris entre le début d'une infection microbienne ou virale et l'apparition des premiers symptômes de la maladie.




[ Corrélats : Gestation / œuf / Viviparité / Oviparité / Corticoles / Sénescence / Maladies infectieuses / Zoonoses / Myxomatose / ...]

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