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Souchiens




Vous avez été des milliers à vous mobiliser le 20 janvier dernier pour soutenir Saïdou (ZEP) et Saïd Bouamama lors du procès intenté par l’AGRIF. Grace à votre mobilisation une première victoire a été arrachée. Les juges ont estimé que la plainte pour « injures raciales » et « provocation à la haine raciale » contre les « Français blancs dits de souche » était injustifiée, nos deux camarades ont donc été logiquement relaxés en première instance. Les motivations du jugement précisent que la catégorie dite « Français de souche » ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique. Ils ajoutent également que la « blancheur » n’est pas une composante juridique de la qualité de Français. Il s’agit bien d’une victoire, et en ces temps de régression généralisée, nous pouvons tous en être fiers.

Cela précisé, je ne sais pas si à l'AGRIF, ce ne sont que des enculés... Mais ça ne saurait tarder, façon Édouard II... Faudra si fer !

Le seul village où résident des Souchiens, c'est en Ardaech !


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) :

La défaite de la pensée souchienne /
Un chien qui se mord la queue. Quelques remarques sur des accusateurs /
Le "racisme anti-blanc" : arme stratégique de la contre révolution coloniale /
La défaite de la pensée souchienne /
Le "racisme anti-blanc" des indigènes de la république /
Souchien, je suis ! /
De l’indigénat : Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français /
2011, année Frantz Fanon /
Et le racisme antiquon, ça existe ? Parce que moi, ça fait une tirée ! /
« Souchiens », relaxe de Houria Bouteldja. /
Eric Fassin : « La politique d’identité nationale a construit une France blanche » /
Les nouveaux souchiens de garde /
On me dit que des juifs... /
« La république est une divinité » /
Les nouveaux souchiens de garde ou les taliblancs ? /
À propos du supposé racisme anti-blancs /
De l’urgence d’en finir avec le « racisme anti-blanc » euh ! et pour les taliblancs ??? /
Chavez, Blum et De Gaulle : Victorin Lurel a raison /
Clément Méric : mon dilemme /
Après les souches, les racines... /
SOS Racisme… des potes qui nous voulaient du bien /
Nous ne voulons plus être les tirailleurs sénégalais d’aucune cause !... Notre priorité est de nous affirmer. D’être clairs avec nous-mêmes, et de nous organiser. /
Quatre vérités à dire aux Blancs du Brésil /
La métaphore des relations entre les races au Brésil /
Femmes noires au Brésil : résistance et résilience /
Le côté sombre de la "blanche" médecine brésilienne /
Emploi et politiques raciales au Brésil : Une attention particulière pour la sphère sociale /
☞ « Marianne, ta tenue n’est pas laïque ! » I, II, III /
☞ Antisexisme ou antiracisme ? Un faux dilemme I, II, III et IV /
La cartographie du pouvoir colonial /
Nos ancêtres les immigrés /
La France blanche d’Alain Finkielkraut /
Cher blanc, chère blanche /
Révision de la Résistance française sous l’Occupation nazie /
Les souchiens se lâchent /
Apologie du terrorisme : tuons l'homme blanc qui est en nous ! /
Sites Internet et articles / Corrélats /


Petite leçon de français d’une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants

par Houria Bouteldja

Émanant de certains milieux réactionnaires bien connus, une campagne de presse a pris pour cible notre porte parole Houria Bouteldja. Ce qui lui est reproché ? Officiellement, l’usage qu’elle a fait au cours d’une émission de télé du néologisme « souchien », désignant de façon humoristique d’hypothétiques Français de souche. En réalité, jouant sur une ridicule homophonie et prétendant que la véritable signification de cette expression serait « sous-chien », certains de ces écorchés vifs du drapeau, de droite comme de gauche, ont trouvé là une occasion inespérée pour évacuer le débat de fond : à savoir le développement d’une conception raciale de l’identité française caractérisée notamment par l’expression « Français de souche ». Une aubaine pour eux...La réaction d’Houria Bouteldja.



SOUCHE, subst. fém.A. Usuel Base du tronc d’un arbre (ou d’un grand arbuste) prolongée par ses racines.

B. P. anal. De souche. D’origine. Français de souche.

C. Biologie Ensemble des individus de même espèce provenant d’un ancêtre unique.

SOUCHIEN, SOUCHIENNE, adj. et nom, de souche.

Néologisme, formé par des descendants d’immigrés post-coloniaux qui après avoir été désignés successivement par les expressions : « Français musulmans », « nord-africains », « immigrés », « deuxième, troisième... cent trente et unième génération », « issus de l’immigration maghrébine ou africaine » puis à nouveau « Français musulmans » et enfin « issus de la diversité » sans parler dans un registre moins soutenu par les « sidis », « bougnoules », « rats », « ratons », « crouilles », « melons », « bicots », « gris » ou encore l’intemporel « négros », ont constaté que ce raffinement dans la péjoration raciste dont ils sont l’objet trouve son optimum savant dans un autre néologisme, banalisé et valorisant lui : « Français de souche ». Cette dernière expression utilisée publiquement pour la première fois, semble-t-il, par un certain Jean-Marie Le Pen en 1979, institutionnalisée depuis par des chercheurs ou démographes de l’INED, mais repris aussi par tout un chacun, est censée désigner ceux qui, parce que blancs, sont considérés comme les authentiques et légitimes habitants de ce pays par opposition avec les descendants de colonisés, sans racine ni attaches particulières, qui de ce fait ne constitueraient eux qu’une variété aérienne, délétère et volatile de l’espèce humaine.

Ainsi l’adjectif « souchien » construit en toute francophonie à partir de « Français de souche » constitue une première contribution indigène à l’enrichissement de la langue que désormais doivent maîtriser ceux qui prétendent venir vivre au Paradis. Il permet de mettre en évidence le caractère inerte, pesant et figé de cette conception raciale des Français. Exactement comme a pu le faire l’humoriste Djamel Debouze avec son expression « Icissiens » (sans doute à partir du concept des « Gens d’Ici » cher au philosophe Alain Badiou) afin d’établir l’évidence de la légitimité pour tous à vivre dans ce pays à égalité de droit et de considération.

Evidemment « souchien » ne peut pas être confondu, comme le font volontairement certains philosophes médiatiques, journaux nationaux-républicains comme Marianne [1] ou autres officines laïco-intégristes comme Respublica [2]], à la trompe d’Eustache décidément bien emboutie, avec l’expression « sous-chiens », sinistre jeu de mot, révélateur tout à la fois de l’ état d’esprit de ceux qui prétendent l’avoir entendu autant que des méthodes malveillantes auxquelles ils ont recours puisque qu’ils tentent ensuite d’en attribuer la paternité au MIR. On ne sera pas étonné d’apprendre que parmi ces malentendants anti-indigènes qui assurent avoir compris « sous-chien » au lieu de « souchien » figure l’inénarrable Alain Finkielkraut [3]] dont tous les sonotones de la terre ne pourront jamais corriger l’oreille désespérément sélective. En terme clairs lui et tous ceux qui aujourd’hui poussent des cris d’orfraies ne s’indignent guère du traitement sémantique administré à leurs concitoyens basanés. En revanche, si la notion de « Français de souche », en 27 ans d’existence, n’a toujours pas heurté leurs oreilles délicates, c’est parce qu’elle traduit bien une certaine acception ethnique qu’ils se font de l’identité française. Celle-ci est une façon élégante de dire Français blanc. Ainsi pour tous, il est bien clair que Kanaks, Antillais et autres Réunionnais ne sauraient être qualifiés de « Français de souches ». Leurs ancêtres pourtant n’étaient-ils pas formellement Français il y a au moins deux siècles à un moment où ceux de Messieurs Sarkozy, Finkielkraut, Devedjian ou Gallo étaient encore sujets Ottoman, austro-hongrois ou italien ?

Le plus indécent dans cette histoire, c’est que parmi les véritables "sous-chiens" (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figurent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques. On se souvient que le (très grand) contrebassiste américain Charles Mingus, qui était métis noir-chinois et identifié comme noir, très mobilisé sur la question du combat anti-raciste, avait intitulé son autobiographie "Beneath the Underdog" : "en-dessous du sous-chien" !

Houria Bouteldja, 7 juillet 2007






Comment se débarrasser des souches sans produits nocifs pour l'environnement ?

Il faut d'abord percer des trous de 15 à 30 centimètres de profondeur avec la plus grosse mèche dont vous disposez sur tout le pourtour de la souche. Ces orifices sont ensuite remplis avec du nitrate de potasse (ou salpêtre) ou du chlorate de soude (un produit minéral qui se dégrade en sel donc peu agressif pour le milieu). Couvrez la souche pour éviter dilution et lessivage par la pluie. Le produit va se diffuser en profondeur dans les tissus du bois. Remettez-en tous les 2 à 6 mois. Puis rassemblez sur la souche quelques brindilles, un peu de bois mort et mettez-y le feu. Après plusieurs jours de combustion souterraine, les grosses racines seront réduites en cendres et avec elles les risques de développement du pourridié*. Vous pourrez replanter aussitôt à proximité un jeune.

[* Cette recette valait avant la Sarkozie... J'ignore comment la sauce hollandaise prendra ?] *




Je suis né en 1945. Mon père est né en 1900. Ma mère en 1908. Mon grand-père est né vers les années 1850. Ma grand mère, je ne sais pas. Mon autre grand père a été tué par les allemands en 1914... des modèles qu'il faudrait suivre nous martèle Sarkotraitre. Mon autre grand mère, un peu avant ma naissance, mais j'ai des photos... Mon arrière-grand-mère a connu la révolution et le premier empire (j'ai toujours sa cafetière en grès). Encore deux générations, et des traces de mes ascendants se retrouvent encore sous la régence. Et je suis déjà enterré à l'église de Trans (53), devant l'autel, si !... depuis la fin du moyen-âge. Je n’ai pas cherché au-delà, les archives ne le permettaient plus. De plus, cela me plaît assez de m'imaginer avec une armure de chevalier, une épée à la main et, je l'espère, réfléchir, déjà, peut-être, à la légitimité du pouvoir royal et ne pas culbuter les jeunes paysannes pour la raison du plus chatte au fort !...

Cela écrit, Davoust, cela vient d'août, d'Auguste... Autrement dit, il n'y aurait rien de bien étonnant à ce que, dans ma lignée directe, on retrouve un quelconque empereur romain qui me ferait une belle jambe... Espérant au moins qu'il n'aura pas trucidé quelque jolie chrétienne, à peine déflorée et déjà martyre ?

Souchien, je suis donc. Je ne suis pas sûr pour autant d’en être si fier. J’ai pu l’être, à ma grande honte, quand j’étais encore jeune et naïf, et que je croyais encore que mes aïeux, qui avaient été tués à la guerre, étaient morts pour la France. Maintenant, je sais que les riches les ont sacrifiés pour devenir plus riches encore et plus puissants et plus cyniques et plus bourgeois, dans le seul but de nous mater, nous soumettre, par la violence d’abord et la persuasion, si de guerre, las !

Souchien, je suis donc, à peine plus que ces chênes que mes ancêtres ont plantés, il y a trois cents ans et qui sont, pour certains encore, parfaitement vigoureux et sûrement bien heureux à l’idée qu’ils ne serviront pas à la marine de guerre ! J’ai aussi des petits enfants qui sont marocains par leur mère et j’aimerai bien que l’on me dise en quoi ils ne seraient pas autant Souchien que je le serai !

J’aurais mieux aimé que l’on me dise indigène, culturellement bâillonné et sommes toutes, vachement content d’être confronté à d’autres cultures, d’autres langues, d’autres musiques, d’autres couleurs de peaux, d’autres beautés, d’autres sourires, d’autres accents, d’autres histoires de vie qui valent bien mieux que celles, petites et ratées, d’un grand nombre de mes concitoyens qui se réclament de la beaufitude frankaouie.





Sites Internet :

Les indigènes de la République : http://www.indigenes-republique.fr/




[ Corrélats :
Races / Violance / Immigration / ...]



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