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Intelligence(s) et culture(s)
Intelligence(s) et culture(s)


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Les pulsions comme maintien de l'intégrité / L'intelligence pour capter des variations environnementales / La culture pour apporter des réponses socialement admissibles (automatismes) / Le cerveau orbito-frontal pour imaginer des réponses originales / L'ego, le moi, le je / Compassion et contre passion / Henri Laborit / Le projet de loi réformant les soins en psychiatrie : une insulte à la culture / Son et couleur : de la science à l'art / La couleur dans tous ses éclats / Les animaux ont-ils une culture ? /


MALINOWSKI B. : Une théorie scientifique de la culture /
Inculture(s) - Conférence gesticulée de Franck Lepage /
La conférence en .PDF /
Perspectives spatiales dans le langage et le cerveau /
Aux origines du dialogue des cultures chez l’enfant /
Incultures (Lepage) (I) /
Incultures (Lepage) (II) /
Incultures (Lepage) (III) /
Incultures (Lepage) (IV) /
Incultures (Lepage) (V) /
Incultures (Lepage) (VI) /
Incultures (Lepage) (VII) /
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Incultures (Lepage) (XIV) /
Incultures (Lepage) (XV) /
Incultures (Lepage) (XVI) /
De l'inutilité du savoir : Réflexions sur le bannissement de la culture au sein de l’institution scolaire /
Forum Libération à l'Université d'Avignon : Jean-Luc Mélenchon... ionosphérique ! /
Marie-Rose Moro : Diffusons les bonnes pratiques pour la diversité culturelle /
Du différentialisme de Claude Guéant : ça reste un con, basta ! /
Claude Guéant ou l'arrogance du civilisé et toujours aussi con ! /
Notre cerveau : intelligence; langage : un site ! /
Des biens publics de très haute nécessité /
Dossier : L'intelligence de l'enfant /
La connaissance métaphysique /
L'enseignement de la musique et la subversion de l'école /
Dossier thématique : les langues /
En France, les Académies aident-elles les citoyens à « mettre la science en culture » ? /
La gouvernance de la culture scientifique, technique et industrielle /
Total, nouveau sponsor du gouvernement en matière culturelle, artistique et éducative /

Sites Internet et articles / Corrélats /

Les êtres vivants reçoivent des informations avec leur périphérie
sensible, les conduisent à leur cerveau qui mesure leur pertinence
avec l'état de déséquilibre dans lequel se situe leur milieu intérieur,
avant ou non d'émettre une réponse dont le but est d'éteindre aussi
bien l'information interne que l'information externe.
I) La thermodynamique des systèmes ouverts nous apprend que les êtres vivants doivent échanger de la matière et de l'énergie pour survivre.



Ces échanges doivent répondre à certaines conditions qui garantissent durablement l'intégrité structurelle de l'organisme (cf. thermodynamique des systèmes ouverts). Le maintien de son intégrité, en réalité, n'intéresse que l'organisme. En ce sens, on peut dire que chaque organisme vit isolé de sa naissance jusqu'à sa mort.

II) Le maintien de son intégrité consiste essentiellement, pour l'organisme, à lutter contre tous les déséquilibres qui interviennent tout au long de sa vie. Ces déséquilibres peuvent affecter l'homéostasie du milieu intérieur (faim, soif, sexualité). Ils résultent aussi des variations environnementales lorsqu'elles sont perçues comme gênantes ou dangereuses, mais aussi quand elles sont perçues favorablement.

III) Pour rétablir ses équilibres, un organisme doit avoir connaissance des déséquilibres qui l'affectent.

IV) Les déséquilibres du milieu intérieur sont, au moins chez les animaux vertébrés, perçus par certaines structures cérébrales (hypothalamus) qui commandent à tout un ensemble de glandes endocrines dont le rôle est de sécréter des hormones agissant spécifiquement pour rétablir les équilibres. Une glande joue un rôle particulier en régulant l'activité de toutes les autres. C'est l'hypophyse, laquelle est physiquement attachée à l'hypothalamus.

V) Les déséquilibres environnementaux sont captés par les sens classiques : la vue, l'ouïe, le toucher, le goût, l'odorat et d'autres sensations comme le sens de l'équilibre statural, la perception des tensions musculaires ou des appuis osseux, les variations de pression artérielle ou du rythme cardiaque (émotions), etc.

VI) On pourrait définir l'intelligence comme la capacité à percevoir et discriminer les variations d'intensité des facteurs de l'environnement. Si l'on devait hiérarchiser les intelligences, on ne pourrait le faire qu'en prenant en compte la plus petite valeur à partir de laquelle un organisme est capable de discriminer une variation de facteur. Chaque organisme n'est pas également doué pour percevoir des variations d'intensité des facteurs abiotiques (température, humidité, odeur, son, etc. ou la qualité de poli d'un meuble ou la raison pour laquelle une voiture est en panne, etc.). Chaque organisme n'est pas, non plus, également doué pour percevoir des variations d'intensité des facteurs biotiques. Chez l'homme, par exemple, d'aucuns sont mieux doués pour capter une intentionnalité comportementale que d'autres, mieux analyser le contenu d'un discours que d'autres ou mieux percevoir les difficultés scolaires chez un enfant que d'autres, etc.

VII) Il ne suffit pas d'être capable de discriminer finement des variations d'intensité des informations provenant de l'environnement, il faut que ces informations soient perçues comme pertinentes par l'organisme qui les reçoit. Par exemple, une odeur de cuisine n'aura pas la même interpellation chez un sujet qui a faim ou s'il vient de déjeuner. D'une manière générale, (sans doute, schématique ?), les déséquilibres du milieu intérieur sont des facteurs importants pour rendre pertinentes ou non, beaucoup d'informations qui proviennent de notre environnement. Mais la signifiance d'une information n'est pas seulement liée aux déséquilibres du milieu intérieur. Elle dépend aussi de la manière dont chaque organisme aura construit ses référentiels comportementaux surtout à l'égard des informations de nature biotiques. On n'oubliera pas que chaque organisme a sa propre histoire de vie, des interdits sociaux spécifiques nés de son espèce, de ses mœurs, de son éducation, des pratiques philosophiques, religieuses, culturelles ou morales auxquelles il aura été soumis ou se sera conformé.

VIII) Dès lors qu'une information est perçue comme pertinente, signifiante, c'est-à-dire déséquilibrante, le seul objet de l'organisme est de supprimer cette information dans son environnement. La seule manière d'y arriver est une action sur l'information afin qu'elle disparaisse, au moins ne soit plus perceptible. Par exemple, s'il fait froid dehors, on n'y peut rien, mais on peut s'habiller plus chaudement ou chercher un bon abri. Chez l'homme, et dans un autre domaine, c'est le sens qu'on peut donner à l'argumentation contradictoire au cours de laquelle nous réagirons plus ou moins fortement à telle ou telle information qui se révèle non conforme à ce que nous inspire notre éducation ou nos convictions politiques, philosophiques, religieuses ou autres.

IX) On pourrait définir le mot culture comme l'action motrice qui vise à éteindre une information qui nous apparaît pertinente. Le plus souvent, les réponses que nous opposons à une information que nous voulons voir disparaître, est automatique, c'est-à-dire qu'elle s'est construite patiemment, par imprégnation, au gré des récompenses ou des désagréments qu'elle nous aura apporté.

X) Chez l'homme, l'existence d'un cerveau orbito-frontal, très probablement dédié à l'imaginaire, permet la recherche de réponses originales dont on espère une récompense et qui nous permettront la mise en place d'autres automatismes.

XI) Chez l'homme, l'existence du cerveau orbito-frontal est ce qui le distingue le mieux des autres espèces animales. Il est assez vraisemblable que c'est dans cette partie du cerveau qu'on doive y situer la notion d'ego pour lequel on distingue souvent le " moi " du " je ". Le moi existe chez tous les vertébrés. On peut le confondre avec la notion d'intégrité structurelle que chaque organisme défend pour survivre ou plus simplement pour son confort. Le " je " serait plus spécifiquement humain. Il pourrait correspondre à la projection que l'on ferait du " moi ", projection essentiellement motrice, donc culturelle, par le moyen des postures, des tenues vestimentaires, des objets possédés et montrés, du langage, etc. dans le but d'affirmer une personnalité (intégrité structurelle unique, originale et défendable) et d'y trouver des récompenses.

XII) Remarquablement parmi les animaux, seul l'homme, parce qu'il a un " je " est capable de réponses violentes. Non que les animaux ne puissent pas être agressifs, mais s'ils le sont, c'est avant tout dans l'intentionnalité, rarement dans le passage à l'acte, traumatisant, blessant ou criminel. La violence chez l'homme est d'abord humiliante. Elle procède à une double intentionnalité. La première consiste à traumatiser l'autre dans son intégrité structurelle en lui infligeant des blessures durables, physiques ou psychiques, c'est-à-dire en déstructurant le " moi " de l'autre violenté. La seconde consiste à annihiler le " je " de l'autre, c'est-à-dire à nier et détruire sa personnalité.

XIII) La violence contre passionnelle qui vise à humilier n'est probablement pas très différente de la compassion qui se manifeste essentiellement vers l'humilié. Contre passion et compassion ne seraient-elles que deux manières de récompenser la partie " je " de notre ego ? Je ne saurais l'affirmer. Je remarque simplement que le violenteur quand il a atteint son but sur le " moi " et le " je " de l'autre, enfile volontiers le costume du compassionné vis-à-vis de sa victime. On s'interroge souvent sur les raisons qui expliqueraient pourquoi un enfant violenté serait plus enclin à être violent à l'âge adulte. La violence est le plus souvent un moment d'intimité entre le bourreau et sa victime. Celle-ci, tant qu'elle n'a pas de témoin ou qu'elle ne peut pas témoigner, ne peut attendre de réconfort (compassion) que de son bourreau. Reproduit-elle ce comportement pour être à la fois bourreau et compassionnel et doublement récompensée ? Je ne le sais pas. C'est juste une hypothèse.





Comment espérer qu'un jour l'Homme que nous portons tous en nous puisse se dégager de l'animal que nous portons également si jamais on ne lui dit comment fonctionne cette admirable mécanique que représente son système nerveux ?

Comment espérer voir disparaître l'agressivité destructrice, la haine, la violence et la guerre ?

N'est-il pas indispensable de lui montrer combien aux yeux de la science peuvent paraître mesquins et ridicules les sentiments qu'on lui a appris à considérer souvent comme les plus nobles sans lui dire que c'est seulement parce qu'ils sont les plus utiles à la conservation des groupes et des classes sociales, alors que l'imagination créatrice, propriété fondamentale et caractéristique de son cerveau, n'est le plus souvent, c'est le moins qu'on puisse dire, absolument pas exigée pour faire un honnête homme et un bon citoyen."

Henri Laborit (1914-1995), L'agressivité détournée



Pour en savoir plus sur la biologie du comportement, vous trouverez ci-après la bibliographie de Henri Laborit (1914-1995)* :

Les ouvrages grand public sont soulignés / Les ouvrages nécessitant des pré-requis en neurobiologie, mais abordables pour quiconque possède une culture scientifique niveau terminale, sont en gras / les autres ouvrages destinés surtout à des spécialistes sont en caractères ordinaires /

· Physiologie et biologie du système nerveux végétatif au service de la chirurgie, G. Doin et Cie, 1950.

· L'anesthésie facilitée par les synergies médicamenteuses, Masson, 1951.

· Réaction organique à l'agression et choc, Masson, 1952.

· Pratique de l'hibernothérapie en chirurgie et en médecine (en collab. avec Pierre HUGUENARD), Masson, 1954.

· Résistance et soumission en physio-biologie : l'hibernation artificielle, coll. Évolution de sciences, n° 2, Masson, 1954.

· Excitabilité neuro-musculaire et équilibre ionique. Intérêt pratique en chirurgie et hibernothérapie (en collab. avec Geneviève LABORIT), Masson, 1955.

· Le delirium tremens (en collab. avec R. COIRAULT), Masson, 1956.

· Bases physio-biologiques et principes généraux de réanimation, coll. " Agressologie - réanimation - hibernothérapie ", Masson, 1958.

· Les destins de la vie et de l'homme. Controverses par lettres sur des thèmes biologiques (en collab. avec Pierre MORAND), Masson, 1959.

· Physiologie humaine (cellulaire et organique), Masson, 1961.

· Du soleil à l'homme, coll. Évolution des sciences, n° 26, Masson, 1963.

· Les régulations métaboliques, Masson, 1965.

· Biologie et structure, coll. " Idées ", n° 156, Gallimard, 1968.

· Neurophysiologie. Aspects métaboliques et pharmacologiques, Masson, 1969.

· L'homme imaginant. Essai de biologie politique, coll. 10/18, Union Générale d'Édition, 1970.

· L'agressivité détournée, coll. 10/18, n° 527, Union Générale d'Édition, 1970.

· L'homme et la ville, Flammarion, 1971.

. Les comportements. Biologie, physiologie, pharmacologie, Masson, 1973.

· Société informationnelle. Idées pour l'autogestion, éd. du Cerf, 1973.

· La nouvelle grille, coll. " Libertés 2000 ", Laffont, 1974.

· Eloge de la fuite, coll. " La vie selon … ", Laffont, 1976.

· Discours sans méthode (en collab. avec Francis JEANSON), coll. " Les grands auteurs ", Stock, 1978.

· L'inhibition de l'action. Biologie, Physiologie, psychologie, sociologie, Masson, 1979.

· Copernic n'y a pas changé grand chose, Laffont, 1980.

· L'alchimie de la découverte (en collab. avec Fabrice ROULEAU), Grasset, 1982.

· La colombe assassinée, Grasset, 1983.

· Dieu ne joue pas aux dés, Grasset, 1987.

· La vie antérieure, Grasset, 1989.

· Les récepteurs centraux et la transduction de signaux, Masson, 1990.

· Les bases biologiques des comportements sociaux, coll. " Grandes conférences ", Musée de la Civilisation-Québec, 1991.

· L'esprit du grenier, Grasset, 1992.

· Etoiles et molécules, Grasset, 1992.

· La légende des comportements**, Flammarion, 1994.

· Une vie. Derniers entretiens avec Claude Grenié, éditions du Félin, 1996.

[* Laborit n'est évidemment pas le seul auteur en langue française traitant de neurobiologie ou des comportements. On pourra aussi lire les ouvrages de Jean Pierre Changeux, ceux de Jean Didier Vincent, etc.]

[** Ce très bel ouvrage résume bien toutes les propositions que Henri Laborit fit tout au long de sa vie et devrait figurer dans toute bibliothèque idéale.]

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Le projet de loi réformant les soins en psychiatrie : une insulte à la culture



Il faut être bête comme l’homme l’est si souvent pour dire des choses aussi bêtes que bête comme ses pieds, gai comme un pinson… Le pinson n’est pas gai, il est juste gai quand il est gai, triste quand il est triste ou ni triste ni gai

J.Prévert



Lorsque s’imposera le bilan de l’action présidentielle de Nicolas Sarkozy, on ne manquera pas de constater la déflagration qu’il aura initiée entre l’État et les avancées civilisatrices, les acquis culturels de notre pays. Et l’on pourra dresser un sinistre catalogue : discours à l’université de Dakar sur l’homme Africain « pas assez entré dans l’histoire », loi organisant les soins psychiatriques sous contraintes en ambulatoire, centres de rétentions administratives à perpétuité, démantèlement de « camps » de Roms, de gens du voyage, création d’une inégalité des citoyens devant la loi, plaisanteries de mauvais goût devant les tombes des résistants des Glières, réponses insultantes à des citoyens en colère, mépris pour les lecteurs de la Princesse de Clèves, et bien sûr j’en passe.

Promotion de la barbarie, insulte à la culture caractérisent cette politique.

Le discours présidentiel et la politique du gouvernement sont constamment marqués de la l’imperium de la culture du résultat ; l’action, fût-elle agitation volontariste, trouve seule grâce à leurs yeux. Or dans le champ du soin à la personne psychiquement en souffrance, cette orientation est catastrophique. Elle rejette les apports d’une clinique de la psychopathologie patiemment élaborés en particulier par les écoles françaises et allemandes, enrichie par la philosophie phénoménologique et par le génie freudien, approches qui nécessitaient d’écouter les patients cas par cas et une formation continue sérieuse de la part des praticiens de toutes catégories. Elle y projette au contraire une protocolisation des pratiques et une évaluation détachée de tout contexte clinique, fondée sur des définitions de traits pathologiques sans commune structure mais dont l’addition se prête à des statistiques abusivement transposées ici. Cette agitation pseudo scientifique accompagne de fait un virement volontaire, violemment scandé, s’insufflant obsessionnellement dans les media, de l’interprétation de la psychopathologie comme souffrance individuelle vers l’affirmation de la dangerosité du patient pour autrui.

On pourrait croire en effet sans rapport les errements du président et de son gouvernement avec l’observation de ce qui se passe en psychiatrie aujourd’hui ; pourtant, la préférence allant aux faux semblants, l’on y retrouve la haine de l’histoire et de la patience, de l’exigence intellectuelle, on y retrouve la lâche flatterie populiste de la passion de l’ignorance pour faire gober la promotion des entreprises de fabrications de coupables , on y retrouve une fermeture bornée aux hasards et à la singularité des rencontres qui fondent toute possibilité de création civilisatrice.

Quand Picasso peignit son « Nain » d’après celui de Vélasquez dans « les Ménines » il était à l’apogée de son travail et en particulier du désapprentissage du savoir académique : lui-même affirmait : « à huit ans j’étais Raphaël, il m’a fallu toute une vie pour peindre comme un enfant ».

Dans nos professions nous savons bien quelles difficultés il nous faut affronter, traverser, pour savoir ne pas savoir et nous laisser enseigner (sinon soigner) par l’aventure de la rencontre avec des patients. Le caractère parfois inouï de leur souffrance pourrait nous tenter de recourir à la maîtrise, au contrôle, à la tentative de modifier par la manipulation des comportements qui nous dérangent trop ; répondant par la violence à la peur qui parfois les envahit nous pourrions alors renoncer à ce que Tony Lainé appelait « sa profonde solidarité avec la folie qu’il y a dans l’autre » niant nos propres failles, nous nous retrouverions du côté de la barbarie dont l’histoire de la psychiatrie a souvent montré trop de preuves.

Praticiens de ce champ particulièrement sensible à ce qu’être humain peut signifier, notre travail quotidien est de nous réunir grâce à une orientation qui limite ces tendances barbares, dites inhumaines ; sans les nier, de veiller à opposer à la mise au ban de tel ou tel malade, à la répression de tel ou tel comportement par l’abrutissement médicamenteux ou l’enfermement , l’offre d’un accueil pour l’histoire de chacun avec sa temporalité pour entrer en confiance, avec la singularité des médiations que chacun reconnaît ou invente.

Mais, nous voilà convoqués aujourd’hui là où la barbarie de la société de contrôle (au sens de Deleuze reprenant le syntagme de William Burroughs), tente de nous mener.

Malgré la contestation radicale des psychiatres désaliénistes contre les lieux d’enfermement comme réponse à la question de la folie, malgré la leçon incontournable de Foucault, nous sommes conviés à participer activement à la recherche d’une maîtrise du symptôme par le contrôle des conditions de son émergence au domicile même du patient.

Le projet de loi relative aux droits et à la protection (sic) des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge- qu’en terme galant ces choses là sont mises- organise la continuité de la contrainte au prétexte de la continuité des soins ; dévoiement de sens qui s’inscrit dans la cohorte des insultes à la culture, à l’apaisement du lien social qu’elle promeut , nouvel avatar qui vient stigmatiser une population et confirmer la défiance à l’encontre de ceux qui n’adhéreraient pas au projet médical les concernant ( non compliants faut-il dire !) mais aussi à l’égard de l’étranger, du paresseux, du lettré, du sans papier, de l’analyste et de son patient, du voisin, de l’artiste, de l’homme de passage, sans oublier le raton laveur, car ne sont ils pas des dangers potentiels pour le sommeil des bien pensants ? La promotion de la confusion entre Droits de l’homme et du citoyen et la mesquine petite somme des droits individuels permet d’agiter le chiffon d’une prétendue aspiration populaire à la sécurité plutôt que de se pencher sur les conditions de vie commune d’un peuple. Population facilement exclue à cause du mal-être qu’ils évoquent et que l’on préférerait ne pas voir, les patients comptent parmi les proies que s’autorise la puissance publique dans son entreprise nuisible de chasse aux boucs émissaires.

Le projet de loi réformant l’obligation de soin pour les patients constitue donc un paradigme mortifère de cette tentative de destruction des solidarités garantes de la solidité du lien social entre les citoyens. Il s’agit là du projet cardinal d’un gouvernement pour lequel l’extrême droite est manifestement plus qu’une compagne de route et pour lequel aussi la défense des intérêts des plus nantis impose d’organiser l’affrontement des plus démunis dans leur multiplicité et avec leurs intérêts parfois contradictoires, ou comment faire oublier l’affaire Woerth- Bettencourt en organisant la chasse aux Roms puis en septembre le soin sous contrainte en ambulatoire auquel nous sommes déterminés à livrer une bataille sans concession.

Ce texte que députés et sénateurs seront amenés à examiner à l’automne prochain semble-t-il est une insulte à la culture car il ne laisse aucune place à ce qui du génie humain peut contribuer à tenter de donner hospitalité à la folie, il ne laisse aucune place au surgissement des potentialités créatrices qui, dans la folie, permettent à des sujets sur le point de succomber au tragique morcellement d’eux même , de reprendre pied, d’oser solliciter d’ autres personnes encourageant la trouvaille de suppléance à leur abîme pour que la vie ne soit plus complètement impossible. Les relations étroites entretenues par la folie et l’art, l’adoption par les équipes soignantes de la fécondité dont la souffrance psychique peut parfois être porteuse sont autant de témoignages contre l’atteinte à l’intégrité sociale et politique des patients qui constitue une insulte à notre culture fertilisée par le romantisme et le surréalisme.

La désignation des patients comme d’abord potentiellement dangereux est un raccourci inadmissible, un misérable contresens méconnaissant la fécondité poétique dont ils sont porteurs, méconnaissant l’apport de la folie à la connaissance de l’âme humaine, à ses créations artistiques, à ses trouvailles scientifiques. Éthiquement, elle est l’exact opposé de la considération attentive et solidaire que requiert toute pratique visant à prendre réellement soin de son contemporain. Philosophiquement elle dément honteusement l’incertitude fondamentale de la raison.

Cette loi se caractérise aussi par la protocolisation abusive du soin : l’absence d’un patient à sa séance, au temps de rencontre avec le soignant faisant l’objet non d’un questionnement, d’une mise en perspective clinique mais d’un acte normé, automatique, obligatoire, au nom naturellement des bonnes pratiques : dénoncer le sujet concerné à l’autorité administrative laquelle éventuellement le ramènera menotté à l’hôpital.

Cette organisation visant au contrôle systématisé des « comportements » est un scandale dans le champ de l’aide, du soin. Elle consiste essentiellement à exclure les praticiens, toutes catégories professionnelles confondues de leur fonction primordiale : élaborer une réflexion sur leur travail pour ne pas nuire aux possibilités de traitement.

Nous savons bien que la seule possibilité que nous ayons de préserver la dignité et l’intégrité psychique des patients, et la nôtre aussi, réside dans l’effort pour aborder l’énigme particulière de la souffrance de chacun, et cela comme Picasso peignant son Nain l’a fait, en se débarrassant des oripeaux du conformisme académique.

Nous avons à chaque instant de nos pratiques à nous débarrasser autant que possible du fatras psychologisant et éducatif dont l’université fait volontiers la promotion. Nous avons aussi et surtout à nous débarrasser de tout ce qui pourrait nous paraître justifier que nous devenions acteurs du maintien d’un ordre public dont nous voyons au quotidien de l’arsenal législatif développé par les plus hautes autorités de l’État comment il tente d’imposer à un corps social au bord de la rupture les modalités les plus excluantes possibles du vivre ensemble et combien il confine à l’ordre moral dont le qualificatif de « nouveau » ne limite pas l’horreur.

Avec, Freud nous ne pouvons pas y croire, mais avec lui il faut bien se rendre à l’évidence une fois encore : dans les moments de chamboulement de la société, aujourd’hui la mondialisation, les effets pacificateurs de la culture peuvent tomber les uns après les autres et quelquefois massivement. Le pire déferle alors et son cortège d’agonies, sa géhenne d’espérances perdues. Marquant l’extrême difficulté qu’il y a justement pour les hommes à vivre ensemble, à se retrouver dans le Babel des langues et des pulsions, le pire ne demande qu’à faire retour, livrant chacun sans limite à prendre sa place selon son organisation psychique au fil des événements , dominant ou dominé et parfois les deux à la fois, scène ouverte par l’oppression de l’homme par son semblable, avec « la paille de la misère pourrissant dans l’acier des canons » pour reprendre encore Prévert...

Or l’on nous propose sans merci, le pauvre langage du président de la République en témoigne sans cesse, de faire la guerre contre ci, la guerre contre ça ; après la guerre économique le temps est à la guerre à la délinquance et à ceux qui l’incarnent : fous, Roms et sans papiers faisant, semble-t-il, bien l’affaire.

Bernard- Henri Lévy dans son article du Monde intitulé « les trois erreurs de Nicolas Sarkozy : mépris des Roms, outrage à l’esprit des lois, discours de guerre civile » écrit : « tenir le langage de la déchéance [...] c’est la garantie d’une société fiévreuse, inapaisée, où chacun se dresse contre chacun et où le ressentiment et la haine seront très vite les derniers ciments du lien social »

Nous savons bien pourtant comment les fous, souvent déjà témoins d’horreurs passées, subissent parfois et pour les mêmes raisons le sinistre sort de ceux que la bête désigne comme boucs émissaires des malheurs du monde. L’étymologie peut être d’une aide précieuse dans la compréhension de ces tristes voisinages :

Aliéné du latin alius l’autre, le radicalement étranger, dont vient aussi témoigner la traduction allemande du mot aliéner : entfremdung, rendre étranger donc. C’est vraiment à ceci que nous sommes conviés : faire des patients des étrangers radicalement autres et dont il ne faudrait que redouter la violence.

Il s’agit là d’une proposition éthiquement inadmissible, une fois encore, une insulte à la culture à laquelle nous refusons de nous associer.

Le 2 décembre 2008 un discours offensif contre nos patients avait été proféré, il n’était pas forcément de bon ton, au cénacle des professionnels de l’enfermement, d’y voir une attaque grave aux libertés publiques ; la suite vient et organise un statut très particulier de l’humain en souffrance psychique ou de n’importe qui troublerait l’ordre public du fait d’un comportement incompatible avec les exigences de l’ordre moral. Ainsi l’on pourrait demain se voir imposer des soins psychiatriques sous contraintes éventuellement à la maison voire une hospitalisation. Cette dernière se déroulerait dans des lieux « sécurisés »( pour lesquels rappelons le soixante dix millions d’euros ont été débloqué par le ministère en trois mois) et dans des conditions où aller et venir librement serait graduellement limité sinon empêché essentiellement selon l’appréciation de l’omnipotente autorité administrative et l’étrange bénédiction présidentielle : « personne mieux qu’un policier de haut vol ne saurait en exercer les prérogatives », le tout éventuellement sur signalement des directeurs d’hôpitaux obligatoirement prévenus par les équipes soignantes..

Lacan reprenant le Balcon de Jean Genet rappelle à propos du rapport du sujet avec la fonction de la parole que « si est un rapport adultéré un rapport ou chacun a échoué et où personne ne se retrouve [….] continue de se soutenir si dégradé soit-il[…]comme quelque chose qui est lié a ce qu’on appelle l’ordre et cet ordre se réduit quand une société en est venue à son plus extrême désordre à ce qui s’appelle la police ». Dans la pièce de Genet, les petits vieux réclament des uniformes de généraux, d’évêques et de juges pour jouir dans le ventre des prostituées mais personne ne demande à enfiler les oripeaux du préfet de police qui choisit le phallus comme emblème, lui qui, pivot de tout, se désespère en même temps que sa fonction ne soit pas assez attractive pour que l’on souhaite s’identifier à lui.

Il va de soi que nous ne saurions empêcher le président et ses préfets de jouir de leurs semblants phalliques, le voudrions nous que n’en n’aurions pas les moyens, mais nous avons le projet résolu d’empêcher qu’ils emportent les plus vulnérables d’entre nous dans leur préoccupante sarabande.

« L’État qui fait la guerre se permet toutes les injustices, toutes les violences » dit Freud dans ses « Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort ». Il y a dans le projet de loi qui nous bouleverse une réelle violence instituée, d’autant plus inquiétante que le principe civilisateur, l’apaisement créatif du lien entre les citoyens, sera d’autant plus difficile à mettre en œuvre dans ce moment de risque de « grande misère psychologique des masses » pour là encore reprendre Freud..

Les prochaines dispositions législatives concernant les personnes nécessitant des soins psychiatriques sont à l’aulne de ce qui s’enseigne sur les bancs des écoles de médecine et de soins infirmiers : c’est ainsi qu’il est enseigné dans les établissements publics de santé une méthode consistant à permettre au personnel devant un patient agité, de savoir utiliser tel ou tel outil relationnel stéréotypé pour pacifier la situation ou à défaut d’utiliser des techniques issues des arts martiaux ; la guerre disais-je ; c’est ainsi qu’il faut déplorer la suppression progressive mais rapide des formations universitaires en psychopathologie, c’est ainsi que telle officine de recherche établit un classement ridicule de l’efficacité des thérapies, c’est ainsi encore que s’organise un diplôme de psychothérapeute visant à former en trois ans des professionnels de la psychothérapie. Ces pratiques tiennent lieu de réflexion référencée approfondie, prudente et précautionneuse sur les causes, le sens de la survenue de tel ou tel évènement, insulte à la culture vous dis-je.

Il y a lieu à ce propos de constater que ce désastreux dévoiement de nos pratiques et de l’enseignement n’est pas de la seule responsabilité du gouvernement. Certains professionnels y ont leur part qui en effet réclament, enseignent, promeuvent, appliquent ces méthodes simplificatrices et violentes de relation avec les patients.

La contrainte à la maison, l’immobilisation techniquement maîtrisée en lieu et place de la tentative toujours retravaillée de trouver les moyens d’une réelle hospitalité pour la folie, constituent ainsi les moyens nouveaux proposés aux professionnels dans l’exercice de leur profession.

Nous avions pourtant mis beaucoup d’espoir dans la révolution copernicienne en psychiatrie qui ne centrait plus la question de la folie sur celle de l’asile ; nous avions cru dépassée la loi d’exception dont le premier effet avait été d’imposer un statut hors le droit commun à ceux que la parfaite étrangeté qui les définissait avait fait nommer « aliénés ».

Nous voilà aujourd’hui renvoyés à cette approche ségrégative donnant aux plus fragiles d’entre nous un statut d’extra territorialité, les excluant du droit commun et les assignant au titre de leur souffrance particulière à l’enfermement à l’hôpital ou pire encore désormais, chez eux.

Nous n’aurions pas dû oublier qu’un an avant sa mort, huit ans après sa condamnation définitive, Galilée, devenu complètement aveugle, écrivit dans un sonnet :

»Monstre je suis plus étrange et difforme

Que harpie sirène ou chimère….

Et je perds et mon être et ma vie et mon nom »

La barbarie du savoir dogmatique, de la norme indiscutable peut aussi défaire le sujet péniblement rassemblé autour de sa faille originelle.

Nous avons eu tort d’imaginer le progrès désaliéniste comme définitif, sans doute n’avions- nous pas assez bien lu Freud et son « Avenir d’une illusion » : toutes les avancées démocratiques, toutes les inventions esthétiques demandent à être soutenues, sans relâche tant elles sont fragiles.

Nous n’acceptons pas cette réforme imposée du soin en psychiatrie qui ne tient aucun compte de ce que la réflexion clinique attentive permet de médiations, d’inventions chaque jour à chaque rencontre avec chacun des patients dont la singularité de la souffrance nous enseigne les méandres de la complexité psychique , dont l’histoire particulière avec ses appartenances sociales et ses origines sur le globe est à considérer avec bienveillance là où le sarkozysme, pauvre référence politique mal inspirée des plus sinistres thèses stigmatisantes et rejetantes, ne veut rien savoir de la fécondité des brassages ethniques et culturels.

Le pouvoir s’attaque chaque jour un peu plus au socle sur lequel la République s’est construite, il a entrepris une destruction quasi systématique des propositions du Conseil National de la Résistance, il met à mal les droits essentiels de l’homme et du citoyen, organise des niveaux différents de citoyenneté, s’attaque à ce que l’histoire récente de la psychiatrie a tenté de développer, il met ainsi en danger la civilisation, la culture même qui permet aux humains d’essayer de vivre ensemble. Il y a là plus que jamais une ardente obligation à s’opposer à cette casse, à refuser d’appliquer des lois sans légitimité, à continuer d’essayer d’établir pour les générations à venir les bases d’une civilisation non excluante, les fondements d’une organisation sociale ou dire le mot culture ne serait pas une insulte.

Nous sommes aujourd’hui dans la position décrite par Francis Ponge à propos de Giacometti : « l’homme en souci de l’homme, en terreur de l’homme, s’affirmant une dernière fois en attitude hiératique, d’une suprême élégance. Le pathétique de l’exténuation à l’extrême de l’individu réduit à un fil » Ce fil est fragile, il tient chacun des hommes et ne demande qu’à se rompre, nous sommes garants du maintien de son intégrité, c’est ainsi que les poètes, les peintres, les musiciens pourront continuer à tisser avec ce fil à quoi nous sommes réduits, la beauté et l’espérance du monde.

Il y a un acte de profonde culture à refuser le projet de loi organisant des soins sous contrainte à domicile, un des actes de résistance que la dérive actuelle du pouvoir exige, comme de refuser le traitement discriminatoire de certaines catégories de citoyens réduits aux actes commis par une infime minorité d’entre eux. Il y a lieu de prendre ainsi notre place, « calmes sous nos sabots, brisant le joug qui pèse sur l’âme et sur le front de toute humanité » pour citer Rimbaud dans son poème « Morts de quatre vingt douze ».

Michaël et Jacqueline Guyader.




Je ne puis que très vivement conseiller l'excellent site canadien, dédié à Laborit, et consacré au cerveau et aux comportements :
http://www.lecerveau.mcgill.ca

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Psychobiologie Humaine : http://psychobiologie.ouvaton.org/

La vie mentale de l'enfance à la vieillesse :
http://www.megapsy.com/Mental/index_mental.htm

Biologie et pharmacologie des comportements violents / Pr. Hervé Allain /
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/comportements_violents.htm

Le plaisir : aspects biologiques et pharmacologiques / Pr. Hervé Allain /
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/plaisir.htm

LE CERVEAU ET LA PENSÉE / Pr. Olivier Sabouraud /
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/index4.htm

Pharmacologie de la cognition :
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/index4.htm

Progrès et perspectives en neuropsychologie / Pr. Roger Gil /
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/index4.htm

Essai de modélisation du fonctionnement du cerveau à travers le concept d'assertorisme :
http://www.stethonet.org/cervo/INDEX.HTM

Motivation :
http://ethologie.unige.ch/etho2.now/par.date/2004_11_12.htm

L'instinct et les éthologues :
http://ethologie.unige.ch/etho2.now/par.date/2004_10_22.htm

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Le système olfactif :
http://olfac.univ-lyon1.fr/sysolf/lso-frame.htm

Gustation et olfaction :
http://biologie.univ-mrs.fr/upload/p55/TD2LicNeuro.PDF

De la perception sensorielle au comportement :
http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/drosozone/gp05/gp05p04.htm

Dans : http://quasimodo.versailles.inra.fr/inapg/drosozone/sommaire.htm

Le plaisir : aspects biologiques et pharmacologiques :
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/plaisir.htm

Le toucher :
http://membres.lycos.fr/papidoc/512Lazorthetoucher.html

Dans : Le grenier à textes :
http://membres.lycos.fr/papidoc/500pourmemoires.html

Physiologie sensorielle : le système visuel
http://mon.univ-montp2.fr/L2L3ETM/document/Jean_VALAT/LE_SYSTEME_VISUEL.Plan_NET.pdf

Dans : Espace pédagogique@@@@ :http://mon.univ-montp2.fr/index.php?category=BP

La vue :
http://www.snof.org/

Physiologie de l'audition :
http://www.med.univ-tours.fr/enseign/orl/Otol/aud/aud.html
http://auriol.fr/clefsons/ClefDesSons/ecoute.htm
http://cipglena.fr/niveau4/oreille/index.htm
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin32/pagesweb/audi.html

Perception et hallucinations :
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin32/pagesweb/intro.htm

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Guide sur le traumatisme vicariant *** : Solutions recommandées pour les personnes luttant contre la violence :
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/pdfs/trauma_f.pdf

[*** Le traumatisme vicariant est aussi qualifié de traumatisme post-compassionnel. Il affecte des personnels souvent en situation face à des violences, des drames, des accidents, des meurtres, des suicides, etc. Ce sont des pompiers, des infirmières, des médecins, des policiers, des éducateurs, etc.]

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L'ANGOISSE ou la douleur de l'esprit :
http://www.boulimie.com/fr/dossier_angoisse.htm

L'anxiété :
http://www.boulimie.com/fr/dossier_anxiete.htm

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Dynamique démographique des chasseurs-cueilleurs :
http://www.unige.ch/cyberdocuments/theses2003/RayN/these_body.html

Choc des civilisations et manipulations historiques. Troubles dans la médiévistique
http://cvuh.free.fr/spip.php?article180

Les préférences sexuelles des mouches sont-elles culturelles ?
http://www.rue89.com/infusion-de-sciences/2009/05/12/les-preferences-sexuelles-des-mouches-sont-elles-culturelles






[Corrélats : Cerveau et comportements / Condition de la femme / Violence ou violance ? / ...]

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