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Richesse
Richesse, accessoirement riches...


Seuls les pillards sont riches et réciproquement
« Derrière tous mes livres et tous mes exposés, il y a une préoccupation métaphysique qui est évidente. Je n'ai pas cessé de croire, et je croirai de plus en plus— maintenant que je suis vieux— qu'aucune modification structurelle de la Cité n'est suffisante. Cette modification est indispensable; mais on aura beau établir une Cité humaine où l'exploitation sera sinon effacée du moins considérablement diminuée, on aura beau établir un régime fiscal plus juste, on aura beau resserrer la hiérarchie des salaires, on n'obtiendra rien s'il n'y a pas une modification profonde du regard jeté par les hommes sur le monde et sur la vie. Le malheur restera au fond de l'individu humain si cet individu n'a pas une vue du monde qui lui permette de dépasser le désespoir. »
Henri Guillemin 1977


Tout savoir sur le grand banditisme : les Mulliez



Est-ce que leur éclater la gueule permettrait de dépasser le désespoir ?

Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : La richesse écologique / Socialiser la richesse /


Les inégalités de revenus selon les régions /
☞ Fiscalité, la fabrique des inégalités Part. 1 et Part. 2 /
RAPPORT SUR L’INVESTISSEMENT DANS LE MONDE /
« Classes sociales et inégalités : portrait d’une France éclatée » /
Des inégalités de revenus encore bien méconnues /
Fiscalité environnementale : un bilan en demi-teinte /
L’évolution des inégalités de patrimoine entre 2004 et 2010 /
Comment évoluent les très hauts revenus en France /
Le partage des richesses@@@@ /
Le RSA, « absurdité » et « torture morale » /
L'éthique corrompt l'argent /
L’évolution des inégalités de salaires /
Aux sources de la Crise : les inégalités ! /
Patrimoine : qui possède combien ? /
L’essor des riches /
L'argent qui corrompt /
L’argent sans foi ni loi /
Ce qui est directeur /
Le fric sans frontière /
Yachts : en finir avec les « bronze culs » de l'Europe ! /
Villes riches, villes pauvres : le revenu des habitants /
C'est quoi riche ? /
Pourquoi la taxe sur les millionnaires est au cour de la démocratie /
"Exil Fiscal" ou "Fuite Fiscale" ?.. /
La révolte des riches /
Inégalités : le retour des pharaons : qu'on les embaume ! /
Société générale : le PDG augmenté de 75%, le guichetier de 1% /
Qui s’enrichit pendant la crise ? /
Comment évoluent les très hauts revenus en France ? /
Le patrimoine selon la catégorie sociale /
Rapport sur le développement humain 2013 : des chiffres surprenants @@@@ /
La construction du ras-le-bol fiscal /
Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps » /
Les goinfres auraient-ils deux trous du cul ? Les 1% des salariés les mieux payés le valent-ils bien ? /
Le nombre d'ultra-riches augmente, les inégalités aussi /
Plus les riches s’enrichissent, plus les pauvres — et plus grave encore, les classes moyennes — s’appauvrissent. /
Choix du conjoint : la part de l’héritage / /


Sites Internet et articles / Corrélats /
Riche dans toutes les acceptions :
une forêt sur alluvions anciennes
En écologie, le terme de richesse est souvent compris comme synonyme de biodiversité.


En fait, on devrait distinguer plusieurs acceptions du terme richesse écologique.

La première est la richesse spécifique, c'est-à-dire le nombre d'espèces qui peuplent un écosystème. On distingue généralement la richesse spécifique totale qui correspond au nombre total d'espèces (ce que l'on n'arrive pas toujours à connaître véritablement, mais que l'on estime à partir de valeurs asymptotiques) et la richesse spécifique moyenne, c'est-à-dire le nombre d'espèces moyen dénombré dans plusieurs échantillons.

La seconde est propre à la phytosociologie qui parle de richesse stationnelle pour désigner le nombre total d'espèces de plantes présentes sur une station.




C'est toujours de la biodiversité dont on parle quand on se penche sur le fonctionnement ou le dysfonctionnement des sociétés humaines...

SOCIALISER LA RICHESSE / mis en ligne le 24 octobre 2005

Tribune de Jean-Marie Harribey dans Politis.

http://www.appeldes200.net/article.php3?id_article=1155

Le gouvernement français radicalise le programme libéral. Après avoir mis en place le plan Borloo de précarisation sociale, amputé un peu plus le droit du travail avec le contrat nouvelles embauches tout en instaurant des contrôles et sanctions draconiens contre les chômeurs, il participe aux enchères européennes du moins-disant fiscal. En ramenant de sept à cinq le nombre de tranches du barème de l'impôt sur le revenu, en diminuant le taux marginal de 48,09% à 40%, en plafonnant à 60% du revenu le montant total des impôts directs versés par un contribuable, il amplifie le détournement de la richesse vers les riches. La suppression de l'abattement forfaitaire de 20% du revenu dont bénéficiaient les salariés avantage relativement les contribuables dont les revenus sont issus de la rentabilité de leur patrimoine ou bien qui ont actuellement un revenu annuel supérieur à 117 900 euros. En réduisant encore la part de l'impôt progressif dans l'ensemble des impôts, le gouvernement privatise un peu plus la richesse.

Ce programme est essentiel pour l'idéologie libérale : la délégitimation de l'impôt accompagne celle de la dépense publique et des services non marchands pour étendre la sphère capitaliste. Sa réussite, aux yeux des classes dominantes, se jauge à cette possibilité d'accumulation supplémentaire pour elles et aussi à leur enrichissement par le biais d'un impôt moins redistributif.

Comment restaurer une légitimité de la socialisation de la richesse ? En s'attaquant à la racine du galimatias libéral considérant l'activité publique comme improductive. Les travailleurs employés dans les services non marchands produisent d'authentiques valeurs d'usage. Et il faut se démarquer de l'idée selon laquelle les impôts financent les dépenses publiques, car cette affirmation est trompeuse. Dirait-on que les acheteurs d'automobiles financent la production de celles-ci ? Non, car elle est financée par les avances de capital en investissements et salaires, avances dont la croissance sur le plan macro-économique est permise par la création monétaire. Les achats des consommateurs permettent de transformer en monnaie la valeur marchande ajoutée par le travail et les capitalistes réalisent une plus-value.

Les collectivités publiques effectuent des dépenses : les unes sont de simples achats à des entreprises privées (ex. : construction d'une route), les autres correspondent à une production non marchande. S'agissant de celle-ci, les collectivités publiques, anticipant non pas des débouchés fructueux comme les entreprises mais des besoins sociaux, investissent, embauchent et l'impulsent alors. Quel rôle joue l'impôt vis-à-vis de la production non marchande ? Il est le paiement socialisé de l'éducation, la santé, la justice... Le contribuable ne " finance " pas plus le fonctionnement de l'école ou l'hôpital que l'acheteur d'automobile ne " finance " les chaînes de montage. Car le financement est préalable à la production, que celle-ci soit marchande ou non marchande. Et le paiement, privé ou socialisé, lui est postérieur.

Certes, le paiement de l'impôt permet - tout comme les achats privés des consommateurs - au cycle productif de se reproduire de période en période. Mais il y a deux impensés dans l'idéologie libérale. Premièrement, ce sont les travailleurs du secteur capitaliste - et non pas les consommateurs - qui créent la valeur monétaire dont une partie sera accaparée par les capitalistes, et ce sont les travailleurs du secteur non marchand - et non pas les contribuables - qui créent la valeur monétaire quoique non marchande des services non marchands. Deuxièmement, au sens propre, le financement désigne l'impulsion monétaire nécessaire à la production capitaliste et à la production non marchande et doit être donc distinguée du paiement.

On comprend facilement pourquoi les riches veulent être moins imposés : parce qu'ils ne veulent pas payer pour les pauvres. Mais pourquoi la politique monétaire est-elle verrouillée par la Banque centrale européenne et le TCE interdisait-il aux États d'emprunter auprès d'elle ? Les capitalistes ne veulent pas que la création monétaire finance une production qui ne rapporterait pas un profit. Sauf si l'État comble ses déficits en empruntant auprès d'eux qui, en outre, bénéficient de facilités de crédit bancaire pour prêter ensuite. C'est ainsi que l'équivalent de plus de 80% de l'impôt sur le revenu en France part en intérêts aux créanciers.

La richesse non marchande n'est pas une ponction sur l'activité marchande, elle est un " plus " provenant d'une décision publique d'utiliser des forces de travail et des équipements soustraits au lucre. Elle est donc socialisée à un double titre : par la décision d'affecter des capacités productives et par celle de répartir socialement la charge du paiement. Insupportable pour l'imaginaire bourgeois.





Écologie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cologie
http://www.inra.fr/la_science_et_vous/dossiers_scientifiques/biodiversite

http://fr.wikipedia.org/wiki/Biodiversit%C3%A9

La biodiversité : un enjeu mondial, une question de société...
http://www.cemagref.fr/Informations/Actualites/Actu/biodiversite/

Mesure de la biodiversité
http://www.oecd.org/document/56/0,2340,fr_2649_34309_30582456_1_1_1_1,00.html

Stratégie mondiale pour la biodiversité :
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/pdf/Biodiversite_complet-2.pdf

La biodiversité tropicale : mémoire des changements passés

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/rechfran/4theme/paleo/biodiversitetropic.html

Dix poncifs sur la richesse :
http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=194+






[ Corrélats : Biodiversité / ...]

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