Entrez un mot-clé
Zygoptères
Zygoptères


Sommaire de la page (Articles, Dossiers, Études...) : Quelques espèces morbihannaises / Sites Internet et articles / Corrélats /



Platycnemididés : L'Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes)
Les zygoptères ou demoiselles possèdent des ailes antérieures et postérieures identiques qu'elles replient au-dessus du corps.

Ces insectes, par exemple, quand ils volent, semblent être fragiles surtout comparés aux libellules... pourtant ce sont aussi des prédateurs redoutables.

La plupart des espèces se posent et se laissent facilement observer ce qui facilite grandement leur détermination, y compris à partir de photographies. [Voir aussi Guide des libellules, KDB Dijkstra, Delachaux et Niestlé; 2007]


Ces insectes au corps fin et élancé possèdent une tête plus large que longue avec des yeux très séparés. Ils volent lentement ce qui ne les empêche pas d'être des prédateurs efficaces.

Les zygoptères comprennent quatre familles :

» Les platycnemididés dont les tibias des pattes médianes et postérieures sont très élargis.

» Les cœnagrionidés ou agrions dont l'abdomen est souvent vivement coloré en rouge ou en bleu clair.

» Les lestidés capables de garder les ailes étalées au repos. Ces insectes hivernent dans nos régions. Il arrive même qu'on les observe en plein hiver, au cours d'une belle journée.

» Les calopterygidés ou grandes demoiselles dont les ailes présentent des reflets métalliques.
Platycnemididés : L'Agrion orangé (Platycnemis acutipennis)
Cette espèce est souvent considérée comme l'une des plus belles parmi les zygoptères d'Europe.

Elle est endémique à l'Ouest de la France et de l'Espagne.

On la rencontre principalement le long des rivières et des ruisseaux à courant plutôt vif, beaucoup plus rarement au bord des eaux stagnantes.

Coenagrionidés : L'Agrion délicat (Ceriagrion tenellum)
Cette espèce plutôt bien répandue fréquente les eaux acides et les tourbières. On connaît quatre formes de couleur chez les femelles. La forme typica avec S1-S3 et S9 -S10 rouges est représentée sur la photo ci-contre. La forme erytrogastrum serait plutôt nordique et la forme melanogastrum mieux représentée au sud.
L'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum)
Cette espèce très commune et largement répandue sur une très grande partie du paléarctique occidental présente toutefois des variabilités importantes des dessins de S2.

Cette espèce apprécie davantage les étendues d'eau sans poissons… et peut alors être extrêmement abondante.
Coenagrionidés : L'Agrion jouvencelle (Coenagrion puella)
L'agrion jouvencelle est sans doute l'espèce la plus abondante du genre dans la plus grande partie du paléarctique occidental moyen. Cette espèce est absente des régions nordiques et d'une partie de la péninsule ibérique.

Cet agrion fréquente toute espèce de milieu humide, les eaux stagnantes comme les eaux courantes avec une préférence toutefois pour les fonds argileux.
Lestidés : Le Leste vert (Lestes viridis)
Ce leste émerge assez tardivement et s'observe au bord des eaux stagnantes, pas nécessairement temporaires, jusqu'en novembre.

Cette espèce serait en expansion vers le Nord. Bien que donnée comme abondante et répandue, le leste vert est, pour moi, une espèce encore rarement observée dans l'ouest du Morbihan.

L'individu photographié ci-contre l'a été à Gourin (Château de Tronjoly).
Coenagrionidés : L'Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum)
Les odonates ont un mode de reproduction unique avec une insémination indirecte et une fertilisation retardée. Le sperme est transféré par le mâle des organes génitaux situés au bourt de l'abdomen vers les pièces copulatrices situées à sa base. Les œufs sont fertilisés au moment de la ponte.
Calopterygidés : Le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens) (Pariade du mâle)
Ce sont là quelques-unes des raisons qui expliquent les comportements des odonates et particulièrement ceux qui ont trait à la territorialité des mâles. Ceux-là se cantonnent sur les bons sites favorables au développement larvaire et attendent que des femelles prêtes à pondre y viennent pour les séduire.
Calopterygidés : Le Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens)
Les caloptéryx sont caractéristiquement les demoiselles bien reconnaissables à leurs ailes bleues… demoiselles de sexe mâle, soit dit en passant ! Les femelles ont les ailes brunes ou dorées.

Si les mâles sont très attachés à un territoire qu'ils défendent âprement, les femelles n'hésitent pas à s'éloigner largement des cours d'eau. Il n'est pas rare de les retrouver en train de chasser des insectes à plusieurs kilomètres, y compris en pleine forêt ou dans les jardins.
L'Agrion élégant (Ishnura elegans)
L'agrion élégant est très caractéristique des eaux calmes et eutrophes. Dans le Morbihan, c'est l'agrion des bords du Blavet et de ses bras morts. Les Ischnures, surtout mâles, se reconnaissent bien de loin à leur tache bleu vif qui tranche avec l'abdomen plus sombre.
Calopterygidés : Le Caloptéryx vierge femelle (Calopteryx virgo)
On ne le sait peut-être pas toujours, mais les demoiselles se déplacent volontiers la nuit, peut-être attirées par les lumières…

Cette femelle a été photographiée, dans le jardin de Kerpotence, bien tard dans la nuit et bien loin aussi des zones humides… Elle venait chasser des insectes, surtout des fourmis volantes, attirées par les lampes qui me servent à compter les papillons de nuit.
Fin d'accouplement chez Calopteryx virgo
Calopteryx virgo est la plus grande de nos demoiselles. Elle est facile à identifier à ses ailes presque entièrement bleutées. Elle préfère les cours d'eaux rapides et plus frais. En Bretagne, c'est la demoiselle des parcours à truite et vandoise.

Cette espèce s'hybriderait avec C. splendens
La nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)
J'avais confondu cette femelle de nymphe (ssp. melanotum) avec un leste brun... mais la bande antéhumérale jaune excluerait cette espèce.

L'individu, photographié ci-contre, a passé tout l'hiver 2005 / 2006 dans la cabane du jardin de Kerpotence / Hennebont et s'est montré jusqu'à la floraison des lupins avant de disparaître.
Le Leste brun (Sympecma fusca)
Le leste brun est une des seules espèces françaises qui passe l'hiver sur notre territoire à l'état d'imago. Le plus souvent, les individus passent totalement inaperçus, bien cachés dans des buissons denses. Il arrive cependant qu'on les observe au cours d'une belle journée qu'ils mettent à profit pour voleter et se réchauffer.

L'agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale)
Photo Patrick Lubet*
Cette espèce est généralement donnée comme localisée, voire en déclin. Dans l'Ouest du département du Morbihan, sa présence n'est pas souvent attestée, même sur des écosystèmes apparemment favorables : ruisseaux oligotrophes à forte végétation aquatique et rivulaire, peu pollués…

L'individu photographié ci-contre l'a été sur la commune de Plouay pendant l'été 2008.


* Patrick, qui est professeur des écoles, a construit, dans son école, une mare pédagogique avec ses élèves. Ils ont pu observer plusieurs espèces d'odonates : agrion jouvencelle, petite nymphe au corps de feu, libellule déprimée, sympethrum strié et aeschne bleue.

L'agrion élégant (Ischnura elegans)

L'agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes)
Femelle immature (Kerpotence Blavet)

L'agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale )
In copula juillet 2013 (Camiers Ste Cécile 62)





Nombreux Sites Internet et articles dont l'excellent site de Christian Kerihuel :
http://christian.kerihuel.fr /

Pour la détermination des espèces, un site wallon :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/ong/GOMPHUS

Société française d'odonatologie :
http://perso.wanadoo.fr/sfo.jean-louis.dommanget/

http://perso.wanadoo.fr/champyves/cote_nature/insectes/libellules.htm




[ Corrélats : Odonates / Anisoptères / Insectes / ...]

Retour