Pour différentes raisons, certaines rédhibitoires (âge, cessation d'activité professionnelle), à partir du 1er mars 2016,
je n'actualiserai plus cette page de façon suivie. On trouvera facilement les liens vers les sites auprès desquels je m'informais.
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Violence ou violance ?
Violence ou violance ?





Ceci n'est ni rare, ni unique...juste universel !


Ceci n'est pas un crucifix, mon père...

Peut-on se faire justice ?

La légitime défense et l’exigence de proportionnalité.

Splendeur et misère de la légitime défense.


Dans ma vie, je n'ai jamais eu la moindre chance… J'ai eu une enfance on ne peut plus heureuse avec des parents aimants, attentionnés, m'offrant une éducation rare surtout si l'on veut bien considérer mon origine sociale… J'ai fréquenté des curés et des instituteurs, aucun n'était pédophile. Je fus interne dans un lycée où un surveillant-général fut convaincu d'attouchements sexuels sur des enfants, sans doute, mais pas sur moi… Je n'ai jamais rencontré de prédateurs, pratiquement jamais de prédatrices… J'ai donc raison d'affirmer que dans ma vie, je n'ai jamais eu la moindre chance… de devenir un sériel killer puisque je n'aurais jamais eu la moindre circonstance atténuante pour le justifier, sinon un peu de volonté, si j'en avais. Ce n'est pas juste !


La violence est la solution, la soumission est la seule alternative



Sociogenèse d’un crime d’état


Le poignard de Le Pen





L’avantage pour une femme de se suicider par pendaison, c’est que cela supprime le plus souvent les traces laissées par les doigts sur le cou. Cela explique d’ailleurs les statistiques anormalement élevées pour cette méthode par ce sexe.



Est-ce parce que leur foi est inébranlable que certains prêtres deviennent pédophiles ?.


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : La violance (Igor Reitzman) / Contre passion / Compassion / Violence factuelle / Violence institutionnelle / Violence des banlieues / Quand j'entends le mot torture / Torture : Des supplices médicalisés inventés par l'armée Rouge / Pétage de plomb, pas sûr ! / Où pourquoi on pourrait avoir envie de se réincarner en virus d'Ebola mutant grippe aviaire... / Une autre forme de violance : l'emploi au rabais / Pétage de plomb II : la sortie de Zidane / Pétage de plomb III : en Coran Vie ? / La déraison du plus fort / La torture au bon vouloir de Bush / Fou de Dieu, Nom de Dieu ! / La république kleptocrate / Cris de joie, de douleur, de vie, d'horreur, de plaisir... / Jean Ziegler : "Nous allons vers une reféodalisation du monde" / Cachez-moi ces tortures que je ne saurai voir / La mauvaise vie ou les violances autorisées... / Pourquoi souriez-vous Anne Sainclair ? et autres papiers... / NON C’EST NON : Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire. / L’aveu de culpabilité du viol de Nafissatou Diallo / Dossier spécial : « Revivre après la torture » /

Réponse de Jean-Luc Mélenchon au collectif « Contre le viol » /
☞ La victime, l’émotion et la règle I et II /
Général Gilles Glin, commandant des sapeurs-pompiers de Paris : "C'est une double trahison, et le mot n'est pas fort" /
L'enfant témoin de violences conjugales /
Sortir de l’ombre: Le témoignage, une victoire morale /
Le sport à l'école, une violance ordianire ? /
Violences conjugales : le numéro 3919 a reçu 500.000 appels en 20 ans /
Pourquoi tue-t-on aux États-Unis beaucoup plus qu’ailleurs ? /
La violence dans les médias audiovisuels : conséquences sur les enfants et la société /
Violences sexuelles dans les conflits armés, confluences avec la torture /
Lu, vu, entendu : « Sexisme et remplissages » /
Enfants-tyrans : quand l'ennemi devient l'enseignant /
La violence c'est de la merde ? /
L'esthétisme de la controverse: lettre ouverte à Françoise Laborde à propos du clip pour Indochine /
☞ Dossier spécial : « Revivre après la torture » /
Statut quo à Guantanamo : la torture sans fin. /
Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre /
Gandhi voyait en 14 - 18 un « test de virilité » /
Violences conjugales. Par Bruno Ancel, Avocat. /
C.I.A : Criminalité Internationalement Acceptée /
La violance des riches /
Vidéo : la violance des riches /
Sivens : Des armes et des larmes... /
Ukraine : La torture, sadisme ou stratégie ? /
Budget de l'Éducation nationale : 93 millions d'euros sont utilisés pour financer les guerres au Mali, en Centrafrique, en Irak et en Syrie et assurer ainsi un confort certain aux soudards violeurs. /
☞ La psychanalyse à l’épreuve la violance parentale : I, II, III, IV, V /
La légitime défense et l’exigence de proportionnalité /
La langue des maîtres et sa fabrique /

Sites Internet et articles Torture / Sites Internet et articles Violence / Sites Internet et articles / Articles archivés / Tableau des articles archivés (.docm) / Corrélats /




Le mot violance, avec un a, est apparu, semble-t-il, pour la première fois, dans le chapitre VIII du livre d'Igor Reitzman : Longuement subir, puis détruire. De la violance des dominants à la violence des dominés, publié aux éditions Dissonances en 2003.

[-ance : suffixe indiquant souvent le passage d’une pratique dans une zone de soumission, par exemple, à un groupe, à une culture, à un chef, à une idéologie ou une religion, à la rentabilité, etc.]

Le viol / Magritte / 1934 (remarquable négation du " je")
Dans cet ouvrage, ce sont surtout les acceptions symboliques du concept de violance qui sont abordées et discutées. On pourra d'ailleurs lire toute une série d'articles de l'auteur lui-même, intitulés " Réflexions sur la violance symbolique " et publiés sur le site Internet : " Les mots sont importants " :

(http://lmsi.net/article.php3?id_article=304)


Je ne crois pas me tromper en écrivant que M. Henri Laborit aurait apprécié ce néologisme.

Je pense que ce mot, au-delà de ces acceptions symboliques, pourrait être aussi un excellent descripteur de la notion d'agression (violence) quand celle-ci est sous tendue à un objectif initial contre passionnel (violance) et, éventuellement, à un objectif final compassionnel disculpant.

Ainsi, dans cette perspective, une personne qui est victime d'une agression sexuelle unique subit une violence. L'agresseur assouvit une pulsion non contrôlée par des interdits limbiques, culturels ou socialement admis, peu importe à quel niveau d'organisation on se réfère. On pourra selon les contextes sociaux du moment le considérer comme un malade, un déviant, un criminel, etc. ; Lui proposer des soins, une incarcération, une camisole médicamenteuse, une intervention chirurgicale ou un bracelet électronique.

Dans cette même perspective, le pédophile habituel ou le parent incestueux fait subir des violances puisqu'il est bien établi que ces violences s'accompagnent toujours d'un volet contre passionnel, sans doute plus essentiellement par captation du " je " de la victime que par la captation de son corps ou de son sexe et d'un volet compassionnel qui peut revêtir différentes facettes (référence au père, à l'autorité, au bien, au normal, au propre, à l'amour désintéressé, au don de soi, à l'altruisme, à l'amour de Dieu, etc.). Le volet compassionnel se pare des autorisations sociétales, vraies ou fausses, acceptées ou contraintes, mais qui restent nécessaires pour que la violance puisse se reproduire au gré et au rythme du violanteur, dans le plus grand silence et avec les complaisances et les complicités des proches, voire des autorités.

Igor Reitzman n'écrit pas que la violence des dominés répond souvent à la violence des dominants. Fabio Testi (Buenaventura Diaz), en anarchiste directement en action dans le film Nada de Claude Chabrol d'après le roman de Jean Patrick Manchette, disait, je crois, " La violence factuelle des groupes terroristes s'inscrit nécessairement comme la seule réponse possible au terrorisme institutionnel des États. " ; Il ne précisait pas si les États faisaient aussi dans la contre passion et dans la compassion. Les exemples que nous offrent les gouvernements actuels m'incitent à penser qu'ils font les deux, mais pas en direction des mêmes publics - électeurs.

Cela écrit, j'ai retrouvé un article qui, me semble-t-il, s'inscrit bien dans cette problématique duale violence / violance. C'est sur le site de M. Alain Donnart (http://adonnart.fr/doc/parler.htm@@@@) sur lequel on pourra consulter un tableau illustrant parfaitement la symbolique de la violance développée par Igor Reitzman ou encore se promener (lire et réfléchir autant que faire se peut) sur "Langue de bois " et de très nombreux autres sujets.

J'ajouterai qu'à ces formes de violances verbales (détournement du sens, langue de bois, etc.), s'ajoutent d'autres mécanismes " violants " qui confinent à l'impuissance. Je prendrai un seul exemple tiré d'un discours de Chirac qui nous parle de " … la France a besoin de réformes, naturellement … ". Dans ce cas, la violance ne tient pas dans la proposition péremptoire du " a besoin de réformes ", mais dans le " naturellement ". Ce petit mot ajouté occulte définitivement tout questionnement sur " quelles réformes ? " pourquoi faire ? " pour qui ? etc. " c'est-à-dire les questions et les argumentaires sur le fond au profit d'un bavardage sur le " naturel " dont on devine qu'il s'adresse à l'indigène que nous sommes et qui vote au galop.




Cela fait plusieurs jours maintenant que des incidents éclatent quotidiennement dans les banlieues et ailleurs et qu'on entend invariablement le même discours sur les valeurs de la République qui seraient (serait) en danger, sous entendu par la faute des trublions d'origine pas claire comme la peau du même métal qui les enveloppe et les fait se distinguer comme minorités visibles ! Ah ! les C... Pour quand la pause ?

Deux réflexions :

1) Je ne crois pas que si les valeurs de la République sont en danger, ce soit de la faute de ces gamins. Quand le PDG de chez Alcatel ou celui de chez L'Oréal gagne entre 50 et 60 000 € (360 000 à 400 000 francs) par jour (plus de 2 fois plus par jour que ce je gagne en une année, moi qui gagne déjà plus de deux fois le SMIG !) y a pas photo, la République n'a aucune valeur !

2) On ne peut pas indéfiniment reprocher à ces gamins d'avoir parfaitement compris les leçons de l'ultra-libéralisme :

- Moins d'État partout : alors OK commençons par les cités, les cages d'escalier, les caves d'immeubles :

- Moins de services publics : OK brûlons les bus, les écoles.

- Du bizness, de la finance : OK vive les économies parallèles.

- De la croissance pour soigner le PIB : OK brûlons des bagnoles, des supermarchés, faudra bien reconstruire.

On pourrait peut-être aussi se demander si finalement ces mômes, dans des excès sans doute condamnables, sûrement préjudiciables, ne sont pas en train de nous demander davantage de République quand nous nous contentons de rigoler sur les pantalonnades du PS et les rodomontades fasheuses de Sarkosy.

Alors lisons aussi ce que dit Jean BAUDRILLARD (sociologue) dans un "rebonds" dans Libération : Nique ta mère ! Voitures brûlées et non au référendum sont les phases d'une même révolte encore inachevée / vendredi 18 novembre 2005 :

Une chose est sûre, c'est que l'exception française, qui avait commencé avec Tchernobyl, est révolue. Notre frontière a bien été violée par le nuage radioactif, et le "modèle français" s'effondre bien sous nos yeux. Mais, rassurons-nous, ce n'est pas le seul modèle français qui s'effondre, c'est le modèle occidental tout entier qui se désintègre, non seulement sous le coup d'une violence externe (celle du terrorisme ou des Africains prenant d'assaut les barbelés de Melilla), mais encore de l'intérieur même.

La première conclusion et ceci annule toutes les homélies et les discours actuels c'est qu'une société elle-même en voie de désintégration n'a aucune chance de pouvoir intégrer ses immigrés, puisqu'ils sont à la fois le résultat et l'analyseur sauvage de cette désintégration.





 
El Watan 4 décembre 2013
Quand j'entends le mot torture, j'ai à chaque fois l'impression d'être violé... Pas vous ? Cette pratique est la négation même de toutes les valeurs auxquelles, tant bien que mal, je m'accroche et me suis accroché pendant soixante ans. C'est réussi, me direz-vous puisque le but de la torture n'est pas de faire parler, mais de faire taire et de terroriser toute la population.

Et puis j'ai découvert que la société occidentale, en interne aussi bien qu'à l'export, n'avait jamais fonctionné autrement que dans des rapports de force ; qu'elle avait souvent raison parce que ses soldats ou ses policiers étaient toujours mieux armés. C'est d'ailleurs ce que disait Clemenceau à Jules Ferry quand celui-ci argumentait sur les mérites de la civilisation occidentale dont il fallait à tout prix que les nègres en profitent : " La seule chose que vous leur apporterez, ce sont des violences ! " Au fait, combien y a-t-il d'écoles Clemenceau en France ? Combien y aura-t-il d'écoles Douste-blazy pour avoir pesé sur le vote récent d'un amendement imposant que l'on reconnaisse dans les livres d'histoire les " bienfaits " de la colonisation française en Algérie ou ailleurs ? Combien y aura-t-il d'écoles Sarkosy quand la mixité sociale aura été interdite ?

Aussi quand ceux qui pratiquent la torture, ceux qui la commanditent ou ceux qui l'approuvent viennent me parler de valeurs humaines, je ne me reconnais plus dans leur race. C'est une des raisons qui font que depuis pas mal d'années déjà, je ne consulte plus que chez mon vétérinaire*.

Dans l'article qui suit, on pourra se déterminer sur cette notion d'humanité dont je pense qu'on l'enlève définitivement aux " formatés de la police ou de l'armée " qui matent fort les rebelles, les terroristes, les opposants et même les simples citoyens forcément coupables de quelque chose même s'ils ne le savent pas encore (cf. Staline) dès lors qu'on leur ordonne de le faire quand cela sert la violance des dominants.

[Lequel et les pédiatres sont les meilleurs médecins du monde vu que les petits cochons et les bébés ne disent jamais où ils ont bobo !]

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Torture : Des supplices médicalisés inventés par l'armée Rouge

Ces méthodes ont rejoint la panoplie des services américains en 2002.

par Pascal RICHE / Libération / QUOTIDIEN : vendredi 18 novembre 2005 / Washington de notre correspondant

Par un curieux concours de circonstance, les "techniques renforcées" employées par les services de renseignements américains depuis quatre ans pour faire parler les suspects sont en partie inspirées de méthodes de... l'armée Rouge. Les méandres de cette filiation singulière ont été retracés dans le magazine The New Yorker (1) et font l'objet d'une enquête menée par deux universitaires (2).

Sur le même sujet

En 2002, le gouvernement américain cherchait une expertise médicale pour les interrogatoires des membres d'Al-Qaeda arrêtés en Afghanistan et transférés à Guantanamo. Une unité attire alors l'attention : le Sere (Survival Evasion Resistance Escape). C'est le "r" qui est important : le Sere a été créé par l'US Air Force à la fin de la guerre de Corée pour former les pilotes à résister aux interrogatoires et aux "lavages de cerveau" pratiqués par l'ennemi communiste. Après la guerre du Vietnam, le programme a été étendu aux autres branches de l'armée.

Bible déchirée. Il est piloté depuis la base de Fort Bragg, en Caroline du nord. Dans des geôles reconstituées, les soldats sont soumis à diverses épreuves visant à accroître au maximum leur anxiété : ils sont coiffés de cagoules, privés de sommeil, affamés, dénudés, exposés à des températures extrêmes ou au bruit, et interrogés durement par des agents empruntant des accents étrangers. D'autres techniques sont testées : la Bible est déchirée sous les yeux des plus croyants, le drapeau américain est brûlé. Les personnels en formation peuvent même parfois soumis au waterboarding, qui consiste à faire croire au détenu qu'on va le noyer. Les militaires en formation sont suivis médicalement, leur degré d'anxiété étant mesuré.

Tous ces supplices sont inspirés de techniques mises au point par l'armée Rouge soviétique pour "stresser" les détenus jusqu'à pouvoir modeler leur comportement par un système de punitions et de récompenses. Mais, en 2002, l'usage du programme a été retourné : les méthodes communistes ont rejoint la panoplie de la sécurité nationale américaine.

En juin 2004, le responsable du commandement Sud des États-Unis, le général James Hill, a raconté à la presse, presque fièrement, que deux ans plus tôt des "personnels de Guantanamo étaient venus à notre école Sere" pour y "développer une liste de techniques" à appliquer à des détenus "de grande valeur" soupçonnés d'appartenir à Al-Qaeda. La liste (isolement prolongé, privation de sommeil, positions stressantes, assauts physiques, exploitation des phobies...) avait été approuvée par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en décembre 2002.

"Biscuits". À Guantanamo, sous le nouveau commandement du général Geoffrey Miller, des "Behavioral Science Consultation Teams", surnommées "biscuits" (BSCT), avaient été créées. Elles réunissent des experts (médecins, psychiatres...) qui définissent les meilleures stratégies pour faire craquer tel ou tel détenu. Le général Miller sera ensuite envoyé à Abou Ghraib, en Irak, pour y importer ces méthodes. Un "biscuit" apparaîtra dans l'organigramme de la prison irakienne.

Le recours aux techniques du Sere a également permis au Pentagone de justifier l'usage de ces méthodes musclées en arguant qu'elles n'allaient "pas au-delà que ce que subissent les soldats américains pendant leur entraînement". Le problème, comme le notent Gregg Bloche et Jonathan Marks, les deux juristes qui enquêtent sur ces supplices médicalisés, c'est que, s'il est aisé de respecter des limites lorsqu'on entraîne des soldats américains, il est "presque impossible" de "doser" les mêmes tactiques d'interrogation quand on a sous la main de vrais terroristes présumés.

(1) Jane Mayer, "The Experiment", The New Yorker, 11 juillet 2005.(2) Gregg Bloche et Jonathan Marks, New York Times, 14 novembre 2005.




Pétage de plomb, pas sûr !

Je reçois régulièrement des informations du site " Réseau Éducation Sans Frontières " (http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info).

Ces informations concernent le sort qui est réservé à des réfugiés politiques, dans notre pays, et que l'on se plaît à torturer mentalement, sans la moindre hésitation, sûrement d'ailleurs, au nom de la grandeur de la France et d'un destin exceptionnel… Celles qui concernent des kurdes, expulsables, à Angers ou à Rennes sont dramatiques (11 décembre 2005).

J'en viens à me demander ce qu'il a dans les tripes notre sinistre de l'intérieur Jean Nicolas Lepenarkosy ? C'est Sarkopt ? La gale au nom du Gallisme ! Un machin avec des puces en silicium ? Le parasite absolu. Pas la moindre humanité ne semble l'animer. La cruauté à l'état premier. Le petit Joseph Geubbeul passerait pour une enfant de chœur ! J'en viens très sérieusement à rêver de Walkyries, d'opération du même métal, en espérant que des pieds de table nous seront moins défavorables. Ah ! Cher Monsieur Claus Von Stauffenberg, vous, qui fûtes pendu ou décapité, inspirez nous ! Et toi, Satan, prends pitié de notre grande misère. Apprends-nous à mélanger les nitrates et le fioul, puisque l'on sait le faire avec le salpêtre et le soufre !

Encore un peu et je deviendrais violent… Help ! Pas moi, ça ne me ressemble pas.

J'étais en Yougoslavie en 1982. J'entendais Milosevic, c'était même pas pire... et on sait ce qu'il advint…

Faudra-t-il que la seule forme de refus des violances ne soit plus que l'auto exécution, le sepuku, l'acte sacrificiel genre kamikaze ? Je n'ai pas dit suicide comme le préconisait Althusser, parce que si le résultat est le même, je ne sais pas si les motivations sont les mêmes. Il se peut que oui. Le suicide est peut-être la forme absolue et ultime de refus des violances.





Où pourquoi on pourrait avoir envie de se réincarner en virus d'Ebola mutant grippe aviaire... et un peu de jugeote !

Mercredi 18 janvier 2006 / 16 h 52, sur LCP, Public Sénat, LCI et i-Télé.

En direct, depuis l'audition publique de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau.

Le président André Vallini regarde M. David Brunet, en bout de table :

"Monsieur David Brunet ?"

"Tout en ayant bien conscience du caractère un peu décalé de cette obligation par rapport à votre situation, je suis néanmoins tenu de par la loi à vous demander de prêter serment. Je vais donc vous demander individuellement de lever la main droite et de dire : Je le jure"...

"Je le jure", répond M. Brunet.

Puis M. Brunet prend la parole. "Messieurs dames, merci de nous accueillir, avant tout. J'ai pas l'habitude de m'exprimer avec la haine, avec la colère, avec la rage. Je vais essayer de me contrôler un peu, parce que ça m'énerve énormément."

M. David Brunet était incarcéré au centre de détention de Maubeuge. Il parle de cette prison.

"J'ai passé 743 jours là-dedans. Au départ, ça a été à peu près calme, à part un détenu qui m'a balancé. Il était avec moi en cellule, mais, bon, ça n'a pas fait trop de bruit. Et puis, quand j'ai été aux ateliers, on va dire quelques semaines après, il y avait un surveillant nommé..."

M. Brunet s'arrête, regarde la commission.

"Je peux dire le nom ?

"Oui".

"Nommé Stéphane. Il a tapé mon nom sur l'ordinateur. Il a vu que c'était écrit : Brunet David, affaire dite d'Outreau. Mais les accusations n'étaient pas écrites. De là, il s'est mis dans le box de l'atelier et il a dit : Vous voyez celui-là, là-bas, avec sa casquette grise ? Il a pointé parce que c'est leur mot en prison il a pointé 17 enfants plus son fils. Ça a été la catastrophe. Le soir, ça a été les insultes à la fenêtre. Brunet !"...

M. Brunet s'arrête à nouveau.

"Je peux parler comme je veux ?"

"Oui."

"Brunet ! Espèce de bâtard ! Mets-toi à la fenêtre ! Si tu sors ta gueule à la promenade, on te fera la peau ! On m'a traité de fils de pute. On a traité mon père, mort depuis quatorze ans, qu'il était en train de se faire bouffer par les vers et qu'il m'avait pointé étant jeune."

"J'avais un auxi, lui, il me crachait dans la nourriture. Pendant un moment, je mangeais pas mais comme j'avais pas trop de mandats, j'étais bien obligé de retirer la bave et je bouffais le reste. Je suis désolé. Ça a été les insultes derrière la porte, ça tambourinait, ça criait, ça insultait mon fils. On disait : "Quand tu ressortiras, dans vingt ou trente ans, tu reverras ton fils, tu vas pouvoir l'enculer à nouveau. Ça, c'est des mots qui restent dans la tête, qui blessent."

Sachant qu'on ne peut rien, ça a été une misère totale."




Pétage de plomb II, la sortie de Zidane

Zidane vient de mater Razzi !

C'est violence contre violance, cette dernière (l'injure sur le terrain) étant d'ailleurs comprise, puisqu'habituelle, invisible, inaudible et de bon ton, puisque jamais sanctionnée par un corps arbitral qui dit bien la connaître.



L'autre (le coup de boule) est impardonnable, inexcusable, sinon contre productive puisqu'elle inciterait les jeunes (des banlieues, sans doute) à en prendre exemple. C'est bien méconnaître le code de procédure pénale qui prévoit le refus d'obtempérer, la rébellion à la force publique et même l'assermentage pour prévenir toute réponse violente ou pas, en réponse aux injures à caractères racistes ou pas. En dernier recours, il y a aussi l'expulsion au karcher ou au flash boule.

Etgar Keret, écrivain israélien écrit : " Zizou, c'est Zizou, qui vit l'instant et réagit comme de nombreux joueurs des rues réagissent quand on les insulte. Son geste n'était ni intelligent ni sportif, mais, d'une manière étrange, cela a été la manifestation ultime de sa liberté. Ce joueur qui a feinté tant de ses adversaires, nous a feintés aussi par ses initiatives déroutantes et, par son explosion de colère, il a choisi de terminer sa magnifique carrière non comme un "professionnel" ou comme une "légende" mais comme un individu, chaleureux, sensible et pas toujours mesuré. Un homme qui, par hasard, est le meilleur footballeur du monde. "




En CORAN-VIE ?



Quand je lis, sous cette photo de soldats israéliens, partis pour massacrer des civils libanais (août 2006), qu'ils sont le dernier rempart pour les valeurs de l'occident et la défense du monde libre... j'entends aussi la justification des propos du criminel Bush quand il glisse, en aparte et, le croyait-il, sans micro à Blair : "Qu'on en finisse avec ces cons du Hezbollah et on aura la paix". Finalement, il appellait ouvertement à la guerre contre le Liban... pour mieux le reconstruire avec ses entreprises amies, non ?





Rebonds / Les États-Unis agitent le concept de "guerre juste" pour justifier des agressions illégitimes.

La déraison du plus fort

Par Noam CHOMSKY / QUOTIDIEN / Libération : Mercredi 28 juin 2006

Noam Chomsky est professeur honoraire au Massachusetts Institute of Technology.

Stimulé par ces temps d'invasions et d'évasions, le thème de la "guerre juste" (1) vit une véritable renaissance parmi les experts et même les politiciens. Concepts mis à part, les réalités du monde ne confirment que trop souvent la maxime de Thucydide : "Les forts font ce qu'ils ont le pouvoir de faire, les faibles subissent ce qu'ils doivent subir" ; ce qui est non seulement incontestablement injuste, mais aussi, à ce stade de la civilisation universelle, une véritable menace pour la survie des espèces. Parmi les présentations élogieuses de la guerre moralement légitime, Michael Walzer (2) décrit ainsi l'invasion de l'Afghanistan comme un "triomphe de la théorie de la guerre juste", tout comme celle du Kosovo par l'Otan. Malheureusement, dans ces deux cas (et comme toujours), ses arguments reposent essentiellement sur des prémisses telles que "cela me semble entièrement justifié", "je pense que" ou "sans aucun doute"... Il passe outre les faits, même les plus évidents.

Considérons l'Afghanistan : tandis que les bombardements commençaient en octobre 2001, le président Bush menaçait les Afghans de représailles si ceux-ci ne remettaient pas aux États-Unis les personnes suspectées de terrorisme. Le mot "suspecté" est important. Huit mois plus tard, le directeur du FBI, Robert S. Mueller III, livrait cette information à la rédaction du Washington Post après ce qui avait dû être la plus intense chasse à l'homme de tous les temps : "Nous pensons que les cerveaux [de l'attaque du 11 septembre 2001] étaient en Afghanistan, haut placés dans l'organisation d'Al-Qaeda. Les conspirateurs et les autres les chefs étaient basés en Allemagne et peut-être ailleurs."

Ce qui était encore flou en juin 2002 n'aurait pas pu se savoir avec certitude le mois d'octobre précédent, bien que très peu de gens émissent alors des doutes. À commencer par moi, pour ce que ça vaut, mais les conjectures et les faits prouvés sont deux choses différentes. Au moins, ces circonstances jettent un sérieux doute sur la présentation du bombardement des Afghans comme un exemple transparent de "guerre juste". Les arguments avancés par Walzer visent des cibles anonymes, par exemple des opposants "pacifistes" de campus universitaires. Leur "pacifisme" est, ajoute-t-il, un "mauvais argument", parce qu'il pense, lui, que la violence est parfois légitime. Nous pouvons tous être d'accord avec l'idée que la violence est légitime (je le pense), mais "je pense" n'est pas un argument particulièrement puissant, s'agissant des situations réelles dont on discute.

En invoquant la "guerre juste", le contre-terrorisme ou toute autre justification, les États-Unis s'exonèrent eux-mêmes des principes fondamentaux de l'ordre mondial, qu'ils ont pourtant été les premiers à formuler et mettre en œuvre. Après la Seconde Guerre mondiale, un nouveau droit international a été mis en place. Un droit de la guerre a été codifié par la charte des Nations unies, les conventions de Genève et les principes de Nuremberg, et adopté en Assemblée générale. La charte interdit la menace ou l'emploi de la force, à moins qu'ils ne soient autorisés par le Conseil de sécurité, ou alors, par le biais de l'article 51, en légitime défense contre une attaque armée, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité agisse. En 2004, une commission de haut niveau de l'ONU, comprenant entre autres l'ancien conseiller à la Sécurité Nationale, Brent Scowcroft, a conclu que "l'article 51 ne nécessite aucune extension ni restriction de son champ d'application, établi de longue date... Dans un monde plein de menaces, le risque que courent l'ordre mondial et le principe de non-intervention, sur lequel il continue d'être fondé, est trop important pour accepter la légalité d'une intervention préventive unilatérale, coupée de toute action collective assumée. Autoriser cela pour un pays, c'est ouvrir la porte à tous les autres".

Le document de stratégie de sécurité nationale de septembre 2002, largement revalidé en mars, accorde aux États-Unis le droit de mettre en œuvre ce qu'on appelle "une guerre préemptive", c'est-à-dire le droit de commettre une agression pure et simple. Selon les termes du Tribunal de Nuremberg, l'agression est "le crime international suprême, différant des autres crimes de guerre en cela qu'il recèle en lui la totalité du mal de l'ensemble" tout le mal que l'Irak torturé subit depuis l'invasion américano-britannique, par exemple.

Le concept d'agression a été défini de manière suffisamment claire par le juge Robert Jackson, de la Cour suprême des États-Unis, qui fut le procureur général américain à Nuremberg. Ce concept a été réitéré par une résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, ayant force de loi. "Un agresseur", avançait Jackson devant le Tribunal, est "l'État qui est le premier à commettre des actions comme "l'invasion par ses forces armées, avec ou sans déclaration de guerre, du territoire d'un autre État"." Cela s'applique à l'invasion de l'Irak. Ces autres propos du juge Jackson à Nuremberg ne sont pas moins pertinents : "Si certaines violations des traités sont des crimes, ce sont des crimes, que ce soient les États-Unis qui les commettent ou l'Allemagne, et nous ne sommes pas disposés à instaurer une loi contre d'autres que nous refuserions de voir appliquée à nous-mêmes." Et ailleurs : "Nous ne devons jamais oublier que les critères sur lesquels nous nous appuyons pour juger ces accusés seront, demain, ceux qui serviront à nous juger. Brandir un calice empoisonné devant ces accusés, c'est aussi l'offrir à nos propres lèvres."

Pour nos dirigeants politiques, la menace que représente l'adhésion à de tels principes et à l'État de droit en général est vraiment sérieuse. Ou alors ce serait le cas si quiconque osait défier "la seule superpuissance impitoyable dont les dirigeants ont pour ambition de façonner le monde selon leur propre vision ferme du monde", comme l'écrivait Reuven Pedatzur dans le quotidien israélien Haaretz, en mai.

Je voudrais pour finir avancer deux simples vérités. La première, c'est que les actions sont mesurées à l'aune de leurs possibles conséquences. La seconde, c'est le principe de l'universalité : nous appliquons à nous-mêmes les mêmes critères que ceux que nous appliquons aux autres, voire de plus exigeants encore. Ces principes sont de pâles truismes, mais ils sont aussi au cœur de la théorie de la "guerre juste", du moins, dans les versions qui méritent d'être prises au sérieux.

(1) Doctrine de la guerre moralement acceptable, notamment développée par saint Thomas d'Aquin (Ndt).

(2) Philosophe, spécialiste des idées politiques, professeur à Princeton. Il est aujourd'hui le principal théoricien de la guerre juste (ndt).

© IHT, The New York Times Syndicate




La torture au bon vouloir de Bush

La nouvelle loi antiterroriste devrait être promulguée ce week-end par la Maison Blanche.

Par Philippe GRANGEREAU / Libération QUOTIDIEN : Samedi 30 septembre 2006

Washington de notre correspondant



" Des outils pour les professionnels." C'est l'expression employée par George W. Bush pour saluer l'adoption de la législation antiterroriste votée à la hâte par le Sénat jeudi soir. Le texte avait été voté la veille par la Chambre des représentants, et pourrait être promulgué par la Maison Blanche dès ce week-end.

Aucun recours légal. Il légalise une version à peine édulcorée des méthodes employées par les États-Unis après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Elle permet la détention indéfinie de toute personne qualifiée de "combattant ennemi" par l'exécutif, c'est-à-dire le président américain. Cette désignation, inscrite pour la première fois dans un texte de loi, inclut toute personne de nationalité étrangère qui soutient "matériellement et intentionnellement" des "groupes terroristes" avec des armes, de l'argent ou d'autres formes d'aide. Une fois détenues, ces personnes n'auront aucun recours légal normal pour faire appel de la validité de leur détention, même si elles ne sont pas inculpées. Actuellement, 450 suspects terroristes sont enfermés à Guantanamo Bay, et aucun n'a encore été jugé. Pour y pallier, le texte établit des tribunaux d'exception, appelés "commissions militaires", dans lesquels les procureurs militaires auront le droit d'utiliser, dans certaines circonstances, des preuves obtenues sous la contrainte ou par ouï-dire, pour condamner des étrangers. Les suspects terroristes américains, en revanche, continueront de comparaître devant des tribunaux fédéraux, où tous les droits de la défense sont garantis. Le texte interdit aux commissions militaires d'utiliser des témoignages obtenus via des techniques d'interrogatoire comprenant des "traitements ou des châtiments cruels, inhabituels ou inhumains". Mais il n'est rétroactif qu'au 30 décembre 2005, et les "aveux" obtenus antérieurement peuvent être retenus à charge. Cette clause protège ainsi juridiquement les agents de la CIA qui ont usé de la torture avant cette date, et partant, les responsables qui les ont cautionnés.

Infractions. Le texte interdit à l'avenir les "traitements cruels ou inhumains" , définis comme des "tortures" et des techniques infligeant de "sérieuses douleurs physiques ou mentales" . Mais il autorise le Président à interpréter "le sens et l'application" des infractions aux conventions de Genève qualifiées de "moindres" à savoir celles comprises entre la "cruauté" et les "abus mineurs". Bush se voit ainsi conférer le pouvoir de déterminer, dans certaines limites, le degré de mauvais traitements qui pourront être infligés aux suspects terroristes.

Tous les sénateurs républicains sauf un ont approuvé cette loi, ainsi que 12 des 44 sénateurs démocrates. Plusieurs de ceux qui ont voté pour, ont exprimé le vœu que la Cour suprême invalide ultérieurement les clauses les plus outrageuses de ce texte qui fait ressembler les États-Unis, selon l'expression d'un professeur de droit constitutionnel, Sanford Levinson, à une "République bananière".

[Il se trouvera bien, en France, quelque admirateur de Bush, et qui, le rencontrant s'en trouve grandi, au moins sur les photos, pour nous concocter une pareille loi criminelle... ça ne serait pas la première qu'il ferait voter, d'ailleurs.]




La guerre juste ou quand des politiques n'ont guère d'idées, ils ont vite des idées de guerre.

Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c'est le destin

Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.

Nino Ferrer
Quand je regarde cette photo d'un enfant mort dans les bras de son oncle bédouin quelque part au Liban, je me demande s'il n'aurait pas été plus juste, finalement*, que l'Exodus coulât à son premier voyage ou encore, mécréant comme je suis, si je ne ferais pas mieux de devenir un fou de Dieu, Nom de Dieu !

Parce que le monde libre et les valeurs de l'occident, franchement, non merci !


[* Trois ou quatre jours après avoir consommé mes humeurs, je lisais dans Libération une réponse de M. Michel Tubiana, président d'honneur de la ligue des Droits de l'homme, à un "Rebonds" antérieurement publié.

Je me suis senti soulagé. Je n'étais plus tout à fait seul à dire que l'on pouvait critiquer la politique de l'État d'Israël sans passer obligatoirement pour antisémite. Ouf ! Je vais pouvoir dire ce que je pense de la politique de Ségolène Royal sans passer pour machiste ou claironner que Sycolas Narkosie est un personnage dangereux pour notre société sans passer pour un gauchiste. Cela écrit, ceux qui fabriquent ces deux personnages, en sous-main, sont infiniment plus dangereux pour notre société et le peu de démocratie que d'aucuns croient y déceler encore.]




Ne peut-on dénoncer le bombardement d'une population civile sans être taxé d'antisémitisme ?

Israël, un État comme un autre.

Par MICHEL TUBIANA président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme.

Un vieux proverbe chinois édicte que, lorsque le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt. Autant le dire clairement, l'article publié par Shmuel Trigano nous invite à la même démarche. Que nous dit Shmuel Trigano ? Que l'on se préoccupe trop des cadavres libanais et pas assez des cadavres sri-lankais, que l'on ignore les corps des Irakiens martyrisés par d'autres Arabes ? Que l'image des enfants arabes tués envahisse les écrans, ressuscitant le mythe antisémite du Juif tueur d'enfants. Et de se livrer à une analyse des images pour en conclure qu'elles résultent d'une "mise en scène théâtrale par des reporters sous le contrôle de l'Autorité palestinienne, du Hamas et du Hezbollah". Shmuel Trigano en conclut que la source de tout cela est un "vieux fond archaïque" revisité par "une forme nouvelle de l'antisémitisme, un antisémitisme compassionnel qui se focalise sur la "victime "des Juifs".

Certes, les manipulations de l'information existent, dans le conflit israélo-palestinien, comme dans tous les autres événements. On peut s'en désoler, on doit les dénoncer, car, non seulement, elles altèrent la réalité, mais, de plus, elles ne font qu'attiser la haine. Ce qui est inquiétant dans le propos de Shmuel Trigano, c'est la généralisation à sens unique. Toutes les images mettant en cause l'armée israélienne sont "sous contrôle". En postulant cela, il use du vieux procédé selon lequel toute information est nécessairement mensongère dès lors qu'elle va à l'encontre d'une des thèses en présence. C'est sans doute pourquoi il ne se souvient pas des images insupportables des corps déchiquetés d'enfants israéliens ou des morceaux de chairs humaines parsemant les rues de Jérusalem et de Tel-Aviv. Ces images reflètent-elles la réalité où ont-elles pour but de renforcer l'imagerie traditionnelle de la cruauté des Arabes ?

Le soupçon général que délivre Shmuel Trigano vaut alors pour tous, avec pour seul résultat d'absoudre le camp auquel on s'identifie. Il conduit, in fine, à justifier l'intolérable puisque, si la vérité n'est que relative, chaque horreur n'est, elle aussi, que relative. C'est, hors de toute éthique, faire de l'insupportable une possible morale. C'est, sans doute, ce qui permet à Shmuel Trigano d'oser les guillemets lorsqu'il évoque les victimes de la politique des autorités israéliennes.L'invocation de l'usage de vieux mythes antisémites, qui seraient revêtus de nouveaux oripeaux, est encore plus inquiétante. Est-il donc possible de dire que bombarder des populations civiles volontairement, où que ce soit et quel qu'en soit l'auteur, est un crime de guerre, sans être taxé d'antisémitisme ? Là encore, le processus de généralisation n'a pour effet que d'interdire tout dialogue : l'Autre est d'ores et déjà diabolisé, puisqu'il a recours à des mythes antisémites.

Lorsque Shmuel Trigano aura admis que l'État d'Israël est un État comme un autre, avec les mêmes droits et les mêmes obligations, lorsqu'il cessera de traquer l'antisémitisme derrière chaque image, derrière chaque critique d'une politique effectivement critiquable, il retrouvera peut-être le chemin d'une rationalité qui ne s'évapore pas dès que les mots "Juifs" et "Israël" sont prononcés.En attendant, peut-être consentira-t-il à admettre qu'avant de se préoccuper des intentions de la main qui prend la photo le cadavre de l'enfant que l'on y voit est d'abord celui d'un innocent dépourvu de nationalité.

Rebonds publié dans Libération du mardi 5 septembre 2006.






L'article mentionné est particulièrement intéressant à lire et relire (bien au-delà de sa dimension algérienne, évidemment) et relire encore à la lumière de l'assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaya, de la mort de l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko empoisonné à Londres ou de l'assassinat de Pierre Gemayel au Liban pour lequel on a très vite accusé la Syrie, presqu'aussi vite qu'on avait accusé Ben Laden deux heures à peine après la chute des tours newyorkaises. Ce qui me frappe, c'est qu'à moins que le président syrien soit franchement le dernier des connards, il n'avait strictement rien à espérer de la mort de Gemayel autrement que des emmerdements. Il aurait mieux fait de faire assassiner un de ses amis politiques... Mais je remarque que personne ne s'interroge, et surtout pas la presse, pour savoir à qui le crime profite vraiment...

La République kleptocrate :
http://www.elwatan.com/2005-07-27/2005-07-27-23755




Cris de joie, de douleur, de vie, d'horreur, de plaisir...

CHOMEUSE mais DIGNE, lettre à mon référent ANPE

Reçue sur la boite du site du collectif RTO (Résistance au travail obligatoire), cette copie d'un courrier d'une précaire à son référent.

À propos de ma situation et de mon rendez-vous du 23 février (2007).

Monsieur,

J'ai bien reçu votre convocation à un rendez-vous mensuel concernant ma recherche d'emploi le vendredi 23 février prochain à 10h15, puis votre courrier rappelant ce rendez-vous et faisant état de ma formation actuelle et insinuant que donc je ne serais peut-être pas à la recherche d'un emploi. Peut-être n'étaient-ce que des courriers générés automatiquement par un ordinateur, mais leur contenu est cependant adressé à un être humain, moi-même. Ne pouvant répondre à un ordinateur, je m'adresse à vous, auprès de qui je suis convoquée, pour vous prévenir que je ne me rendrai pas à cette convocation, en raison d'une indisponibilité manifeste, due à une réaction épidermique entraînée par tant de facéties.

Je tiens en outre à énoncer quelques points auprès de vous, mon "conseiller référent".Je suis effectivement en formation, formation que j'ai entreprise précisément dans la mesure où je ne ne trouvais pas d'emploi, formation que j'ai trouvée seule, que je finance intégralement seule, qui n'est aucunement rémunérée, et qui ne me donne aucun statut particulier. C'est pourquoi je peux vous affirmer que je suis néanmoins à la recherche d'un emploi, à temps partiel, il faut bien tenter de subvenir un minimum à ses besoins, tout en menant à bien cette formation.

Je souhaite attirer votre attention sur le fait que je ne trouve aucun emploi à temps partiel compatible avec cette formation, dans la mesure où les annonces proposées à la consultation sont dans tous les cas des emplois extrêmement précaires, consistant à venir deux heures le matin, deux heures l'après-midi (au mieux), ou nécessitant plus de temps pour décrocher le contrat que pour exécuter la tâche demandée (contrat d'un jour voire d'une demi-journée, avec des changements de dates au dernier moment - je l'ai expérimenté, comme quoi je cherche -, etc.). Et je ne parle pas des salaires de misère qui accompagnent ce morcellement du temps, de la vie, de l'être...

Cela n'est pas de votre fait, je le sais, transmettez donc si vous le souhaitez ces observations à votre hiérarchie, seule responsable de cette triste farce, dans la mesure où elle accepte de publier de telles "offres". Même si je n'étais pas en formation, je ne considérerais pas cela comme des offres d'emploi mais comme des demandes d'esclaves de la part de patrons peu scrupuleux du respect d'autrui. Il est consternant de voir que ce type d'annonces soit considéré comme proposable, tant elles sont irrespectueuses envers les personnes et tant elles les nient dans leur humanité même. Avoir besoin d'argent pour vivre ne devrait jamais entraîner de devoir y laisser sa dignité, sa santé et/ou sa vie personnelle.

N'ayant plus aucune indemnité depuis plusieurs mois, et les annonces proposées à la consultation par votre agence (que je suis allée chercher, répertorier, lire, noter, et auxquelles j'ai parfois répondu, ce qui démontre bien que je cherche !) ne correspondant pas à mon profil pourtant largement polyvalent (mais il faut dire que même pour être caissière il faut un diplôme spécifique, ce qui est tout de même un peu fort !), je ne nécessite effectivement pas les services de l'ANPE, services qui consistent plus en un contrôle policier et en une inquisition qu'en une aide quelconque. Je suis tout à fait apte à "construire mon parcours de retour à l'emploi", ma formation actuelle faisant partie de ce parcours, et ce n'est pas l'ANPE qui m'y a aidée, bien au contraire : aucune aide financière pour faire cette formation, aucune autre alternative proposée, et maintenant menace de radiation.

Et bien sachez que vous pouvez suspendre mon inscription en tant que demandeur d'emploi si vous le souhaitez, mais notez que je suis pourtant bel et bien au chômage, à la recherche d'un emploi, le fait que j'aie entrepris une formation constituant, il me semble, un "élément attestant de ma bonne volonté et de mes efforts". Cela vous déchargera d'un rendez-vous mensuel, cela participera à entretenir le mensonge quant au nombre réel de chômeurs, et cela me privera d'un éventuel futur "emploi aidé" (en fait c'est le patron qui est aidé) dans la mesure où je ne pourrai plus justifier de plus d'un an d'inscription sur la "liste des demandeurs d'emploi". Dans tous les cas, c'est moi l'unique perdante, mais ça va, le moral est là, merci bien.

Je souhaite de signaler, pour terminer, qu'au vu de mes diplômes, je pourrais théoriquement diriger une agence locale de l'ANPE (après passage du concours, bien sûr). Mais il est clair que je ne peux, d'un point vue tant éthique que moral, ne serait-ce qu'envisager de participer à cette entreprise visant à instaurer la terreur parmi les pauvres et à alimenter le grand mensonge des chiffres du chômage, au moyen de la chasse, des menaces et du mépris dirigés envers les chômeurs qui de victimes d'un système au sein duquel le travail est érigé comme seule vertu salvatrice à tous les maux deviennent, grâce aux discours politique et médiatique, les propres artisans de leur condition miséreuse, voire des parasites de la société.

Si je ne trouve pas d'emploi, c'est d'une part parce qu'il n'y a pas d'emploi digne de ce nom qui soit proposé, et d'autre part par ce que je refuse d'accepter des postes qui n'en sont pas. J'ai la chance d'avoir un entourage social qui me permet de refuser ces offres d'esclavage, et je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde. C'est précisément pourquoi je me permets de souligner ces diverses remarques, une fois de plus non dirigées vers vous personnellement, je ne me permettrais pas de vous juger, mais qui doivent être rappelées de temps en temps au risque de laisser croire que notre formidable système sociétal est parfait, ce qui est bien sûr loin d'être le cas, et il semblerait que cela ne risque pas de s'arranger...

Je vous souhaite bien du courage dans votre tâche, et espère que vous parvenez à l'accomplir dans la sérénité.

Recevez, cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués,

M. A., chômeuse mais digne.




Jean Ziegler : "Nous allons vers une reféodalisation du monde"

Dans son nouvel essai, L'Empire de la honte (Fayard), qui paraît le 10 mars, le sociologue et intellectuel subversif genevois - aujourd'hui rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation de la commission de l'ONU pour les droits de l'homme - part à l'attaque des "sociétés transcontinentales privées". Accusées d'entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie, elles étendent leur emprise sur le monde et veulent réduire à néant les conquêtes des Lumières. Pour leur résister, il faut retrouver l'esprit de la Révolution française et relever la tête, comme le fait déjà au Brésil le président Lula da Silva.

Votre livre s'intitule L'Empire de la honte. Quel est cet empire ? Pourquoi "de la honte" ? Quelle est cette honte ?

Jean Ziegler : Dans les favelas du nord du Brésil, il arrive aux mères, le soir, de mettre de l'eau dans la marmite et d'y déposer des pierres. À leurs enfants qui pleurent de faim elles expliquent que "bientôt le repas sera prêt…", tout en espérant qu'entre-temps les enfants s'endormiront. Mesure-t-on la honte éprouvée par une mère devant ses enfants martyrisés par la faim et qu'elle est incapable de nourrir ?

Or l'ordre meurtrier du monde - qui tue de faim et d'épidémie 100 000 personnes par jour - ne provoque pas seulement la honte chez ses victimes, mais aussi chez nous, Occidentaux, Blancs, dominateurs, qui sommes complices de cette hécatombe, conscients, informés et, pourtant, silencieux, lâches et paralysés. L'empire de la honte ? Ce pourrait être cette emprise généralisée du sentiment de honte provoqué par l'inhumanité de l'ordre du monde. En fait, il désigne l'empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates. Les 500 plus puissantes d'entre elles ont contrôlé l'an passé 52 % du produit mondial brut, c'est-à-dire de toutes les richesses produites sur la planète.

Dans votre livre, vous parlez d'une "violence structurelle". Qu'entendez-vous par là ?

Jean Ziegler : Dans l'empire de la honte, gouverné par la rareté organisée, la guerre n'est plus épisodique, elle est permanente. Elle ne constitue plus une crise, une pathologie, mais la normalité. Elle n'équivaut plus à l'éclipse de la raison - comme le disait Horkheimer -, elle est raison d'être même de l'empire. Les seigneurs de la guerre économique ont mis la planète en coupe réglée. Ils attaquent le pouvoir normatif des États, contestent la souveraineté populaire, subvertissent la démocratie, ravagent la nature, détruisent les hommes et leurs libertés. La libéralisation de l'économie, la "main invisible" du marché sont leur cosmogonie ; la maximalisation du profit, leur pratique. J'appelle violence structurelle cette pratique et cette cosmogonie.

Parlez également d'une "agonie du droit". Que veut dire cette formule ?

Jean Ziegler : Désormais, la guerre préventive sans fin, l'agressivité permanente des seigneurs, l'arbitraire, la violence structurelle règnent sans entraves. La plupart des barrières du droit international s'effondrent. L'ONU elle-même est exsangue. Les cosmocrates sont au-dessus de toute loi. Mon livre fait le récit de l'effondrement du droit international, citant de nombreux exemples tirés directement de mon expérience de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation.

Vous qualifiez la famine d'"arme de destruction massive". Quelles solutions préconisez-vous ?

Jean Ziegler : Avec la dette, la faim est l'arme de destruction massive qui sert aux cosmocrates à broyer - et à exploiter - les peuples, notamment dans l'hémisphère Sud. Un ensemble complexe de mesures, immédiatement réalisable et que je décris dans le livre, pourrait rapidement mettre un terme à la faim. Il est impossible de les résumer en une phrase. Une chose est certaine : l'agriculture mondiale, dans l'état actuel de sa productivité, pourrait nourrir le double de l'humanité d'aujourd'hui. Il n'existe donc aucune fatalité : la faim est faite de main d'homme.

Certains pays sont écrasés, dites-vous, par une "dette odieuse". Qu'entendez-vous par "dette odieuse" et quelles solutions préconisez-vous ?

Jean Ziegler : Le Rwanda est une petite république paysanne de 26 000 km2, située sur la crête de l'Afrique centrale séparant les eaux du Nil et du Congo, et cultivant le thé et le café. D'avril à juin 1994, un génocide effroyable, organisé par le gouvernement hutu allié à la France de François Mitterrand, a provoqué la mort de plus de 800 000 hommes, femmes et enfants tutsis. Les machettes ayant servi au génocide ont été importées de Chine et d'Egypte, et financées, pour l'essentiel, par le Crédit Lyonnais. Aujourd'hui, les survivants, des paysans pauvres comme Job, doivent rembourser aux banques et aux gouvernements créanciers jusqu'aux crédits qui ont servi à l'achat des machettes des génocidaires. Voilà un exemple de dette odieuse. La solution passe par l'annulation immédiate et sans contrepartie ou, pour commencer, par un audit de celle-ci, comme le préconise l'Internationale socialiste ou comme l'a fait au Brésil le président Lula, pour ensuite la renégocier poste par poste. Dans chaque poste, il y a en effet des éléments délictueux - corruption, surfacturation, etc. - qui doivent être réduits. Des sociétés internationales d'audit, comme PriceWaterhouseCooper ou Ernst & Young, peuvent tout à fait s'en charger, comme elles se chargent, chaque année, de vérifier les comptes des multinationales.

Vous citez à plusieurs reprises le président Lula da Silva comme modèle. Qu'est-ce qui vous inspire cette considération dans son action ?

Jean Ziegler : J'éprouve à la fois de l'admiration et de l'inquiétude en considérant les objectifs politiques et l'action du président Lula : de l'admiration parce qu'il est le premier président du Brésil à accepter de reconnaître que son pays compte 44 millions de citoyens gravement et en permanence sous-alimentés et à vouloir mettre un terme à cette situation inhumaine ; de l'inquiétude, aussi, parce qu'avec une dette extérieure de son pays de 235 milliards de dollars Lula n'a pas les moyens d'en finir avec cette situation.

Dans votre livre vous parlez également d'une "reféodalisation du monde". Qu'entendez-vous par là?

Jean Ziegler : Le 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale française ont aboli le régime féodal. Leur action a eu un retentissement universel. Or, aujourd'hui, nous assistons à un formidable retour en arrière. Le 11 septembre 2001 n'a pas seulement fourni à George W. Bush l'occasion d'étendre l'emprise des États-Unis sur le monde, l'événement a aussi justifié la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales privées.

Dans votre livre, vous faites très souvent référence à la Révolution française et à certains de ses protagonistes (Danton, Babeuf, Marat…) : en quoi estimez-vous qu'elle a encore quelque chose à apporter, deux siècles après et dans un monde bien différent ?

Jean Ziegler : Lisez les textes ! Le Manifeste des Enragés de Jacques Roux fixe l'horizon de tout combat pour la justice sociale planétaire. Les valeurs fondatrices de la république, mieux, de la civilisation tout court, datent de l'époque des Lumières. Or l'empire de la honte détruit jusqu'à l'espérance de la concrétisation de ces valeurs.

Dans votre livre, vous reprochez à la guerre globale contre le terrorisme de détourner des ressources nécessaires à d'autres combats plus importants, comme celui contre la faim. Pensez-vous que le terrorisme soit une fausse menace, cultivée par quelques États ? Si oui, qu'est-ce qui vous le fait penser ? Pensez-vous que cette menace n'est pas réelle ou qu'elle mérite un traitement différent ?

Jean Ziegler : Le terrorisme d'États des Bush, Sharon, Poutine… est aussi détestable que le terrorisme groupusculaire du Djihad islamique ou d'autres fous sanguinaires de ce type. Ce sont les deux faces d'une même barbarie. Elles sont bien réelles l'une et l'autre, puisque Bush tue et que Ben Laden tue. Le problème est l'éradication du terrorisme : il ne peut se faire que par un bouleversement total de l'empire de la honte. La justice sociale planétaire seule pourra couper les djihadistes de leurs racines et priver les laquais des cosmocrates des prétextes de leurs ripostes.

En 2002, vous avez été nommé rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation. Quelle réflexion avez-vous tirée de cette mission ?

Jean Ziegler : Mon mandat est passionnant : dans une totale indépendance - responsable devant l'Assemblée générale de l'ONU et la commission des droits de l'homme -, je dois rendre justiciable, par le droit statutaire ou conventionnel, un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation. C'est un travail de Sisyphe ! Il progresse millimètre par millimètre. Le lieu essentiel de ce combat, c'est la conscience collective. Longtemps, la destruction des êtres humains par la faim a été tolérée dans une sorte de normalité glacée. Aujourd'hui, elle est considérée comme intolérable. L'opinion fait pression sur les gouvernements et les organisations interétatiques (OMC, FMI, Banque mondiale, etc.) afin que des mesures élémentaires soient prises pour abattre l'ennemi : réforme agraire dans le tiers-monde, prix convenables payés pour les produits agricoles du Sud, rationalisation de l'aide humanitaires en cas de brusques catastrophes, fermeture de la Bourse des matières premières agricoles de Chicago, qui spécule à la hausse sur les principaux aliments, lutte contre la privatisation de l'eau potable, etc.

Dans votre livre, vous apparaissez comme un défenseur de la cause "altermondialiste", voire comme un porte-parole de ce mouvement. Comment se fait-il que vous interveniez si rarement dans les manifestations "alter" et que l'on ne vous considère généralement pas comme un intellectuel "alter" ?

Jean Ziegler : Comment donc ? J'ai parlé devant 20 000 personnes au "Gigantino" de Porto Alegre en janvier 2003. Je me sens comme un intellectuel organique de la nouvelle société civile planétaire, de ses multiples fronts de résistance, de cette formidable fraternité de la nuit. Mais je reste fidèle aux principes de l'analyse révolutionnaire de classe, à Jacques roux, Babeuf, Marat et Saint-Just.

Vous semblez attribuer tous les malheurs du monde aux multinationales et à une poignée d'États (États -Unis, Russie, Israël…) : n'est-ce pas un peu réducteur ?

Jean Ziegler : L'ordre du monde actuel n'est pas seulement meurtrier, il est également absurde. Il tue, détruit, massacre, mais il le fait sans autre nécessité que la recherche du profit maximal pour quelques cosmocrates mus par une obsession du pouvoir, une avidité illimitée. Bush, Sharon, Poutine ? Des laquais, des auxiliaires. J'ajoute un post-scriptum sur Israël : Sharon n'est pas Israël. Il est sa perversion. Michael Warshavski, Lea Tselem, les "Rabbins pour les droits de l'homme" et maintes autres organisations de résistance incarnent le véritable Israël, l'avenir d'Israël. Ils méritent notre totale solidarité.

Pensez-vous que la morale a sa place dans les relations internationales, qui sont plutôt dictées par les intérêts économiques et géopolitiques ?

Jean Ziegler : Il n'y a pas le choix. Ou bien vous optez pour le développement et l'organisation normative ou bien vous choisissez la main invisible du marché, la violence du plus fort et l'arbitraire. Pouvoir féodal et justice sociale sont radicalement antinomiques. "En avant vers nos racines", exige le marxiste allemand Ernst Bloch. Si nous ne restaurons pas de toute urgence les valeurs des Lumières, la République, le droit international, la civilisation telle que nous l'avons bâtie depuis deux cent cinquante ans en Europe vont être recouverts, engloutis par la jungle.

Depuis le départ des talibans, le Moyen-Orient et le monde arabo - musulman semblent parcourus par une vague de démocratisation plus ou moins spontanée (élections en Afghanistan, en Irak, en Palestine, ouverture de la présidentielle à d'autres candidats en Égypte…). Comment jugez-vous cela et pensez-vous que la démocratie puisse s'exporter dans ces pays ? Où croyez-vous qu'ils sont condamnés à avoir des régimes despotiques ?

Jean Ziegler : Il ne s'agit pas "d'exporter la démocratie". Le désir d'autonomie, de démocratie, de souveraineté populaire est consubstantiel à l'être humain, quelle que soit la région du monde où il est né. Mon ami le grand sociologue syrien Bassam Tibi veut une existence en démocratie et y a droit. Or, depuis trente ans, il vit en Allemagne, en exil de la dictature effroyable qui sévit dans son pays. Elias Sambar, écrivain palestinien, un autre de mes amis, a droit à une Palestine libre et démocratique, non pas à une Palestine occupée, ni à une vie sous la férule d'islamistes obscurantistes. Tibi, Sambar et moi voulons la même chose et y avons droit : la démocratie. Le problème : la guerre froide, l'instrumentalisation des régimes en place par les grandes puissances, enfin la lâcheté des démocrates occidentaux, leur manque de solidarité active et réelle font que les tyrans du Moyen-Orient, d'Arabie Saoudite, d'Égypte, de Syrie, du Golfe, d'Iran ont pu durer jusqu'à aujourd'hui.

Gian Paolo Accardo




Cachez-moi ces tortures que je ne saurai voir

Par Eolas, samedi 17 janvier 2009 à 11:34 :: Actualité du droit :: permalien #1282

La République des Tartuffes vient, encore une fois, de se faire taper sur les doigts.

La France vient à nouveau de se faire condamner par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour atteinte à la liberté d'expression. Pour une décision rendue par un tribunal, validée en appel, et ayant reçu l'onction de la cour de cassation.

L'affaire y ayant donné lieu est bien connue : il s'agit de la condamnation de la société éditrice PLON et de ses deux dirigeants pour apologie de crimes de guerre à la suite de la publication du livre de témoignage du Général Paul Aussaresses « Services Spéciaux Algérie 1955-1957 » (Plon 2001). Le général Aussareses a été lui aussi condamné mais n'a visiblement pas saisi la cour européenne des droits de l'homme.

On a torturé et assassiné pendant la guerre d'Algérie. Dix ans après la fin de l'Occupation. Pas des mouvements clandestins. L'armée française. Sur ordre. Mais il ne faut pas le dire. Cette névrose française de l'histoire revisitée, toujours pour la plus grande gloire du pays. Ce qui permet à la France de continuer en toute bonne conscience à se poser en donneuse de leçon au monde entier sur les droits de l'homme, sans réaliser qu'en dehors de l'Hexagone, nul n'est dupe. Vous croyez que Guantanamo ne doit rien à Alger ?

Car quand même, quelle hypocrisie, quelle tartufferie que de condamner un éditeur qui publie le témoignage d'un des principaux acteurs de ces « opérations spéciales », dans le cadre d'opérations dites de « guerres contre-révolutionnaires », qui dit la vérité, fût-ce avec cynisme puisqu'il expliquait ne pas regretter et estimer qu'aucune autre solution n'existait.

C'est ce qu'a fait la cour d'appel de Paris, en reconnaissant que le témoignage lui-même a un intérêt historique « incontestable », mais que :

la liberté d'expression doit s'exercer dans le cadre des limites fixées par la loi, notamment dans le respect des dispositions qui interdisent l'apologie de crimes de guerre ; qu'au-delà du témoignage, le livre comporte, comme l'a jugé à juste titre le tribunal, une apologie de crimes de guerre ;

et que

dans son très bref « avertissement », l'éditeur ne prend aucune distance vis-à-vis du texte du Général Aussaresses ; qu'il se borne à annoncer un « témoignage direct », « sans équivalent », qui « contribue à faire comprendre la terrible complexité d'une époque qui continue d'habiter notre présent » ; que bien au contraire, dans la « quatrième de couverture », il glorifie le général Aussaresses en le présentant comme une « légende vivante » et décrit la mission du général Aussaresses comme « la mission la plus douloureuse ».

Ou comment faire du politiquement correct une police de la pensée : vous pouvez publier des témoignages sur des crimes de guerre, mais à condition de dire que l'auteur que vous publiez est très méchant, qu'il faut l'agonir et le couvrir d'opprobre. Toute autre position, ou le rappel d'une carrière militaire extraordinaire, vous rend coupable d'apologie de crime de guerre. (C.A. Paris, 11e ch., 25 avril 2003).

Approbation de la cour de cassation qui conclut son arrêt par cette précision :

En effet, celui qui se réclame du droit à l'information, fondement de la liberté d'expression, n'est pas tenu d'assortir l'exposé des faits qu'il rapporte de commentaires propres à justifier des actes contraires à la dignité humaine universellement réprouvés, ni de glorifier l'auteur de tels actes.

Non, en effet, il n'est pas tenu de la faire. Mais est-ce trop exiger qu'il soit libre de le faire ?

C'est ce que rappelle la cour européenne des droits de l'homme (Orban et autres contre France, requête no 20985/05).

Et elle ne prend pas de gants.

D'une part, avec une fausse naïveté cruelle, elle relève :

La Cour ne perçoit (…) pas en quoi le fait de qualifier la mission [du Général Aussaresses] en Algérie de « la plus douloureuse » équivaut à une glorification de l'auteur ou des faits dont il témoigne. Quant au recours à l'expression « légende vivante » pour qualifier le général Aussaresses, elle n'y discerne pas davantage une volonté de glorification de celui-ci. Outre le fait qu'une telle expression peut recevoir plusieurs acceptions, y compris négatives, elle renvoie manifestement, en l'espèce, à la réputation que le général Aussaresses avait « dans les cercles très fermés des services spéciaux » au moment où il avait été envoyé en Algérie.

Ensuite, si elle reconnaît la valeur de l'argument soulevé par le Gouvernement français que « la mémoire des tortures pratiquées par certains militaires français reste encore très vive et douloureuse chez ceux qui les ont subies », la cour relève qu'ils remontaient alors à plus de quarante ans et que

s'il est certain que les propos litigieux dont il est question en l'espèce n'ont pas pour autant perdu leur capacité à raviver des souffrances, il n'est pas approprié de les juger avec le degré de sévérité qui pouvait se justifier dix ou vingt ans auparavant ; il faut au contraire les aborder avec le recul du temps.

Et vient le moment de l'estocade.

Cela participe des efforts que tout pays est appelé à fournir pour débattre ouvertement et sereinement de sa propre histoire.

Fallait-il aller devant la CEDH pour rappeler une telle évidence ? Dans le doute, la cour en remet une couche.

Il y a lieu de rappeler à cet égard que sous réserve du paragraphe 2 de l'article 10[1], la liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels il n'est pas de « société démocratique ».

Et paf. Et ce, à l'unanimité des sept juges. Re-paf.

Mais terminons néanmoins sur une note optimiste. Les juridictions françaises ne sont pas entrées en résistance contre la CEDH. À force de condamnations (qui sont toutes reprises en détail dans les bulletins d'information de la cour de cassation), la jurisprudence s'infléchit et les tribunaux rendent de plus en plus des décisions faisant prévaloir la liberté d'expression sur la défense de l'ordre. De plus en plus, des condamnations sont écartées, quand bien même la loi le permettrait, au nom de l'absence de nécessité de cette interdiction dans une société démocratique. Voyez le jugement relaxant le bâtonnier Hoarau raillant le MBA de Rachida Dati, ou encore plus récemment la relaxe de militants pour les droits des sans-papiers relaxés du chef de diffamation envers la police aux frontières qualifiée de bras armée de la xénophobie d'État.

Ce n'est tout de même pas encore gagné quand on voit qu'un simple « Casse-toi pov'con » brandi sur le passage du cortège présidentiel a été qualifiée d'offense au Chef de l'État alors même qu'il s'agissait manifestement d'une citation ironique de ce dernier.


Le combat pour la liberté d'expression a encore de beaux jours devant lui.

Notes

[1] 2. L'exercice de ces libertés [d'expression, d'opinion, de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées] comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire.




Frédéric Mitterrand est bien ce que je pensais qu'il était : une pourriture bourgeoise et comme telle n'a d'autre morale que de soumettre par la violance… Remarquablement, à ces postures de contre passion et compassion, il ajoute la dimension du mépris… Rien d'étonnant qu'on le retrouve avec les Hortefeux, les Besson, les Morano, les Alliot Marrie et quelques autres remugles sarcozystes partisans de la castration et de l'élimination... dont on ne voit pas bien comment on pourrait s'en débarrasser autrement qu'en les éliminant.



On lira avec beaucoup d'intérêt le texte suivant : « La Mauvaise Vie » ou les infortunes du désir colonial






Pourquoi Anne Sinclair sourit-elle ?

En un mot comme en cent, DSK est une pourriture et Anne Sinclair qui avait tout misé sur ce cheval sait que ce n’est finalement qu’un boute-en-train et tente de faire encore bonne figure ! Basta ! Et puis, ça n’est pas parce que les glands des chênes sont décalottés que ces arbres sont sionistes ou n’ai-je rien compris ?L’amalgame sionisme, pouvoir, bourgeoisie, soumission, violance n’est pas une nouveauté. Cela fait trop longtemps déjà que je l’écrijf.

Depuis 2002, j’ai commencé à écrire mes chroniques des Pâtures, j’aimerais bien que l’on me dise comment, du fin fond de ma Bretagne, j’aurais pu être au courant des frasques sexuelles de DSK me permettant d’en faire le personnage de Boute-en-train ?

Ce triste coco est un violant, pas seulement vis-à-vis des femmes, mais à l’égard de tous ceux qu’il méprise, à savoir les peuples, les travailleurs, les sans-grade. Il peut continuer de l'être, triste, coco(ex) et violant puisque les juges le présument blanchi, ailleurs (non-lieu); que les hommes de pouvoir sourient de ses frasques et se taisent ; et que les femmes de pouvoir consentent.

Aujourd’hui, autour de moi, tous, les femmes surtout, sont pour qu’il se taise au moins et soit pendu au mieux.Alors, il se peut que les propos de M. Morel chatouillent certaines bonnes âmes… Mais ces dernières feraient bien de s’interroger sur leur soumission à l’ordre bourgeois…

Sans doute, le temps est-il venu de réexpérimenter quelques bons moments de terreur et de jubiler ?

À voir et à méditer : http://www.dailymotion.com/video/xla1ri_francois-morel-anne-sinclair-pourquoi-souriez-vous_news
Et encore plus : http://www.dailymotion.com/video/xle8q0_mea-culpa_fun#rel-page-1 /

Et alors, comment éviter le viol sous les lambris bourgeois ???

Lire aussi : Combattre le viol, c’est s’attaquer à la domination masculine





Violences de l'organisation du travail et retournement de la violence contre soi /
Expulsions d'enfants: "C'est toute la société qui est traumatisée" /
Les violences sexospécifiques et sexuelles à l’égard des hommes /
L'envergure de la traite à des fins de prostitution /
Des insultes aux coups : hommes et femmes inégaux face à la violence /
Goutte d’or : violences policières et arrestations arbitraires dans le 18ème arrondissement de Paris. /
Près d’un quart du personnel infirmier est victime de violence au moins une fois par mois /
Une tempête sous un CRA. Violences et protestations dans les centres de rétention administrative français en 2008 /
Lutte contre les passeurs : une politique qui ne protège pas les victimes de l’immigration illégale /
VICTIMES DE TORTURE : QUELLE(S) RECONNAISSANCE(S) EN EUROPE ? /
Torture made in USA», une enquête exclusive /
Irak Pétrole contre nourriture = Corruption : L'Irak attaque la BNP corruption /
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Roms et "gens du voyage" : briser l'engrenage de la violence /
« Ils sont venus avec deux fusils » : les conséquences des violences sexuelles sur la santé mentale des femmes victimes dans les contextes de conflit armé /
Centre de documentation Primo Levi : santé et trauma, exil, asile et migrations, torture et violence politique, témoignage et mémoire. /
La torture - Repères notionnels /
Double violence, j'ai vécu, j'ai réussi /
"T'es prof de quoi ?" /
Quand l’espace humanitaire devient une zone de guerre : personnes déplacées et peurs sécuritaires /
Un monde tortionnaire : rapport 2010... à lire absolument pour compter combien de tortionnaires sont les grands amis de Sarkozy et de ses complices occidentaux /
Dans le même ordre d'idées : Tunisie, Égypte : Washington lâche... ses « fils de pute » ! par Bernard Langlois /
La LOPPSI 2, un Patriot Act français /
Ben Laden retrouvé grâce à la torture ? Les pro-Bush jubilent /
Une affaire qui révèle quelque chose sur nos représentations /
1. Les médecins maltraitants - Comment les reconnaître ? Que faire quand on les a subis ? /
2. Circonstances atténuantes : les médecins en burn-out et les médecins phobiques /
3. Médecin silencieux, médecin égocentrique /
Rétractations de victimes : quels sont les éléments déclenchants ? /
Luttons sérieusement contre la traite des êtres humains, dans le travail sexuel, et au-delà /
4. Médecin terroriste /
5. Médecin étouffant, médecin méprisant /
6. Médecin pervers, médecin manipulateur /
Les mots pour dire les violences sexuelles… /
L’affaire DSK et la mise en examen : en sortir tête haute ou tête basse ? /
À peine deux morts ! /
Médecins et manipulations morales (suite) /
Tu fais chier, Winckler /
Bonnes mœurs /
Affaire DSK : viol et « fantasmes », par Ivan Levaï (journaliste blanc) /
Marcela Iacub, l’avocate (blanche) de DSK /
" Je fais chier, et j’assume " /
Le viol, une histoire de domination et non de pulsion sexuelle /
Machisme sans frontière... de classes. (Archives) /
Le viol dans les médias : un fait divers /
Comment la presse maltraite les violences conjugales /
Un monde tortionnaire /
Viols : le procès de l'armée américaine n'aura pas lieu /
Une Américaine sur cinq victime de viol ou tentative de viol /
À Séoul, les « femmes de réconfort » de l'armée japonaise réclament justice /
Torture > Bigeard aux Invalides ? ou aux ordres de Mitterand et De Gaulle /
Merci dsk : PROPOSITION DE LOI modifiant le délai de prescription de l'action publique des agressions sexuelles autres que le viol /
Une justice qui peine à pénétrer l’intimité des notables /




Quelques liens parmi les quelque 2 200 000 proposés en français sur la toile !

Françoise Sironi : COMMENT DEVIENT-ON UN BOURREAU ? @@@@ :
http://www.ethnopsychiatrie.net/actu/collegedeF.htm

(du même auteur) SYSTÈMES D'INFLUENCE ET TRAUMATISMES :
http://www.ethnopsychiatrie.net/

Le praticien face à une victime de la torture :
http://www.avre.org/IMG/pdf/lpfvt.pdf

Torture :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Torture
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Torture

Pour mieux comprendre les bienfaits de la colonisation :
http://www.aidh.org/faits_documents/algerie/
http://www.aidh.org/faits_documents/algerie/express1.html
http://perso.wanadoo.fr/albert.devaud/torture.htm
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/DocEnLigne/Algerie/documents-torture.html

http://www.amnesty.asso.fr/02_agir/24_campagnes/torture/enfants-tortures.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maltraitance_sur_mineur

Dérives rampantes vers la torture :
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/04/BULARD/12066

Tortures perpétrées par les USA ou pourquoi Bush ne reconnaît pas la CPI (le TPI au choix) :
http://perso.wanadoo.fr/metasystems/Kiosque/Kiosque_TortureUSA.html

http://www.voltairenet.org/article14005.html

http://citoyen.eu.org/index.php/torture/Iraq

L’usage de la torture par Israël :http://www.france-palestine.org/article386.html

Contorsions juridiques sur la torture :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/054/article_28596.asp

Torture : les américains délocalisent :
http://www.ldh-toulon.net/article.php3?id_article=547
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=6307

La lutte contre la torture en Europe :
http://xander.fr/torture.htm

Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants :
http://www.acat.asso.fr/dudh/cit.html

Ben Ali est un grand démocrate :
http://www.JC.relisez-moi.fr/nonpasprison/SVP

ad libitum ?

La République kleptocrate :
http://www.elwatan.com/2005-07-27/2005-07-27-23755

Parcours d'exil / Accompagnement thérapeutique aux victimes de tortures
http://parcours.asso.fr/






Réflexions sur la violance symbolique, par Igor Reitzman :
http://lmsi.net/article.php3?id_article=304

Ce que parler veut dire :
http://adonnart.fr/doc/parler.htm

AU MIROIR DE LA VIOLENCE :
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/socio1.htm

CET OBSCUR SENTIMENT QUE L'ON NOMME LA HONTE, ET SES COROLLAIRES QUE SONT LA VIOLENCE ET LA RAGE !
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/psy32.htm

____________________

Violence et travail
http://www.paris-nord-sftg.com/cr.violence.travail.0104.htm

Violence familiale :
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/femabus_f.html

Violences et santé : rapport du Haut comité de la santé publique
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000405/index.shtml

Détresse cachée : les aînés violentés :
http://64.26.138.100/expression/17-1/exp17-1_toc_f.htm

Prévention de la violence :
http://www.canadian-health-network.ca/servlet/ContentServer?cid=1048003177935&pagename=CHN-RCS%2FPage%2FGTPageTemplate&c=Page&lang=Fr

Violences faites aux femmes :
http://www.sosfemmes.com/

Les représentations sociales du corps de la femme :
http://www.boulimie.com/fr/dossier_rsf.htm

____________________

Guide sur le traumatisme vicariant * : Solutions recommandées pour les personnes luttant contre la violence :
http://www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/pdfs/trauma_f.pdf

[* Le traumatisme vicariant est aussi qualifié de traumatisme post-compassionnel. Il affecte des personnels souvent en situation face à des violences, des drames, des accidents, des meurtres, des suicides, etc. Ce sont des pompiers, des infirmières, des médecins, des policiers, des éducateurs, etc.]

____________________

Faut-il pratiquer la discrimination positive ?
http://www.cafe-geo.net/cafe2/article.php3?id_article=251

NECESSITÉ DE LA VIOLENCE SOCIALE :
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/sopo1.htm

ESTIMER LA PAUVRETÉ DES ENFANTS :
http://www.cerc.gouv.fr/dossiers/pauvreteenfants.pdf

ANALYSES DE LA VIOLENCE EN MILIEU ÉDUCATIF :
http://perso.wanadoo.fr/papiers.universitaires/edu1.htm



____________________

Pauvreté et logement :
http://www.cerc.gouv.fr/sitedoc/poor/poorc7.html

Dossiers sur la pauvreté :
http://www.cerc.gouv.fr/sitedoc/poor/menupoor.html

____________________

Dynamique démographique des chasseurs-cueilleurs :
http://www.unige.ch/cyberdocuments/theses2003/RayN/these_body.html

LE RÔLE DE LA VIOLENCE DANS LES SOCIÉTÉS PRIMITIVES :
http://revue.de.livres.fr/cr/clastres.html

Echanges de coups, prises de risque, rapports sexuels forcés
http://www.cfes.sante.fr/Barometres/Baro2000/pdf/violence.pdf

LA VIOLENCE EST-ELLE UN ACCIDENT ?
http://www.cindynics.org/iec-violence2.pdf

FREEDMAN, VALLUY (dir.), Persécutions des femmes
http://terra.rezo.net/article655.html#03






[ Corrélats : Intelligences et cultures / Condition de la femme / Empathie / Éducation / Harcèlement / Apprentissages / Cerveau et comportements / Conduites addictives / Complaisance et sécurité / Passivistes et activistes / Pauvreté / Massacre à Gaza / Kouchner / ...]

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