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Ceci n'est pas une pipe !
Ceci n'est pas une pipe !





Ceci n'est pas une violence policière.


Les djihadistes, (et pas qu'eux), faux mystiques et vrais truands



Ceci est une croix gommée



Ceci est de l'humour, n'en déplaise aux pisse-vinaigre !


La présomption d’innocence dans une affaire ne vaut pas tripette quand on dépense autant d’énergie pour l’étouffer…


Ceci n'est pas un putain de complot, enfin, peut-être que si... parce que ?


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Après l’affaire Cahuzac (PS), l’affaire Lagarde (UMP) ! Au suivant ! / Comment le scandale Tapie a failli être étouffé / L'affaire espagnole qui menace la numéro 2 de l'UMP / Attaque à l’arme chimique en Syrie ? Ayssar Midani décrypte la propagande / Cette gauche qui prend ses désirs pour la réalité / Cynisme, cupidité ou simplement inconscience, quels ont été les " moteurs" du chlordécone ? / Affaire Tapie : la Cour d’injustice de la République / L’affaire Buisson : Éloge du scandale / L’ex-avocate de Mohamed Merah : ‘’C'était un agent des services français, ils l'ont éliminé’’ (Video) / Hervé Gourdel, décapitation... montée ? / Affaire Charlie : le mépris de Bernard Cazeneuve pour la famille du policier « suicidé » /

Sites Internet et articles / Corrélats /



Que Jésus ne vaille pas un clou,
ça n'est jamais qu'une resucée !
S’il est vrai qu’un bon dessin vaut souvent mieux qu’un long discours, alors j’ai probablement eu raison de choisir celui de Lucques pour cette page consacrée à la trahison, à la fourberie, à la félonie et aux crimes des puissants…

Maintenant, alors que j’arrive en fin de vie, disons, à son dernier quart, au mieux, je ne supporte plus du tout de vivre avec autant de ressentiment à l’égard des hommes politiques qui ont défait la France pendant toute cette Ve république avec la complicité de certains juges, de la police et des services secrets, et bien souvent avec celle d'autres corps intermédiaires et des journalistes.

Il aurait été bon que l’on se rappelât de trois articles de la déclaration des droits de l’homme, celle de 1793, celle qui ne fut pas appliquée par ceux qui savaient déjà à l’époque pourquoi ils s’apprêtaient à trahir :

Article 30
Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
Article 31
Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Article 35
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.



On trouvera ci-après diverses informations sur certaines de ces affaires, trahisons et autres crimes d'État, restés largement impunis, pour lesquels non seulement les protagonistes et leurs complices ont été indignes, mais aussi tous ceux qui se sont tus ou ont regardé ailleurs quelques en soient les raisons.




L'affaire Boullin :


L’affaire Robert Boulin, la République française la tête dans le sac
Affaire Boulin : un site ferme
Droit(e) de mort sur Robert Boulin (vidéo)
Affaire Boulin: une bassesse française
☞ L'affaire Robert Boulin 1/3, 2/3, 3/3
Affaire Boulin : l'ancien ministre Charbonnel prêt à livrer deux noms à Taubira
Révélations dans l'affaire Boulin : ce que contenaient les archives de Libourne
Les protagonistes... enfin quelques-uns, pas les plus impliqués !
Pour les autres, enfin quelques-uns...
Affaire Boulin : le nouveau dircab de Manuel Valls impliqué
Affaire Boulin : suicide ou assassinat, l’ombre de Jacques Chirac dans les deux cas ?
Robert Boulin assassiné ?


Moraliser sérieusement devrait commencer par le dossier Boulin

Sylvie Matton | écrivaine / Tribune 24/04/2013 à 17h49

Depuis le séisme Cahuzac, le propos de la classe politique est de démontrer à ses électeurs que celui qui a fauté n’est pas l’arbre qui cache la forêt, mais bien l’exception qui confirme la règle. La règle morale ! Dans le même temps, le Président, ministres et députés promettent la moralisation de la vie publique, reconnaissant là, sans même prétendre en être surpris, que la morale s’y est bien dissoute. On nous affirme cependant que nos institutions seraient indépendantes, qu’il n’y aurait aucune collusion entre les pouvoirs politique, judiciaire et policier, aucune collusion non plus entre la politique et la finance. Pourtant, sans avoir attendu les dernières affaires – Cahuzac, Takieddine (Karachi et Khadafi), Bettencourt – les Français ne sont plus dupes depuis longtemps.
L’auteur : Sylvie Matton
Sylvie Matton est écrivain et journaliste. Elle a notamment signé « Moi, la putain de Rembrandt » (éd. Plon 1999) et « Srebrenica, un génocide annoncé » (éd. Flammarion, 2005). Ainsi que de nombreux articles et tribunes sur le génocide bosniaque, les procès du TPIY, et l’affaire Boulin.. Elle est amie de Fabienne Boulin. Rue89


Comme gage d’une sincérité responsable, certains élus affirment aujourd’hui que l’amoralité en politique prévaudrait depuis 30 ans. Faux : c’est depuis 34 ans. En remontant le temps, d’affaires en scandales, le plus grand de la Ve république, l’affaire d’État la plus vénéneuse, la faute originelle en quelque sorte est « l’affaire Boulin ».
Soit un crime sidérant : l’assassinat, le 29 octobre 1979, du ministre de la République en exercice Robert Boulin, qui fut torturé et frappé à mort, puis son piètre camouflage en suicide dans 50 cm de vase et d’eau – où il fut retrouvé la tête hors de l’eau et les souliers sans vase. D’innombrables éléments ont démontré au fil des ans les invraisemblances scientifiques de la version officielle – et dans le même temps la complicité de ceux qui tentent aujourd’hui encore, sans vergogne, de défendre cette thèse obsolète qui les dénonce.
Servant des ambitions personnelles, ce crime d’État faisait taire l’homme qui avait ce jour-là sorti du coffre de son ministère des dossiers tels « ELF », « France-Afrique » ou « Sécurité sociale », et menaçait de révéler les montages politico-financiers qui seraient une manne, des décennies durant, pour le financement de trois partis politiques – sans occulter bien sûr les enrichissements personnels.
L’assassinat de Robert Boulin est une boîte de Pandore qui révèle/révèlera toutes les corruptions et collusions dont souffre depuis 34 ans notre démocratie.

Boulin : officiellement suicidé


L’information judiciaire qui a suivi la mort du ministre a conclu au suicide, à la suite d’une dépression causée par l’affaire du terrain de Ramatuelle. Il aurait alors ingéré une grande quantité de Valium, pénétré dans l’étang et se serait noyé.
Collusion entre partis prétendument opposés (quand chacun peut se servir de « l’affaire Boulin » comme d’une menace potentielle brandie vers l’ennemi politique, comme l’ont fait lors de discours publics François Mitterrand en 1992 ou Nicolas Sarkozy en 2007), mais aussi collusion entre les pouvoirs exécutif, judiciaire, policier, médical et médiatique.
C’est ainsi que, dans cette affaire, de graves dysfonctionnements de nos institutions sont à l’origine d’une enquête bâclée et dévoyée, d’une première autopsie dirigée de Robert Boulin – que dénoncera la seconde, après exhumation du corps, révélant les fractures du visage conséquentes de coups violents portés à la face de la victime, de son vivant ; le vol de scellés cruciaux à l’Institut médico-légal dés 1981, jusqu’en 2010... dans un coffre du palais de justice de Paris (soit 75 anomalies durant l’enquête officielle) ; mais aussi le non-lieu, reproduisant mot pour mot les réquisitions du parquet, prononcé en 1992, après seulement neuf jours d’étude d’un dossier aussi lourd (la mort violente d’un ministre en fonction, et un poids de plus de 8 000 pages d’instruction), par une toute jeune juge dont la carrière ne faisait que débuter.
Et surtout, le refus systématique du procureur de la République (toujours nommé par le ministre de la Justice) de rouvrir le dossier judiciaire et de nommer un juge d’instruction indépendant, malgré les éléments nouveaux et convaincants que la famille Boulin et ses avocats ont produits à plusieurs reprises en 2002 et 2010.

Omerta française

Depuis 34 ans, des auteurs et journalistes de renom ont accompagné Fabienne Boulin, la fille du ministre, dans son combat pour la vérité et contre l’omerta politique dans cette affaire d’État :

* Patrick Rambaud en 1985 : « La Mort d’un ministre » (éd. Grasset) ;
* Bernard Nicolas et Michel Despratx sur Canal+ en 2002 : « Le Suicide était un crime » ;
* Benoît Collombat sur France Inter et avec son livre « Un homme à abattre » (éd. Fayard, 2007) ;
* Marie-Pierre Farkas sur France2 en 2010 : « Au nom du père » ;
* Antoine Perraud, documentaire sur le site Mediapart, le 28 janvier 2013 : « L’Affaire Boulin : une bassesse française ».

Fabienne Boulin, publiant en 2011 « Le Dormeur du val » (éd. Don Quichotte), relatait les pressions et les menaces endurées par sa famille durant son long combat contre l’entreprise de camouflage du crime et la forfaiture des autorités judiciaires et policières. Les innombrables éléments que révèlent ces diverses enquêtes, ainsi que les témoignages de ceux qui demandent à répondre aux questions d’un juge d’instruction, permettraient sans aucun doute à celui-ci de communiquer ses conclusions en quelques semaines.

Politique de l’autruche

Le film de fiction de Pierre Aknine « Crime d’État », diffusé le 29 janvier 2013 sur France 3, qui, précisément documenté, relate le crime et cite ses commanditaires, a eu d’innombrables échos dans les médias ainsi que sur de nombreux sites et blogues – dont une pétition en ligne réclamant la réouverture du dossier et la désignation d’un juge d’instruction.
Mais, comme chaque fois qu’un nouvel élément réactualise l’« affaire Boulin », les responsables politiques, comptant sur une prochaine amnésie de l’opinion publique, optent, mutiques, pour une politique d’autruche. Ce qu’ils se refusent à croire, c’est que la majorité des Français a depuis longtemps compris les invraisemblances de la version officielle du suicide et les raisons des mensonges avérés de nos institutions.

Taubira et Ayrault muets

S’appuyant sur l’indignation et l’émotion suscitées par la diffusion de « Crime d’État », Fabienne Boulin transmettait le 29 janvier 2013 une lettre ouverte, publiée dans Sud-Ouest, à Christiane Taubira, demandant l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire sur la base de faits nouveaux, dont des témoins désireux de parler à un magistrat indépendant.
Fin janvier, les députés PS Florent Boudié et Bruno Le Roux (président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale) proposaient, avec l’accord préalable de la garde des Sceaux, une question sur la réouverture du dossier judiciaire de l’affaire Boulin dans le cadre de la séance des questions au gouvernement. Mais les députés Glavany et Vaillant s’y étant opposés, la question fut retirée de l’ordre du jour.
Aussi, le 30 janvier, Boudié et Leroux écrivaient-ils ensemble au Premier ministre Jean-Marc Ayrault afin de demander la réouverture du dossier judiciaire et la nomination d’un juge d’instruction.
Le 2 janvier 2013, lors d’une conférence de presse dans les locaux de Me Morice, l’avocat de la famille Boulin, Jean Charbonnel, résistant et ministre du général de Gaulle, demandait audience à Christiane Taubira afin de lui transmettre les noms des deux commanditaires qu’Alexandre Sanguinetti lui avait transmis.
Aucune de ces demandes n’ayant obtenu de réponse, Fabienne Boulin a écrit une nouvelle lettre ouverte, le 22 février 2013, au premier ministre Jean-Marc Ayrault.

34 ans d’amoralité politique

Depuis deux mois, ce courrier est resté lettre morte. Pas la moindre réponse de courtoisie élémentaire, une première pour la famille Boulin.
Ce silence assourdissant révèle pour le moins l’embarras de l’exécutif face à la boîte noire de notre démocratie qu’est encore, 34 ans après le crime, l’affaire Boulin. D’autant depuis le scandale Cahuzac, dans une période de posture d’indignation et de morale à recouvrir ! Aussi, si François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault désirent démontrer un réel désir de changement, la moralisation promise ne saurait s’accomplir sans que la Justice dévoile enfin la vérité sur la mort de Robert Boulin et sur ces 34 dernières années d’amoralité politique.






France trois, paillasson du FN ?


L'affaire Robespierre, bourreau de la Vendée... Ben voyons !
Les armées républicaines se sont-elles livrées à un génocide en Vendée en 1793-1794 ? /




L'affaire François de Grossouvre :




L’affaire Guéant terrorise la Sarkozie

Jeudi 2 Mai 2013 à 18:37 | http://www.marianne.net/L-affaire-Gueant-terrorise-la-Sarkozie_a228570.html

L’affaire Guéant trouble et apparemment, elle ne trouble pas seulement nos concitoyens. Alors que l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas été mis en examen, alors qu’il n’a pas encore été entendu par le juge, ses déclarations emberlificotées, embarrassées, confuses et parfois même contradictoires ont singulièrement éclairci le nombre de ses amis politiques.

Plus que son échec aux législatives à Boulogne, en juin dernier, sa défense hasardeuse concernant les fonds reçus en liquide où la vente des deux tableaux d’un petit maître hollandais résonne comme une sorte de disgrâce pour celui qui fut autrefois célébré comme le cardinal de Richelieu de la Sarkozie.

Certes, on a bien entendu, ce qui est normal en la circonstance, Nadine Morano soulever la présomption d’innocence. « C’est un droit fondamental. Le bafouer contribue à porter atteinte à sa personne et à son honorabilité », s’indigne t-elle. « Personne - même à gauche - ne peut contester la fidélité à un homme et le service à l'État dont Claude Guéant a toujours su faire preuve, renchérit le sarkozyste Geoffroy Didier, chef de file de la Droite forte. Cet homme est innocent jusqu'à preuve du contraire, ne renversons pas la charge de la preuve ! »

Ce qui est justement curieux, c’est que les principaux responsables de l’UMP se gardent bien de monter au front sur ce simple argument qui, pourtant, ne préjuge pas de la culpabilité ou de l’innocence de la personne.

Ce qui est justement curieux, c’est que, en dépit, de la frénésie médiatique de Claude Guéant qui dans la seule journée du 1er mai a enchaîné ses prestations sur BFM TV, RMC, Canal+, RTL, Europe1, LCI et France 2 (quel média n’a t-il pas trusté ?), pas un communiqué de l’UMP, pas une confidence de Jean François Copé, pas un murmure de François Fillon. Rien. Le silence assourdissant de tous ces gardes du cardinal qui manquent à l’appel et ont rangé leur épée dans le fourreau.

Pour maigre consolation, on a relevé grâce au Monde.fr cette profession de foi de deux anciens sinistres de la Sarkozie, Thierry Mariani et Nadine Morano.

Ces deux derniers qui, au moment de l’affaire Cahuzac, se félicitaient que la justice puisse poursuivre son travail jusqu’au bout, trouvent, aujourd’hui curieux que celle-ci mette en cause un proche de Nicolas Sarkozy. Ce qui est assez farce.

Le cas Guéant est-il si désespéré que l’on ne trouve pas une défense plus habile ? L’ancien président bis de 2007 à 2012 est-il devenu une sorte de lépreux politique ?

Toujours sur Le Monde.fr. Le chef de file de la Droite populaire a même accusé le chef de l’État de vouloir éliminer par cette attaque un des concurrent pour la présidentielle de 2017. « Un an après l’élection de François Hollande, Nicolas Sarkozy reste son principal adversaire donc il y a une volonté de le salir. Il ne faut pas oublier que tout ce qui est négatif pour Nicolas Sarkozy et son entourage est positif pour François Hollande. »

Comment expliquer en dépit de l’intervention d’une poignée d’irréductible que personne ne se presse pour venir au secours d’un homme qui semble s’enfoncer dans les sables mouvants à chaque fois qu’il esquisse un geste ou une parole pour se défendre .

« Vous avez, nous explique un ancien conseiller de l’Élysée la conjonction de deux attitudes : celle des victimes de Guéant qui durant cinq ans ont du subir sans broncher sa morgue et sa discipline de fer et assurément, Roselyne Bachelot en faisait partie et ceux qui craignent d’être entrainé avec lui vers le fond. Ces derniers se disent : surtout, ne pas bouger, même un cil ». Il est vrai que personne n’a pleuré quand Fouché est tombé. Et Guéant est loin d’avoir été Fouché.






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