Entrez un mot-clé
Tourisme de masse
Tourisme de masse


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Généralités / Nos bonnes vacances / Le Tourisme de Destruction Massive : Un livre d'André Girod / Fuck touriseum ! /

Les enjeux développement durable du secteur touristique /
Vacances de Rêve : le Maroc sans les Marocains ! /
Croissance du tourisme : entre menaces et opportunités /
Les îles de l'Atlantique : la nature sous la pression du tourisme /
Tourisme et environnement /
La gestion des sites très fréquentés /
Population et tourisme dansles « communes Natura 2000 » /
Environnement et tourisme (cours MF GODART – IGEAT/ULB) /
Environnement et tourisme (cours MF GODART – IGEAT/ULB) /
MIEUX VAUT FAIRE DU CAMPING À BLANKENBERGE … QUE DU TREKKING DANS LE GRAND ERG (Version 2010) /
☞ Voir aussi les versions 2009 et 2008 (J.-M. DECROLY LIToTeS IGEAT - ULB) /
Des liens en histoire, géographie, économies du tourisme... par J.-M. DECROLY LIToTeS IGEAT - ULB /
L'éco-tourisme selon Disney /
Notes sur la constitution d’un Repère sur la «sociologie du tourisme » /
En marge des parcs et des réserves : l'écotourisme /
Comment construire des stratégies d’alliance entre acteurs d’environnement et acteurs du tourisme ? /
Atlas des sites classés du Finistère /
☞ Voir aussi : Sites inscrits et classés en Bretagne /
Touristes et élus de merde : Requin tueur, surfeur tué : le requin n’y est pour rien ! /
Déchets municipaux : comment les activités économiques et touristiques impactent les volumes /
Tourisme et antibiotiques, mauvais cocktail /


Sites Internet et articles / Corrélats /


Lorsque le 20 juin 1936, la loi sur les congés payés est votée et que le temps de travail hebdomadaire passe de 48 heures à 40 heures, sans perte de salaire… je doute que les hommes politiques à l’origine de ces mesures aient jamais pensé aux retombées qu’elles auraient sur une autre activité économique balbutiante, car réservée aux plus aisés, c'est-à-dire le tourisme.

Dégradation par le piétinement du haut de falaise
sur la côte sauvage de la presqu'île de Quiberon
Depuis, cette activité n’a fait que progresser.

Son taux de croissance annuel de plus de 4% fait rêver, surtout quand on nous annonce une conjoncture récessive, voire un déclin !…




Tous les chiffres montrent que le nombre de touristes double tous les vingt ans. La crise n’y fait rien. On prévoit 940 millions de touristes qui, pour la grande majorité, se nourriront, en 2010 (660 millions en 2000), d’espaces, de pays, de continents, de cultures, de civilisations, de musées, de monuments, de sites historiques, de fêtes, de festivals (si les intermittents le permettent…), de bord de mer, de montagnes, de réserves naturelles, de parcs régionaux ou nationaux et quelques autres, du sous-développement de certaines populations pour assouvir leurs pulsions inavouables ou criminelles…

Toutefois le développement du tourisme s’accompagne souvent de dégradations plus ou moins importantes, quelquefois irréversibles, des milieux où il s’exerce de façon intensive…

Paradoxalement, la demande en nature intacte s’est accrue, souvent même de la part de ceux qui participent à la sur-fréquentation et à la dégradation des sites… et qui refusent, véhémentement, les aménagements mis en place, au prétexte que le parking est placé trop loin du site, que la baraque à frites a disparu ou qu’il faut payer pour voir…

La maîtrise des impacts touristiques sur un site est, pour de multiple raisons, très difficile, d’abord parce qu’elle ne dépend pas uniquement de la clientèle la fréquentant, mais aussi des communes dont la capacité financière à protéger ou à gérer le site (gestion des déchets, pour ne citer que ce problème) est souvent insignifiante et plus largement des implications départementales, régionales ou de l’état, le plus souvent inexistantes… sinon toujours difficiles à négocier !

Cette maîtrise pourrait exister si elle s’appuyait sur une bonne analyse de la capacité des sites, de leur dessertes, de la dynamique de fréquentation, des pollutions et dégradations, des limites acceptables de nuisances et des différents aspects socio-économiques attachés à la fréquentation de tel ou tel site (quelle "clientèle", qui veut quoi, dans quelles conditions, pour combien de temps de visite, pour y faire quoi, pour y trouver quels services, quel accueil, quelle information, sous quelle forme, à quel prix, etc. ?)




Cela fait un peu plus de huit jours qu'un tsunami a englouti les rives de Sumatra, de l'Inde, de la Thaïlande, du Sri lanka en faisant des milliers de victimes, surtout européennes…

Le 16 mai 2002, dans Politis, on pouvait lire l'article suivant :

Nos bonnes vacances par Véronique Lopez

Bientôt les grandes migrations saisonnières. Et le plaisir du repos, du dépaysement, de la découverte. Mais aussi l'envers de la médaille. L'industrie touristique a des conséquences parfois dramatiques sur la réalité sociale des pays pauvres ou sur l'environnement, en France comme à l'étranger. Des pistes existent pour voyager " mieux ", sans humilier ni saccager.

Avis de tempête touristique sur la planète !

En passe de devenir la première industrie au monde, le tourisme étend son emprise partout. Chaque année, entrent en France plus de visiteurs que ce pays ne compte d'habitants. Avec 75,5 millions de touristes en l'an 2 000, la France est la première destination touristique.

À l'échelle du globe, quelque 697 millions de personnes ont parcouru le monde pour y passer des vacances. Et le mouvement ne cesse de s'amplifier.

Des projections de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) prévoient 1,6 milliard de déplacements en 2020. Présenté comme la seule réponse possible au développement économique des régions enclavées et - pire encore - comme la seule alternative pour les pays pauvres mais ensoleillés, le tourisme devient une industrie tentaculaire, polluante et souvent avilissante.

Bref, l'inverse du rêve et du plaisir que sont censés procurer le voyage et la découverte. Car le tourisme est avant tout l'avatar de notre société libérale où la consommation s'élève au rang de valeur absolue.

Avec le culte de la vitesse... bien sûr.

En témoigne la rubrique " Tendance " du magazine Marianne (1). L'hebdomadaire de Jean-François Kahn incite ses lecteurs à faire un " tour du monde en 80 jours... et pour 3 700 euros ". Le récit de cette course à la vitesse ne manque pas d'humour (involontaire). Débarqués à Bali, les journalistes vivent " au rythme " de leurs hôtes, apprenant " à connaître leurs dieux et leurs offrandes ", goûtant " aux charmes de ce paradis luxuriant que le tourisme pourtant important a préservé ". Tout cela en huit jours maximum avant de repartir dare-dare en Thaïlande...

Des médias aux affiches de pub, il n'y a qu'un pas. Chaque année, en pleine grisaille hivernale, les couloirs du métro débordent de publicités radieuses vantant les prochaines vacances des Franciliens : grands hôtels, espaces vierges, plages et cocotiers.

De telles " images imposent le paradoxe qui consiste à aller goûter dans les pays pauvres un luxe qu'on ne connaît pas chez soi, explique Dora Valayer, présidente de l'association Transverse qui milite pour un tourisme responsable (2).

Ce qui contribue à creuser le fossé d'incompréhension entre les uns et les autres et rend perplexes sur la belle formule du tourisme instrument d'amitié entre les peuples.

Inventé à l'époque coloniale, le tourisme donne le droit d'aller chez l'autre. " Pendant longtemps, on n'a pas imaginé que l'autre pouvait trouver cela discutable. Il est clair que ça change. On attaque les touristes à Louxor, on les kidnappe en Asie... Le " droit " des Occidentaux à se promener partout sur la planète est contesté ", analyse Jean Viard, chercheur au CNRS (3).

Pour le moment, la violence envers les touristes reste exceptionnelle. La norme est de séduire les clients, en cassant les prix par exemple. En quelques années, la République dominicaine," perle des Caraïbes ", s'est imposée comme une destination accessible pour (presque) tous. À 900 euros le séjour tout compris, avec hôtel trois étoiles, lit king size, alcools à gogo, animations-club. De Boca Chica à Punta Cana, Saint-Domingue étale ses plages de sable fin - surveillées par des militaires et souvent interdites aux habitants - et ses prostitués, filles ou garçons, en toute liberté.

Là comme à Cuba, en Thaïlande et ailleurs, la règle des " 3 S " (Sea, Sex and Sun) s'applique dans toute sa sordide réalité, celle de la misère des peuples. N'en déplaise au héros névrosé de Plateforme, le roman de Michel Houellebecq pour qui le tourisme sexuel est l'avenir du monde !

Un peu partout, les modes de consommation en eau et en électricité des Occidentaux pillent une grande partie des ressources disponibles, au détriment des autochtones. " Sous les tropiques, un touriste use en moyenne dix fois plus d'eau qu'un paysan pour arroser ses champs et nourrir sa famille ", note l'association Agir ici dans sa campagne intitulée " Quand les vacances des uns font le malheur des hôtes ".

La liste des ravages provoqués par le tourisme est infinie. Déplacement de population, exploitation de la population locale, travail des enfants, prostitution... voilà pour la question sociale.

Les atteintes à l'environnement ne sont pas en reste.

La surpopulation touristique menace les écosystèmes fragiles. Les dégâts de la marée noire du Jessica (dont la cargaison était destiné à l'alimentation énergétique des Galápagos), au début de l'année 2001, s'inscrivent dans la lente et insidieuse dégradation de l'île par les touristes. Quelque 70 000 visiteurs déferlent chaque année pour admirer - parmi les 5 000 espèces vivantes répertoriées dans l'île - tortues géantes et iguanes marins. Les territoires insulaires sont particulièrement sensibles à la surfréquentation touristique.

Révélateur de l'état d'alerte, Les Baléares, destination privilégiée des Bronzés, se révoltent contre l'envahissement. Depuis le 1er mai 2002, " l'ecotasa ", autrement dit l'impôt écologique, est entrée en vigueur. Une taxe d'un euro par jour et par personne imposée par le gouvernement. Le pactole espéré (60 millions d'euros) doit servir à la restauration des zones touristiques et surtout à la récupération d'espaces naturels... pour redonner un littoral à l'île. C'est peu dire que l'ecotasa n'est pas populaire. Mais le socialiste Francesc Antich qui dirige le gouvernement régional n'en a cure. Son but est radical : " Mettre fin à la massification du tourisme (4) "

Lire la suite du dossier spécial de 16 pages dans Politis n° 701.




Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde :
http://www.geotourweb.com/nouvellepage185.htm

Tourisme de masse :
http://www.leconcombre.com/dupuis/1/concombre_masque_30.html

http://whc.unesco.org/education/kit/kitfrafl/whe1u4/whe1u4text.html

http://www.solidaroad.org/routes_commerce/Sustainable%20TourismeNEPAL.htm

http://bouffier1.fr/documents/tourismetxt.pdf


Dangers du tourisme / Iles bretonnes :
http://www.notre-planete.info/ecologie/articles/jt_iles.php

http://www.notre-planete.info/download/carte_arz.pdf

http://www.notre-planete.info/download/carte_iam.pdf


L'INSERTION D'UNE COMMUNE MONTAGNARDE CHILIENNE DANS LES CIRCUITS TOURISTIQUES INTERNATIONAUX :
http://membres.lycos.fr/sanpedroatacama/

SÉQUELLES DE CONFLITS, ÉMIGRATION CLANDESTINE, DÉCLIN ÉCONOMIQUE ET POLLUTION : L'Adriatique, frontière de tous les dangers :
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/07/DERENS/11300

Tourisme : des itinéraires bis :
http://www.politis.fr/article899.html

Tourisme culturel ou tourisme et culture :
http://www.culture-routes.lu/php/fo_index.php?lng=fr&dest=bd_pa_det&id=00000093

Les différences culturelles entre pays vont-elles rester la principale motivation des voyageurs ?
http://www.sommets-tourisme.org/f/sommetsG/quatrieme-sommet/actes/parris.html

L'exotisme est-il soluble dans le tourisme ?
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=36

Le thermalisme : entre tourisme et santé
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=469






[Corrélats : Tsunamis / Étude d'impact / ...]

Retour