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Polaire
Zones polaires




Les régions polaires étaient caractérisées par un climat froid à très froid, sec, une surface glacée de banquise ou d’inlandsis, une absence de végétation sauf sur les marges où des peuplements de lichens et de mousses annoncent la toundra voisine (région sub-polaire), une faune terrestre inexistante (l’ours blanc est principalement un animal marin) et une population humaine très clairsemée, plutôt nomade, dont l’activité était entièrement consacrée à la pêche et à la chasse.

Maintenant, les régions polaires sont un peu moins froides, davantage arrosées, la banquise et les inlandsis reculent (de près d’un tiers pour la banquise arctique), les mousses et les lichens gagnent du terrain, l’ours blanc, bien que bon nageur, voit bien de ses territoires de chasse s’éloigner, quant aux esquimaux… ils ont des skidoos, boivent trop, s’ennuient devant la télé, surtout depuis qu’on les a sédentarisé et ont de plus en plus de mal à s’approcher des territoires des morses qui s’éloignent à mesure que la banquise recule.

Bien qu’il n’y ait pratiquement aucune activité industrielle sur les régions polaires, les plages sont recouvertes d’une quantité de déchets qui auraient fait le bonheur de Prévert, s’il en avait dressé la liste. On ne compte plus les bouteilles de bière, les jerricans d’essence ou les sacs poubelles, particulièrement autour des campements des missions scientifiques ou des bases militaires, sans compter les carcasses de véhicules militaires ou les munitions. La pollution nucléaire est dramatiquement passée sous silence par l’État soviétique… Les femmes inuits, les femelles des morses, des phoques et des ours polaires, produisent du lait empoisonné au biphényle polychloré (BPC), au mercure, au toxaphène, au chlordane, sans oublier le cuivre, le zinc, le plomb, le cadmium qui polluent les écosystèmes ou les radionucléides lesquels ne viennent pas tous de la Russie, mais aussi et pour une part très importante des usines de retraitement des déchets comme celle de la Hague… . La couche d’ozone se troue… Les oléoducs fuient à tout va…

Ours polaire (Thalarctos maritimus)
Bienvenue dans le monde où les touristes affluent toujours en plus grand nombre à la recherche d’aventures dans des paysages préservés !





La fonte des glaces s'accélère au Groenland

AFP / jeudi 23 février 2006

Le volume de glace déversé dans l'Atlantique par les glaciers du Groenland a quasiment doublé depuis cinq ans, ce qui laisserait prévoir une montée plus rapide que prévue du niveau des océans, selon une étude publiée jeudi aux États-Unis. Ce phénomène résulte à la fois d'une fonte plus importante des glaces et d'une accélération du mouvement de ces glaciers sous l'effet du réchauffement climatique, ont indiqué les auteurs de cette recherche.

Il s'agit de la première étude qui associe ces deux facteurs, ont précisé ces chercheurs du " Jet Propulsion Laboratory " (JPL) de la Nasa et de l'Université du Kansas (centre). Ils ont présenté leurs travaux au premier jour de la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la science, réunie jusqu'au 20 février à St Louis dans le Missouri (centre). Cette étude paraît également dans la revue Science datée du 17 février. " La manière dont les glaciers déversent leur glace dans l'océan est le facteur le plus important pour comprendre comment une calotte glaciaire évolue en fonction des changements climatiques ", a expliqué Eric Rignot, un glaciologue du JPL et principal auteur de cette recherche.

Selon lui, les modèles actuellement utilisés pour prédire la réduction de la calotte glacière du Groenland et sa contribution à la montée du niveau des océans autour du globe ne prennent pas en compte la vitesse de déversement des morceaux de glacier dans la mer. " Avec une superficie de 1,7 million de km carré, plus de trois fois la surface de la France, et une épaisseur de trois km, la calotte glaciaire du Groenland ferait grimper le niveau des océans d'environ sept mètres, si elle devait fondre entièrement ", inondant de vastes régions côtières très peuplées dans le monde, ont calculé ces chercheurs.

Utilisant des observations satellitaires, ces scientifiques ont calculé que la fonte des glaciers du Groenland était responsable d'une montée d'un demi-millimètre par an du niveau global des océans. Ils ont aussi conclu que la masse glaciaire perdue avec le glissement des glaciers dans l'océan était passée de 90 kilomètres cube en 1996 à 224 km3 en 2005. Au cours des vingt dernières années, la température dans la partie sud-est du Groenland a grimpé de trois degrés Celsius. Or, un air plus chaud " lubrifie " la partie des glaciers en contact avec le sol ce qui les fait glisser plus vite vers l'océan, selon ces chercheurs.

" Si la moitié de la calotte glaciaire du Groenland se trouvant dans le sud-est réagit, selon nous, au réchauffement climatique, la partie nord-est ne paraît pas encore affectée mais cela ne va pas durer ", a prédit Eric Rignot. Les deux grands glaciers du Groenland, le Kangerdlugssaq et l'Ilulissat, ont déjà reculé respectivement de 14 et 11 km par rapport aux années 1960, d'après des observations satellitaires. Le réchauffement atmosphérique est en partie attribué par de nombreux scientifiques à l'accumulation des gaz à effet de serre, dont surtout le dioxyde de carbone (CO2), produit par la combustion des hydrocarbures et du charbon.

[Quelques précisions : À l'échelle du Groenland, la perte de glace était de 91 km3 par an en 1996, 138 km3 en 2000. Elle atteignait 224 km3 en 2005 ! Cette perte de glace est avérée, même si la quantité de précipitations neigeuses sur ces régions a aussi beaucoup augmenté dans le même temps. Remarquablement, une des caractéristiques des climats polaires et sub polaires, c'est-à-dire la faiblesse des précipitations (qui en faisait des déserts au sens pluviométrique du terme) est en train de céder la place à d'autres caractéristiques où la pluviométrie est nettement plus marquée… Ça ne m'étonne guère, puisque depuis deux ou trois années, sous mon climat bien breton, en été ou encore, comme en ces jours de septembre 2006, je me laisse parfois à dire qu'on se croirait à Nouméa tant le climat se tropicalise !]

[Aujourd'hui (13 septembre 2006), par la presse, on apprenait que le petit bois de Trousse Chemise (celui-là même où Aznavour prétend qu'il y aurait jeté sa gourme) a perdu, en moins d'une année, plus de 15 mètres sous les assauts d'un océan qui monte inexorablement !]




Les mers polaires et leurs rivages :
http://www.univ-st-etienne.fr/crenam/donnee/cours/etli/merpolaire.html

La neige: son importance dans le monde tempéré et polaire :
http://www.univ-st-etienne.fr/crenam/donnee/cours/etli/neigeetli.html

Les glaciers et l'érosion glaciaire :
http://www.univ-st-etienne.fr/crenam/donnee/cours/etli/glaciers.html

Le gel du sol et les milieux périglaciaires :
http://www.univ-st-etienne.fr/crenam/donnee/cours/etli/etligelsol.htm

La fonte du permafrost libérera plus de gaz à effet de serre que prévu
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1750.php






[Corrélats : Arctique / Banquise / Météorologie / Températures / Thermorégulation / Climat / Réchauffement de la Terre / Zonation altitudinale / Nycthémère / Règle d'Allen / Laponie / Taïga / Tempêtes / ...]

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