Entrez un mot-clé
Phalacrocoracidés
Phalacrocoracidés


Grand cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis)
Les phalacrocoracidés ou cormorans regroupent trois espèces principales en Europe : le grand cormoran, cosmopolite ; le cormoran huppé, strictement marin et le cormoran pygmée, Balkans et Turquie.

Depuis que le grand cormoran est inscrit sur la liste des oiseaux protégés, c'est-à-dire depuis que les chasseurs ne peuvent plus lui tirer dessus, ses effectifs se sont accrus considérablement.



Naturellement (!), des voix se sont élevées de suite pour accuser cet oiseau de prélever inconsidérément des poissons principalement sur les étangs de pisciculture...

Cormoran huppé sur son nid (Phalacrocorax aristotelis)
Sans doute, mais en oubliant que cet oiseau mange aussi des perches soleil et des poissons chats qui causent bien des dégâts et dont on ne sait guère comment s'en débarrasser...

Cet oiseau, la loutre, le loup et une quantité d'autres bestioles sont une remarquable illustration du principe d'exclusion quand on parle de niche, surtout si celle-ci intéresse aussi l'espèce humaine laquelle ne fait jamais preuve de discrimination fine, mais plus volontiers de bêtise (connerie convient aussi).


En outre, le grand cormoran et un certain nombre d'autres espèces, particulièrement parmi les hérons ou les aigrettes, posent une question à laquelle aucun naturaliste, écologiste ou chasseur ne sait répondre : quelle est la capacité limite d'un milieu pour l'accueil d'espèces dont les effectifs augmentent dès lors qu'elles ne sont plus chassées ?

Deux cas de figures sont possibles. Le premier, c'est le scénario catastrophe du plateau de Kaibab où faute de prédateurs, préalablement et soigneusement éradiqués par l'homme, le cerf mulet développe ses populations sans aucune possibilité de régulation. Alors au-delà d'une pression de pâturage insoutenable, l'espèce dégénère et voit ses effectifs fondre bien au-dessous du niveau d'équilibre qui existait quand les différents prédateurs (loups, coyotes, pumas, ours) assuraient la régulation de la population de cerfs. Le second, c'est que l'espèce avait un potentiel d'occupation de sa niche bien supérieur à ce que l'on pensait, ce qui voudrait dire que l'homme et le chasseur sont de bien piètres gestionnaires de la nature.

La seconde hypothèse est sûrement vraie : le chasseur est un piètre gestionnaire de la faune sauvage. Mais la première ne peut pas être écartée puisque le chasseur avait su, en des temps plus anciens, éradiquer les prédateurs qui auraient assuré la régulation des populations de ces oiseaux, les grands faucons, par exemple.




Phalacrocoracidés :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelecaniformes/cormoran.huppe.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelecaniformes/grand.cormoran.html
http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelecaniformes/cormoran.pygmee.html

Mes histoires avec des cormorans :
http://www.ecritsdesbetes.fr/cormorang.html
http://www.ecritsdesbetes.fr/cormoranh.html
http://www.ecritsdesbetes.fr/cormoranp.html

L'impact du cormoran sur les poissons en pisciculture (contribution de P. Renard / forum) :
http://ornithologie.fr/protection/cormoran_peche.html






[ Corrélats : Oiseaux / Complaisance / Principe d'Allee / Étang / Pisciculture / ...]

Retour