Entrez un mot-clé
Tourbières
Tourbières


La tourbière de Kerfontaine / Sérent
Au premier plan, les jolies couleurs rouge
des ossifrages défleuris (Narthecium ossifragum)
Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Base documentaire du Pôle-relais tourbières / Sites Internet et articles / Corrélats /


Les tourbières sont des hydrosystèmes lentiques caractérisés par un fort ralentissement du cycle du carbone.


Cette perturbation du cycle du carbone est essentiellement due aux conditions asphyxiques qui règnent dans les eaux où s'accumule la matière organique. Dès lors celle-ci ne peut pas être dégradée par des bactéries aérobies.

En outre, certaines tourbières sont très acides. Cette très forte acidité inhibe toute vie bactérienne, y compris anaérobie et plus ou moins fortement celle des mycéliums.

Ce qui est surtout remarquable, c'est l'évolution que l'on peut observer sur les tourbières.

Les tourbières se forment toujours à partir d'un écosystème lacustre eutrophe, généralement assez peu profond, dans lequel la végétation riveraine se développe fortement. Petit à petit, des plantes flottantes vont envahir les plantes rivulaires. Ces plantes peuvent être des sphaignes. Dès lors ces plantes vont très largement dominer le système.

Ces mousses vont s'accumuler sur des épaisseurs très importantes au point d'envahir toute l'eau et d'assécher tout le milieu. Ce processus de comblement prend des milliers d'années. La tourbière va être constituée d'une matière organique noirâtre : la tourbe qu'en certaines régions, on a pu utiliser comme combustible. À l'heure actuelle, la tourbe est surtout exploitée pour des amendements et pour l'horticulture.

Petit à petit, le sol tourbeux, à mesure qu'il pourra présenter des épisodes d'émersion, donc des conditions moins ou pas asphyxiques, sera colonisé par des plantes terrestres, puis des arbres (pin à crochet). La tourbière s'oriente vers la formation d'une tourbière bombée.

Les tourbières acides (pH <4) présentent généralement une médiocre richesse spécifique. Les plantes qui les habitent présentent néanmoins une très forte valeur patrimoniale (Droséras, par exemple).

Les tourbières eutrophes eucalciques (pH >6) sont beaucoup plus riches et le plus souvent sont des habitats à protéger impérativement.




Zone humide de Langazel / Tourbe
http://www.langazel.asso.fr/delatourbe_exploitation.htm

Tourbières
http://www.pole-tourbieres.org/generalites2.htm

La clef de détermination des principaux habitats tourbeux (d'après J. Thomas) :
http://enmp.fr/tbmp/tbclef.htm

Tourbières, dystrophie et plantes carnivores :
http://www.jeanphir.freesurf.fr/dossiers/tourbieres/

Quel mode de gestion conservatoire pour les tourbières ? L'approche interventionniste en question
http://geocarrefour.revues.org/index4162.html

La conservation des tourbières. Enjeux patrimoniaux, modalités de gestion et jeux d'acteurs
http://geocarrefour.revues.org/index791.html

Compte rendu de : Écologie des tourbières du Québec-Labrador
http://geocarrefour.revues.org/index822.html

Tourbières du haut bassin de la Loire – Un écosystème aux multiples facettes
http://www.plan-loire.fr/Plate-Forme-RDI/RendezVous2007/Actes/PAGES/Disc_Photos/HCubizolleDiscours.htm

La conservation des tourbières / Articles dans :
http://geocarrefour.revues.org/index600.html






[Corrélats : Tourbe / Sphaignes / ...]

Retour