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Insurrection
À écouter préalablement et obligatoirement


There is no alternative ?
Si, l'INSURRECTION, la REBELLION, l'INSOUMISSION, la DÉSOBÉISSANCE CIVIQUE, les ronds de silence, la nuit debout... !

Et si ça ne suffit pas, on se verra contraint à l'émeute...
Encore un petit effort et un peu d'impatience, elle arrive...

« Certainement, ceux qui se défendent pour leurs droits, quand une injustice tombe sur eux, ne commettent pas d’erreur, mais Allah punira l’oppresseur ». Que vienne ce jour. Sourate 42, Verset 41, citée par Ken Saro-Wiwa pendu au Nigeria, en 1995, avec huit autres membres du Mosop, pour avoir dénoncé les dégâts écologiques causés par Shell...


Honneur au 17e régiment de Béziers qui refusa de tirer sur la manifestation de vignerons en 1907... clic I et clic II



Good year, si bien visé !



Les gens de pouvoir savent parfaitement que le plus grand danger d'Internet (pour eux), ce ne sont ni les sites pédopornographiques, ni les attaques cybercriminelles, ni les hoax ou les délires et les illuminations de certains malades mentaux, mais la vérité et la lumière qui sont faites sur leurs comportements criminels qui sont maintenant mondialement divulgués, y compris à ceux qui ne s'informent guère habituellement. Les gens de pouvoir auront beau jeu de crier au complotisme, la décrédibilisation de leur parole passée, présente ou à venir est durablement installée et leurs statues (statuts) sont déjà déboulonnées de leurs socles. Il ne reste qu'à leur souffler la chandelle.

Tant qu'on voudra bien s'en servir bien, Internet sera pour les non-violents, le meilleur substitut à la kalachnikov ou aux chevrotines pour contrer les puissants… En attendant mieux !

Lettre d'information d'ATTAC du 23/02/2016 :
Faisons la peau à (tous) ces escrocs...


Face à la démocrassie US et occidentale : Cuba et l'Erythrée


En cas d'urgence : Bien gérer sa garde à vue (800 000 par an en France hors état d'exception ! )



Nationalsocialisme ou Hitlerisme = Nazisme - Libéralsocialisme ou Hollandisme = Lazzisme


Si voter, c'est-à-dire choisir un maître, est souvent perçu par bon nombre de nos concitoyens comme un progrès humain, alors qu'ils ne viennent pas pleurer les cadavres qu'on leur sème au gré des attentats ou des guerres  qui tombent à pic pour mettre la démocratie plus en faillite qu'elle n'est déjà.

Ne pas voter, c'est ne plus donner aucune légitimité, aucune consécration, aucun crédit, aucune parole, aucun pouvoir à quiconque qui n'est rien et le restera s'il n'a pas de bulletin à son nom.

Ne pas voter, c'est un moyen radical pour une révolution tranquille et pacifique.

Ne plus aller voter devrait être une expérience très enrichissante pour la construction d'un avenir politique fécond.


C'est vrai qu'il n'y aura jamais d'alternative si, face aux événements du 13 novembre, la majorité des personnes affichent leur chagrin, sincère sans doute ou pas, comme je n'en doute pas non plus, avant de laisser exploser leur colère qu'on aura bien pris soin de canaliser vers les bougnoules, les imams, les grecs, les belges, les autres, les nègres, les migrants, les pas blancs...Ah ! Que n'a-t-on pas écouté Lucette...

Ce n'est ni du chagrin ou de la colère dont il faut que les Français fassent montre, mais de leur détermination à virer tous ces incompétents, ces impréparés, ces décalés qui ont saboté pour longtemps la société française et qui continuent de penser que c'est en faisant la guerre qu'ils vont rentrer dans l'Histoire autrement que comme déchets ultimes.

Le temps est venu qu'on leur enlève la chemise, qu'on leur baisse le froc et qu'on leur botte le cul… avant la basse fosse.

Et pendant que vous y êtes lisez donc ce papier : La conséquence de nos inconséquences !
Sortez du monde virtuel et battez vous dans le monde réel … /

Quand la loi a démissionné, les dominants ne connaissent qu’une force de rappel susceptible de les reconduire à un peu de décence : la peur


Ce n'est pas une troisième Intifada mais un soulèvement de désespoir...



Si arracher une chemise peut valoir de telles poursuites au pénal
et un tel acharnement politico-judiciaire, autant arracher les tripes avec...


Dénonçons la répression syndicale en Guadeloupe (Par l’Association Collectif Vigilance Citoyenne).


Radicalisation en ligne : fabriquer une bombe politique


L’Occident répand l’idiotie intellectuelle universelle


Déclaration de la présidente du parlement grec à l'usage de tous les (futurs) insurgés d'Europe /


Je suis allé dans le Donbass et j’accuse le gouvernement français


Rester assis, c’est se mettre à genoux...




Apologie du terrorisme : à défaut qu’ils (politiques, banquiers, fraudeurs et autres gredins) ne se tirent une balle dans le pied, ne pourrait- on pas leur en coller une dans la tête ? Non ? Alors prenez la peine d'écouter ce qui se dit de plus en plus souvent, par de plus en plus de personnes, sur des médias alternatifs de plus en plus performants, indépendants et de mieux en mieux informés. Sinon, vous ne serez jamais que le pauvre petit oiseau qui a froid, sur la tête duquel la vache bienveillante vient chier sa bouse pour qu'il se réchauffe et que le renard libère pour mieux le dévorer... Et ne venez plus vous plaindre ! CLIC.




(
El Watan du 16 octobre 2014
)


Désolé, j'ai oublié que, finalement, les cons, même pas trop, ne faisaient pas de pause !



Et pas que les cons... Oust ! Dégage !


« Partout, dans la France abaissée, dans la République désemparée, c’est une marée lourde et visqueuse de réaction qui monte dans les cœurs et les cerveaux. Un peuple ainsi affolé (...) ne comprend même plus que le progrès est la condition de l’ordre. Il se méfie de la justice et de la liberté comme d’un piège, de l’idéal comme d’une duperie. »>

Jean Jaures
 



Renoncules à feuille d'ophioglosse
(mot clé : Vital Michalon)


L’insurrection, c’est juste le bon moment… Le Drian trompette que les forces françaises opérationnelles sont toutes engagées sur les théâtres d’opérations extérieures. Autrement dit, à l’intérieur il n’y a plus que des troupes inopérationnelles. Non ?






Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) :

Apologie du terrorisme : Les casseurs se déguisent en policier ! /
Xavier Beulin FNSEA confond zone humide et terrain trempé /
Quand les gendarmes rient, le gouvernement... /
J’éteins graduellement ce qu’il y a de bon en moi… /
Révélations sur les combines de la diplomatie marocaine... /
A propos de la classe dominante… /
La lutte des communautés pour défendre leur territoire /
Ligne grande vitesse Lyon-Turin : un projet à 30 milliards d’euros pour des bénéfices douteux /
Réforme des collectivités : un hold-up innacceptable ! /
Un vote n’offre que la légalité. La légitimité, c’est autre chose. /
Sanctions économiques: non le marché russe ne vous attendra pas... /
Faudra-t-il pendre le dernier banquier aux tripes du dernier avocat général ? /
Des dizaines de Palestiniens défoncent le mur de séparation /
NADA, c'est rien ou mieux : Nous Avons Des Armes ! /
France Enterre ou Patrick Cohen n'est qu'un péteux /
Israël : à la niche ! /
THERE IS NO ALTERNATIVE - Poursuivre la Banque mondiale et la Troïka en justice /
Grand banditisme et mafieuseries /
Burkina Faso : Et si le problème n’était pas Blaise Compaoré mais nous-mêmes ? /
Burkina Faso : L’exemple d’une révolution /
Rions un peu : La reconstruction de Gaza enrichit Israël... /
Apologie du terrorisme : Pendons-les, sans pitié ! /
Apologie machinrorrisme : Dachaux vive ou la dissolution finale pour BHL /
Parasitoïdes : "Ta dette est la seule raison qui me permet de tolérer ton existence !" /
Arrêtons d’enseigner la liberté à l’école ! /
UMPS : Apologie du fascisme /
Devenez tireurs d'élite... /
Des gredins, des gredins et encore des gredins /
Apologie des chevrotines : TTIP: initiative citoyenne refusée, malgré le succès d’une pétition /
Bonnet, rouge de sang /
Apologie du coup de pied au cul et du balai avant l'apocalypse /
Apologie de la batte de baseball : un parlement vide, des frondeurs qui couinent, des verts dans le fruit, un budget de merde... pour 12000€ par mois ! /
Apologie du terrorisme d'étabelge /
Le cinéma algérien en deuil : René Vautier est mort /
Non, ça n'est pas compliqué : on nous fait juste marcher ! /
Vautier, le cinéaste qui a tué la censure /
Après l'angle alpha, à quand l'angle kalashnikov ? /
Et après lecture, on s'étonnera que d'aucuns aillent renifler du côté des terroristes ! /
Appologie des terroristes (les vrais) : Hollande-Valls : Vol au-dessus des morts /
Leur « vivre ensemble » n’est qu’un attrape-couillons. / Je lutte donc je suis /
Grèce : milliardaires et multinationales se partagent le gâteau des privatisations /
De la « Liberté d’Expression » à la « Marche Républicaine » /
La mort de Rémi Fraisse nous fait violence /
Limite apologie du terrorisme : Accords TAFTA / TTIP : Quand la Commission européenne ignore la volonté populaire /
Apologie du terrorisme : Coupures d’eau : Veolia et Suez vont-elles réécrire la loi ? /
Apologie du terrorisme : Mamie Bistro /
La loi de flexibilité du travail (loi dite macron qu'illettré con) voulue par l'Europe est un bon motif pour se débarrasser des gredins /
En d'autres temps, nous aurions tous crié à mort... En d'autres temps, quand il n'y avait pas la télé... /
La lettre du général Henri Poncet, ancien commandant des opérations spéciales, au Capitaine Djamel /
Les français musulmans islamo-fascistes potentiels ? Le nécessaire apaisement /
Loi sur le renseignement : Tous protégés ? Tous surveillés – Patriot act made in France /
L’homme révolté et la non-obéissance civile au quotidien /
Ken Saro-Wiwa : mémoire de luttes /
Il n'y a pas que les semences qui germent... l'insurrection contre les semenciers aussi... /
Face au désastre, que peut-on faire ? /

Sites Internet et articles / Corrélats /


Et 3.7 millions de charlots pour un patriot act, ça le fait ?

Et 3 ou 400 millions de blogueurs de part le Monde, ça le ferait ?
Dans un article de J-C Leduigou (Humanité dimanche du 16 octobre 2014), intitulé : « Indemnisation du chômage : que cherche le gouvernement ? », j’ai pu lire que « (son) objectif était d’utiliser l’armée de réserve que constituent les chômeurs pour peser sur la rémunération et les conditions d’emploi de l’ensemble des actifs. Plus de pression sur les chômeurs pour qu’ils acceptent des emplois dégradés, précaires, mal payés, c’est immanquablement contribuer à réduire les garanties de tous les salariés… »

« Les déclarations de Manuel Valls sont cohérentes. Elles interviennent alors que l’exécutif multiplie les pistes de réforme du marché du travail. Il compte notamment, comme le réclame le Medef, assouplir le régime du travail dominical et l’application des seuils sociaux qui créent des obligations légitimes pour les entreprises quand leurs effectifs augmentent. Tout cela augmentera les dividendes des actionnaires sans créer les emplois nécessaires… ».


Très bien ! Ai-je pensé à la fin de l’article. La coupe est pleine : c’est chevrotine. Il est grand temps que l’on y pense sérieusement à la faire cette insurrection (depuis 93) et que l’armée de réserve des chômeurs s’accorde pour marcher sur les palais qui abritent ces félons, qu’on les accompagne et qu’on les aide à balayer les ordures.

Deux guerres mondiales, des dizaines de millions de morts, au moins une quarantaine d’autres, un peu partout, Afrique, Moyen Orient, Extrême Orient, Amérique du Sud, même en Europe, toujours au profit des mêmes goinfres, Total, des centaines de millions de morts, tout cela pour une seule perspective : le retour aux conditions de travail des manufactures au XIXe siècle… C’est totalement inacceptable. Les sociétés humaines ont progressé, difficilement certes, dans un sens plus favorable aux individus : plus de santé, plus d’hygiène, plus de sécurité. Rien ne peut justifier un recul de ces acquis… Et pourtant, c’est ce que l’on observe partout : plus de précarité, plus de contraintes, plus de harcèlement, plus de tensions, plus de suicides… Plus de chômage quand on pourrait partager le temps de travail. Un marché du travail qui est un marché de dupes avec ses forçats, ses esclaves modernes, ses travailleurs illégaux et non déclarés, ses maladies professionnelles en augmentation, ses accidents du travail à des niveaux intolérables. Et des patrons (ce mot ne convient pas) qui se goinfrent, pillent leurs entreprises, abusent de leurs employés et s’enfuient dans de soit disants paradis avec leurs capitaux pour vite recommencer les mêmes manœuvres mafieuses ailleurs, installant durablement la pauvreté, le pillage des ressources, la pollution du milieu, la dégradation des conditions de vie, de la santé et comme cela ne suffit plus, financent des troubles sociaux, voire des guerres civiles dont le but inavouable et pourtant évident est le pillage des pays victimes de leurs manœuvres.

Alors ça suffit ! Combien sont-ils ? Moins de 1 %. Ils ne rempliraient même pas les prisons existantes si d’aventure on devait les vider pour les y enfermer pour crimes contre l’humanité toute entière et dégradation durable de la planète, de sa faune, de sa flore, de ses sols, de ses ressources naturelles, de ses paysages…

Quant à leurs larbins, on pourrait se contenter de leur botter le derrière.

Mais ce serait sans compter sur le fait que leurs maîtres ne voudront pas se laisser faire et qu’ils enverront des hordes de clones auxquels, probablement, il faudra ne pas se contenter de leur botter le cul.

Heureusement, les temps changent. En Algérie, les policiers ont dit كَلَّا ! Non ! Niet ! aux goinfres de leur État de non-droit. En France, il y a quelques semaines, ce sont les CRS qui ont accompagné une manifestation contre les barbares israéliens. Cela écrit, se contenter de descendre dans les rues et d’agiter des petites banderoles, c’est autant pisser dans un stradivarius. Les goinfres et leurs larbins s’en tapent sur les cuisses. On a bien mesuré à quoi avaient pu servir des manifestations contre la réforme des retraites, contre les réformes idiotes de Darcos, pour le maintien du pouvoir d’achat, etc. Depuis 1995, si j’ai bien compté, rien que les manifestants de gauche (la vraie, pas celle d’Hubullande), ce sont près de 45 millions de clampins qui ont défilé pour la peau en une vingtaine de manifestations. Ça ne serait pas un peu révoltant, surtout quand on voit le résultat ? Non seulement, les citoyens n’ont rien obtenu. Mais les goinfres gattazés ne sont toujours pas gavés. Il leur faut encore taper sur la sécu, la famille, le smic, le dimanche, les illettrés, les bouchés et les bouchères, les vacances, l’eau, le gaz, l’électricité, la houille blanche, la laine de verre, les trente cinq heures, le dimanche, les jours fériés, l’âge de départ à la retraite, les allocations chômage, les intermittents, les précaires, les cdd, les cdi, les intérimaires, les pharmaciens, les taxis, les notaires, les libertaires, les djihadistes, les nègres, les arabes et Tweetweiler.

Moi-même qui suis allé à Orléans (pas avec le FN, je précise), j’ai dû parcourir près de 160 km de la maison des syndicats à Lorient à la maison des syndicats à Lorient en passant par la sous-préfecture et une petite dizaine entre Nation et Bastille… et pareil, du côté de l’inspection académique à Vannes. Mes godasses sont foutues et ma boîte de kleenex est vidée et mes larmes ne sont pas séchées comme dirait le poète Ivoirien : Bernard Dadié.

Alors, je regarde les paysans (de la FNSEA), avec leurs tracteurs, qui brûlent les centres des impôts et pas qu’en Bretagne, même si les journaux bretons se gardent bien d’en diffuser l’information… Faudra aussi leur botter le cul à Hutin et à Coudurier… Toujours vu, mais jamais pris, jamais poursuivis, jamais condamnés, mais toujours récompensés ou satisfaits ! Les chasseurs avec leurs fusils, pareil. Les bonnets rouges avec leurs pneus enflammés, kif-kif. Les facistes d’occident ou du gud avec leurs manches de pioche… Ceux de la ligue de défense juive ou ceux du Betar (c’est ce que fume M. Dray, pas celui de sosraciste, son frère), idem. Il ne faudrait pas oublier les pêcheurs (moins maintenant qu'on les a quotés et les mineurs, plus du tout, depuis qu'on les a carbonisés...

Et je ne dis rien des CRS déguisés en vauriens qui viennent faire de la provoc à Nantes contre l’ayraultporc (et ailleurs) pour que les autres robocoop puissent nous éborgner avec des flash-balls (lanceurs de balle de légitime défense, en français) ou nous électrocuter au taser (pistolet à impulsion incontrôlée électrique).

Et puis il y a les attaques directes, rarement, larvées plutôt, sur tout ce qui contribue à s’opposer au capitalisme : la sécurité sociale, en premier, mais aussi les allocations familiales, la retraite, les cotisations pour le chômage. On lira avec beaucoup d’intérêt ce qu’en dit M. Bernard Friot.

Et puis, il y a les changements. L’écololotte royale, déjà écololotte sous Bérégovoy, et qui nous fait le comble de la bêtise (et de l’ignorance de ce que sont les classes sociales sacrifiées) avec la vaisselle en plastique réutilisable… Quelle con ! C’est exprès que je ne met pas con au féminin. Et qui va nous coûter bonbon avec son écotaxe. Quelles cons les sarkosocialos ! Ah ! Mon beau Sapin. Roi des forets, de mèche évidemment avec les goinfres déjà depuis Bérégovoy itou. Hubullande a repris nos brêles en écologienomie. Dehors la sarkozette. Du vent, l’épinette, il joue faux.

Et puis, il y a l’Europe… l’europleuropleurop et les commissaires suprêmes au soviet. Le chef, d’abord, Bunker du Jusqu’en bourre qui a, ma fia, une bonne réputation dans la partie. Et tous les autres, casserolés, incompétents, médiocres, en conflit d’intérêts évidents, moscoviciés, caneteniculés, etc. L’honneur est sauf, ils ont viré par-dessus Tibor, le fasciste hongrois. Et pourtant, ce sont ces cocos-là qui vont nous donner des leçons d’austérité, des leçons de gestion de crise avec Poutine, des punitions pour la raison que nous sommes réticents aux réformes assassines .

Et puis, il y a obama dont tout le monde disait qu’il allait casser la baraque et que cela justifiait le prix no bêle pour la bééée. Panurge and Co. Des baraques, il en a cassé des tonnes avec les habitants dessous qui ont sûrement trouvé ça très drone. Et la planche à billets. Et les assassinats ciblés. Et bola. Et Tafta. Et l’Otanazie. Il est cinglé ce type et ses conseillers sont des malades. Et probablement plus, ses conseillères. Tout particulièrement la pas baisée du tout par son mari sucé aussitôt qu'il a ri.

Et puis, il y a Netanyahu, criminel de guerre auquel Hubullande suce les pompes et cire la b… ou le contraire plutôt. En prison ! Et les israéliens sur une île déserte, c’est aussi une terre ceinte ! Et au moins là, les colons ne nous feront plus chier !

En 89, on avait donné l’exemple (même si ça n’est pas tout à fait vrai). Il est grand temps qu’on rebelote pour que les Espagnols vire Rajoy ou bien lâchent des toros dans les rues pour bousculer les gardes si vils… Pour que les Italiens, les Grecs, les Écossais bourrés et leurs urnes aussi, les Finlandais, les Néerlandais, les Irlandais et tous les autres, largement endettés, sortent avec leurs balais et remplissent leurs poubelles de l’histoire à écrire sérieusement, enfin.

Et puis qu’on vérifie l’ADN des rois et autres monarques héréditairement goinfrables pour constater qu’ils n’ont strictement rien de très différent de ce que possèdent aussi, pour 97 %, les bonobos, toi et moi, qui ne sommes pas stupides. Qu’on les citrouille avec leurs carrosses.

Faire en grand ce que Bertrand Tavernier proposait en tout petit dans son film « Coup de torchon » : virer les Marcaillou, les Chavasson et leurs putains !

C’est à ce prix que nous pourrons peut-être nous asseoir autour d’une table en une assemblée constituante et proposer une constitution qui rendra la souveraineté aux citoyens et leur redonnera confiance dans le verdict des urnes.

D’aucuns (nombreux sans doute) diront que tout cela n’est qu’un rêve, une utopie… Rien n’est moins sûr. Les temps ont changé. Les humains ont changé. Il y a dix ans à peine la grande majorité des individus formant l’humanité toute entière ne disposait d’aucune information susceptible de lui ouvrir les yeux et l’esprit sur la réalité des pouvoirs, la bêtise des possédants, la cruauté des goinfres, la médiocrité des politiques, la duplicité des députés, la flagornerie des ministres, la lâcheté institutionnelle, la félonie des présidents, la bassesse de leurs maîtresses… Aujourd’hui, il y a des médias alternatifs, indépendants des pouvoirs, s’exprimant librement, offrant à tous ceux qui le désirent des savoirs infinis, des réflexions éclairées, des avancées sociétales et comportementales jamais encore atteintes… C’est aussi ces raisons qui font dire à ceux qui redoute cette évolution, par exemple, que sur Internet, il n’y a que du sexe, des pédophiles et de la violence, toutes choses qui justifieraient que cet outil disparaisse.Heureusement, Internet est incontournable. Dommage que ce ne fut pas le cas pour la télévision qui aurait pu être un bel outil de formation à la citoyenneté, comme l’école, qui ne l’est plus tout à fait non plus.

À défaut d’avoir l’Internationale, les damnés de la Terre ont trouvé Internet.

Posez donc la question de savoir qui est prêt à partir, la fleur au fusil, pour aller mitrailler des pro-russes au prétexte qu’ils s’opposent à la démocratie… Enfin, c’est ce qu’on nous a seriné, comme on nous a seriné que ce sont les russes qui ont abattu l’avion malaisien…

Plus personne ou presque ne partira maintenant. Ils feront comment, comme au chemin des dames, le dos au mur et pan, mort pour la France ? Ou comme en Ukraine, côté Kiev ? Pour s’assurer de la victoire finale ou d’une déroute sans faille ?

La réponse serait toute autre si l’on devait se défendre contre un envahisseur. Gazha nous a fourni la réponse. Tsahal a été battue. Netanyahu sera miloševićé à la Haye, (j'aurais dû écrire : serait, si le TPI n'était pas une sécrétion des néocons israéloricains) peut-être plus tôt qu’on ne l’espère.Alors, il vrai que 2 ou 3 000 malades, binationaux franco-israéliens, vont casser des enfants, des femmes et des vieillards pour la raison qu’ils sont palestiniens… Il est vrai aussi que 20 ou 30 illuminés vont djihader en Syrie. Mais ceux là, quand ils reviennent, ce sont des terroristes qu’on emprisonne vite fait, alors que les vrais crifminels de guerre ont le droit de fumer leur Betar en toute impunité.

Il est vrai aussi que pour lutter contre une pandémie virale (Ebola), on dépêche des militaires avec des fusils pour tirer dans les coins et que personne ne se donne la peine de réfléchir au pourquoi d’une telle ânerie. D’autant que même en étant parfaitement idiot, on devine qu’il vaudrait mieux envoyer du personnel médical. C’est donc que le but secret est tout autre. L’Afrique de l’Ouest aiguise les appétits des goinfres blancs, ladidon ! Mais avec Internet, tout finit par se savoir…

Ça aussi, ça suffit. Nous n’avons pas envie d’être les complices de ces pillages éhontés, de ces razzias bolloréennes, Totalement kouchnériennes, même si la palme en revient aux huiles. On doit pouvoir vivre autrement qu’en dévastant les forêts, en détruisant les bois précieux, en s’appropriant les métaux précieux, les diamants, l’uranium, les terres cultivables, en ne laissant que le misère et la mort, la sous-nutrition, le paludisme (1 500 000 morts chaque année - Ebola 4000) et tant d’autres maladies qui ne feront jamais la fortune des groupes pharmaceutiques puisque les nègres ne pourront toujours pas payer (ou si mal) leurs médicaments.

Maintenant, la question peut être de se demander si l’insurrection doit être violente, sanglante, brutale, armée, etc. ?

Tout est une question de nombre de participants à une insurrection. Si les insurgés sont particulièrement nombreux, la violence n’est pas utile. Si les insurgés doivent faire front à une anomie invraisemblable de la part des victimes d’un pouvoir injuste, alors la violence comme réponse factuelle à la violance institutionnalisée est obligatoire. Les exemples ne manquent pas des deux extrêmes : l’insurrection des œillets en est un. La résistance contre les boches par une poignée d’individus en est un autre. L'insurrection de Varsovie où l'anomie a fini par l'emporter, un troisème. Quant à la commune, on n'oubliera pas que Thiers s'est comporté exactement comme aujourd'hui Porochenko le fait dans le Donbass ou Netanyahu à Ghaza. Il est vrai que les hommes politiques aiment bien les massacres par procuration.

Je pense que s’insurger ne requiert pas forcément d’être violent, simplement sans concession. Par exemple, je ne vais jamais dans un magasin Leclerc pour cause de collabocherie. Je ne me sers jamais d’un Uzi à cause du code barre qui commence par 729 sur l’étiquette. Au volant, je reste à 20 km/h de moins que la vitesse autorisée, comme ça je paye moins de taxes à Bercy, je n’ai jamais d’amende et j’oblige, incidemment, les citoyens qui me suivent à faire preuve de civisme, à s’arrêter pour laisser passer les piétons et à éviter de se faire gauler par les radars mobiles qui étaient légions, avant sur Kerpotence - Hennebont et je ne vais jamais sur une autoroute, comme ça Vinci est privé. je ne dis jamais bon weekend, je dis bon samedimanche...

S’insurger, c’est d’abord faire des choix sur ce que l’on voudrait accepter comme règles sociétales et refuser, autant que possible, que des malappris, s’assoient dessus. S’insurger, c’est la vertu du verbe, du discours, de l’éducation, de la transmission des savoirs, des savoir-vivre, de l’exemple à donner, de la nécessaire réprimande en cas de manquement… Pas besoin d’être violent. S’insurger, c’est proposer de vivre en paix avec ses semblables, de respecter leurs choix, parfois de proposer de l’aide, d’accepter qu’on la refuse, de ne rien imposer, mais de proposer si l’occasion se présente.

Les animaux font ça très bien. Dans leurs groupes, ce sont les signaux d’apaisement qui sont les plus efficaces. Ce sont les signes d’altruisme qui sont les mieux adaptés à la survie des groupes et des individus qui les composent. Sans doute, y a-t-il des conflits d’ordre hiérarchiques difficiles chez certains de nos cousins mammifères, mais c’est aussi parce que leur cerveau n’est pas aussi bien pourvu de ces zones qui, si elles étaient mieux utilisées par nous, nous permettraient bien mieux que passer notre temps à nous mesurer, nous défier, nous battre, nous entretuer, à chercher à dominer, à contraindre, à soumettre, à violanter, à violer, etc. Mais, finalement, la plupart d’entre nous ne savent se servir que de leur cerveau reptilien. C’est aussi contre cette niaiserie qu’il faut s’insurger, surtout quand elle est le fait de personnes qui aspirent à ce qu’on leur reconnaisse une certaine légitimité à être ineptes, stupides, cupides, malhonnêtes, voleurs, menteurs, goinfres, hautains et agressifs. Le pire aujourd’hui est que tous ces adjectifs peuvent être mis au féminin. Quelle régression !






[Socialisme 2.0] 2014, Valls enterre le socialisme : “Il faut en finir avec la gauche passéiste” interview de Manuel Valls parue dans le Nouvel Obs du 23 octobre 2014.

La crise s’éternise, le pouvoir sombre dans l’impopularité, la majorité se divise, et Martine Aubry le somme de changer de cap. Le Premier ministre riposte et lance un défi à la gauche : “se réinventer ou mourir”

Les Français ont le sentiment que tous les sacrifices auxquels ils ont consenti depuis deux ans et demi n’ont servi à rien. Les déficits sont toujours aussi inquiétants, le chômage toujours aussi haut et la croissance toujours aussi nulle. Comment l’expliquez-vous ?

- Je ne partage pas un constat aussi sévère, mais il est vrai qu’il y a un grand désarroi, de l’inquiétude pour l’avenir, de la colère aussi. On l’a bien vu aux dernières élections municipales et européennes. Nous aurions dû faire dès 2012 un constat plus clair sur la situation de la France, sur sa triple crise : crise de croissance, crise de la dette et des déficits, crise de confiance. Tout part de là. Si nous étions partis de l’analyse très lucide de la Cour des Comptes de juillet 2012, le sens des réformes et le cap du quinquennat auraient été davantage affirmés. Ils l’ont été progressivement par la suite avec les conclusions du rapport Gallois en novembre 2012 qui a mis l’accent de manière implacable sur le décrochage de compétitivité de notre économie et de nos entreprises depuis dix ans.

Vous ne l’aviez pas mesuré avant?

L’enjeu de la production avait été un des thèmes forts de la campagne de François Hollande, mais nous avons sans doute sous-estimé l’ampleur de la crise de compétitivité et de la crise de confiance. Cela nous a empêchés – c’est une responsabilité collective – d’aller plus vite, dès le début.

Vous avez pris du retard ou vous avez fait des mauvais choix à l’époque ?

- Nous avons sans doute pris du retard et il y a eu des mauvais choix.

Lesquels ?

- La hausse de la fiscalité a frappé durement nos concitoyens, notamment les couches populaires et les classes moyennes. Nous avons privilégié l’impôt par rapport à la diminution de la dépense publique. Or ces décisions sont venues s’ajouter à celles effectuées à la fin du précédent quinquennat. 30 milliards de hausse de la fiscalité avec la droite, 30 milliards avec la gauche. C’est ce qui a provoqué un véritable ras-le-bol fiscal. Pendant sa campagne, François Hollande avait été extrêmement raisonnable quant aux promesses, il était lui-même très lucide sur la situation. La victoire de 2012 a créé dans le pays une espérance, une urgence. Et comme les résultats tardent à venir, il y a de la déception.

Cette espérance s’incarnait dans le slogan de campagne : “Le changement, c’est maintenant”. Aujourd’hui, le changement c’est quoi ?Le changement, depuis le début, c’est redresser la France.Ça, c’est le discours, mais en quoi cela change-t-il la vie des Français?

Il faut du temps. Certains nous disent : « Faites d’abord des réformes, la croissance viendra après. » C’est illusoire. D’autres nous disent : « Tant que la croissance ne sera pas là, il faut différer les réformes. » C’est dangereux. Il faut, en même temps, réformer la France et l’Europe. Il faut surtout expliquer la cohérence de ce mouvement de réformes sans précédent. Il a trois finalités. La première, c’est libérer la création d’emplois par tous les moyens. La seconde, et c’est sans doute là où il a manqué des explications, c’est la lutte contre les inégalités. Cela passe d’abord par la refondation de l’Ecole. Avec 1 milliard d’euros supplémentaires en 2015, l’Education redevient le premier budget de la nation. Cela a-t-il été entendu? Pas assez. La troisième finalité, c’est la préparation de l’avenir, avec nos grandes réformes de structures. Au fond ce que nous recherchons, c’est ce que nous avons perdu : la confiance. Si les efforts que nous demandons sont expliqués et compris, la cohérence du quinquennat de François Hollande apparaîtra plus évidente.

Et les résultats, c’est pour quand ? Il reste six mois, avez-vous dit…

- Je n’ai jamais dit ça !

NdR : « Si d’ici trois à six mois, la situation ne s’est pas inversée, ce sera foutu » – Source AFP, 15/09/2014

Je sais bien que nous vivons sous la dictature de l’immédiat, mais il faut assumer devant les Français que réformer un pays qui a perdu sa compétitivité prendra dix ans. Je comprends leur impatience, mais il faut du temps pour que la France rattrape pleinement son retard. L’étude de l’OCDE publiée récemment est encourageante. Elle juge que les réformes que nous menons auront un impact significatif sur la croissance.

Pas de lendemain qui chantent d’ici à la fin du quinquennat, alors ?

Evitons le simplisme. Nous agissons aussi à court terme. La baisse des impôts, intervenue à l’automne sera amplifiée en 2015, pour 6 millions de ménages supplémentaires, la baisse du coût du travail et de la fiscalité pour les entreprises, la grande réforme des allocations familiales, tout cela, c’est du concret pour les Français.

Vous avez fait “cadeau” aux entreprises de 41 milliards pour qu’elles reconstituent leurs marges et recommencent à embaucher. Jouent-elles le jeu aujourd’hui ?

Voilà un beau cliché ! Les 41 milliards, c’est pour la France, pour rendre notre économie, nos entreprises plus compétitives, pour que nous ne décrochions pas du reste de l’Europe et du monde. Sans compétitivité, il n’y a pas de création de richesses, et sans création de richesses, il n’y a pas d’emplois. Moi, je ne confonds pas les entreprises avec leurs seuls dirigeants ou leurs seuls actionnaires. Les entreprises, ce sont aussi des salariés, des ouvriers, des techniciens, des cadres. Nous devons bâtir des compromis sociaux qui permettent de protéger les salariés sans nuire à la compétitivité des entreprises. La clé, c’est la qualité des rapports sociaux et c’est la marque de ce quinquennat Je réunirai le 4 novembre prochain l’ensemble des partenaires sociaux pour faire le point sur les aides aux entreprises. Quand la nation tout entière consent un effort aussi important, il faut que les entreprises assument leurs responsabilités.

Réformer, c’est aussi affronter les corporatismes. Or sur Air France, l’écotaxe, ou encore la suppression des conseils généraux, vous avez reculé…

Réformer, c’est difficile, il y a toujours des résistances – car beaucoup de Français, dans le privé comme dans le public, ont peur d’être déclassés, de perdre leur situation. Mais il faut savoir les surmonter. La réforme ferroviaire adonné lieu à une grève particulièrement longue au mois de juin. Pourtant, je n’ai pas cédé. Pour Air France, l’essentiel de la réforme concernait le développement de la compagnie low cost Transavia France, pas Transavia Europe. J’ai soutenu personnellement la direction. La grève a été longue mais, pour la première fois, ce ne sont pas les pilotes qui ont eu raison ! Le gouvernement a tenu bon.

Sur l’écotaxe, n y a eu un recul.

Ça ne sert à rien de s’entêter! Le projet d’écotaxe voté par l’Assemblée à la quasi-unanimité, en 2011, s’est révélé il y a un an impossible à mettre en oeuvre pour des raisons techniques et politiques. Ce qui a été inventé en juin dernier ne fonctionnait pas non plus. Nous aurions dû y renoncer plus tôt. Gouverner, ce n’est pas s’entêter, c’est être pragmatique, c’est reconnaître aussi quand des erreurs ont été commises.

Et c’est pour ne pas vous entêter que vous avez cédé aux demandes du PRG sur les conseils généraux ?

Vous voudriez m’enfermer dans un débat que je connais par coeur… Soit on réforme et on est une brute, on passe sur tous les corps intermédiaires : partis, syndicats, élus … Soit on les écoute, et alors c’est le recul ! La réforme la plus importante, c’est celle des régions. Parce qu’elle va changer profondément la réalité du pays avec 12 régions plus fortes, à taille européenne, ayant désormais toutes les compétences sur le volet économique. Cette réforme jugée « impossible » sera votée avant la fin de l’année. Nous avons créé les grandes métropoles, réformé les intercommunalités pour leur donner davantage de moyens d’action. Mais il y a aussi dans certains territoires ruraux, périurbains, un sentiment profond d’abandon, un grand besoin de proximité. Il n’est donc pas absurde que, dans les départements ruraux, on conserve les conseils départementaux. Le pragmatisme n’est en rien contradictoire avec la réforme.

Sur les professions réglementées, la réforme Macron semble moins ambitieuse que oelle de son prédécesseur.

Au contraire ! Mais je refuse qu’on jette à la vindicte des professions qui comptent pour notre pays : notaires, professions de droit, pharmaciens… Grâce au dialogue, nous bâtissons une loi qui libère les énergies dans ces secteurs. La loi croissance et activité ouvrira aussi avec les contreparties prévues dans le rapport Bailly, davantage de possibilités de travailler le dimanche pour favoriser notamment l’attractivité des zones touristiques. Nous y intégrerons enfin le fruit du dialogue social sur la représentativité et le lissage des seuils sociaux.

Plus de liberté pour les autocars et les professions réglementées, ça ne suffira pas pour ramener la croissance, mais ça suffira peut-être pour donner des gages à Bruxelles ?

Nous faisons cette réforme d’abord pour nous-mêmes!

Comment expliquez-vous que ces réformes ne suffisent pas à convaincre Angela Merkel ?

Qu’en savez-vous? La chancelière elle-même a déclaré que notre programme de réformes était impressionnant par son ampleur et par sa diversité.

Vous aurez donc son soutien sur la question des déficits que la France réduit moins vite que prévu ?

C’est un autre sujet. Ramener nos déficits à 3% dès l’an prochain est impossible. Baisser de 30 milliards supplémentaires la dépense par rapport aux 21 milliards déjà engagés nous plongerait dans l’austérité et bloquerait le pays. Aujourd’hui, l’Europe sous-estime la gravité de sa situation. Certains voyaient, il y a six mois, la croissance revenir doucement. Ce que je vois se profiler, si nous ne faisons rien, c’est un risque de déflation et de récession. Les politiques d’ajustement non coordonnées ont-elles fini par tuer la croissance? Je le crains. Mais il y a deux avancées dont on ne parle pas assez : la baisse de l’euro, que j’avais moi-même réclamée, et l’annonce du plan Juncker de 300 milliards d’euros d’investissements. Cela veut dire que nous pouvons changer la politique budgétaire et monétaire de l’Union européenne. C’est ce que ne cesse de dire François Hollande depuis deux ans et demi.

Réduire les dépenses de 50 milliards, ce n’est pas l’austérité ?

Absolument pas. Mais je suis conscient que pour ceux qui connaissent la crise depuis des années, qui sont au chômage ou dans la précarité, la question peut se poser. Pourtant c’est la réalité ! Quand nous créons 60 000 postes d’enseignants pour lutter contre l’échec scolaire, et aussi des postes de policiers, de magistrats, quand nous augmentons les bourses pour les étudiants, quand nous augmentons les rémunérations des catégories B et C de la fonction publique, nous ne faisons pas de l’austérité ! Nous avons à faire des choix. La dépense publique dans notre pays représente 57 % de la richesse. Réduire ce montant n’est en rien une politique dictée par Bruxelles. Nous le faisons pour nous, pour préparer l’avenir, pour que la dette ne pèse pas davantage sur nos enfants, pour ne pas perdre notre souveraineté.

NdR : vous notez la malhonnêteté visant à rapprocher le niveau des “dépenses publiques” de la dette, alors que rien n’interdit de voter un budget équilibré – mais cela a des conséquences. Les États-Unis ont une dette supérieure à la nôtre, avec des “dépenses publiques” parmi les plus faibles.

Le prix Nobel d’économie Jean Tirole juge le marché du travail en France « assez catastrophique », c’est aussi votre avis ?

ll faut d’abord se féliciter de ce prix Nobel ! Le marché du travail ne fonctionne pas bien, c’est un fait. Et le niveau du chômage est aussi une résultante de ce dysfonctionnement. Se poser la question de l’efficacité et de l’équité des règles est donc légitime. Elle se pose d’ailleurs tous les deux ans à l’occasion de la renégociation de la convention d’assurance-chômage entre partenaires sociaux. Ils le feront au plus tard en 2016. Cela ne doit pas nous empêcher d’ici là d’en parler! D’autant plus que le régime est aujourd’hui en déficit de près de 4 milliards d’euros.

Y a-t-il des abus? Ce régime est-il à vos yeux trop généreux ?

Il faut éviter les caricatures : le haut niveau du chômage ne résulte pas d’un refus des chômeurs de travailler. Il y a toujours des abus, mais personne n’est au chômage par plaisir. Et, vous le savez, seulement la moitié des demandeurs d’emploi sont indemnisés. Mais se poser la question des devoirs des chômeurs, de leur formation, d’un meilleur accompagnement par Pôle emploi, des bonnes incitations pour retrouver un travail, ce n’est pas une régression sociale. Le fonctionnement du marché du travail n’est pas satisfaisant car il ne crée pas assez d’emplois, il génère des inégalités importantes entre, d’une part, des salariés très protégés en CDI et, d’autre part, des salariés très précaires en CDD et en intérim. C’est là-dessus qu’il faut agir.

NdR : traduction : ami lecteur en CDI, tu es un peu un salaud quand même, tu devrais avoir honte et partager ta sécurité…

Vous dessinez le contrat unique?

Les partenaires sociaux n’ont pas souhaité s’engager sur le contrat unique. Ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas intéressant. Mais il faut être pragmatique. Certains économistes comme Jean Tirole en sont venus à proposer cette idée parce qu’ils font le constat qu’aujourd’hui un certain nombre d’entreprises ne veulent pas embaucher en raison du coût trop élevé du licenciement, notamment parce que l’incertitude juridique est trop forte. Je partage ce constat. La loi de sécurisation de l’emploi votée l’an dernier encourage fortement la recherche d’un accord entre partenaires sociaux. Et déjà le nombre de recours juridiques suite à des plans sociaux a chuté. Pour ce qui est des conflits individuels, une concertation s’engage. Elle devra permettre de rendre la justice prud’homale plus rapide et plus efficace.

La gauche au pouvoir a toujours mené des réformes emblématiques : les lois Auroux, la cinquième semaine de congés payés, les 35 heures, la CMU… On cherche en vain la grande réforme sociale du quinquennat Hollande ?

- Il ne faut pas s’enfermer dans l’idée de la réforme emblématique, même si nous avons déjà fait beaucoup de choses. Le mariage pour tous, c’est une grande avancée pour l’égalité des droits. Personne ne reviendra dessus. Je suis certain qu’on retiendra de ce quinquennat la refondation de l’École et cette réforme historique qui vient d’être votée : la transition énergétique. C’est une grande loi de gauche ! Mais méfions-nous des symboles pour les symboles…

L’histoire de la gauche est jalonnée de symboles…

- Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus.

Cette gauche est pragmatique plus qu’idéologique ?

- Oui parce que l’idéologie a conduit à des désastres mais la gauche que je porte garde un idéal : l’émancipation de chacun. Elle est pragmatique, réformiste et républicaine.

Pas socialiste ?

- Je le répète : pragmatique, réformiste et républicaine.

Vous avez dit que la gauche pouvait mourir ?

Oui. Si la gauche est menacée, c’est parce qu’elle n’a pas réussi à articuler des réponses fortes sur des questions essentielles : comment faire face à la globalisation qui crée des gagnants et des perdants ? Comment réformer l’Etat-providence ? Quelles réponses apporter en termes de citoyenneté, de laïcité, d’égalité femme-homme, notamment avec la construction d’un islam de France compatible avec nos valeurs ? Comment encore répondre à l’individualisme, qui épanouit et fragilise en même temps ? Le temps des solutions globales, identiques pour tous, est révolu. Il faut rechercher l’universalité des principes tout en tenant compte de l’hétérogénéité des situations.

C’est ce que nous faisons en réformant les allocations familiailes. C’est pourquoi j’assume totalement cette réforme. Un autre enjeu fondamental, c’est la question de l’identité. La gauche l’a négligée car elle pensait que seule comptait l’identité sociale. D’où votre question : « Quelle est la grande réforme sociale emblématique de ce quinquennat ? » Cette négligence nous revient aujourd’hui conune un boomerang parce que la nation n’est pas soluble dans le social. On peut mener les politiques le plus sophistiquées sur le plan technique, si nos concitoyens n’ont pas le sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand, ils retombent dans la défiance.

Si la gauche croit encore au progrès, la France, elle , n’y croit plus. Le pays sombre dans le déclinisme…

- Face au repli que propose l’extrême droite – on sort de l’euro, on ferme les frontières, on accable les immigrés et les musulmans de tous les maux –, face à une droite elle aussi aspirée par le déclinisme, il est essentiel que la gauche se réarme intellectuellement. faut aussi qu’elle redonne de la fierté aux Français. La France est un grand pays, la cinquième puissance économique mondiale, la deuxième en Europe, sa parole compte et elle contribue pleinement à la stabilité du monde. La gauche est forte quand elle s’adresse à tous. Le projet de cette gauche moderne, c’est de combattre tout ce qui aliène et enferme l’individu. Sa valeur cardinale, c’est l’émancipation. Son combat, c’est la République. Mais, si la gauche ne se réinvente pas, oui, elle peut mourir…

NdR : vous noterez le bug due à la contradiction absolue entre la vision proclamée du discours “notre projet est de combattre tout ce qui aliène”, et le fond du discours qui est une soumission totale aux diktats du néolibéralisme – qui aliènent pas mal, si, si…

Beaucoup pensent que c’est vous l’assassin…

- Quand la gauche se recroqueville sur le passé, sur les totems, elle cesse d’être fidèle à l’idéal du progrès, et donc à elle-même.

[NdR. Pensée pour Orwell et Jean-Claude Michéa - mais nous en parlerons bientôt...]

Ceux qui vous accusent de trahir sont des représentants de la gauche du passé ?

- Moi, j’évite l’insulte, la caricature, mais je pense, oui, qu’ils sont dépassés. La gauche qui renonce à réformer, qui choisit de défendre les solutions d’hier plutôt que de résoudre les problèmes d’aujourd’hui, cette gauche-là se trompe de combat. Ce que je reproche à la démarche de Jean-Luc Mélenchon, c’est son manque d’imagination. Aux autres, je demande si laisser filer les déficits et augmenter les impôts, c’est une nouveauté ? Non. C’est ce qui a été fait systématiquement depuis quarante ans et cela n’a pas marché !

[NdR. Comme le néolibéralisme, en fait ?]

Si un assouplissement de notre marché du travail, une intervention repensée de l’État ou la remise en cause de telle ou telle rente de situation contribuent à lutter contre les inégalités et à faire progresser l’intérêt général, il est de mon devoir d’envisager ces solutions. 57% de dépenses publiques, est-ce que l’on considère que c’est efficace ? Non. Face à ce modèle inefficace qui redistribue aveuglément sans tenir compte des besoins de chacun, et revient a posteriori sur les inégalités pour les corriger, nous devons proposer un modèle que j’appelle la prédistribution pour prévenir les inégalités. D’où la nécessité d’investir massivement dans l’éducation, la recherche, la formation et la culture.

Cette gauche, au fond, elle est sociale-libérale ?

J’écarte les mots piégeux qui visent à enfermer. Et j’invite toutes les forces progressistes à envisager leur propre dépassement. On ne milite plus au XXIe siècle comme au XIXe siècle.

Le PS doit-il changer de nom ?

Pourquoi pas ? Mais ce changement ne peut être que l’aboutissement d’un processus. Depuis la refondation du PS au congrès d’Epinay de 1971, la gauche réinvente le monde dans l’opposition, puis elle gouverne de façon pragmatique, mais comme elle ne l’assume pas, elle perd les élections. Ce cycle d’Epinay est terminé. Moi, je suis d’une gauche qui marche et qui assume les responsabilités. A l’heure des réseaux sociaux, le verticalisme des partis ne fonctionne plus. Ils doivent changer. J’invite donc à un nouveau compromis entre toutes les forces progressistes du pays.

Sous quelle forme ?

L’idée pourrait être de bâtir une maison commune dans laquelle chacun se retrouve.

Mais les écologistes ont quitté le gouvernement, le PRG a menacé de le faire, et le fossé entre les formations de gauche n’a jamais paru aussi profond.

Si nous restons tous dans nos chapelles et nos boutiques à défendre nos prés carrés, nous ne nous en sortirons pas. Nous devons créer demain une maison commune, une fédération ou une seule formation, tout est ouvert, mais, en tout cas, c’est le chemin à suivre. Le paradoxe, c’est que les différences aujourd’hui entre les partis de gauche sont beaucoup moins importantes qu’elles ne l’étaient hier.

Parce qu’il n’y a plus d’idéologie ?

Oui, et parce que les modèles ont failli. L’histoire est passée par là. C’est pourquoi nous devons nous réinventer, mais en acceptant de gouverner. Un autre impératif nous y contraint, c’est la menace d’une droite dure et d’une extrême droite qui progresse…

Si vous échouez, après vous, c’est le FN ? Vous avez dit que l’extrême droite était aux portes du pouvoir…

Quand je regarde les résultats des élections et les sondages, c’est une réalité. La progression du FN s’appuie sur un courant décliniste, anti-européen, celui d’une France rétrécie qui propose comme solution la régression, ça s’appelle la réaction. Le camp progressiste, lui, est divisé, morcelé, sur la défensive…

La gauche est-elle minoritaire en France?

En ce moment, électoralement sans doute, au vu des millions d’abstentionnistes, comme on l’a constaté aux municipales. Mais il y a une bataille d’idées à mener. Soyons gramsciens : il nous faut reconquérir l’hégémonie culturelle. Sur beaucoup de sujets, le mariage pour tous, la priorité à l’école, la réforme des allocations familiales, la nécessité de l’ordre républicain, le soutien aux entreprises, sommes-nous minoritaires dans l’opinion ?

[NdR. Fantastique, le type au pouvoir qui donne des leçons d e Démocratie à la terre entière explique tranquillement qu'il est "minoritaire électoralement", mais bon, c'est sans importance. RIP de Gaulle...]

L’aide aux entreprises, ce n’est pas vraiment un canon de la gauche…

Il y a les canons de la gauche et il y a les thèmes que nous avons conquis : la sécurité, l’aide aux entreprises, la réduction de la dépense publique, ce sont des idées que nous portons désormais.

À gauche, Martine Aubry vous somme de changer de cap.

- Martine Aubry a assumé les responsabilités du pouvoir. Aujourd’hui, elle participe au débat d’idées. Je ne partage pas sa proposition consistant à revenir en arrière et donc à perdre tous les fruits de nos efforts, et ce alors même que les choix que nous avons faits viennent de se mettre en place. Le débat, c’est utile, mais il y a aussi la responsabilité, l’unité et le devoir de cohésion. J’y suis attaché. Je suis adhérent du PS depuis l’âge de 18 ans. Mes inspirations sont multiples : Clemenceau, Mendès, forcément Jaurès et Blum, mais aussi Felipe González, Olof Palme, Willy Brandt. Et j’ai eu la chance de travailler avec Rocard et Jospin. Cette filiation, c’est aussi celle de Martine Aubry. Mais ma gauche à moi se nourrit de ce passé, sans s’y enfermer. Elle est pragmatique.

Cette gauche pragmatique, c’est aussi le visage d’Emmanuel Macron, très critiqué par une bonne partie de la gauche ?

- C’est une nouvelle génération qui assume ses responsabilités. Le plus grand danger qui guette la gauche, c’est le sectarisme. Parce qu’il a été banquier, Emmanuel Macron ne pourrait pas être de gauche ? Notre impératif, c’est le rassemblement. François Mitterrand, en 1981, a su s’entourer de gens qui venaient d’horizons très divers. En 2012, nous avons commis l’erreur de ne pas tendre la main à François Bayrou. Peut-être l’aurait-il refusée, mais nous aurions dû le faire, alors qu’il avait appelé à voter pour François Hollande. Il n’y a rien de pire que le sectarisme au nom d’une prétendue pureté.

C’est une question qui ne se pose qu’à gauche ?

C’est vrai! Peut-être parce qu’on demande beaucoup plus à la gauche. On est plus exigeant Oui être de gauche, c’est plus difficile, mais c’est passionnant. Alors, vive la gauche !

Propos recueillis par Matthieu Croissandeau, Renaud Dély et Sophie Fay pour le Nouvel Obs.
Ce texte contient 4024 mots... 36 fois le mot gauche, 23 fois le mot réforme, 9 fois le mot réformer, 2 fois le mot réformiste ; falloir : 18 fois, devoir : 13 fois ... pragmatique : 8 fois, démocratie : 1 fois ! responsabilité : 8 fois... compétitivité et chômage à égalité : 5 fois !









François Rebsamen : “Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie”



Interview de François Rebsamen : le Miroir vous explique tout





Pour l’opposition, il porte le nom de “ministre du chômage”. François Rebsamen s’est enfin installé de manière définitive dans les locaux historiques du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle à Paris. Proche, très proche du Président de la République, il a accepté un poste clé du gouvernement de Manuel Valls, sans doute l’un des plus difficiles aussi.

Cet article a été initialement publiée vendredi 3 octobre 2014. Comme l’ont souligné de nombreux médias nationaux, l’interview de François Rebsamen a été retirée du site en milieu de matinée. Nous avons choisi de republier cette interview ce matin. Nous vous devons quelques explications.

Symboliquement pendu durant tout l’été par les intermittents du spectacle, il a fait une rentrée fracassante en septembre en s’attaquant aux “fraudeurs” de Pôle emploi. Désormais il revendique sa ligne libérale et reste intimement persuadé qu’il pourra être celui qui relancera durablement la croissance en France.

Quelques mois après son arrivée, nous sommes allés le rencontrer il y a quelques jours dans son ministère, à Paris.

François Rebsamen bonjour. Depuis un mois, vous avez rejoint le siège historique du ministère du Travail, celui de la Rue de Grenelle. C’est là qu’ont été signés les fameux Accords de mai 68. C’est là que sont passés Pierre Bérégovoy et Martine Aubry. Une force pour étouffer la grogne ?

Pour la gauche, ce ministère est historique. Alors nous ne pouvons avoir qu’en référence ces grands ministres qui sont passés par là : Jean-Michel Jeanneney, en mai 68, Jean Auroux, qui a signé les accords du même nom, Pierre Bérégovoy, qui était un ami ou encore Martine Aubry, qui a marqué le monde du Travail avec la réforme des 35 heures. Lors de la passation avec Michel Sapin [l'ancien ministre du Travail, NDLR], j’ai souligné la beauté de ce ministère. Je n’en mesurais pas encore la difficulté.

Justement, considérez-vous aussi qu’il s’agit du pire ministère du gouvernement ?

C’est surtout le ministère qui, tout au long du XXème siècle, a permis de former, d’organiser, de codifier le monde du travail, de protéger les travailleurs. C’est du ministère du Travail qu’émanent les grandes avancées sociales : Les Accords de Matignon en 1936, les seuils sociaux et la création des comités d’entreprise en 1945, sous le Général de Gaulle, la lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit…

Désormais, nous sommes dans une autre phase : du ministère des avancées sociales, nous devenons ministère du dialogue social et des grandes protections collectives, nous devons désormais enregistrer des avancées sur les protections individuelles. C’est encore plus complexe. Il faut lutter contre le travail dissimulé, le travail illégal… C’est une forme d’esclavagisme humain et j’ai demandé aux inspecteurs du travail d’être plus vigilants sur cette question.

Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise

Lorsque vous êtes arrivé au ministère, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage, désormais, vous refusez de commenter les chiffres mensuels. Pourquoi ce changement de communication ?

Tout simplement parce que ce n’est pas le bon référentiel. Malgré l’amitié que je porte à Michel [Sapin], il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur.

Je tente de renverser la compréhension des choses : le taux de chômage est différent du nombre d’inscrits et il permet les comparaisons internationales. Le taux de chômage en France métropolitaine est de 9,7% de la population active au sens du Bureau international du travail. C’est beaucoup, mais il y a déjà eu plus. Si on ne s’y attarde pas, les citoyens seront persuadés que nous avons un taux de chômage qui a explosé. Pour parler clair : je tente de m’enlever un boulet, assez plombant, en changeant de stratégie.

Vous vous êtes finalement réjouis que le chiffre de 150 000 emplois d’avenir ait été atteint fin septembre. Des emplois subventionnés, n’est-ce pas artificiel pour enrayer la hausse du chômage ?

Ce n’est absolument pas artificiel. C’est même le contraire. À la différence des emplois jeunes qui s’adressait à un public qualifié, les emplois d’avenir sont proposés aux jeunes des quartiers issus de la politique de la ville. Ils sont 80% à ne disposer d’aucun diplôme, à être très loin de l’emploi. Les acteurs de l’insertion demandaient du temps : le contrat peut donc durer trois ans et le taux de rupture est très faible, proche des 10%. En revanche, le taux de réussite est certain, car le contrat propose une formation. Ceux qui vont sortir du dispositif, à la fin du contrat, seront qualifiés pour décrocher un emploi. En quelque sorte, nous préparons une partie de la génération de décrocheurs à aller vers l’emploi lorsque la croissance reviendra.

Il y a tout de même 900 000 jeunes sans diplômes. Où trouver les marges de manœuvre ?

Nous faisons beaucoup de choses pour eux. De nombreux dispositifs existent. Parlons déjà de l’apprentissage. Dans les têtes, c’est une voie de garage alors qu’il faut le voir comme une voie d’excellence, qui permet la réussite. Les chefs d’entreprise adorent l’apprentissage, mais ne prennent personne en alternance. La prime qui avait été supprimée – c’était une erreur – est désormais doublée. Il n’y a donc plus d’excuse. À partir de l’année prochaine, nous allons développer la garantie jeune. Une procédure qui concernera les jeunes qui n’ont ni emploi ni stage, ni formation ni éducation, leur permettra de suivre un parcours d’insertion sociale. Il y a en aura 50 000 l’année prochaine.

Nous faisons donc feu de tout bois. Mais on ne remplace pas la croissance, il faut que la machine économique reparte. Ce qui crée l’emploi, c’est l’entreprise. Dès lors, nous pouvons préparer les jeunes, les former ou empêcher qu’ils sombrent.

Ce que vous dites c’est que la pédagogie, que vous avez appelée de vos vœux lors de la première partie du quinquennat, n’est peut-être pas si simple ?

J’essaye d’être pédagogue. Nous sommes dans un pays qui a du mal à accepter les choses. Si nous voulons sauver le modèle social français, il doit être irréprochable : les droits et les devoirs de chacun doivent être bien définis. Les Français sont attachés à ce modèle social, mais il faut l’adapter. Ce sont ces adaptations que nous devons expliquer, détailler.

Mais cette pédagogie n’est-elle pas trop tardive ? Nous sommes déjà à mi-mandat.

Il n’est jamais trop tard pour faire les choses. Le parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. Il faut donc l’expliquer. Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise. Franchement, c’est quoi le socialisme ? Ce n’est pas la richesse pour chacun. Ah bon, certains socialistes doutent que ce soit l’entreprise qui crée des richesses ? L’entreprise, c’est des salariés.

Lors de la campagne des municipales, vous aviez affirmé qu’il ne fallait pas tout céder au Medef.

Alors le Medef c’est une chose. Ce n’est pas la vie des entreprises. J’ai trois niveaux d’interlocuteurs : le niveau interprofessionnel national, la posture, avecle Medef, la CGPME et les autres ; ensuite les branches et au bout les entreprises. Au niveau local, les entreprises et donc les salariés font vivre le territoire, le développe. Elles savent ce qu’on veut.

Lorsque je rencontre les branches, je leur rappelle que pendant dix ans, elles n’ont rien dit. C’est incroyable. Les entreprises ont perdu marges et compétitivité, sans rien dire. Et là, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement socialiste, elles viennent pleurer. Nous faisons un effort sans précédent pour redonner des marges aux entreprises : nous restituons 41 milliards d’euros, l’équivalent de deux points de PIB pour permettre l’investissement, la création d’emploi, l’apprentissage. En un mot nous demandons de préparer l’avenir.

N’y avait-il pas un parasitage avec un Arnaud Montebourg parfois virulent envers les chefs d’entreprises.

Arnaud s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore. Il préférait une entreprise allemande à une autre parce qu’elle était américaine. Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté. Il s’est investi, mais avait une approche particulière. Un peu “olé olé” ! C’est un comédien, un avocat.

Mais ça, François Hollande le savait lorsqu’il a nommé Arnaud Montebourg dans le gouvernement.

Oui, tout à fait. Les gens peuvent ensuite se révéler. Et je ne parle pas de ceux qui ont truandé comme Thomas Thévenoud. On ne pouvait pas laisser passer ces gamineries.

Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles

Ces événements ont parasité la communication du gouvernement dont la première promesse était d’inverser la courbe du chômage en 2017. Y croyez-vous encore ?

Les entreprises continuent de créer de l’emploi, mais pas assez pour faire face à l’afflux de nouveaux entrants sur le marché du travail comme les jeunes et les femmes. J’ai rencontré le patronat allemand lundi 29 septembre, je me suis fait un petit plaisir. Ils voulaient donner des leçons, mais oublient plusieurs choses : l’Allemagne connaît une baisse de sa démographie et a donc de moins en moins de jeunes entrant sur le marché du travail, elle n’encourage pas non plus les femmes à travailler. Notre système de protection du chômage est fort et permet d’éviter la pauvreté. Le taux de pauvreté des chômeurs français, au sens du BIT, est de 38%. Chez nos voisins allemands, il est de 62%.

Pôle emploi dispose de plusieurs dispositifs pour protéger les demandeurs d’emploi. Il y a donc des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui sont comptabilisées dans les chiffres. Il s’agit par exemple de personnes en situation de préretraite, qui sont dispensées de recherche. Au sens du BIT, ils ne sont plus demandeurs d’emploi.

La phrase que vous évoquez a en effet provoqué un tôlé, au sein même du parti socialiste. La regrettez-vous ?

Où ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 70% de la population d’approuver ce message. Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur. Les français considèrent qu’il faut renforcer les contrôles, assouplir les seuils, la législation, autoriser le travail le dimanche. Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en économie.

Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi. Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles. Et c’est parfois dur. Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu.

Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. Les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui rassemble toutes les nationalités, dans sa diversité…

Selon vous les élus sont donc totalement déconnectés du terrain ?

Ils ne l’ont surtout pas connu. Il faut être maire, conseiller municipal conseiller général pour connaître cette réalité. Valls la connaît. A Évry, il l’a vécu. Moi aussi. Beaucoup d’élus n’ont pas fait de combat politique. Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.

En sous-jacent vous semblez dire que ce qui peut marcher par exemple à Dijon, peut fonctionner partout.

Bien entendu. Le chômage a baissé de 8,7 à 8% à Dijon. Comment peut-il baisser dans notre ville et pas dans des endroits similaires ? Il faut se poser la question.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides

On a vu que le Conseil Constitutionnel a censuré les allégements de cotisations salariales. Elles devaient concerner 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Le motif du Conseil : Méconnaissance du principe d’égalité. Est-ce le cas ?

Les 41 milliards d’euros que nous avons débloqués doivent permettre de redonner des marges de compétitivité aux entreprises. Nous voulions essentiellement les réserver au secteur concurrentiel, mais le Conseil Constitutionnel en a décidé autrement : du coup, cette possibilité sera donnée à toutes les entreprises. Cette mesure va finir par porter ses fruits, le Président en est persuadé. Peut-être que ceci nous fera perdre la prochaine élection Présidentielle mais nous pensons que ceci est une nécessité pour le bien du pays. Si la droite et l’extrême droite reviennent, les entreprises se débrouilleront pour garder leur compétitivité. Quand on fait une politique de l’offre, on est obligé d’être en accord avec l’entreprise.

Vous envisagez donc l’éventualité de perdre la Présidentielle ?

Je ne suis pas pessimiste. Je crois toujours en une victoire. S’il faut être le dernier auprès de François Hollande, je le serai, car la victoire j’y crois. Pour moi, François est le candidat idéal. Mais la réalité c’est qu’une politique de relance par l’offre est très longue à mettre en œuvre et à porter ses fruits.

Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides : dès le premier semestre 2015 pour le CICE par exemple

La dernière réforme que vous avez lancée est celle des seuils sociaux. Pourquoi faut-il les réformer ?

Le nombre d’entreprises de 48 ou de 51 salariés varie du simple ou double, il y a bien une raison. Il faut donc envisager un assouplissement des seuils sociaux. J’ai demandé aux partenaires sociaux de travailler ensemble pour faciliter cette réforme. 66% des entreprises de dix et vingt salariés n’ont pas de délégué du personnel alors que c’est une obligation. Et dans le tiers des entreprises qui en ont un, c’est le patron qui le choisit. Moi, ça m’interpelle.

Il y a des lourdeurs invraisemblables, des réunions inutiles… Le droit doit être réel et pas formel. Le dossier est désormais sur la table des partenaires sociaux. J’espère qu’ils arriveront à un accord avant la fin de l’année. Dans le cas contraire, le gouvernement prendra ses responsabilités.

Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine

Parlons un peu de Dijon. Vous avez transmis le flambeau à votre ami Alain Millot. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois ?

Il est patient, apaisant. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit lors du dernier conseil municipal. Je lui ai envoyé un message, ainsi qu’à Nathalie [Koenders, la première adjointe, NDLR] et Colette [Popard, adjointe au maire déléguée au logement, NDLR] : “Il est bien Alain, il est calme, il est pondéré, à l’écoute. Ça fait du bien au conseil; tout le contraire de moi, car je suis agacé par Vandriesse, Bourguignat, Bichot et je ne parle même pas de Cavin”.

Alain Millot a surtout porté une réforme que vous aviez insufflée au Sénat : le passage en communauté urbaine du Grand Dijon.

Je suis très content d’avoir réussi mon coup. Ce passage en communauté urbaine va changer la dotation globale de fonctionnement (DGF) : de 34 euros par personne, nous allons désormais en toucher 60. Soit une enveloppe supplémentaire de six millions par an. 36 millions sur un mandat. Une marche est lancée vers l’unification des territoires dans le respect des uns et des autres. Il n’y a que la ville de Talant, pour des raisons politiques qui ne lui ont pas vraiment réussi d’ailleurs, qui n’a pas voté favorablement cette modification.

À terme, les territoires défensifs, comme Asnières-lès-Dijon, vont disparaître et nous allons poursuivre notre communauté de destin. Avec comme objectif de devenir une métropole, au cœur d’un bassin de 380 000 habitants, qui va tirer le département vers le haut.

On attendait la sortie de votre livre sur le football pour la rentrée…

(Il pointe son bureau). Il est là. 80% de l’ouvrage était rédigé avant que je n’arrive au ministère du Travail, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire la dernière partie, consacré à la coupe du monde de football de juin 2014. Mais il est bien là, dans un tiroir et sortira au moment de l’Euro 2016.

À l’origine je voulais écrire un livre sur mes “France-Brésil”, mais l’éditeur a jugé que je n’étais pas assez connu alors il s’agira toujours de football, mais à travers le prisme politique. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont critiqué cette démarche, mais la vérité c’est que l’ouvrage était en partie écrit avant d’arriver ici.

Pour l’Euro 2016 donc. Et avec une équipe en résidence à Dijon ?

La France accueillera en effet la compétition et la ville a postulé pour accueillir une équipe. Le Président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, m’a confirmé que nous avions de grandes chances d’être retenus. D’ici là nous aurons avancé sur la construction de la tribune et sur tant d’autres projets comme la Cité de la gastronomie, la rénovation du Musée des Beaux-Arts, du chauffage urbain, sur la classification des climats au patrimoine mondial de l’Unesco. Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine.

Jérémie Lorand




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