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Y'a rien à Ivoire, on est chocolat ...
Y'a rien à Ivoire, on est chocolat ...




Il en va du commerce de l'ivoire comme de la chasse aux baleines, de la réduction des gaz à effet de serre, des bonnes intentions manifestées à Rio, Johannesburg, Cancun, Washington, Buenos aires, Kyoto, etc. c'est pipi de chat dans un violon mon Q !

Non, ce n'est pas une manifestation contre le commerce de l'ivoire !
Ça serait plutôt une manifestation au cours de laquelle les nombreux
protagonistes ne savent pas encore qu'ils sont pour que celui du cacao,
se fasse dans certaines conditions qui ne leur seront pas favorables.
On ne peut pas s'attendre à autre chose.


Aucune promesse politique n'est jamais tenue. Aucun argument scientifique ne pèse devant un diktat économique, fut-il fallacieux.

Pour se convaincre qu'on ne doit rien attendre de ceux qui occupent des postes de responsabilité, ni dans les domaines de la protection de l'environnement, pas davantage dans ceux de la protection des travailleurs ou plus généralement de l'espèce humaine, on lira avec beaucoup d'attention les propos qui figurent sur un site internet qui propose une formation en lobbysme (sic).

Parce que les normes et réglementations nationales et européennes pèsent de plus en plus lourdement sur vos activités, la pratique du lobbying devient un instrument de votre compétitivité.
Seul ou en équipe, vous avez la charge d'identifier et d'anticiper toute modification législative susceptible d'affecter les acquis de votre entreprise ou de remettre en cause son plan de développement.
De façon concrète vous souhaitez acquérir des connaissances opérationnelles, pour :
Comprendre les processus normatifs et les règles de fonctionnement des institutions,
Assurer une veille normative efficace,
Cartographier le jeu des acteurs et mettre en évidence les rapports de force,
Comprendre le langage des institutionnels et utiliser les outils de communication adaptés.



J'ajouterai bien : Savoir y mettre le prix puisque si beaucoup de politiques sont vénaux, tous sont corruptibles.

L'industrie du chocolat interpellée sur les conditions de travail

Côte d'Ivoire : le défi du cacao

20 ans après l'interdiction de commercer l'ivoire, plus de 100 éléphants sont tués chaque jour




Côte-d'Ivoire / Gbagbo fait son beurre avec le cacao, sans doute ladidon, mais ça y'en aura quand même nous qu'on sera chocolat ! C'est la raison pour laquelle il faut lire le texte qui suit et intitulé :" Un rapport de l'Union européenne accuse le clan du Président de rançonner les planteurs à son profit " avec en arrière pensée que le colonialisme n'est pas vraiment mort et que les intérêts bien compris des blancs font toujours le charme de la civilisation occidentale… Vous aurez, bien entendu, tous noté que dans occidental, il y avait occi !

Extraits choisis du rapport européen

Libération / QUOTIDIEN : mercredi 18 janvier 2006

"On avait assisté à la disparition de l'État dans certains pays. Mais, dans le secteur de la filière cacao, on voit un État qui ne liquide pas ses propres services d'intérêt général, mais en organise le transfert à des intérêts commerciaux. Il ne s'agit plus de délégations de services publics, mais de cession du service public, catégorie juridique jusque-là inconnue du droit public (...). Dans la pratique, dès 2003, lorsque les cours mondiaux s'installaient dans une baisse durable, au détriment des producteurs, les autorités n'ont pas mis en oeuvre les instruments de régulation comme prévu par les textes. Depuis, les planteurs, dont la situation se détériore non seulement à cause des conflits qui règnent dans leur zone d'exploitation mais aussi à cause de la baisse des revenus des récoltes, sont entrés dans un cycle de revendication récurrent (...). Les commerçants sont assujettis à de nombreux prélèvements fiscaux, dont certains sont directement destinés à garantir un prix minimum aux producteurs en adéquation avec la fluctuation des cours mondiaux (...). Mais les instruments financiers mis en place en contrepartie des prélèvements ne sont pas utilisés pleinement par les institutions en charge de leur collecte et de leur gestion (...). Au total, si l'on disposait de tous les éléments, l'examen du cadre juridique des organisations de la filière cacao, par ses dysfonctionnements et surtout par ses incohérences fondamentales, pourrait faire le bonheur d'une armée de juristes."





Braconnage. Les douaniers taïwanais ont saisi 5 tonnes d'"or blanc " en quelques jours. Preuve, selon des ONG, d'une hausse de la contrebande.

Trafic d'ivoire au grand jour / Par Laure NOUALHAT / QUOTIDIEN / Libération : Mercredi 12 juillet 2006

Cinq tonnes en trois jours, soit 547 éléphants morts. Telle est l'équation à laquelle ont abouti les douaniers de Taiwan après deux spectaculaires saisies d'ivoire de contrebande la semaine dernière dans le port de Kaohsiung. Le 4 juillet, ils ont saisi 2 tonnes d'"or blanc" pour environ 2,35 millions d'euros. Il s'agissait de deux chargements en provenance de Tanzanie, qui, après un transit en Malaisie, se dirigeaient vers les Philippines. Les 18 caisses en bois contenaient 350 défenses d'éléphants d'Afrique (Loxodonta africana). Puis le 6 juillet, les douaniers du même port inspectent un cargo apparemment laissé à l'abandon depuis trois semaines. Là, ils découvrent plus de 744 morceaux d'ivoire dont plusieurs centaines de défenses entières, le tout représentant 3 tonnes d'ivoire et 372 individus victimes de braconnage. Les douaniers ont confié aux journalistes que les tailles des défenses, encore ensanglantées, laissaient à penser que des jeunes avaient été massacrés. En mai déjà, 3,9 tonnes d'ivoire avaient été saisies à Hongkong. Au cours des sept dernières années, 95 tonnes d'ivoire ont été saisies dans le monde entier, ce qui représente plus de 15 000 éléphants morts.

Quotas de chasse. Depuis 1989, le commerce d'ivoire est interdit (sauf cas exceptionnel) par la Convention de Washington qui protège les espèces menacées (la Cites). En France, porter de l'ivoire est sanctionné de six mois d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende si le bijou ou l'objet a été fabriqué et acquis après 1989. "Les inscriptions aux annexes de la Cites répondent à des critères, dont l'un des plus importants est l'état et l'évolution de la population de l'espèce", indique-t-on au ministère de l'Ecologie. L'éléphant d'Afrique était inscrit à l'annexe I de la Cites, c'est-à-dire qu'il était considéré comme une "espèce menacée d'extinction immédiate par le commerce". Ni commerce, ni transport n'étaient autorisés. Mais en 2004, le Botswana, la Namibie, le Zimbabwe, puis l'Afrique du Sud ont montré que leurs populations d'éléphants étaient en très bon état, voire même abondantes dans certaines régions. Dans ces quatre pays, l'éléphant a donc été classé à l'annexe II de la Convention, moins protectrice, sous des conditions très strictes. Des quotas de chasse permettent donc de stabiliser les populations. "Un éléphant provoque des ravages. Quand il y en a trop, c'est ingérable pour les habitants", justifie-t-on au ministère de l'Écologie**. Dans certains pays, tuer des éléphants est un sport qui se monnaie très cher lors de chasses touristiques. En 2006, le Botswana détenait un quota de 540 éléphants à tuer, le Cameroun de 160 individus et le Zimbabwe de 1000 têtes.

En dépit de ces mesures, le commerce illégal d'ivoire se poursuit, voire s'intensifie. "C'est un commerce très lucratif, tenu par des bandes extrêmement bien organisées", confie un responsable du réseau de surveillance Traffic en Asie du Sud-est. Pour les ONG de défense de la nature, les coups de filet ne représentent qu'un faible pourcentage du trafic qui alimente le commerce clandestin. "Les dernières prises d'ivoire signalent une tendance inquiétante qui menace les éléphants dont le nombre baisse partout dans le monde, a déclaré le Dr Joth Singh, un des responsables du Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw). C'est une tragédie : plus de 1 200 éléphants ont été tués pour produire l'ivoire qui a été saisi au cours de ces quelques dernières années."

** : On dirait du Hortefeux évoquant les éléphants sur les volcans d'Auvergne !

Écran de fumée. D'après l'Ifaw, c'est à partir de 2002 que les prises d'ivoire auraient augmenté. A cette date, la Cites a proposé de rouvrir le commerce international de l'ivoire par une vente unique de 60 tonnes accumulées en provenance du Botswana, du Zimbabwe, de Namibie et d'Afrique du Sud. Le Japon est le seul pays à avoir le droit d'importer de l'ivoire pour la réalisation de sceaux, à condition de ne pas le réexporter. Même si les livraisons n'ont toujours pas eu lieu, ce commerce légal aurait ouvert la porte à l'illégal. "Toute vente légale de l'ivoire crée un écran de fumée qui cache le commerce clandestin et provoque donc une augmentation du braconnage", estime l'Ifaw. Impossible pourtant d'affirmer que le trafic s'intensifie. D'après les systèmes de surveillance du braconnage et du suivi du commerce illicite très décriés par les écologistes , il n'y a aucune augmentation significative de l'un ou de l'autre depuis 2002. Ce qui doit fait rire les douaniers taïwanais.




Petit rappel :

http://www.roc.asso.fr/communiques-ligue-roc/2002/commerce-ivoire.html

Le 14 octobre 2002

CONTRE LE COMMERCE DE L'IVOIRE : 3 ASSOCIATIONS FRANÇAISES REMETTENT PRES DE 80.000 SIGNATURES AU MINISTÈRE DE L'ÉCOLOGIE EN VUE DE LA CITES 2002

La Fondation Ligue Française des Droits de l'Animal, la Fondation 30 Millions d'Amis et La Ligue ROC - Ligue pour la préservation de la faune sauvage remettront aujourd'hui à la Ministre de l'Écologie, Mme BACHELOT, près de 80.000 signatures dénonçant la reprise du commerce de l'ivoire décidée en 1997. A l'approche de la 12ème Conférence des Parties de la CITES (1) qui se déroulera à Santiago du Chili du 3 au 15 novembre 2002 et qui statuera sur le sort des éléphants, ces trois associations ont également publié un rapport (2) dénonçant l'influence dramatique de la reprise du commerce sur le trafic de l'ivoire.

Aujourd'hui à 16H30, la Ligue Française des Droits de l'Animal, la Fondation 30 Millions d'Amis et La Ligue ROC vont remettre officiellement à la Ministre de l'Écologie, les 80.000 signatures récoltées dans le cadre de leur pétition visant à interdire le commerce de l'ivoire. Suivra une réunion entre le trio associatif et une conseillère de la Ministre afin de préciser la position que prendra la France pour l'avenir des éléphants lors de la prochaine conférence de la CITES (Santiago / 3-15 nov. 2002).

En vue de cette conférence, ces trois associations ont publié un rapport qui sera envoyé aux 158 pays membres de la CITES, démontrant très précisément que l'utilisation dite " durable " des parties ou produits de l'éléphant, mise en avant par les pays d'Afrique australe favorables au commerce de l'ivoire (Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe), mène au contraire à l'extinction de l'espèce.

Le braconnage a en effet repris de façon très alarmante sur l'ensemble du continent africain et même asiatique, depuis la réouverture du commerce de l'ivoire décidée en 1997 : plus de 30.000 éléphants tués par braconnage et 52 tonnes d'ivoire brut passées en contrebande depuis ces quatre dernières années. Cela témoigne à l'évidence de l'échec total des mesures de contrôle qui devaient accompagner cette reprise du commerce et compromet sérieusement la crédibilité de la CITES en tant qu'outil capable de gérer efficacement les échanges internationaux de faune et flore sauvages.

Il y a 30 ans, les éléphants étaient plus de 2 millions. Ils sont moins de 300.000 aujourd'hui. Si le braconnage retrouvait son niveau d'avant interdiction (90.000 bêtes tuées par an entre 1970 et 1989), tous les éléphants pourraient disparaître d'ici 4 ans.

Au plus fort des massacres d'éléphants d'Afrique en 1989, la France avait pris une décision courageuse en étant l'un des premiers pays à demander l'interdiction du commerce de l'ivoire. Aujourd'hui, la Ligue Française des Droits de l'Animal, la Fondation 30 Millions d'Amis et La Ligue ROC estiment que sa position au sein de l'Union européenne doit lui permettre de s'imposer de nouveau comme un état fort et décisionnaire pour le futur de cette espèce. La France ne peut avoir une position de statu quo et doit affirmer son attachement au respect des lois qu'elle s'est imposées en refusant toute importation d'ivoire sur son territoire.

Le trio associatif, dont le combat en faveur des éléphants remonte à 1997, pèsera de tout son poids pour que la France et l'UE (qui votent d'une seule et même voix) soutiennent, lors de la conférence de novembre prochain, les propositions de l'Inde et du Kenya. Ces deux pays, en autres victimes de la recrudescence du braconnage, demanderont le reclassement de toute les populations d'éléphants en Annexe I de la CITES et donc l'interdiction totale du commerce international de l'ivoire.

Il existe des solutions pour permettre aux éléphants de jouer un rôle économique véritablement durable tout en assurant leur conservation et le maintien de leurs populations en Annexe I de la CITES : rachat par la CITES des stocks d'ivoire brut à des " fins non commerciales " plutôt que de financer des systèmes très coûteux de suivi du braconnage, utilisation sur place des stocks par un artisanat local…

Mais, ce qu'il faudrait réellement pour éloigner la menace qui pèse sur les éléphants d'Afrique, c'est faire admettre que l'ivoire n'a pas de valeur et que la véritable richesse durable est l'éléphant vivant lui-même.

(1) Convention de Washington sur le commerce des espèces menacées de faune et de flore sauvages.

(2) Rapport disponible sur Internet




Le commerce de l'ivoire sculpté reste bien souvent sur les marchés d'Afrique centrale un fait courant.
http://www.ecofac.org/Canopee/N09/N0901_Ivoire/IvoireCommerce_02.htm

Un plan pour les marchés africains de l‘ivoire, une victoire pour l'éléphant :
http://www.wwf.fr/pdf/CPCommerceIvoire.pdf

Le oui au commerce de l'ivoire africain :
http://www.afrikeco.com/articles/economie.php3?id_article=5265

Recrudescence du trafic d'ivoire dans le bassin du Congo :
http://www.bioeco.org/docu110

Campagne de protection des éléphants L’ivoire tue !
http://www.ifaw.org/ifaw/general/default.aspx?oid=131989

450 kg d’ivoire brut considérés comme des « effets personnels » :http://www.roc.asso.fr/communiques-ligue-roc/2001/saisie-ivoire.html

L'ivoire végétal ou tagua :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tagua

Les palmiers à ivoire :
http://www.taguaworld.com/pages/181.html






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