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Réseau hydrographique
Réseau hydrographique


Les principaux cours d'eau en Bretagne (extrait d'une carte
"pollution par les MOX / Matières Organique Oxydables)
On désigne par réseau hydrographique un ensemble hiérarchisé et structuré de chenaux qui assurent le drainage superficiel, permanent ou temporaire, d'un bassin versant ou d'une région donnée.





La hiérarchie du réseau hydrographique se manifeste par l'importance croissante de ses éléments, depuis les ramifications originelles de l'amont dépourvues de tributaires (dites d'ordre 1 dans la classification de Horton - Strahler, 1952), jusqu'au collecteur principal. Le numéro d'ordre de celui-ci croît (ordre 2, ordres 3, 4, 5, etc.) avec la taille du bassin, le nombre de tributaires et la densité du drainage.

Le réseau hydrographique est d'autant plus dense que le climat est plus humide, que les pluies sont plus abondantes, les pentes plus fortes, les roches ou formations superficielles moins perméables.

L'agencement des éléments du réseau dépend de la structure, de la géologie et du relief. Le dessin, varié, qui en résulte a une grande influence sur la propagation et la composition de l'onde de crue.

On distingue ainsi un type de réseau arborescent, ou dendritique, où la rivière reçoit plusieurs affluents, eux-mêmes alimentés par leurs propres tributaires. Quand les branches convergent en patte d'oie vers un même point, le réseau est digité. Le réseau est penné ou en arête de poisson quand, à un axe principal, se raccordent des branches faisant avec lui un angle aigu ouvert vers l'amont.

D'autres types sont encore distingués : radial, en parallèle, en treillis, en éventail… Il est rare que les réseaux hydrographiques des grands fleuves relèvent d'un seul type de structure. D'où l'idée de distinguer différentes échelles de bassins : par exemple, hauts bassins (rang 1 à 3), cours d'eau de taille moyenne (rang 4 à 6), grands cours d'eau (rang supérieur à 6), (Vannote et al., 1980). Dans la dimension longitudinale des grands systèmes fluviaux, on constate généralement que les éléments qui composent le réseau se succèdent par discontinuités et juxtapositions complexes plutôt que par liaisons insensibles entre secteurs homogènes.

Il arrive que, dans certaines régions, les réseaux hydrographiques soient totalement artificialisés. C'est le cas dans la région Nord de la France où l'axe hydrologique principal est un canal mettant en communication la quasi-totalité des cours d'eau de la région Nord, d'une grande partie de la Belgique et du bassin parisien. C'est vrai également de la région traversée par le canal de Provence.Il existe aussi des régions où les réseaux hydrographiques sont incohérents. C'est le cas en Laponie où, dans certaines régions, fortement soumises à la surrection des sols depuis la fin de la dernière glaciation, le réseau hydrographique offre à l'observateur quelques cas bien difficiles à interpréter.

[ On pourra remarquer que les réseaux hydrographiques sont des objets fractals]




LE RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE BRETON
http://www.eaubretagne.fr/Contexte-breton/Les-eaux-bretonnes/Les-eaux-de-surface/Reseau-hydrographique-et-bassins-versants

Une cartographie des écoulements annuels et mensuels d'un grand bassin versant structurée par la topologie du réseau hydrographique
http://www.lyon.cemagref.fr/doc/these/sauquet/

Carte hydrographie de la France :
http://www.jadot.net/carto/hydro/

Les réseaux hydrographiques :
http://geosciences.geol.u-psud.fr/ObjectifTerre/Geomorphologie/Resohydro/reseau/introduction.htm






[ Corrélats : Fractales / ...]

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