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Le sens de la vie - La mort
Le sens de la vie - La mort


Déjà tout petit, je rêvais d'arracher les mauvaises herbes... 
Après tant et tant d'années, maintenant soixante-dix, quand même, je me demande aussi et de plus en plus souvent, à quoi ça sert de vivre et tout, à quoi ça sert en bref d'être né ? Comme le chante Béranger !

C'est vrai, quand même que j'avais quelques bonnes raisons de fonder de sérieux espoirs sur l'avenir du monde. J'étais né à la fin de la seconde guerre mondiale. L'Amérique avait vitrifié les japonais pour servir d'exemple aux Russes... 2gol avait évité la colonisation de l'affrance... Tout baignait.Dès 1960, je m'insurgeais contre l'autorité fasciste qui présidait au lycée Montesquieu du Mans... En 1967, je m'opposais, avec un certain succès, aux mandarins imbéciles de la fac de Caen...

J'étais encore en droit d'espérer sur cette fin du XXe siècle que l'humanité allait réagir.

Alors en France, on a eu Giscard, puis les deux coups de Jarnac, l'amateur de Corona, la fripouille sarkopsique, le félon hollandru... Ailleurs, ce furent Pol Pot, les deux Bush, l'arnaque des tours jumelles, des millions d'enfants tués jusqu'au petit Aylan.

Alors vraiment, je me demande si je n'aurais pas gagné à me noyer dans l'étang des Perles ou le Merdereau qui passe à Averton et où j'allais à la pêche, plutôt que de m'interroger sur ce que des criminels en Syrie, en Lybie, au Mali, en Somalie, en Tutsie, ont pu commettre d'atrocités juste pour un peu plus de pognon dans la poche des déjà trop riches comme Bolloré qui saccage les guignols à Canal +.

Parce qu'enfin, on aurait bien voulu, après toutes ces saloperies, qu'on devienne enfin civilisables... et c'est tout le contraire auquel on assiste.... Ça ne vous donne pas envie de les terroriser les riches et les kapos qui les sucent ?





Putain Gotlib est mort et ça les fait marrer !


J'ai tellement peur de la mort que je me demande si je vais encore avoir le courage de continuer à vivre.



Quand je serai mort, je sens que je vais me manquer cruellement,
d'autant que j'aurais bien aimé fêter le bicentenaire de ma naissance de mon vivant !



So long !




Melanostoma mellinum : une redoutable tueuse de 8 mm de long.
Les êtres vivants pluricellulaires sont des systèmes thermodynamiques ouverts. Ils échangent de la matière et de l'énergie. Pour être en équilibre avec leur milieu, les systèmes thermodynamiques ouverts doivent obéir à certains impératifs dont le plus important est, sans conteste, celui de croissance.

La croissance thermodynamique veut " simplement " dire que la quantité d'énergie et de matière qui entre dans un système ouvert doit être plus importante que la quantité d'énergie et de matière qui en sort. À cette condition et à celle-là seulement, un système ouvert reste viable.


Mais la croissance n'est pas infinie. Pour que la quantité de matière et d'énergie qui entre dans un système soit supérieure à celle qui en sort, il faut et il suffit que les échanges du système restent plus importants que les capacités de métabolisme du système.

Si l'on admet, au moins en première approximation, que les échanges sont proportionnels à la surface du système et que les métabolismes sont proportionnels au volume du système, la croissance est assurée tant que la surface du système reste plus importante que son volume.

On démontre aisément que si un système ouvert est représenté par un cube d'arête a, la croissance du cube n'est plus satisfaite à partir du moment où le cube a grandi pour atteindre une arête égale à 6a... On peut dire que le cube thermodynamique ouvert a atteint sa taille maximale ou limite.

Dès lors, si le cube continue de grandir, il " décroit " au moins au sens thermodynamique puisque le métabolisme-volume devient plus important que les échanges-surface. À terme, le système est condamné à divers dysfonctionnements et à la mort.

Il n'y a que les êtres unicellulaires qui, en théorie au moins, peuvent échapper à la mort. Il leur suffit pour cela de se couper en deux, on dit se diviser par scissiparité. En le faisant, l'organisme retrouve, pour un temps au moins, une surface plus importante que le volume. Pour ne pas mourir, il suffit à l'organisme de se diviser aussitôt qu'il approche sa taille limite. Les bactéries, les algues unicellulaires, les euglènes et de nombreux protozoaires procèdent ainsi.

Tant que les conditions du milieu sont acceptables :

» au plan de la fourniture d'un accepteur des protons libérés par la digestion des aliments, l'oxygène surtout ;

» au plan de la quantité et la qualité des aliments disponibles ;

» et au plan de l'espace dans lequel les organismes peuvent évoluer, c'est-à-dire à la fois l'espace vital proprement dit nécessaire à chaque organisme et la qualité de cet espace : degré d'encombrement par des déchets, par exemple, degré de confinement, etc.

Et si les organismes conservent des possibilités de se diviser dans un milieu favorable, ils sont immortels.

Les êtres pluricellulaires ne savent plus (ne peuvent plus) se diviser par scissiparité. Ils sont condamnés à mourir, au moins en tant qu'individus. Le seul espoir qui leur reste est de retarder un peu l'échéance de la mort.

Pour cela, les êtres pluricellulaires disposent d'un certain nombre de moyens :

Le premier est que l'organisme entier a perdu sa capacité de se diviser, ses cellules constitutives, surtout les moins différenciées, conservent longtemps la leur. L'organisme dispose donc de moyens pour réparer certains de ses organes au moins.

La seconde est que l'organisme va s'arranger pour augmenter le plus possible ses surfaces d'échange dans le volume que la nature lui concède. Pour cela, l'organisme va utiliser des techniques de fractalisation au niveau, au moins, des surfaces d'échange essentielles : villosités intestinales dans le tube digestif pour l'absorption des aliments ; lobes pulmonaires ou arborescences branchiales pour les échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre le milieu de vie extérieure et les compartiments liquides du milieu intérieur ; systèmes de néphrons des reins pour l'épuration des déchets du sang ou de l'hémolymphe ; circonvolutions cérébrales pour occuper au mieux tout le volume de la boîte crânienne ; etc.

La troisième est que les êtres pluricellulaires vont disposer de cellules haploïdes sexuées avec lesquelles et un partenaire qui disposera des cellules de sexe opposé, ils vont s'unir, se féconder et donner naissance à un œuf, c'est-à-dire à un nouvel être thermodynamique qui survivra à ses deux parents.

Remarquablement, la fécondation, c'est le contraire de la scissiparité. On prend deux moitiés d'organismes différents que l'on réunit en un seul.

Naître, croître en échangeant de la matière et de l'énergie dans le respect des règles thermodynamiques, se reproduire pour que son patrimoine génétique perdure et enfin mourir quand la machine a épuisé toutes ses ressources, c'est déjà un joli programme.

S'il suffisait de ces quelques actions élémentaires, la vie serait sans doute bien terne. En réalité, la thermodynamique des systèmes ouverts nous enseigne qu'il ne suffit pas d'échanger de la matière et de l'énergie et croître, mais aussi qu'idéalement, c'est que la croissance soit la plus faible possible de manière à ce que les déperditions énergétiques soient les plus insignifiantes possible entre les différents compartiments et que les gaspillages de matière soit quasiment réduits à rien.

En d'autres termes, les êtres vivants doivent dépenser des trésors d'imagination pour faire de la thermodynamique la plus économique possible. Les exemples sont très nombreux. Je rappelle l'économie prodiguée au couple si les partenaires restent fidèles entre eux (économie de séduction, de pariade, de compétitions ou de combats, etc.) ou fidèles au site de nidification, par exemple.

Mais cette thermodynamique économique ne vaut pas qu'au niveau des individus, du couple et par voie de conséquence au niveau de la population, elle vaut aussi au niveau des peuplements chez lesquels tout sera mis en œuvre pour que le désordre entropique soit retardé le plus possible.

Pour cela, la multiplication des échanges les plus faibles possible entre le plus grand nombre possible de partenaires échangeurs, en un mot la plus grande biodiversité possible est un moyen de retarder l'entropie du système. C'est de cette façon qu'il faut envisager simplement l'hypothèse de Gaïa.

C'est là qu'intervient la troisième dimension, en quelque sorte " thermodynamique ", même si elle n'est ni matière, ni énergie : c'est-à-dire l'information qu'échangent en permanence les acteurs en présence dans un écosystème.

Il y a une économie thermodynamique évidente pour une lionne à repérer dans une troupe de gazelle, celle qui boite parce qu'elle vient de se mettre le pied dans un trou de rongeur et qu'il vaut mieux attaquer immédiatement avant qu'elle ne recouvre ses moyens et ses capacités de fuite maximales.

Des exemples de cette nature sont légion. Nous-mêmes nous dépensons des trésors d'imagination pour économiser nos efforts, retarder notre fatigue, préserver nos ressources, épargner notre énergie, etc. Il n'y a bien que nos gouvernants qui font le contraire et nous demandent de les imiter.

Finalement, le seul but de ce site pour lequel j'ai dépensé un peu d'énergie, c'est peut-être de faire faire des économies thermodynamiques à ceux qui le parcourront, l'utiliseront et l'enrichiront de leur propre expérience et de leurs savoirs. Paradoxalement, je suis incapable de dire quels seront les éléments qui seront retenus par le lecteur pour qu'il réalise des économies d'énergie et de matière.

Tous les êtres vivants procèdent de cette manière sur Terre et c'est en grande partie la raison, jusqu'à un temps récent, que la Planète était régulée et en équilibre thermodynamique acceptable et qu'on pouvait évoquer Gaïa.

Il y eut, dans le passé des crises très graves sur notre planète, et remarquablement ces crises furent résolues dans l'invention d'un nouveau processus de régulation. Si l'on admet, comme hypothèse de l'apparition de la vie sur Terre, le rôle des coacervats fermenteurs se servant, pour leur croissance thermodynamique, des éléments de l'atmosphère primitive, on sait que les modifications de l'atmosphère qui résultent de ces métabolismes conduisent à une impasse évolutive. On sait aussi que l'apparition de symbiotes photosynthétiques (les futurs plastes végétaux) et de symbiotes respiratoires (les futures mitochondries) permet de résoudre cette crise. On sait enfin combien les cycles du carbone et de l'oxygène qui résultent de la résolution de cette première crise matérielle et énergétique sont hautement corrélés et régulés.

D'autres crises sont sûrement survenues, à différentes échelles, du local au planétaire et pour lesquelles nous n'avons plus aucune information, sinon les fossiles d'espèces maintenant disparues ou les signes de l'émergence d'une nouvelle espèce ou d'un nouveau groupe.

Il n'est pas totalement déraisonnable d'imaginer que la disparition d'une espèce soit le résultat de la nécessité de régler un problème de régulation thermodynamique préjudiciable autrement à l'écosystème, sinon à la planète toute entière ; l'émergence d'une nouvelle espèce aussi sans doute.

On peut très bien réfléchir à la disparition des dinosaures comme une nécessité pour la planète et pas nécessairement comme une catastrophe ou alors comme une catastrophe évitée.

Les dysfonctionnements thermodynamiques que l'on observe aujourd'hui sont directement imputables aux dérégulations et aux désinformations que l'on nous sert pour que l'on accepte sans broncher que quelques groupes thermodynamiques pervers et restreints, détournent à leur profit des ressources importantes, trop importantes, car elles sont honteusement gaspillées.

L'entropie galopante induite par ces malversations prend les traits de l'effet de serre, du réchauffement climatique, des perturbations majeures pressenties sur le Gulf Stream, de diverses autres catastrophes écologiques et humaines, la croissance économique, le pillage des ressources, l'abandon sanitaire, l'éducation malmenée, les guerres, les génocides, les différentes formes de terrorismes, sans doute celle que l'on dit liée à Al Qaida quand il sert très bien les intérêts d'un terrorisme façon Bush ou d'un autre façon Sarkosy.

Vu la manière dont ces crimes leur profitent, j'en viens parfois à me demander si ces deux personnages, qui ne sont que la vitrine du magasin capitaliste et libéral qui est derrière eux, n'arment pas eux-mêmes la main de Ben Laden et de ses affidés, pour mieux les instrumentaliser et finalement, sous prétexte de lutter contre eux, nous priver d'énergie, de matière, d'information et de liberté et nous terroriser pour que l'on ne soit plus capable de manifester rien d'autre qu'une adhésion béate à leur discours ou à leur façon imbécile et criminelle de voir le monde, les rapports entre les hommes ou ceux des hommes avec les autres espèces vivantes.

Drôle quand même de penser que si les bêtes étaient seules sur Terre avec des plantes et des bactéries, la Planète fonctionnerait sans doute formidablement.

Drôle que ce soit la créature censée être la plus intelligente qui fasse tout foirer !

Il y a là une idée du Dieu créateur de l'homme à son image qui me donne une bonne raison de croire en l'éternité dans la seule circulation biosphérique de la matière organique. C'est d'ailleurs la raison que le 17 décembre prochain, je fêterai mes 4.8 milliards soixante et quelques années sur Terre et j'envisagerai sérieusement mon avenir pour les quatre prochains milliards qui me restent à vivre.

Ce sera aussi une bonne occasion pour réfléchir à une grande question qui me taraude :

Il s'est passé beaucoup de choses avant ma naissance et j'ai fait beaucoup de choses pendant ma vie, est-ce qu'il (vous) restera encore quelque chose à faire après ma mort ?




La mort : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mort

La mort et les formes médico-légales de la mort
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/medecine_legale/la_mort.htm

Euthanasie :
http://www.ethique.inserm.fr/ethique/cours.nsf/bccd132de8453295c125685b004bb3a8/5386ffe5031c8bf980256ab60035d211?OpenDocument&ExpandSection=5

La mort de Chantal Sébire ne restera pas sans écho
http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=228330

Le juge et le substitut
http://www.ecritsdesbetes.fr/substitut.html

Euthanasie
http://www.cba.org/cba/national/augsep03/feature1.aspx

De l’éthique à l’euthanasie ou de l’exception d’euthanasie à l’exception d’éthique
http://www.opimed.org/spip.php?article97

Vous avez dit « dignité » ? L’euthanasie en 10 questions
http://blog.dalloz.fr/blogdalloz/2007/03/vous_avez_dit_d.html

LAMBERT C. : La société de la peur
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/clambertsocdelapeur.doc






[ Corrélats : Thermodynamique des systèmes ouverts / ...]

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