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Les séismes
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Formidable en Haïti : 15 000 GI's débarquent dans un pays déjà en ruine...


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Les séismes / Le tsunami de décembre 2004 / Raz-de-marée en Asie : tous altermondialistes / Les dons... empoisonnés ! /

Mémento pratique du particulier : Risque « sismique » /
La dette extérieure publique haïtienne : un cas typique de dette odieuse /
Comment ils ont ruiné Haïti /
L’humanitaire au service du capital, le cas de Haïti. /
Histoire d'Haïti : version longue /
La France est-elle préparée à un tremblement de terre ? /
Qu'est-ce qu'un tsunami ? /
Une étude franco-italienne fait progresser les connaissances sur les séismes de subduction /
Un séisme d'une rare intensité paralyse le Japon : ses côtes sont inondées par un tsunami /
Avant et après le séisme et le tsunami au Japon /
Étudier le séisme japonais en classe /
Le tremblement de terre qui vient de frapper le Japon rappelle qu’Istanbul est aussi une zone de risque sismique majeure. /
La France améliore la prévention du risque sismique avec une nouvelle réglementation parasismique /
Vidéo impressionnante du tsunami du 11 mars 2011 au Japon /
Le tsunami au Japon a charrié une marée de déchets vers l'océan /
Séisme : la centrale nucléaire de Flamanville n'est pas aux normes /
Physique de l’intérieur de la Terre /
Un crapaud peut-il détecter un séisme ? /
C’est bien l’exploitation du gaz de Groningue qui est responsable des séismes... /
Dix questions - réponses sur les séismes /


Sites Internet et articles / Corrélats /


Tremblement de terre à Izmit
Les séismes ou tremblements de terre se traduisent en surface par des vibrations qui, en fonction de leur durée, leur fréquence et leur amplitude, provoqueront des dégâts plus ou moins importants.


Ces vibrations sont la conséquence d'une fracturation brutale des roches en profondeur, laquelle se produit lorsque les tensions induites par la tectonique des plaques le plus souvent, mais aussi les mouvements orogénétiques, le volcanisme, etc. jusqu'aux tirs de mines dans les carrières, arrivent à un point de rupture.

Les séismes sont l'événement naturel qui cause les plus de victimes de par le monde. En France métropolitaine, bien que la fréquence des séismes de grande ampleur ait été faible ces dernières décennies, certaines régions sont classées en zone de sismicité potentielle forte et l'occurrence d'un séisme de magnitude supérieure à 7 pourrait provoquer de très gros dégâts, voire des victimes, s'ils se produisaient à proximité de grandes villes.

On rappellera brièvement quelques paramètres caractérisant les séismes :

Le foyer ou hypocentre est la région profonde où se produit la rupture de la faille.

L'épicentre est l'endroit de la surface du sol situé à la verticale du foyer.

La magnitude est la mesure de l'énergie libérée par le séisme. Elle se mesure sur l'échelle de Richter qui comporte 9 degrés. Le passage d'un degré au suivant revient à multiplier l'énergie libérée par 30 environ. L'intensité mesure l'importance des dégâts constatés en un lieu donné. Elle est fixée sur une échelle en douze points appelée échelle M.S.K.

L'événement récent qui a touché la Bretagne et dont le foyer se situait près de Languidic a été mesuré à 5.4 degrés sur l'échelle de Richter et à 6 - 7 sur l'échelle MSK, à Hennebont.

Les ondes produites sont récupérées sur des sismogrammes. Ces tracés permettent de distinguer plusieurs types d'ondes, certaines très rapides, d'autres plus lentes. Ce sont les ondes lentes qui produisent le plus de dégâts sur le bâti et l'environnement.

Lorsque les séismes se produisent sur des failles sous-marines, le passage des ondes peut être à l'origine de raz-de-marée ou tsunamis.

Contrairement à bien des aléas majeurs, les séismes sont, dans l'état actuel des connaissances, tout à fait imprévisibles.

La prédiction des séismes permet seulement d'en envisager la plus grande probabilité sur les régions où la sismicité historique est avérée ou de dire que cette probabilité augmente au fur et à mesure que la date du dernier événement s'éloigne dans le temps. C'est ainsi que San Francisco, Tokyo ou Istanbul sont de plus en plus menacés par un séisme.

En région de forte sismicité, la meilleure prévention veut que le bâti soit astreint aux règles de construction parasismique. Cela dit, les constructions parasismiques ne résistent pas à tous les séismes. Kobe* en est une illustration remarquable. Notons que les règles de construction parasismique s'appliquent rétroactivement (?) sur une certain nombre de constructions comme les barrages, les centrales nucléaires, les établissements industriels et certains bâtiments publics.

[* Mais voilà peut-être l'explication : une dépêche dans la presse, datée du 3 décembre 2005, fait état de l'arrestation d'un architecte japonais qui aurait falsifié les normes parasismiques des immeubles qu'il faisait construire afin d'en diminuer le coût à la construction. La dépêche rappelle que le secteur de la construction au Japon est très largement contrôlé par la mafia Jakusa. La dépêche ne précise pas quels autres secteurs, au Japon et ailleurs, sont contrôlés par cette entreprise mafieuse.]





Cela fait à peine plus de huit jours qu'un tsunami a englouti les rives de Sumatra, de l'Inde, de la Thaïlande, du Sri Lanka en faisant des milliers de victimes, surtout européennes…

Je sais, ça n'est pas drôle. Mais je ne suis pas sûr d'être le plus cynique. Je pense que l'avenir nous montrera que l'émotion passée, le tourisme de masse aura repris ses droits. C'est tellement vrai qu'en date du 4 janvier 2005, alors que l'odeur des charniers n'est pas dissipée, les tours-opérateurs pensent déjà aux prochains charters programmés pour le 16 janvier… pour le cas où les touristes prendraient peur (sic) [Libération].

Je remarque aussi qu'on se dédouane beaucoup en se gargarisant des chiffres de la solidarité internationale… Si la distribution de cette aide est à la hauteur de celle qui fut acheminée en Iran en 2003, on devra peut-être se poser beaucoup de questions… Mais est-ce qu'on se les posera ? Pas sûr !

Je constate encore qu'on se garde bien de donner une image précise de la surface couverte par le sinistre. Une des questions qui se pose est celle de la vulnérabilité de la zone et le nombre de victimes peut évidemment occulter cette question… Toutefois, sauf dans quelques régions extrêmement plates et très peu surélevées par rapport au niveau de la mer, le raz-de-marée n'a finalement affecté que des surfaces réduites des territoires nationaux. Malheureusement, ces surfaces, sans relief vraiment marqué, étaient très densément peuplées et urbanisées.


Comme dit l'abbé Pierre : Ce n'est pas parce qu'il y a des pauvres et même des très pauvres dans un pays que ce pays est un pays pauvre… Je n'irai bien entendu pas jusqu'à affirmer que la Thaïlande ou l'Indonésie sont des pays riches, mais ce ne sont pas non plus des pays pauvres. La Thaïlande, au classement IPH2 est mieux classée que l'Arabie Saoudite. Le Sri Lanka est juste derrière le Liban ! Il n'est pas sûr que ces pays ne soient pas mieux lotis que la Roumanie actuelle, même dix ans après la disparition de Ceaucescu ! Quand à Malte ou Chypre, ces îles européennes sont tirées vers le haut grâce aux pavillons de complaisance et aux banques, laveries et pressing qu'elles hébergent. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_IPH_des_pays%2C_2000)

Je fais le vœu que le retour d'expérience de cette catastrophe soit à la hauteur des engagements et des promesses qui ont été faites.

À suivre...




Justement à suivre, jeudi 6 janvier 2005 : l'éditorial de Denis Sieffert dans le numéro 833 de Politis (http://www.politis.fr/article1198.html)

Raz-de-marée en Asie : tous altermondialistes

Denis Sieffert

La catastrophe provoquée par le raz-de-marée de ce lendemain de Noël n'est pas une catastrophe comme les autres. C'est tout le " village global " qui en a été meurtri, celui d'Internet, des télévisions satellitaires, des charters à bas prix, et des communications faciles. Un monde nouveau à la géographie déboussolée.

Il suffit pour s'en convaincre d'énoncer cette vérité qui, en d'autres temps, aurait confiné à l'absurde : sur les plages de Thaïlande et du Sri Lanka, la Suède a connu la plus grande catastrophe de son histoire moderne. Deux mille, peut-être trois mille morts. Sans se faire trop d'illusions sur les ressorts de nos émotions collectives, c'est là, dans l'identification à des victimes qui nous ressemblent, qu'il faut chercher l'origine du formidable élan de solidarité des pays du Nord. Instrument-roi de cette époque, la télévision a évidemment joué un rôle majeur dans la mobilisation.

Soir après soir, pendant dix jours, des équipes de reporters nous ont envoyé des images des régions dévastées. Et la télévision a fait, admirablement, ce qu'elle sait faire : produire de l'émotion. Elle nous a raconté des histoires de parents qui ont vu leurs enfants emportés par la vague géante, et montré des survivants dont elle a fait des " miraculés ". Le tout, non parfois sans voyeurisme. Mais c'est peut-être grâce à ces récits que les dons ont afflué comme jamais auparavant.

Ces manifestations de solidarité ont donné les moyens des premiers secours. Elles constituent déjà un acte politique en soi. Pour toutes ces raisons, nous croyons que quelques strates de conscience collective vont rester, comme en dépôt de ces journées douloureuses. Et que des questions qui vont au-delà de l'émotion n'ont pas fini de se poser.

La solidarité n'épuise pas les interrogations politiques. Il faut d'abord résister à l'illusion que la nature aurait été équitable dans sa cruauté, voire " démocratique ". Le mot fut souvent employé ces jours-ci. Il est évidemment trompeur. L'échelle du malheur n'est pas la même. Ni par le décompte des victimes, ni par les conséquences à moyen et long termes. Le voisinage entre touristes et autochtones n'apporte qu'en apparence la preuve d'un partage d'une destinée commune. Il est, tout au contraire, le témoignage d'un déséquilibre de plus en plus vertigineux entre le Nord et le Sud.

Car si les causes telluriques de la tragédie ne relèvent pas de comportements humains, en revanche, l'ampleur du bilan est la conséquence directe d'une inégalité entretenue par un système inique. Un système qui produit chaque jour son lot de tragédies silencieuses, ces dizaines de milliers de victimes quotidiennes de la malnutrition, ou ces malades du sida laissés à l'abandon. La catastrophe du 26 décembre agit comme un révélateur. Elle pose des questions économiques, écologiques et humaines. Pourquoi, par exemple, n'existe-t-il pas dans ces régions de système d'alerte alors qu'il en existe à proximité des pays occidentaux ?

Comment a-t-on laissé détruire les protections naturelles que sont les barrières de corail, qui auraient freiné la déferlante avant qu'elle n'atteigne les côtes ? Et plus profondément encore, pourquoi des populations entières de l'Inde ou du Sri Lanka sont-elles condamnées à quitter les villages de l'intérieur des terres pour tenter de vivre des miettes du tourisme dans de fragiles habitations en bord de mer ? Peu ou prou, toutes ces interrogations invitent à repenser l'aide au développement (voir nos articles pages 4 à 8). À reconsidérer non seulement l'urgence et l'humanitaire, mais le long terme des structures économiques et sociales des pays qui nous prêtent leur sable chaud et leurs cocotiers, quand la mer est calme.

En toute bonne logique, le 26 décembre, la terre entière aurait dû devenir altermondialiste. En bonne logique, l'idée d'une taxation des transactions financières permettant d'alimenter un fonds permanent d'aide au développement aurait dû prendre corps ; l'abolition de la dette des pays pauvres aurait dû devenir une évidence.

L'idée d'une meilleure rémunération des matières premières aurait dû s'imposer comme un impératif économique incontournable. Qui n'a rêvé en ces jours d'une ONU forte, disposant de moyens d'interventions immédiats, échappant à la concurrence des puissants, organisant équitablement le commerce international ?

Au lieu de cela, le spectacle offert par les grandes puissances n'a guère laissé place à l'illusion. Effets d'annonces, images laborieusement corrigées quand l'opprobre menaçait, récupérations politiques : tout y est passé.

Chacun y allant de son idée de machin humanitaire (" Samu européen ", " Samu mondial " et autres...). La palme revenant une fois de plus à l'administration Bush, qui a immédiatement vu midi à sa porte, créant une " coalition " pour concurrencer les Nations unies, puis intervenant en solo sans égard pour les ONG déjà engagées sur le terrain. Business as usual.

Au point que nous pouvons tous partager les craintes de Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, sur l'authenticité sonnante et trébuchante des sommes annoncées par certains États. Il existe une telle contradiction entre les bonnes intentions subitement affichées et un système qui exècre idéologiquement toute forme d'aides publiques !


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C'est tellement vrai que lors du récent tremblement de terre au Pakistan, l'aide internationale continue de se faire attendre alors même que l'envoi d'hélicoptères pour aller rechercher les dépouilles de quelques alpinistes emportés par une avalanche dans l'Himalaya n'a pas posé le moindre problème… On peut se poser plusieurs questions sur ces retards, sinon sur ce désintérêt : est-ce que c'est parce qu'il n'y a pas de victimes " blanches " ou bien est-ce parce qu'on aurait une légère tendance à assimiler tous les pakistanais à des terroristes islamistes susceptibles d'attenter à d'autres métros qu'à Londres ?




Les dons empoisonnés :

On lira, avec profit (!), une étude publiée par Pharmaciens sans Frontières sur les dons de médicaments et intitulée : Étude sur les dons de médicaments sur la province d'Aceh (Indonésie) / Synthèse (http://www.psfci.org/new/fr/Medias/synthese.pdf) pour y apprendre, par exemple, que près de 5000 tonnes de médicaments ont été envoyées dans cette région alors qu'aucune demande de ce type n'avait été formulée ; qu'une part importante de ces médicaments, inadaptés, périmés, non conformes ou inconnus des personnels soignants ne pouvait qu'y être détruite ; que le coût pour la destruction (incinération) de ces médicaments (4 € / kg) s'élèverait à 2 400 000 € (600 tonnes) !




Sites TSUNAMIS 2004 :

L'analyse de certaines photographies aériennes ou satellitaires permet de se faire une assez bonne idée des surfaces affectées par le tsunami dans les régions côtières.

Sur certaines photographies, on constatera que les surfaces détruites sont très importantes. Sur d'autres, on constatera comment des reliefs ou divers obstacles ont pu protéger des zones entières.

Les Sites Internet et articles suivants offrent un certain nombre de photographies de l'événement.

http://www.digitalglobe.com/tsunami_gallery.html

http://www.spaceimaging.com/gallery/

http://www.digitalglobe.com/sample_imagery.shtml

http://www.digitalglobe.com/images/tsunami/Sri_Lanka_Tsunami_Damage.pdf

http://map.ngdc.noaa.gov/website/seg/hazards/viewer.htm

http://www.magazine.noaa.gov/stories/mag153.htm

http://www.osei.noaa.gov/OSEIiod.html

http://earthobservatory.nasa.gov/Newsroom/NewImages/images.php3?img_id=16776

http://www.geeknews.net/index.php?go=121





Quelques Sites Internet et articles sur les séismes et plus généralement sur la tectonique des plaques, le volcanisme, etc.
http://www.la-terre.net/rubrique.php3?id_rubrique=1

Tectonique des plaques / Océanographie /
http://www.ulg.ac.be/urap/cours/oceano/Oceano-1a.pdf
http://www.ulg.ac.be/urap/cours/oceano/Oceano-1b.pdf
http://www.ulg.ac.be/urap/cours/oceano/Oceano-1c.pdf
Page d'entrée du site :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html

Séismes :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/seismes.html

Tectonique des plaques :
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/seismes.html

Base de données nationale des déformations récentes et des paléoséismes :
http://www.neopal.net/

http://renass.u-strasbg.fr/ (bd séismes)

http://www.sisfrance.net/ (bd séismes France)

http://azurseisme.fr/

http://www.seisme.prd.fr/


http://www.mgm.fr/Mappemonde/M301.html (séismes)

Autres sites : http://www.prim.net \\ http://www.cemagref.fr \\ http://www.brgm.fr \\ http://www.catnat.net \\ http://www.prevention2000.org/cat_nat \\ ...




Tsunamis :
http://www.ifremer.fr/lpo/cours/vagues_ondes/index.html

Raz de marées en méditerranée :
http://azurseisme.fr/Tsunamis.htm

http://www.brgm.fr/Risques/Sumatra/accueil.htm (tsunami)

http://www.brgm.fr/Risques/Sumatra/accueil.htm

http://sertit.u-strasbg.fr/documents/asie/asia_en.html

http://www.crisp.nus.edu.sg/tsunami/tsunami.html

http://www.prh.noaa.gov/itic/fr/more_about/itsu/plan_directeur_itsu_fr.pdf

http://www.prevention2000.org/cat_nat/index.htm






Séisme Pakistan (08/10/2005) :
http://unosat.web.cern.ch/unosat/asp/prod_asp?id=65

Ile de Java : l'énigme géologique des villages engloutis sous la boue
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/ile-de-java-lenigme-geologique-des-villages-engloutis-sous-la-boue_17263/








[ Corrélats : Risques Naturels Majeurs / ...]

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