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Lit d'un cours d'eau
Lit d'un cours d'eau


Le lit d'un cours d'eau est, en général, la partie la plus profonde de la vallée dans laquelle s'écoule gravitairement un courant d'eau. De manière classique, on distingue le lit mineur limité par des berges, du lit majeur occupé temporairement par les eaux débordantes.

Une tremblaie ripariale des bords du Blavet... qui mériterait
davantage d'attention. Il est vrai qu'on n'y compte aucune plante
rare et que les Cœnagrion sont d'une telle banalité...
Le lit mineur, dit aussi " apparent ", " ordinaire ", " permanent ", est occupé par des matériaux roulés par les eaux et peu masqués par la végétation et l'implantation humaine.


Dans les plaines ou les fonds de larges vallées, peuvent apparaître, à l'intérieur du lit mineur, des microreliefs caractéristiques : chenaux, dépressions d'inégales profondeurs séparés par des seuils, bras secondaires abandonnés, îles, grèves. Le lit d'étiage ou chenal d'étiage est celui dans lequel se concentre l'écoulement pendant les périodes de basses eaux.

Le lit majeur ou champ d'inondation est l'espace que les eaux peuvent recouvrir et tapisser d'alluvions fines. Il est généralement occupé par une végétation plus ou moins hygrophile. La partie du lit majeur, la plus souvent inondée, est parfois appelée lit moyen ou champ d'inondations fréquentes. Le lit majeur d'extension maximum est dit lit majeur exceptionnel ou épisodique.

Dans les plaines et vallées alluviales, la distinction entre lit mineur et lit majeur est souvent délicate dans la mesure où les inondations du lit majeur ne proviennent pas uniquement du débordement du cours principal. Par exemple, la montée des eaux dans le cours d'eau principal peut produire un effet de barrage sur l'écoulement des tributaires qui, eux, débordent en inondant la plaine. De plus, quel que soit le style du lit fluvial, lit rectiligne, lit à méandres, lit tressé ou " en tresses ", lit anastomosé, quand apparaissent des chenaux multiples, des îles, des barres de sable et de graviers, le lit mineur n'étant pas entièrement occupé par l'eau, la limite des berges est floue et la configuration des chenaux et des îles est fort instable.

Pour les morphologues qui ne confondent pas les deux derniers styles de lits fluviaux, dans le lit tressé, les chenaux multiples enserrant des îles ont une faible sinuosité ; ils sont larges, instables, peu profonds caillouteux, caractérisés par un écoulement rapide, souvent spasmodique et une forte charge de fond. Le lit anastomosé a des chenaux principaux fortement sinueux, en pente faible, relativement profonds et larges, se séparant et se rejoignant à l'aval, et s'exhaussant lentement par l'effet de la charge en suspension.




L'espace de liberté d'un cours d'eau : une confrontation perpétuelle entre les forces de la nature et la volonté d'aménagement ?

Après chaque crue ou presque, lorsque l'on mesure l'ampleur des dégâts que le passage des eaux a provoqué, on entend toujours à peu près le même discours sur l'impuissance des hommes face aux forces de la nature et immanquablement, quelques semaines plus tard, quand tout est déjà oublié, les hommes reconstruisent ou réparent les ouvrages détruits, les berges affouillées, les routes emportées, etc. jusqu'à la fois suivante.

Remarquablement, la question simple de l'espace de liberté d'un cours d'eau n'est jamais posée. L'idée que l'homme puisse contraindre une rivière prévaut toujours sur celle qui voudrait qu'on lui concède l'espace sur lequel elle s'étale, déplace ses sédiments, modifie son tracé, déborde, etc. et surtout, que l'homme s'y adapte, particulièrement, quand il y bâtit des ouvrages, des entreprises ou des habitations.

L'espace de liberté d'un cours d'eau est celui de son lit majeur où on se doit d'y préserver un espace minimal pour permettre au cours d'eau de conserver son potentiel d'ajustement en plan et en long en fonction de l'évolution" des débits liquides et des débits solides.




Quelles techniques pour entretenir le cours d'eau ? : http://www.carteleau.org/guide/l003.htm

Les cours d'eau non domaniaux :
http://cartel.oieau.fr/guide/l001b.htm

LA DÉLIMITATION FONCIÈRE DU LIT :
http://www.webzinemaker.com/admi/m7/page.php3?num_web=10674&rubr=4&id=230441

Les sédiments du lit des cours d’eau : quantification de leur influence sur les peuplements de macro-invertébrés :
http://www.lyon.cemagref.fr/doc/these/gayraud/partie1.pdf

Le curage des sédiments des cours d'eau :
http://www.inra.fr/dpenv/curage.htm

Impact sur l'environnement de l'extraction des granulats :
http://www.oieau.fr/eaudoc/synthes/granulat.htm

Dégradations / L’aménagement des cours d’eau :
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/14_amenagement.htm

Les acteurs de l'entretien des cours d'eau :
http://cartel.oieau.fr/guide/l004.htm

Les cours d'eau / formes naturelles :
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/FormesnaturellesParisTech1.pdf
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/FormesnaturellesParisTech2.pdf
http://www.engref.fr/coursenligne/Hydraulique/FormesnaturellesParisTech3.pdf

Voir aussi les liens sur la page Hydrologie§




[ Corrélats : Hydrologie / Chantiers " Rivière " / ...]

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