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Turbidité
Turbidité


Matière en suspension dans un étang après une grosse pluie
La turbidité est l'inverse de la transparence.


Les matières en suspension, souvent d'origine tellurique, sont les principales causes de l'opacité des eaux naturelles (cours d'eau, étangs et lacs). Dans ce cas, l'excès de matières en suspension est principalement dû à des phénomènes d'érosion.

Depuis plus d'une vingtaine d'années, c'est à ces phénomènes de turbidité excessive auxquels on assiste à chaque fois qu'il pleut et qui donnent au Blavet une couleur marron chocolat prononcée. Cette opacité est le résultat de l'érosion qui n'a jamais cessé depuis qu'on a abattu des haies et comblé des fossés sur le bassin versant de ce fleuve.

Mais cette opacité peut aussi provenir d'autres causes comme diverses pollutions ou des phénomènes biologiques saisonniers.

Le principal inconvénient concerne les capacités photosynthétiques des eaux qui sont naturellement ralenties, voire stoppées quand la lumière ne pénètre plus les eaux.

(On notera que les baignades et autres lieux de loisirs aquatiques sont fermés dès que la turbidité est telle que la transparence de l'eau est inférieure à un mètre, ce qui, à la télévision, devient une véritable catastrophe financière et touristique, sans qu'il ne vienne jamais au journaliste l'idée de se poser la question des autres soucis que ce phénomène pourrait induire… Il est vrai que la télévision n'a pas vocation à informer ou à faire réfléchir.)




En limnologie et en océanographie, on appelle " courant de turbidité " un écoulement sous-lacustre ou sous-marin d'une masse d'eau très chargée en matières en suspension dont la capacité de transport et d'érosion est importante.




On admet, en général, que la densité de l'eau est de 1. Cela est vrai pour l'eau pure à une température proche de 20° C. C'est déjà un peu moins vrai pour des eaux vers 4° C, plus denses ou pour la glace plus légère. Mais ce n'est plus du tout vrai dès que les eaux se chargent en matières en suspension. Dans certaines conditions d'eaux extrêmement chargées (coulées boueuses des lahars, coulées torrentielles, etc.), la densité de l'eau atteint des valeurs proches de celles de la densité des roches en suspension (sables, argiles, limons, cendres volcaniques, etc.), c'est-à-dire des valeurs de l'ordre de 1.2 à 1.4. Dès lors la capacité de transport et d'érosion de ces eaux est fabuleusement agrandie. On a pu voir, ainsi, en Islande, des blocs de basalte de plusieurs centaines de tonnes littéralement flottés sur plusieurs centaines de mètres par des coulées boueuses saturées de cendres volcaniques.




Le problème de la turbidité dans la production d'eau destinée à la consommation humaine : http://www.gls.fr/memotec26.htm

Sable de filtration : http://www.gls.fr/memotec30.htm




[ Corrélats : Facteurs abiotiques / Lumière / Euphotique / Aphotique / ...]

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