Pour différentes raisons, certaines rédhibitoires (âge, cessation d'activité professionnelle), à partir du 1er mars 2016,
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Les femmes et le travail
Les femmes et le travail : questions de genre ?
Et les enfants... question d'endroit ?



"Pour moi, la femme idéale, c'est la femme corrézienne, celle de l'ancien temps, dure à la peine, qui sert les hommes à table, ne s'assied jamais avec eux et ne parle pas."


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Discriminations / Comment dire que les hommes et les femmes sont différents ? / La question du genre à l'école /

Sites Internet et articles / Tableau des articles archivés (.docm) / Corrélats /

Risques professionnels : les femmes sont-elles à l’abri ? /
Lutte contre les discriminations : la France se met au diapason des directives européennes /
Les inégalités hommes femmes tendent-elles à se réduire sur le marché du travail ? /
GROSSESSE, MATERNITÉ ET DISCRIMINATIONS AU TRAVAIL /
CONDITIONS DE TRAVAIL DES FEMMES ET DES HOMMES /
LES FEMMES FACE AU TRAVAIL À TEMPS PARTIEL /
RAPPORT SUR L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES – 2008 /
La face cachée de l'industrie de la fleur /
La droite européenne n'aime pas les femmes qui travaillent /
Les solvants sont nocifs pour les femmes enceintes /
Les conditions de travail ont-elles un sexe ? /
Les préférences des employeurs en matière de recrutement homme ou femme... /
Femmes dans l’Éducation nationale : une pénibilité rarement reconnue /
Le temps partiel subi en France /
Effets du bruit en milieu de travail durant la grossesse ; SYNTHÈSE SYSTÉMATIQUE AVEC MÉTA-ANALYSE ET MÉTA-RÉGRESSION /
Emploi atypique et troubles dépressifs en France à partir de l’Enquête décennale santé 2003 /
Genre et conditionsde travail - GESTION DES ÂGES - Mixité, organisation du travail , santé et gestion des âges /
Salariées en état de grossesse /
Être enceinte et travailler /
Grossesse au travail /
Grossesse et travail. Actes du symposium INRS - CRAM /
Les femmes occupent des emplois où le travail semble moins épanouissant /
Les disparités de conditions d'emploi en Île et France et dans les autres régions /
FEMMES CADRES ET HOMMES CADRES : DES INÉGALITÉS PROFESSIONNELLES QUI PERSISTENT /
TRAVAIL DES FEMMES ET SANTÉ: UN DIALOGUE FRANCE-QUÉBEC (Vol 6, n° 2)/
Femmes et maladies professionnelles /
Santé au travail : les emplois occupés par les femmes les exposent davantage /
Risques pour la grossesse - Les soignantes exposées /
Femme enceinte : S’informer le plus tôt possible /
Grossesse et travail : au-delà des facteurs de risques pour la santé /
Les femmes et l'emploi atypique /
La majorité des emplois à bas salaires sont occupés par des femmes en 2011 /
Les femmes manutentionnaires - Un point de vue biomécanique et ergonomique /
Égalité hommes-femmes : les obligations des entreprises sont renforcées /
Les femmes, grandes perdantes de la réforme du marché du travail /
Les réseaux féminins en quête d'influence /
Les inégalités professionnelles F/H existent aussi en matière de santé et de conditions de travail /
Les conditions de travail ont-elles un sexe ? /
30 ans de petite histoire juridique du temps partiel/intermittent : plus il y en a, plus il y a de chômage ! ça va encore être aggravé par l’ANI Medef /
☞ COLLOQUE INSTITUTIONNEL 2012 : L’importance de considérer le genre et le sexe en SST /
Mot de bienvenue
* Conférence d'ouverture - Connecting Gender, Work and Health John Oliffe, University of British Columbia
* Pour une prévention plus efficace : l'importance de tenir compte du genre et du sexe dans le domaine de la santé et de la sécurité du travail Karen Messing, Université du Québec à Montréal
* Conditions de travail et d'emploi au Québec selon le genre Pascale Prud'homme, IRSST
* Portrait des lésions professionnelles au Québec selon le genre Patrice Duguay, IRSST
* Gender differences in occupational exposures : women are not only small men Melissa Friesen, National Institutes of Health
* Façons de faire en manutention : les différences hommes-femmes André Plamondon, IRSST
* Prise en compte du genre dans l'analyse des déterminants de l'incapacité prolongée au travail : un exemple et les leçons tirées Valérie Lederer, Université de Montréal
* Synthèse et mot de la fin

Genre : des inégalités de santé et de conditions de travail ? /
Manutention au féminin /
L’importance de considérer le genre et le sexe en SST /
Sécurisation de l'emploi : sécuriser aussi l'emploi des femmes /
Retraite des femmes : tout se joue avant 60 ans /
Le travail des enfants : essai de mise en perspective /
La santé au travail : c’est pour "ils et elles" ! /
L'analyse sexuée des chiffres-clés de la sinistralité au travail révèle d'importantes inégalités femmes-hommes /
Le lent dévoilement du travail des agricultrices /
Perspective de genre sur l'emploi et les conditions de travail des seniors /
Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes, mode d'emploi pour les PME /
Egalité professionnelle : passer des chiffres à l'action /
Guide méthodologique à destination des entreprises : comment mener des actions de sensibilisation et de formation à l'égalité professionnelle /
Pour une maternité sans danger : Statistiques 2010-2013 /
Sinistralité au travail : des tendances d’évolution différenciées selon le sexe /
Photographie statistique des accidents de travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles en France selon le sexe entre 2001 et 2013 /
168 millions d’enfants au travail dans le monde
Travail des enfants : 16 multinationales sur le banc des accusés
Des adolescents en danger dans des plantations de tabac américaines
La Bolivie légalise le travail des enfants, malgré le droit international
Travail forcé d'enfants dans les champs de coton ouzbeks: quelle traçabilité possible ?


Degas : Les blanchisseuses (1874)
Bonjour les dégâts !
La législation définit par manutention manuelle toute opération d e transport ou desoutien d’une charge dont le levage, la pose, la poussée, la traction, le port ou ledéplacement exige l’effort physique d’un ou plusieurs travailleurs.

Les effets les plus souvent constatés sur la santé sont des lésions dorsolombaires ; des lumbagos ;des lombosciatiques ; des risques de hernie discale ; des pincements et des tassements discaux ; une fatigue posturale ; des affections péri articulaires ; des entorses ; des luxations ; des fractures ; des écrasements ; des déchirures, etc.



Le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992 relatif aux prescriptions minimales desécurité et de santé concernant la manutention manuelle de charges comportant desrisques, notamment dorsolombaires ;

L'arrêté du 24 juillet 1995 relatif aux prescriptions minimales de sécurité et desanté concernant la manutention manuelle de charges ;

L'arrêté du 15 juin 1993 donne les recommandations pour le médecin du travaillors de l’évaluation des risques et de l’organisation des postes de travail ;

L'arrêté du 29 janvier 1993 fixe les éléments à prendre en compte pour évaluerles risques lors des manutentions manuelles de charges ;

Les recommandations R 344 (transport manuel de charges) et R 367 (moyens demanutention à poussée et/ou à traction manuelle) de la Caisse Nationaled’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés ;

Et les articles R. 231-66 à R. 231-72 du Code du Travail concernant la manutentionmanuelle de charges et les articles R. 234-5 et R. 234-6 du Code du Travail concernant la limitation du port de charges pour les femmes et les jeunes travailleurs...

... précisent entre autres que :

Un homme ne doit pas porter de manière habituelle plus de 55 kg.

Une femme ne doit pas porter de manière habituelle plus de 25 kg.
(Sauf avis contraire du service de médecine professionnelle et préventive)

Deux remarques :
1 - l'employeur des deux blanchisseuses, qui portent manifestement des charges trop lourdes pour elles (lordose et appui du panier sur la hanche), pourrait aujourd'hui être poursuivi pour infraction au code du travail

2 - le code du travail introduit manifestement une discrimination entre les hommes et les femmes
.




C'est plutôt de ce point de vue que le travail des femmes va être abordé. Les femmes sont-elles aptes à exercer tous les métiers dans les mêmes conditions que celles que l'on demande généralement à des hommes ? Des différences physiologiques évidentes, et pas seulement de la seule force musculaire, font que la très grande majorité des femmes ne peuvent pas exercer de la même façon certains métiers comme pourraient le faire des hommes. La législation, et au-delà les ergonomes, les médecins du travail, les physiologistes, les psychologues, etc. préconisent des aménagements et des limitations favorables au maintien de l'intégrité physique et mentale des femmes concernées.

Il se peut que certaines personnes voient dans ces discriminations une insupportable injustice. Qu'elles se rassurent, les femmes continueront encore longtemps à s'occuper seules des tâches ménagères et des enfants après leur journée à l'usine. Il vaut donc mieux qu'elles ne rentrent pas trop fatiguées !




Dire que les hommes et les femmes sont différents devant le travail, ça ne confère au sexisme, au machisme ou à quelque autre discrimination insupportable que si l'on s'appuie sur ses différences pour appliquer aux femmes des différences de traitement financier d'abord, mais trop souvent également portant sur les conditions de travail, les outils et les moyens mis à disposition, les capacités de gestion des tâches, les prises de responsabilité, etc.

Le plus souvent, ces comportements s'apparentent plutôt au harcèlement, même si, bien souvent, cela reste discret, juste effleuré, pénalement insignifiant, mais les dégâts et les dommages sont parfaitement ressentis. On peut parfois regretter que les femmes n'aient pas la même force physique que certains hommes à qui un coup de boule zidanien ferait le plus grand bien.

Les hommes et les femmes sont d'abord différents sur le plan des données anthropométriques.

Statistiquement ; les hommes sont plus grands (debout ou assis) et ont un poids supérieur à celui des femmes. Ils ont des épaules plus larges (largeur bi acromiale) et les hanches plus étroites (largeur bicrêtale).

Dans les années 1965, les hommes faisaient en moyenne 1.70 mètre et les femmes dix centimètres de moins. En 2005, les hommes feraient, toujours en moyenne, 1.75 mètre. Ils auraient donc gagné 5 cm. Les femmes n'auraient gagné que 3 cm. D'autres sources donnent, pour 2001, 1.77 m en moyenne pour les hommes et 1.67 m en moyenne pour les femmes.

Les hommes et les femmes sont aussi différents sur le plan des données physiologiques.

Statistiquement, les hommes ont une masse maigre supérieure à celle de la femme. Autrement dit l'homme est constitué de 70 à 72 % d'eau. La femme est composée de 65 à 70 % d'eau. Je rappelle que, jusqu'à aujourd'hui, ce sont les femmes qui portent les bébés, qu'il faut bien les nourrir dans l'utérus, puis au sein quand ils sont nés. Le tissu adipeux (qui enveloppe si doucement les charmes de nos compagnes) y pourvoit.

Les fonctions cardio-respiratoires sont supérieures d'environ 25 % chez l'homme par rapport à la femme. La VO2 est également supérieure de 20 à 25 %, en grande partie parce que le sang des hommes est plus riche en hémoglobine que celui des femmes. Cette différence n'est pas due à un moins grand nombre de globules rouges puisque ce nombre est pratiquement identique chez l'homme et la femme, mais à des pertes d'hémoglobines importantes au moment des règles.La force musculaire statique est environ 30 % supérieure chez l'homme par rapport à la femme. La raison principale tient au taux de testostérone circulant qui, sauf chez les sprinteuses américaines qui ne sont jamais dopées, est près de 10 fois supérieur chez l'homme que chez la femme. On notera que dans une tâche, au travail, l'appel à la force musculaire statique est assez exceptionnelle.

Les femmes, statistiquement, ont des articulations plus souples que celles des hommes. On parle d'hyperlaxité ligamentaire. Cette souplesse leur confère des avantages certains dans l'exécution de nombreuses tâches.

Les femmes et les hommes sont pratiquement pareillement endurants à des efforts de longue durée.

Les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes contraintes à cause du fonctionnement normal de leur appareil génital.

Les femmes ont des règles. Chez certaines femmes, les règles peuvent être douloureuses ou très abondantes. Ces souffrances, désagréments ou gênes peuvent avoir des conséquences sur le travail que les hommes ignorent, à la fois par ce qu'ils ne vivent pas ces situations, mais aussi parce que les femmes s'abstiennent généralement de les en tenir informés.

Ce sont les femmes qui tombent enceintes. Si la grossesse n'est pas une maladie, ce n'est plus non plus un moment complètement banalisé. Il vaut mieux d'ailleurs que ce ne soit pas les cas en entreprise où les dangers d'accident ou d'exposition avec des reprotoxiques ne sont pas forcément nuls. D'une façon prudente, il vaut toujours mieux qu'une femme pour laquelle un médecin prédit une grossesse à risque, s'arrête et allonge ses congés prénataux. Le plus souvent, le chef d'entreprise préfère cela à un accident, fausse couche ou autre, dans son entreprise.

Les femmes enceintes qui poursuivent leur activité peuvent être soumises à des travaux qui pourraient avoir des conséquences sur la grossesse.

Généralement, on veille à ce que les femmes enceintes occupent un poste moins dur physiquement que leur poste d'origine si celui-ci comportait des transports de charges, de longues stations debout ou encore des gestes répétitifs. Naturellement, des postes à fort risque d'exposition à des produits toxiques* ou à des contraintes de l'ambiance physique comme des bruits, des vibrations, du travail en ambiance chaude ou froide, seront à proscrire.

[* J'ajouterai bien que de tels postes sont aussi à proscrire pour n'importe quel travailleur !]

La station debout est fortement déconseillée aux femmes enceintes chez qui on a décelé un fort risque d'avortement spontané. En outre, la station debout entraînerait plus souvent des naissances avant terme, de bébés de moindre poids, avec des retards utérins significatifs. Chacun de ces risques est évalué à 1.5 fois plus probables que dans une grossesse menée sans station debout déraisonnable.

Il semble que des études menées sur les conséquences sur la grossesse du port de charge ou des efforts physiques importants conduisent au même constats que ceux qui sont formulés pour la station debout,à savoir, risque accru d'avortement spontané, bébés avant terme, plus petits avec des retards utérins significatifs.

Ces résultats ne doivent pas surprendre dès lors que l'on se rappelle que l'embryon est très exigeant et qu'il opère, plus ou moins contre le gré du corps de sa mère, un certain nombre de détournements et de modifications à son profit aux dépens de sa mère (voir gestation).

Par exemple, l'embryon a besoin d'une bonne irrigation. Le rythme cardiaque de sa mère va s'accélérer. Si celle-ci est exposée à des vapeurs toxiques, le turn-over du sang sur les poumons aura pour effet une augmentation conséquente du taux de toxique qui passera dans la circulation. C'est le même phénomène que celui que j'avais décrit pour les poissons soumis à des pollutions identiques, mais placés dans des conditions environnementales différentes en été avec des eaux chaudes, basses et pauvres en oxygène et en hiver avec des eaux froides, hautes et riches en oxygène.

Dès les premiers mois de la grossesse, la femme enceinte voit aussi son rythme respiratoire augmenter, surtout pour des raisons physiques qui vont s'amplifier tout au long de la grossesse et qui tiennent au fait que le développement du fœtus comprime la cage thoracique et diminue ainsi le volume résiduel respiratoire. La femme enceinte se plaint souvent d'être vite essoufflée.

D'autres causes comme une baisse de la tension artérielle, divers changements hormonaux et de la fatigue (perturbation du sommeil) ont pour effet de provoquer chez la femme enceinte au travail des étourdissements ou des accès de somnolences pouvant entraîner des accidents. Il en va de même des nausées qui rendent très vite très pénibles certaines tâches.

Les choses ne s'arrangent pas vraiment au cours des six derniers mois de grossesse puisque non seulement les problèmes déjà évoqués perdurent sinon s'amplifient, mais d'autres surgissent.

Une des manifestations classiques des fins de grossesse, c'est l'installation progressive de mécanismes de rétention d'eau. La femme enceinte d'une part a des besoins plus réguliers de prise alimentaire et d'autre part elle prend du poids.

Cette prise de poids associée au volume de l'abdomen et à une perte des certains repères visuels, comme ses propres pieds, augmente considérablement le risque de chute et de déséquilibre. Les modifications morphologiques vont avoir aussi une incidence sur la stature et les postures, particulièrement sur la manière de se tenir assise ou debout. La femme enceinte modifie fréquemment la perception qu'elle a de son schéma corporel. La réduction des espaces entre le poste de travail et le corps a aussi des incidences, la femme enceinte a tendance à s'éloigner de son poste, aussi bien si elle travaille assise ou debout, ce qui a pour effet de l'obliger à une plus grande flexion du tronc. Les fatigues posturales, les gênes gestuelles et les risques d'accidents sont aggravés. Des lordoses sont fréquentes.

Les pressions exercées par l'embryon sur la vessie et les intestins ont des effets fâcheux. Les envies d'uriner sont plus fréquentes (pollakiurie) ce qui est généralement assez mal perçu dans des ateliers surtout quand le maître mot du management, c'est gain de productivité. D'autres effets comme la constipation ont moins de conséquences directes sur le travail. Mais chacun sait que si la constipation s'installe durablement, des phénomènes d'empoisonnement modifient l'absorption de certains oligoéléments (calcium et magnésium principalement). Il n'est pas rare de constater alors l'installation de crampes musculaires.

L'augmentation de la pression artérielle a des conséquences directes sur l'installation de varices et d'hémorroïdes qui rendent la station assise et debout pénible et créent une intolérance à la chaleur (phénomènes d'impatiences circulatoires extrêmement pénibles).

À partir de 40 - 45 ans, les femmes cessent de produire des ovules. C'est la ménopause. Cette période se manifeste aussi par divers troubles psychophysiologiques plus ou moins graves et surtout plus ou moins bien vécus.

Parmi les affects les plus graves, il faut noter le risque de déminéralisation qui s'installe aussitôt que la production d'œstrogène diminue. Maintenant, et à la condition que la femme le supporte, des traitements hormonaux de substitution retardent ces mécanismes de déminéralisation et surtout de décalcification osseuse. À défaut, la pratique d'une activité physique soutenue et une alimentation enrichie peuvent avoir des effets bénéfiques.

Il n'en demeure pas moins que la femme de plus de 45 ans est plus soumise à des risques de fractures, même en cas de chute ou de choc qui, en d'autres circonstances, auraient dû être sans conséquence notable. Cela écrit, les femmes ménopausées ne sont pas rapidement promises à la retraite, et cela d'autant moins que beaucoup d'entre elles (re)commencent une activité professionnelle après avoir élevé leurs enfants, que beaucoup d'entre elles se voient contraintes de travailler à la suite d'un décès parfois, d'un divorce plus souvent, pour s'assurer des revenus, enfin parce qu'avec les réformes successives des retraites et un système de décote particulièrement pervers, bien des femmes isolées se retrouvent avec des revenus voisins de ce que l'on considère, sans état d'âme, comme le seuil de pauvreté. Il suffit pour s'en convaincre de travailler pour les restaurants du cœur, la banque alimentaire ou différentes associations " secourables ".

Non seulement dans notre pays, pas plus qu'ailleurs en Europe, la formule à " travail égal - salaire égal " ne s'applique. Mais nous n'en avons pas vraiment terminé avec des poncifs plus ou moins profondément et inconsciemment enfouis qui voudraient que les femmes soient fortement dépendantes des hommes pour leur subsistance. Certains de nos ministres à 14 000 € mensuels, jeunes retraités, encore réélus, et toujours donneurs de leçons, n'ont, malgré tout, aucune honte à fustiger les conditions de la femme*, surtout si elles sont dans des pays musulmans en oubliant certaines des dispositions iniques qu'ils ont fait voter qui offrent à beaucoup de nos concitoyennes des conditions de vie indignes dans un pays soit-disant riche, égalitaire et fraternel, pays qui, depuis quelques années déjà, ne peut plus se prévaloir d'être la patrie des droits de l'homme et dont on constate qu'il ne fut jamais celle des droits des femmes.

[* Il y en a même qui les insultent : Devedjian]




La sensibilisation des sociétés marchandes du secteur tertiaire vis-à-vis de l'égalité des chances entre les femmes et les hommes
http://www.europrofem.org/02.info/22contri/2.07.fr/1fr.gend/14fr_gen.htm

GROSSESSE ET RISQUES PROFESSIONNELS http://www.sdv.fr/aimt67/dossier/grossesse_sm.htmFécondité, grossesse et risques professionnels (Strasbourg, 14 juin 1998)
http://www.inrs.fr/htm/fecondite_grossesse_risques_professionnels.html
http://www.inrs.fr/INRS-PUB/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/TD+95/$File/td95.pdf

L’égalité professionnelle homme/femme
http://www.travail.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/egalite-professionnelle-discrimination/egalite-professionnelle-homme-femme-1064.html

Le travail de nuit
http://www.travail.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/duree-du-travail/travail-nuit-1017.html

La protection contre les discriminations
http://www.travail.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/egalite-professionnelle-discrimination/protection-contre-les-discriminations-1063.html

Femmes enceintes
http://www.bossons-fute.com/Smr/femmesenceintes.php

Discriminations Hommes / Femmes
http://cergors.univ-paris1.fr/
http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-03-09/2002-03-09-30191

http://www.tns-sofres.com/etudes/consumer/120104_obsdiscrimination.htm

Traitements substitutifs / Ménopause
http://afssaps.sante.fr/pdf/10/roths.pdf
http://cours-de-medecine.medsante.com/gyneco/menopause.htm

Site du Bureau technique syndical européen pour la santé et la sécurité
http://hesa.etui-rehs.org/fr/dossiers/dossier.asp?dos_pk=7

Le travail des agricultrices :
http://www.ilo.org/public/english/protection/safework/agriculture/brochure/french/agricult_f.pdf

Grossesse et travail :
http://extra.istnf.fr/portail-site/_upload/ISTNF/Dossiers_Thematiques/Grossesse/Grossesse.pdf

COMMAILLE J. : Les stratégies des femmes - travail, famille et politique (1993)
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/jcommaille_strategiesfemme.doc






[ Corrélats : Gestation / ...]

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