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Régime des cours d'eau
Régime des cours d'eau


Par définition, l'étiage fixe le niveau zéro...
Chacun a pu constater que le débit ou régime d'un cours d'eau n'était pas constant au cours du temps.



On parle de régime de crue pour désigner des périodes où les eaux sont hautes (débit important) et de régime d'étiage pour les périodes où les eaux sont basses (débit faible). Une crue, contrairement à l'acception que l'on donne trop souvent, maintenant, à ce mot, n'est pas toujours synonyme de débordement ou d'inondation. De la même façon, un étiage ne se produit pas nécessairement en été (les deux mots étiage et été n'ont aucune étymologie commune).

En réalité, le régime d'un cours d'eau est surtout et d'abord influencé par les précipitations que reçoit son bassin versant et ces précipitations seront d'abord une fonction du climat qui règne sur ce bassin.

Dans les régions polaires, caractérisées par des hivers très froids et des étés très courts, il ne pleut guère et contrairement à ce que l'on imagine, il ne tombe pas non plus beaucoup de neige. On estime que l'ensemble des précipitations annuelles ne dépasse pas 150 mm, c'est-à-dire à peine plus que ce qui caractérise un climat désertique chaud. Dans ces régions, les écoulements sont surtout marqués en période estivale, au moment de la fonte des neiges et/ou des glaciers.

Dans les régions septentrionales et plus généralement dans les régions où le climat est froid, avec un hiver très marqué et un été assez chaud, au moins en comparaison, puisque la moyenne des températures des mois les plus chauds ne dépasse pas 10° C, les précipitations sont rares en hiver, mais peuvent être importantes au printemps et surtout en été.

Dans les régions de montagne, bien que leurs climats locaux soient souvent particuliers, globalement ils s'apparentent à ceux des régions froides avec, en plus, des chutes importantes de neige en hiver et toute l'année, une pluviométrie toujours plus importante que les régions de plaine avoisinantes. Les régimes des cours d'eau sont donc déterminés par d'abondantes chutes de neige qui fond au printemps, fonte printanière facilitée par d'abondantes pluies vernales. Bien souvent, les très gros orages estivaux peuvent donner lieu à des régimes torrentiels. Enfin, les pluies automnales, surtout en zone climatique de type cévenol ou alpin, donnent lieu à des crues et des inondations.

Dans les régions dites tempérées (moyennes hivernales >- 3° C, moyennes estivales comprises entre 10° C pour les régions hyperatlantiques et 22° C pour les régions plus continentalisées), les pluies sont bien réparties toute l'année, avec un léger maximum en automne. Mais ces pluies sont surtout abondantes sur les reliefs et dans les régions hyperatlantiques. On observe un décalage important de ce régime pluvieux, avec des maximales en été et des hivers froids, donc secs, à mesure que la continentalisation devient plus marquée.

Dans les régions méditerranéennes, l'été est généralement sec, voire aride ; l'hiver est doux, mais bien marqué, les chutes de neige peuvent être très abondantes, mais sur un temps très court et cette neige fond rapidement, mais sans marquer fortement le régime des cours d'eau surtout sur les sols absorbants. Le printemps et surtout l'automne sont très arrosés. On parle de régime cévenol avec de très abondantes précipitations que ni le sol, ni les rivières ne peuvent absorber et qui se traduisent par des inondations ou des coulées torrentielles, quelquefois dramatiques.

Il n'y a guère, en Europe, de régions où le climat subdésertique ou désertique soit suffisamment marqué pour que le régime des cours d'eau soit surtout endoréique (régime de type oued), c'est-à-dire où les eaux finissent par se perdre dans le sol. C'est surtout en Espagne que l'on peut observer ces régimes (sub-désert de Saragosse, désert d'Almeria).




Étiage et débit d'étiage :

On définit généralement l'étiage comme le débit exceptionnellement faible d'un cours d'eau, qu'il ne faudrait pas confondre avec les basses eaux saisonnières habituelles, même s'il en est l'exacerbation.

La définition statistique la plus usuelle est le débit caractéristique d'étiage (DCE) calculé sur une longue série (plusieurs années) de débits journaliers classés, débit au-dessous duquel l'écoulement descend dix jours par an.

Les étiages, c'est-à-dire les débits exceptionnellement faibles des cours d'eau, sont dus à des sécheresses prolongées qu'aggravent des températures élevées. Les cours d'eau, en l'absence de pluie, étant uniquement alimentés par les eaux souterraines, un appauvrissement des nappes au cours des années ou saisons précédentes, contribue aussi à la faiblesse des débits ainsi que les prélèvements d'eau, précisément multipliés en ces périodes critiques.

Les étiages s'établissent lentement. au-dessous de débits déjà très bas, la décroissance semble se faire, sur un même cours d'eau, à un rythme correspondant aux caractères hydrologiques du bassin. La courbe de tarissement a une pente d'autant plus forte que les réserves en eau souterraines sont plus faibles. Les débits caractéristiques d'étiage, par unité de surface, présentent des minimales très différentes selon les cours d'eau : moins de 0,5 l/s/km2 dans des bassins strictement alimentés par des pluies ; jusqu'à 4 ou 5 l/s/km2 dans des bassins où la fusion nivale alimente des réserves souterraines abondantes.




Le régime des cours d’eau et les droits de riveraineté
http://perso.wanadoo.fr/homo.urbanus/Ruisseau_St_Joseph61.htm

Un moment de franche rigolade : PROJET DE LOI portant réforme de la politique de l'eau
http://www.assemblee-nationale.fr/projets/pl3205.asp

Liste des principaux textes réglementaires et législatifs concernant l'eau depuis 1990 :
http://www.liste-hygiene.org/veilleeau.htm

Rôles des impacts des étiages sur les cours d'eau :
http://www.lyon.cemagref.fr/bea/lhq/dossiers_pdf/etiage.PDF






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