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Limnologie
Limnologie


Un lac en Suède, à minuit, en été
La limnologie fut originellement définie comme l'océanographie des lacs (Forel 1892).


Beaucoup plus récemment (Dussart 1996) définit la limnologie comme l'étude des eaux superficielles continentales.

Primitivement, réservée aux systèmes lentiques, la limnologie ouvre donc ses domaines de compétence aux eaux courantes (systèmes lotiques). Cela s'explique et se comprend par la continuité évidente qui relie les systèmes d'eaux stagnantes avec les systèmes d'eaux courantes.

Toutefois, les deux domaines restent malgré tout très dissemblables, y compris dans les méthodes d'approche et des études menées sur les deux systèmes particulièrement en raison de la différence considérable parfois des temps de séjours de l'eau dans chacun de ces deux types d'hydrosystèmes. Les temps de séjour des eaux dans les lacs sont toujours assez longs pour induire des dynamiques spécifiques dans le milieu que ce soit dans le domaine de l'autoépuration, comme dans les domaines de relargage de substances piégées dans les sédiments, par exemple, au cours des processus d'eutrophisation ou de dystrophisation.

La limnologie, c'est d'abord l'étude de la structure des hydrosystèmes, et surtout des lacs, étangs et autres réservoirs. L'influence des deux facteurs écologiques que sont l'éclairement et la température des eaux a été le domaine d'études qui fut longtemps privilégié.

C'est plus récemment que l'influence des facteurs chimiques anthropiques est devenue préoccupante et que les mécanismes d'eutrophisation, de dynamique de populations des algues ou la toxicologie des cyanobactéries ont été largement étudiés. Les pollutions agricoles, domestiques et industrielles (phosphore, azote, écotoxiques, métaux lourds, pesticides, etc.) ont révélé leur rôle prépondérant dans les phénomènes d'eutrophisation.

Parmi les résultats très intéressants que la limnologie actuelle a mis en avant, on devra citer la dynamique de relargage des substances dissoutes ou piégées dans les sédiments déposés au fond des lacs, puis remis en suspension sous diverses influences dont des phénomènes d'anaérobiose, la mise en place d'une chimiocline, etc. L'étude de la cinétique des polluants d'origine extérieure (charge externe), mais aussi des polluants issus par transformation chimique, mais surtout microbienne, du lac lui-même (charge interne) met en évidence des phénomènes de rétroaction dont quelques-uns sont régulateurs et participent à l'équilibre du milieu, d'autres, malheureusement mettent en place des tendances qui accentuent progressivement les déséquilibres.

Devant l'ampleur des dégâts constatés sur un grand nombre d'écosystèmes lacustres, une des tâches prioritaires des limnologistes fut, dès les années 1960 - 70 , la restauration de ces écosystèmes. Le plus difficile, d'ailleurs, ne furent pas les études scientifiques, même si la caractérisation des causes de dégradation des systèmes ne fut pas toujours facile à mener, mais ce fut de vaincre les résistances des pouvoirs publics, des utilisateurs de la ressource quand bien même ils allaient la perdre (pêcheurs, hôteliers, etc.), des industriels (lessiviers surtout), des agriculteurs productivistes aussi, des collectivités locales dont les élus ne voyaient pas vraiment en quoi la construction d'une station d'épuration les assureraient d'une réélection, et même de scientifiques prêts à jurer leurs grands Dieux de l'inocuité des phosphates ou des nitrates… On trouve toujours un Lyssenko de service… etc.

Actuellement, une des questions sur laquelle les limnologistes débattent beaucoup est de savoir si, quand ils restaurent un lac eutrophisé, ils doivent retrouver les qualités initiales de ce lac, c'est-à-dire le plus souvent un lac oligotrophe ou bien s'ils doivent se satisfaire de conditions d'eutrophie acceptables avec les besoins réels que peut satisfaire la ressource lacustre. Les pêcheurs de corégones du lac d'Annecy ou du lac Leman, les touristes aussi probablement aimeraient des retours à l'oligotrophie. Mais une légère eutrophie, synonyme de biodiversité augmentée ne sera pas pour déplaire à d'autres pêcheurs, d'autres utilisateurs, d'autres touristes, etc.




L'EAU DOUCE, MILIEU ET RESSOURCE / écologie - pollutions - aménagement de l'eau
http://www.cig.ensmp.fr/~hhgg/soulard/Textes/Sommaire.html

Typologie des eaux courantes distribution espèces /ibgn/ :
http://lbe.univ-fcomte.fr/telechar/pub/insectes.pdf

Appréciation de la qualité biologique et physico-chimique d'écosystèmes limniques ardennais :
http://www.poirrier.be/cours/travaux/l1/lz1rigi.pdf

Relations trophiques, réhabilitation et gestion des ressources piscicoles et de la macrofaune benthique :
http://www.thonon.inra.fr/poisson/poisson.htm

Limnologie opérationnelle
http://www.dijon.inra.fr/thonon/bassinversant/restaurationlacs/limnologie.htm

Plantes aquatiques :
http://www.sarthe.com/cpns/RUBRIQUE%202/FLORE/vegÉtation_aquatique.htm#top

Quelles techniques pour entretenir le cours d'eau ? /
http://www.carteleau.org/guide/l003.htm

Les associations symbiotiques dans le milieu subaquatique :
http://ffessmbiologie.fr/Provence/telechargement/Emannuel_Bernier_%28Symbioses%29.pdf

Importance des virus dans les milieux lacustres :
http://jacquet.stephan.fr/Duhamel_INRAmensuel_2004.pdf

La Dombes et ses étangs, une question d'équilibre
http://ladombes.fr/Les_etangs/Les_etangs_en_Dombes_Les_vasieres.htm

VASIÈRES FLUVIATILES ET LITTORALES
http://wetlands.fr/fiches/_02/02.PDF
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Les zones humides
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=141

Mares et étangs : pourquoi donc ne pas les assécher ?
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=72






[ Corrélats : Hydrologie / Lacs / Turbidité / Salinité / Aréisme / Pélicanidés / Cyanobactéries / ...]

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