Entrez un mot-clé
Radiations ionisantes
Radiations ionisantes et ondes électromagnétiques


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Définitions et généralités / Mensonges d'État sur les retombées radioactives (**) / L'État français reconnaît que six essais au moins ont posé des problèmes… / Mensonges d'État sur le nuage de Tchernobyl en France / Des cancers même à faible dose / Transport de plutonium : la justice tranche en faveur d’Areva. La transparence s’arrête là où commencent les intérêts du lobby nucléaire / Polonium 210 : ça fait un tabac ! /

Prévention des risques liés à l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants /
Circulaire DGT/ASN n° 04 du 21 avril 2010 relative aux mesures de prévention des risques d’exposition aux rayonnements ionisants /
(**)Essais nucléaires en Polynésie française : des cancers de la thyroïde en légère hausse /
Les impacts toujours présents des anciennes mines d'uranium /
Bilan de l'IRSN sur les expositions professionnelles aux rayonnements ionisants /
Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France : bilan 2009 /
Un convoi de déchets radioactifs se dirige vers l'Allemagne : un "Tchernobyl roulant" ? /
L'irradiation : quels dangers pour la santé ? /
Apprentis sorciers /
Japon : les faibles doses inoffensives ça n’existe pas /
La sûreté nucléaire et la radioprotection en France en 2010 /
Circulez, il n'y a rien à voir : Intérêt des données hospitalières 2002-2008 pour la surveillance de l’incidence du cancer de la thyroïde en France /
Tchernobyl : 25 ans après la catastrophe, le bilan reste très controversé /
Gestion des risques : Le seuil acceptable pour mourir /
Fukushima : des enfants contaminés à 220 km de la centrale /
Lacunes persistantes du régime de radioprotection mondial /
Radiographie industrielle : une augmentation préoccupante des incidents selon l'ASN /
354 665 travailleurs exposés aux rayonnements ionisants en 2012 - France /
La radioprotection des travailleurs Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France : bilan 2013 /
Champs électromagnétiques : la nouvelle directive européenne /
L'ASN juge insuffisante la protection contre les rayonnements ionisants en secteur médical /
Exposition professionnelle aux rayonnements ionisants en France /
Réalisation des études dosimétriques de poste de travail présentant un risque d’exposition aux rayonnements ionisants /

Champs électromagnétiques (généralités)

☞ [ Radiations électromagnétiques Dossier INRS]
☞ [Dossier Naturemania]
☞ [FAQ AFSSET]
☞ [Portail Santé Environnement Travail] /
Champs électromagnétiques (liens OMS) /
Étude « RLAN et Champs électromagnétiques /
Portables et enfants : une vaste enquête épidémiologique aux résultats bien inquiétants ! /
Wifi dans les trains Thalys. Une fuite en avant ? /
Rappel des recommandations en matière de téléphonie mobile /
Et si la téléphonie mobile devenait un scandale sanitaire ? /
L’ « agrégat aléatoire » au secours de l’INVS et des opérateurs /
Champlan : les nuisances électromagnétiques sous-estimées ? /
Ondes électromagnétiques : une nouvelle pollution ? /
Les vrais dangers du portable /
Ondes électromagnétiques : un état des lieux des risques /
L'AFSSET recommande de réduire les expositions du public /
Rapport de l’Office parlementaire sur la téléphonie mobile : le rapporteur (Alain Gest député UMP) a-t-il lu l’avis de l’Afsset ? /
Expositions aux ondes de la téléphonie mobile : Agir pour l'Environnement cartographie la France /
Maladie professionnelle : lien de causalité reconnu par un Tribunal professionnel italien entre un usage intensif du portable et du téléphone sans fil et l’apparition d’une tumeur invalidante /
« Camouflarbres » : ces antennes relais qui avancent masquées /
Lignes THT (très haute tension): pas d’effet sur le bétail mais des doutes pour l’homme /
Lignes HT et THT et santé animale /
Ouverture du portail "radiofréquences, santé, environnement" /
Ondes des antennes de téléphonie mobile : premiers résultats de mesures d'exposition /
Les effets sur la santé du téléphone mobile selon Francis Glemet : avérés ! /
Champs électromagnétiques : l'éleveur perd en cassation /
Champs électromagnétiques : l'exposition des salariés est avérée / Téléphone portable : un danger pour le cerveau et la fertilité ? /
Grossesse et champs électromagnétiques /
Antennes relais : Paris suspend leur installation, Éric Besson s'en mêle, normal, il touche... /
Ondes électromagnétiques : vers une harmonisation européenne des normes ? /
Bien que sans effet aucun, les champs électromagnétiques des lignes électriques doivent désormais être surveillés /
Antennes relais de téléphonie mobile : l'impartialité du Conseil d'État remise en cause /
Les réseaux sans fils de proximité : champs électromagnétiques /
Champs électromagnétiques et protection des travailleurs : le Conseil adopte un compromis /
Radiofréquences: la (re)mise au point de l’Académie de médecine /
Coup d'arrêt à la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques /
Réglementation nuisances physiques : Une approche commune /
Les ondes électromagnétiques mettent les rats en mode économie d’énergie /
Champs électromagnétiques : les effets d'une faible exposition /
Exposition aux champs électromagnétiques /
La nouvelle directive "champs électromagnétiques" est publiée (juillet 2013) /
Exposition aux ondes électromagnétiques : les stratégies municipales de limitation remises en cause /
Ondes : un rapport recommande de multiplier les antennes pour réduire l'exposition (et multiplier le nombre de personnes touchées !) /
Plus de concertation et moins d’exposition pour les antennes-relais /
Radiofréquences: 3 fois plus de risque de cancer après 25 ans d’exposition /
Ondes électromagnétiques : l'évaluation de l'Anses n'arrive-t-elle pas trop tard ? /
Intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques /
La loi sur les ondes a été réduite à néant, les lobbies sont contents /
Ondes: la proposition de loi adoptée (a minima ?) /
LES CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES /
Sites Internet et articles / Corrélats


Certains isotopes ont la propriété de se désintégrer en émettant des rayonnements. On dit qu'ils sont radioactifs.Leur radioactivité est la source de trois types de radiations : les rayons alpha, bêta et gamma auxquels, dans certains cas, il faut ajouter des neutrons.

La quantité de radioactivité se mesure en curie. C'est la quantité de radioactivité produite par la désintégration d'un gramme de radium en une seconde.

Sur la carte ci-contre, en bleu : le trajet " secret défense " du transport de plutonium pur de la Hague à Cadarache. On constatera que les camions (qui vont par deux et dont on peut connaître les caractéristiques, les numéros d'immatriculation, les heures de départs, de passage et d'arrivée, etc. sur le site de Greenpeace / plutonium pur) passent auprès d'un certain nombre de grandes villes et même à moins de 15 km du centre de Paris. Peut-on imaginer ce qu'il adviendrait en cas d'accident ou en cas de roquette bien placée ?


Les très faibles quantités de radioactivité se mesurent en becquerel (un becquerel est égal à 27 picocuries ou 27*10-12 curies).

À fortes doses, l'irradiation provoque rapidement la mort des individus exposés.

À plus faibles doses, les irradiations provoquent la stérilisation des individus exposés. Chez l'homme, la DL50 est de 400 rems ou 4 Sieverts. La dose stérilisante est de 100 rems ou 1 Sievert.

Les radiations ionisantes sont mutagènes et cancérogènes. Il apparaît que leurs actions, au niveau cellulaire, sont cumulatives. À une certaine époque, certains experts affirmaient qu'au-dessous d'une certaine dose (100 millirems), les radiations ionisantes n'avaient aucun effet. Ils partaient, pour affirmer cela, de l'observation que certaines populations vivant sur des roches naturellement radioactives ne développaient jamais de cancers… en oubliant de préciser que les individus dans ces populations mourraient de faim, trop jeunes pour souffrir de ces maladies.

Un des aspects les plus intéressants de la radioécologie, c'est-à-dire de la discipline qui mesure les doses et les effets des radiations ionisantes dans l'environnement, c'est de constater à quel point le flou, le mensonge et le secret ont toujours prévalu sur cette information tellement sensible qu'on en vient à déclarer un quelconque transport de déchet retraité sous le sceau du secret défense alors que n'importe qui peut accéder à cette information…

Enfin, qu'importe puisque nous sommes sûrs que le nuage de Tchernobyl n'a pas franchi nos frontières.




Nucléaire

Mensonges d'État sur les retombées radioactives

Dans une interview à "Libération", Florent de Vathaire, un chercheur de l'Inserm, demande au ministère de la Défense de déclassifier un rapport tenu secret et qui pourrait mettre en évidence "une relation statistiquement significative entre la dose totale de radiation reçue à la thyroïde du fait des essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie"o

Par Christian LEGOFF / Libération QUOTIDIEN : Samedi 5 août 2006

Le lien entre cancers de la thyroïde et essais nucléaires français dans le Pacifique peut-il réellement être considéré comme acquis ? La polémique enfle depuis que, vendredi 28 juillet, le président polynésien Oscar Temaru a rendu public une lettre d'un chercheur de l'Inserm (1) affirmant qu'il pouvait apporter la preuve de ce lien. Dans ce courrier, adressé le 17 juillet au délégué à la sûreté nucléaire du ministère de la Défense, le directeur de l'unité 605 (épidémiologie des cancers) de l'Inserm, Florent de Vathaire, affirme avoir, dans une récente étude, "mis en évidence une relation significative entre la dose de radiation reçue à la thyroïde du fait des essais nucléaires réalisés par la France en Polynésie et la prévalence des cancers". Et, dans une interview à Libération, le chercheur demande au ministère de la Défense de déclassifier un rapport tenu secret sur le sujet. C'est la première fois qu'un scientifique français établit un lien de causalité entre les retombées des essais et l'augmentation des cancers de la thyroïde en Polynésie observée ces vingt dernières années. Jusqu'à présent, faute de preuves irréfutables, il fallait s'en tenir à une simple présomption, ce qui permettait au ministère de la Défense de rejeter les demandes de prise en charge des soins formulées par les vétérans de Mururoa et Fangataufa, où eurent lieu 41 expérimentations aériennes entre 1966 et 1974. De passage dans le Pacifique, Florent de Vathaire s'explique.

Vous considérez comme "acquis" le lien entre le cancer de la thyroïde en Polynésie et les essais nucléaires : comment êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

Nous avons interrogé les gens qui ont développé un cancer de la thyroïde diagnostiqué entre 1985 et 2002 et qui sont nés au même moment ou à quelques jours près. Nous avons interrogé ces cas témoins sur leurs différents lieux de résidence, année par année. Nous leur avons posé quelques questions pour estimer la dose de radiations reçues. On a réussi à confirmer, ce qui avait déjà été démontré en Nouvelle-Calédonie, que le risque de cancer de la thyroïde augmente avec le nombre d'enfants, l'obésité ou une fausse couche. Puis, en ajustant ces facteurs, on a démontré que le risque de cancer de la thyroïde dépendait des doses de radiations reçues.

Parmi les 239 cas de cancer thyroïdien que vous avez étudiés, combien sont directement liés aux essais nucléaires ?

Pour donner précisément le nombre de cancers liés aux essais, il faudrait avoir accès à des données qui sont en possession de l'armée : ce sont les rapports du Service mixte de sécurité radiologique (SMSR). L'accès à ces rapports permettrait une estimation fiable du nombre de cancers de la thyroïde associés aux essais. Sachant que, en tout état de cause, ce nombre ne sera pas gigantesque, car une grande partie des cancers s'explique par le surpoids et le nombre d'enfants. On estime que les radiations ont provoqué entre une dizaine et une vingtaine de cancers de la thyroïde, ce qui est relativement peu.

Qu'espérez-vous précisément trouver dans ces rapports du SMSR ?

En les analysant, on pourrait conclure que les retombées ont été supérieures à celles qui sont établies dans les rapports officiels dont nous nous sommes servis pour faire cette étude.

L'armée a donc rédigé deux types de rapports : les uns officiels et, a priori, édulcorés, et les autres, officieux ?

Oui, et ce sont ces derniers que nous voulons obtenir.

Pensez-vous que le ministère de la Défense les déclassifiera ?

Oui, un jour où l'autre, ils seront déclassifiés. Cela avait déjà un peu été le cas sous la gauche. Ces rapports nous permettront de faire des estimations plus précises, de quantifier le risque du cancer thyroïdien lié aux essais pendant la période étudiée. Cela permettra aussi de faire d'autres études, par exemple, sur la sur sensibilité génétique.

Si le lien entre essais nucléaires et taux anormalement élevé de cancers thyroïdiens est désormais "acquis", la prise en charge des soins des vétérans de Mururoa et Fangataufa paraît légitime ?

Je ne veux pas me prononcer là-dessus, je suis un scientifique. Notre étude de cas témoins ne porte pas sur ceux qui ont participé aux essais, elle concerne uniquement les personnes qui étaient enfants pendant les essais. En outre, le cancer de la thyroïde en Polynésie-Française est essentiellement féminin. Nous n'avons donc rien sur les anciens travailleurs de Mururoa qui sont des hommes. Cela étant dit, il faut absolument que l'armée mette en place les conditions pour que l'on puisse réaliser une étude sur ces anciens travailleurs. Cela concerne environ 20 000 personnes, ce n'est donc pas très compliqué à faire. Il faut le faire maintenant, c'est évident.

Pourquoi avoir communiqué les conclusions de votre étude à Oscar Temaru avant sa publication dans une revue scientifique ?

L'étude a été envoyée à une revue scientifique pour publication. Mais nous avions promis au gouvernement polynésien qu'il aurait la primeur de ces conclusions. Je tiens à préciser d'ailleurs que cette étude n'est financée ni par l'armée ni par le gouvernement polynésien mais, principalement, par l'Association pour la recherche sur le cancer.

(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Voir aussi : Centrales nucléaires




Octobre 2006 : L'État français reconnaît que six essais au moins ont posé des problèmes… Fini donc les explosions nucléaires atmosphériques " propres " !

Aldébaran, 2 juillet 1966. Tir sur une barge à Moruroa. Puissance d'environ 30 kilotonnes. Les vents emportent le nuage radioactif vers l'île de Mangareva.

Rigel, 24 septembre 1966. Tir sur une barge à Fangataufa. Puissance d'environ 150 kilotonnes. Tureia et l'archipel des Gambier sont touchés.

Arcturus, 2 juillet 1967. Tir sur une barge à Moruroa. Puissance inférieure à 200 kilotonnes. L'atoll de Tureia est touché.

Encelade, 12 juin 1971. Tir sous un ballon à Moruroa. Puissance d'environ 450 kilotonnes. Tureia à nouveau atteint.

Phoebe, 8 août 1971. Tir sous un ballon à Moruroa. Puissance inférieure à 20 kilotonnes. Les îles Gambier sont touchées mais la population a été mise sous abri avant l'arrivée du nuage.

Centaure, 17 juillet 1974. Tir sous un ballon à Moruroa. Puissance inférieure à 20 kilotonnes. L'île de Tahiti est touchée par des pluies radioactives.






Mensonges d'État sur le nuage de Tchernobyl en France :

L'Express, 9/3/2006:

Tchernobyl : les retombées judiciaires

Le nuage radioactif ne s'était pas «arrêté à la frontière». Les négligences et manipulations des autorités françaises pourraient entraîner des mises en examen

Et si, vingt ans après l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, les centaines de Français victimes présumées du nuage radioactif voyaient leur combat pour la vérité enfin récompensé? Ouverte en 2001, l'instruction judiciaire semble entrer dans sa dernière ligne droite depuis que la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy a reçu les conclusions définitives du rapport sur la gestion de la crise par les autorités publiques. Ce pavé de 1 448 pages, rédigé par Gilbert Mouthon et Paul Genty, serait «suffisamment accablant» pour entraîner de premières mises en examen dans ce dossier délicat.

Avant cela, la juge a fixé au 9 mars la date butoir à laquelle les parties civiles doivent remettre leurs observations sur ledit rapport. A l'origine de la plainte contre X pour «empoisonnement et administration de substances nuisibles» se trouvent en effet deux associations, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) et l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Selon nos informations, celles-ci devraient se cantonner à des remarques de forme, voire à des compléments de détail, et, contrairement à ce qui avait été envisagé dans un premier temps, ne demanderaient pas de contre-expertises. Afin de ne pas retarder l'instruction. «Le travail des experts va au-delà de nos espérances, explique Bernard Fau, l'avocat de l'AFMT. Il ne parle pas de négligences mais de manipulations; il pointe les fautes et désigne les responsables.»

Parce que, dans les premiers jours de la catastrophe, entre le 26 avril et le début du mois de mai 1986, l'État a d'abord minimisé son impact pour ne pas effrayer la population d'un pays fortement nucléarisé. Et, au fil des jours, le déni s'est transformé en un fantasme passé à la postérité, celui d'un nuage qui se serait gentiment arrêté à nos frontières. «Les risques de contamination ont toujours été niés, ainsi que l'irradiation de la population, avec pour conséquence l'absence de toute prophylaxie et, en particulier, l'absence d'administration d'iode», est-il écrit dans le rapport. D'autres mesures, telle l'interdiction de consommer le lait et les salades, auraient pu être décidées, comme en Allemagne ou en Italie. Voilà pour les négligences.

«Les experts soulignent aussi la volonté de masquer la réalité», renchérit Thierry Billet, l'avocat de la Criirad. Très vite après le drame, l'étendue de la contamination des sols, dite «en taches de léopard» dans certaines régions du pays - l'Est, les Alpes, la vallée du Rhône, les environs de Nice et surtout la Corse - liée à deux facteurs aggravants (la pluie et l'altitude), était largement connue dans les plus hautes sphères du gouvernement. En témoigne une transcription manuscrite d'une réunion qui s'est tenue au ministère de l'Intérieur le 16 mai 1986, dont la conclusion est sans équivoque: «Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés.»

Maquillage des données. Négligences, dissimulations Le rapport d'expertise évoque, enfin, une volonté de maquillage des données. Avec, en ligne de mire, l'autorité chargée de surveiller les retombées radioactives, le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) et son directeur, le Pr Pierre Pellerin*. Cette institution «n'a visiblement pas restitué toutes les informations (...). (Et) les cartes qui ont été fournies sont inexactes dans plusieurs domaines.» Plutôt que de mettre en exergue les chiffres élevés et dangereux de quelques lieux fortement contaminés, on a choisi la mystification en les diluant dans des projections nationales, «alors qu'il était bien précisé que des valeurs moyennes n'ont aucune signification dans ces cas, ce que le SCPRI ne pouvait ignorer», accusent Mouthon et Genty.

Aussi lourd soit-il, le rapport souffre d'une faiblesse: il ne peut établir un lien de causalité entre les dissimulations des pouvoirs publics et la maladie. Sur ce point, la juge Bertella-Geffroy attend dans les prochaines semaines les résultats d'une expertise sanitaire lancée en Corse. Sans réel espoir qu'elle soit concluante. Dans tous les cas, «l'instruction doit progresser vers de premières mises en examen», estime Roland Desbordes, le président de la Criirad. A défaut de responsables politiques, Pierre Pellerin, héraut inoxydable du nucléaire (il a créé le SCPRI en 1956), pourrait rapidement en faire partie, non pas sous la qualification pénale d' «empoisonnement», mais sous celle, plus large, de «tromperie aggravée». Un symbole fort pour l'une des plus anciennes affaires de santé publique.

Bruno D. Cot / © L'express

[* Note personnelle : le plus confondant dans cette affaire, c'est que ce personnage méritant (forte soumission et non moins forte capacité de nuisance) aurait écrit un texte le mettant hors de cause, texte qu'il aurait signé du nom de trois de ses collègues (consentants ?) / Presse du 13 juillet 2006]




Des cancers même à faible dose !

Une étude coordonnée par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) indique dans ses conclusions :

Cette étude offre des estimations de risque liées aux rayonnements de l’étude la plus grande qui ait jamais été réalisée sur les travailleurs de l’industrie du nucléaire. Cette étude laisse penser qu’il existe une légère augmentation du risque de cancer même à de faibles doses et débits de doses que reçoivent typiquement les travailleurs nucléaires de cette étude. Les estimations de risque de cette étude concordent avec celles sur lesquelles sont fondées les normes de radioprotection actuelles.

Voir (CIRC juin 2005) : http://www.iarc.fr/FR/Units/RCAa1.pdf

Voir aussi (COMITÉ D'INFORMATION DES PROFESSIONS DE SANTÉ juillet 2001 :
http://info.nucleaire.fr/nuc_sante8.htm

Que dire alors de : http://info.nucleaire.fr/tchernobyl1.htm ?




Polonium 210

Depuis quelques temps on écrit beaucoup sur le fait que les grands cigarettiers américains… et les autres, auraient volontairement tu la présence de polonium 210 dans les cigarettes. Évidemment, la présence d'un toxique aussi puissant et d'un formidable émetteur de particules alpha a de quoi inquiéter d'autant que tout le monde se souvient de l'empoisonnement d'Alexandre Litvinenko. Mais personne ne se pose la question de l'origine du polonium dans le tabac autrement que l'utilisation d'engrais phosphatés à base d'apatites lesquels apparemment ne sont pas le moins du monde utilisés sur d'autres plantes, légumes ou fruits… Enfin, jusqu'à ce qu'on en cherche ?Heureusement, la durée de vie du polonium est très courte ! Il se transforme en plomb qui n'est que toxique…





Radioprotection : Rayonnements ionisants :
http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/med_travail/cours/rayonnements_ionisants.html#1

Effets biologiques des rayonnements ionisants ou radiobiologie :
http://www-sante.ujf-grenoble.fr/SANTE/alpesmed/biophyray/Radiobiologie.pdf

Liste des principaux textes réglementaires et législatifs concernant l’ionisation parus depuis 1990
http://www.liste-hygiene.org/veilleionis.htm

Transport du plutonium :
http://www.greenpeace.fr/stop-plutonium/transport_Pu_US.php3

Le danger des radiations :
http://www.ac-nice.fr/svt/labo/securite/sec12.htm

Exposition professionnelle au rayonnement
http://www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/environ/expos_f.html

RAPPELS SUR LES RADIATIONS IONISANTES
http://www.baclesse.fr/cours/fondamentale/8-carcino-phys/physi-1.htm

L’activation de la protéine p53, un événement déterminant de la réponse cellulaire aux radiations ionisantes.
http://www.univ-st-etienne.fr/lbti/acomen/revue/2002/pdf3/may.pdf

Mutations somatiques, mutations germinales
http://www.inrp.fr/Acces/biotic/genetic/mutation/html/mutagen.htm

Rayonnement ionisant / sites et documents francophones
http://www.chu-rouen.fr/ssf/sciphys/rayonnementionisant.html

Radiothérapie / sites et documents francophones
http://www.chu-rouen.fr/ssf/ther/radiotherapie.html

PATHOLOGIES LIÉES À L’ENVIRONNEMENT
http://www.anapath.necker.fr/ENSEIGN.data/Composants/polych/ch7.html

GÉNÉRALITÉS SUR LES TUMEURS
http://www.anapath.necker.fr/ENSEIGN.data/Composants/polych/ch8.html

Prévention des risques liés à l'exposition professionnelle aux rayonnements ionisants
http://www.inrs.fr/htm/prevention_risques_lies_exposition_professionnelle.html




Points sur la téléphonie mobile / AFSSET
http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&MDLCODE=rech_av




[ Corrélats : Déchets nucléaires / Énergie nucléaire / Centrales nucléaires / Tchernobyl / Risque technologiques majeurs / Atmosphère / Ozone / CFC / Uranium / ...]

Retour